Sur le fond, le discours de conclusion de François Hollande est digne de Mollet: c'est mou, nulle part ne figure le mot "transformer". Le réformisme est certes défini et parle du passage d'une société à l'autre. Mais où est la définition de la suite? Quel modèle de société voulons nous construire? Ce ne peut pas être le seul refus du modèle néo-cons que nous propose Nicolas Sarkozy.
La messe est dite: ce sera l'économie sociale de marché et écologique. Oups, nous nous sommes trompés, c'est économie de marché sociale et écologique. Ca doit être la même chose non? Nous ne sommes pas surs quand on nous explique qu'on est uniquement dans un rapport critique au capitalisme. Nous ne sommes donc plus un parti de transformation sociale comme il l'est écrit dans la déclaration de principes ? Tout cela se passe tout doucement, ce passage de la déclaration de principe du PS va sûrement passer à la trappe. nousL’identité du Parti socialiste, c’est le changement, le changement par la réforme, c’est la réforme par le changement. C’est mettre le changement en mouvement, c’est l’organiser. C’est de faire en sorte que nul ne soit inquiet pour son avenir. C’est de faire en sorte que les transitions indispensables d’un monde à l’autre, d’une société à l’autre, soient organisées, préparées, facilitées par nous.
Non! la déclaration de principes du PS ne doit pas être écrite dans une commission, en loucedé, que ce soit par Anne Hidalgo et ses amis ou d'autres. Ce n'est pas une question de personne, mais une question de principes: La déclaration de base du PS doit être ré-écrite avec les militants et pas uniquement par une direction désavouée. Cette direction du PS a méprisé les statuts du parti: Aucune convention thématique n'a été convoquée depuis 2002, on a pas demandé aux militants leur avis sur un autre sujet que le funeste TCE. Il me semble évident de dire que le sujet de la relation au marché, de la mise en place d'outils concurrents doit faire l'objet d'un débat plus vaste. Tous les outils de consultation existent: forums sur internet, débats participatifs et ils ont déjà été utilisés pendant la campagne présidentielle. D'ailleurs ce débat sur le marché a commencé cet été, par exemple Ségolène Royal avait tenu ces propos lors de sa rentrée à Melle:C’est pourquoi le travail que nous avons initié à travers ces forums de la rénovation est de marquer toutes les convergences qui sont apparues encore aujourd’hui, de les écrire (c’est la tâche de la commission présidée par Anne Hidalgo), de l’écrire dans la déclaration de principe qui devra être adoptée lors de notre prochain congrès.
Alors, Non, ne laissons pas un petit comité ré-écrire la déclaration de principe du PS. Exigeons la tenue d'une convention thématique. La président de la commission "Les socialistes et le marché" s'est même rendue compte qu'il s'était écoulé 10 ans depuis les derniers conventions sur l'entreprise. Par contre, elle n'a nullement lancé d'appel à en convoquer une! C'est tellement mieux de faire cela en petit comité pour mieux contrôler le parti.Le marché se dirige spontanément vers là où il y a du pouvoir d’achat. Il n’est pas, contrairement à une gentille comptine des théoriciens libéraux, lucide sur les nouvelles demandes sociales, les souffrances, les carences. Il s’y engouffrera quand l’action politique et les évolutions de la société auront créé le mouvement et le mouvement, le besoin. Par exemple, l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tourisme ont connu hier un boom grâce aux lois sur les congés payés et la sécurité sociale. Cette même logique se vérifiera demain avec la sécurité environnementale. Le marché doit avoir sa place, toute sa place, rien que sa place. Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire.
Pourtant le site du PS est clair, la convention nationale du parti doit se réunir 2 fois par an et Une question est inscrite à l’ordre du jour de la convention nationale dès lors que 5 000 adhérents, répartis dans au moins 20 fédérations, avec un maximum de 500 signatures et un minimum de 25 signatures par fédération, en font la demande.
Plus que jamais nous vous appelons lecteur de gauche, militants PS et sympathisants à aller signer la pétition de la nouvelle gauche pour forcer le PS à convoquer des conventions thématiques et a y inclure les questions de base: Voulons nous gérer le capitalisme ou le transformer en quelque chose qui ne soit ni le far-west de libéraux ni les solutions floues de la gauche radicale? Nous pouvons convoquer cela avant les municipales, sans problèmes. L'UMP a tenu de nombreuses convention depuis 2002, cela lui a permis de présenter décomplexée... A nous de profiter de la richesse de notre tissu d'élus, de militants, d'experts pour répondre collectivement aux questions que nous nous posons. Cela sera une très bonne façon de rénover le fonctionnement du parti: Il suffit d'en appliquer les statuts tout simplement.

Contact avec notre députée du Médoc: 
Aujourd'hui nous sommes le 28
frimaire de l'an 216 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.
icolas Sarkozy devait présider, mercredi 19 décembre à Paris, une conférence avec les partenaires
sociaux sur l'"agenda social" 2008. Spécialiste des syndicats, Dominique Labbé, maître de conférences à Sciences Po Grenoble et auteur de plusieurs ouvrages en collaboration avec Dominique
Andolfatto, comme Sociologie des syndicats (La Découverte, 2007), analyse cette nouvelle donne sociale.
Hier, (le 18 décembre), le candidat PS aux municipales, Alain Rousset, a
tenu son premier conseil citoyen au quartier Saint-Michel à Bordeaux. Accompagnés de la conseillère régionale Naïma Charai, du conseiller général Jacques Respaud et du conseiller municipal
Matthieu Rouveyre, il a évoqué, avec la quarantaine d'habitants de Saint-Michel présents, les problèmes sociaux de ce quartier « populaire ». L'occasion pour Alain Rousset de montrer qu'il entend
bien écouter les citoyens bordelais et gouverner avec eux.

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