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La contribution

« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

 

 

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Signer la contribution

 


Mercredi 28 mai 2008

Selon président du groupe PS à l'Assemblée nationale, l'avant-projet de loi sur la démocratie sociale supprime de fait la durée légale du travail, en la renvoyant à une négociation entreprise par entreprise.

Jean-Marc Ayrault (Reuters)

Jean-Marc Ayrault (Reuters)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a déclaré mercredi 28 mai que Nicolas Sarkozy avait menti en affirmant qu'il ne supprimerait pas les 35 heures.
"Le président de la République a menti en disant: je ne toucherai pas à la durée légale du travail. Sauf que le gouvernement prépare un projet de loi qui a pour but de renvoyer, entreprise par entreprise, la définition du temps de travail. Je pense que c'est extrêmement grave", a déclaré Jean-Marc Ayrault dans les couloirs de l'Assemblée.
Le député-maire de Nantes faisait allusion à un avant-projet de loi sur la démocratie sociale. "M. Devedjian a dit tout haut la réalité de la politique du gouvernement", a-t-il ajouté.

"Dans le bon sens", pour Copé

Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian a demandé le démantèlement des 35 heures, soulignant qu'il s'agissait d'"une promesse de campagne" de Nicolas Sarkozy.
"Il y a une sorte d'obsession chez les représentants de l'UMP à remettre en cause les 35 heures. Mais c'est la protection des salariés", a déploré Jean-Marc Ayrault.
Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, a confié pour sa part qu'il avait "l'impression" que le ministre du Travail Xavier Bertrand avait rejoint les positions de Patrick Devedjian: "tout cela va dans le bon sens", selon Jean-François Copé.

Position commune CGT, CFDT, Medef et CGPME

Ce projet de loi, qui doit être présenté en conseil des ministres le 11 ou le 18 juin, instaure la négociation de la durée réelle du temps de travail, au niveau de l'entreprise, selon le quotidien Le Monde qui s'est procuré le texte. L'avant projet de loi prévoit notamment que les contingents d'heures supplémentaires ainsi que les repos compensateurs obligatoires au-delà de ces contingents seront définis par accord d'entreprise ou "à défaut par un accord de branche". Si aucun accord n'est trouvé, un décret les déterminera.
La "position commune" signée par la CGT, CFDT, le Medef et la CGPME contenait pourtant un article qui ne permettait qu'à titre expérimental d'aller au-delà du contingent d'heures supplémentaires par des accords majoritaires dans les entreprises.
L'annualisation du temps de travail, dont les dispositifs seront regroupés dans un système unique afin de les simplifier au niveau de l'entreprise, accentue également la flexibilité de l'organisation du travail.

Solidaires menace d'un "conflit majeur"

L'union syndicale Solidaires (dont les syndicats Sud) a estimé mercredi qu'"il faut se préparer à un conflit majeur" face à "une attaque sans précédent" du gouvernement contre la durée légale du travail, fixée à 35 heures hebdomadaires, appelant à "un front syndical".
"Il s'agit d'une attaque sans précédent contre la durée légale du travail. "Si ce projet de loi est adopté, celle-ci disparaîtrait de fait pour laisser place à des temps de travail différents selon les entreprises. Il s'agirait d'un tournant historique qui remettrait en cause un principe vieux de plus d'un siècle", selon un communiqué.
Pour Solidaires, "la réaction des salariés doit être à la hauteur de l'attaque". "Il faut se préparer à un conflit majeur. Un front syndical commun doit se constituer pour proposer le plus rapidement possible des modalités d'action à la hauteur de l'enjeu", ajoute l'union.
par La boulange publié dans : Le programme de Sarkozy
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Mercredi 28 mai 2008


Aujourd'hui nous sommes le 9 prairial de l'an 216 de ( mais pour combien de temps encore?) la  République.

Aux adeptes béats de l'alternance politique
"Le pouvoir ne doit pas être conquis, il doit être détruit." Bakounine
   
C'est arrivé ce 28 mai :

En 1871, fin de la Commune de Paris par la répression de la "Semaine sanglante"

En 1845, naissance de Joseph Guillotin, inventeur de la machine du même nom qu'avait si bien utilisé Robespierre!

Bling-Bling 1er, tête de gondole aux halles, après avoir fait la promo de ceux qui se lèvent tôt ( en omettant de passer par le rayon poissonnerie), pour calmer les mécontents du baril cher, annonce des mesures que l'Europe refusera.   

En Sarkoland, on a du mal à faire les comptes publics!

Dany, Nicolas et José : la future liste verte aux européennes? Pour qui nous prennent-ils?

La vie est chère pour vous, votre salaire stagne, votre logement grève votre budget et le gazole vide votre porte-monnaie. Qu'importe! La solution : devenez grand patron! + 58% d'augmentation de votre revenu! Travailler plus, pour les faire gagner plus! C'est cela la politique du pays de Bling-Bling 1er!

Le projet de loi "relatif aux droits et devoirs des demandeurs d'emploi" : obliger les chômeurs à prendre les mauvais boulots!

Réforme de la Constitution : finalement l'opposition voterait contre. Quoi qu'avec le PS, méfions-nous : un pas en avant, un pas en arrière! Il est naturellement doué pour danser le menuet libéral!

"Marchiani" pourrait être grâcié. Quand on est proche du pouvoir la Justice est forcément bonne fille!

Les pêcheurs, insensibles aux sirènes Sarkozystes, grognent toujours, et pas qu'en France!

Suppression de postes : les enseignants capitulent. Une défaite de plus!

Ça a chauffé à la Société Générale : le grand patron a fait un tabac. Il s'est fait siffler par les actionnaires mécontents! Dommage qu'ils n'aient pas pensé aux goudron et aux plumes!

Vous déprimez? Rassurez-vous, le logement aussi.

500 000 personnes : c'est le nombre de contaminés de l'hépatite C. En France, on est des champions en matière de santé publique!

Les filles battent les garçons à l'école
! Et toc!
 
Des tortionnaires chiliens sont rattrappés par le passé
! Dommage que le premier s'entre eux, l'infâme Pinochet, ait échappé à la Justice!

USA : la confiance des consommateurs au plus bas! Bien fait! Il ne fallait pas voter Bush!   

En Birmanie, le cyclone n'a pas ébranlé la junte!

Londres invente le parc d'attraction sexuelle! Mickey a la queue basse!

Sexe ou foot? La moitié des supporters européens sont divisés! Le Mammouth a choisi lui!
par La boulange publié dans : Articles de journaux
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Mercredi 28 mai 2008


Le Nouvel Observateur

 

Tant que les promesses de Nicolas Sarkozy restent "verbales", Ségolène Royal préfère "attendre" de voir, a-t-elle averti mardi après l'annonce du président concernant des aides pour pallier les hausses des produits pétroliers, tant les carburants que le fioul pour se chauffer.

"S'il y a des mesures qui vont dans le bon sens tant mieux, mais actuellement, tant qu'elles sont verbales, j'attends de voir", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur France Info
.

"On a été tellement échaudé par les annonces" du président, restées sans "résultats", a-t-elle critiqué. Et de rappeler celles faites aux pêcheurs du Guilvinec, qui "n'ont pas été tenues" selon elle, ou les ouvriers de Gandrange (Moselle) "qui attendent toujours que les promesses qui ont été faites du maintien de l'usine ArcelorMittal soient concrétisées"
.

Concernant la création d'un fonds d'aide avec les recettes supplémentaires de la TVA sur les produits pétroliers, annoncé mardi matin par Nicolas Sarkozy, il faut "voir quand elle sera mise en oeuvre" et "à quel moment les gens vont récupérer la prime à la cuve", a affirmé, prudente, la présidente de la région Poitou-Charentes. Pour elle, il aurait été "beaucoup plus simple" de baisser la fiscalité" pour baisser les prix à la pompe, ainsi qu'elle le demandait depuis "des mois". AP

par La boulange publié dans : Actualites sur Ségolène Royal
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Mercredi 28 mai 2008



Sarkozy redevient omniprésent. Nous le pressentions la semaine passée.

Lundi, intéressement pour tous
Il propose un doublement de l'intéressement «en quatre ans», oubliant qu'il a enterré la prime pour l'emploi quelques semaines plus tôt.



Mardi, c'est Rungis puis RTL
Sarkozy a retrouvé "la France qui se lève tôt", mardi 27 mai, en rejoignant dès 5 heures du matin les allées du marché aux halles de Rungis. Accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le Président a salué les fromagers, les bouchers et autres fleuristes.
Il est un peu plus de 5h00. Devant le pavillon des viandes du MIN (Marché d'intérêt national), élus, employés et journalistes sont nombreux à attendre le chef de l'Etat. A quelques mètres, une cinquantaine de manifestants sont là aussi, sous une grande banderole rouge de la CGT, pour réclamer la régularisation de sans-papiers, employés à Rungis "depuis de nombreuses années, jusqu'à dix ans et qui paient leurs impôts et la sécurité sociale", affirme leur délégué syndical. Ils sont refoulés avant l'arrivée du président (recit: Nouvel Obs)
Un oubli, ou plutôt une crainte, Nicolas Sarkozy a préféré éviter les poissonniers.

Un peu plus tard dans les studios de RTL, il a lancé de nouvelles propositions :
- création d'un fonds alimenté par les surplus de TVA sur les produits pétroliers pour financer les aides aux professions et aux ménages les plus touchés par la flambée des prix du pétrole. Ces recettes exceptionnelles sont estimées à «150 à 170 millions d'euros par trimestre».
- la baisse de la TVA sur l'essence
- refus de prolonger jusqu'à 63 ans et demi l'âge légal du départ à la retraite
- refus de toute politique de rigueur,
- financement par l'Etat, avec la RATP et la Région Ile-de-France, de la rénovation de la ligne A du RER,
- le refus d'augmenter la redevance audiovisuelle pour financer la réduction des recettes publicitaires de l'audiovisuel public (les syndicats concernés annoncent une grève pour le 18 juin).




Les Français n'écoutent plus. Le même jour, un sondage révélait que "67% de Français désapprouvent la poli

http://sarkofrance.blogspot.com/



par La boulange publié dans : Le programme de Sarkozy
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Mercredi 28 mai 2008

Un excellent article fait par Alexandre Delaigue , un économiste de nos amis qui remet en place quelques idées préconsues et avancent aussi quelques idées iconosclastes:


"Un peu plus de temps pour bloguer, le rythme va augmenter. En attendant, un petit paquet sur diverses questions économiques et politiques d'actualité récente.
- Philippe Martin s'interroge sur la proposition d'inscrire des règles concernant l'équilibre budgétaire dans la constitution. cela n'étonnera pas les lecteurs réguliers, cette règle, quelle que soit la forme qu'elle prenne, est une aberration (sur la dette publique, voir ici, ici, ici, ici). Je trouve P. Martin, pourtant très critique, encore excessivement généreux vis à vis de cette idée qui ne fait que reprendre l'obsession malsaine des déficits publics. Il faudrait rappeler une chose simple : rien, strictement rien, dans l'analyse économique, ne permet de savoir quel est le niveau "optimal" de balance budgétaire - laquelle balance budgétaire, de toute façon, ne signifie pas grand-chose. Personne ne peut dire si un déficit de 1, 2, 3%, ou un excédent, ou un solde budgétaire à zéro, constitue le "bon chiffre" - parce que ce "bon chiffre", tout simplement, n'existe pas. L'application de ce genre de règle n'a qu'une conséquence probable, c'est de déchaîner la loi de Goodhart, et d'aboutir à ce que la règle perde toute signification concrète.

- Dans le même ordre d'idées, on apprend que les hausses du SMIC sont vouées à être déterminées par une "commission d'experts indépendants" à partir de 2010, pour éviter la tentation des "coups de pouce" politiques et n'être fondées que sur des critères "économiques". Je sais que beaucoup d'économistes sont favorables à ce genre d'idée, qui est appliquée en Grande-Bretagne depuis que le gouvernement Blair y a mis en place un salaire minimum. Je persiste à penser que c'est une erreur : ce n'est pas le rôle des économistes que de déterminer un "bon" niveau de hausse du SMIC. En matière de salaire minimum, le consensus des économistes peut se résumer aux deux propositions suivantes :
Premièrement, une hausse trop importante du salaire minimum va créer du chômage, notamment chez les individus les moins qualifiés, et aux revenus déjà les plus faibles.

Deuxièmement, une hausse modérée du salaire minimum n'a en pratique aucun effet mesurable d'augmentation du chômage, pour des raisons diverses (qui ne bénéficient pas toutes aux salariés d'ailleurs).

Les désaccords entre économistes sur le sujet portent ensuite sur ce que représente une hausse "trop importante" ou "modérée". Pour aller vite, un Bernard Salanié considérera qu'une hausse du salaire minimum devient très vite "trop importante" alors qu'un Philippe Askenazy aura une conception étendue de ce que constitue une hausse "modérée". Cette différence d'évaluation, en elle-même, pose problème : dès lors que les avis divergent sur ce que constitue une hausse "acceptable" du salaire minimum, comment une commission composée de plus d'une personne pourrait-elle arriver à définir une telle hausse "acceptable"? En faisant la moyenne des différentes propositions? En établissant un consensus? En procédant au vote à la majorité? On le voit, le processus politique revient vite même lorsqu'on cherche à s'en débarrasser. En fonction des règles de décision, la simple composition de la commission peut avoir un impact sur la décision finale.

Et il est normal que le processus politique entre en jeu, parce que la décision d'augmenter le salaire minimum est par nature politique. Il n'existe pas de hausse du SMIC "Pareto-optimale" qui permettrait d'accroître le revenu des smicards sans pénaliser d'autres personnes - qui se trouvent être le plus souvent les plus pauvres (rappelons que le SMIC est pour l'essentiel une redistribution des plus pauvres vers les moyennement pauvres). Elever le salaire minimum est toujours une façon d'avantager certains, et de désavantager d'autres, pour un résultat final incertain (qui fait que compenser les perdants éventuels n'est pas possible). Une telle décision est politique, pas économique. Un économiste qui dirait qu'il existe un niveau "optimal" de hausse du SMIC dirait dans le fond qu'il existe un point ou les pertes d'emploi liées à cette hausse sont suffisamment modérées par les gains des smicards. De quel droit, avec quelle légitimité, peut-il prendre une décision pareille?

Les économistes sont dans leur rôle lorsqu'ils débattent, commentent les décisions publiques. Il est sain que des économistes critiquent les "coups de pouce au SMIC" et que d'autres les trouvent au contraire trop chiches, parce que ce faisant, ils avancent des arguments qui permettent d'éclairer les décisions publiques et les choix des électeurs qui (parfois) les lisent. Ils sortent de leur rôle lorsqu'ils prennent, sans légitimité, des décisions susceptibles d'avantager certains au détriment d'autres, en fonction de ce qu'ils considèrent être un niveau "acceptable" de désavantage. Que l'on fasse une commission chargée de donner un avis dûment justifié, mettant en évidence les divergences de vues entre membres, très bien; que cette commission prenne les décisions à la place du pouvoir politique, c'est antidémocratique et profondément malsain.

- Les candidats à la direction du parti socialiste se demandent s'ils doivent se déclarer "libéraux". Voir sur le sujet Guillermo, Jules ou Versac ( et ). Comme toujours en pareil débat, le libéralisme version socialiste est assimilé au Blairisme, par erreur : les pratiques de Blair ne sont pas du libéralisme, mais du managérialisme, c'est à dire, les aberrations de la social-démocratie, sans les avantages; l'idée qu'il existe quelque part un ensemble de politiques "rationnelles" qui permettent de cumuler prospérité et égalité, et qu'il suffit de trouver les bons dirigeants, qui auront le talent et l'énergie de les mettre en place. Il n'est pas surprenant d'ailleurs que le "libéralisme" dans cette perspective, lorsqu'on sort du verbiage pour entrer dans des questions concrètes, devienne particulièrement autoritaire et constructiviste : Delanoé déclare ainsi dans sa soi-disant "profession de foi libérale" qu'il s'inquiète de la crise de l'autorité, que les frontières françaises ne doivent pas être des passoires, et que la délinquance doit être traitée à coups de centres éducatifs fermés; que le "libéralisme" se limite alors à favoriser les entreprises et à ne pas être favorable à la nationalisation de tous les moyens de production - tout en pratiquant, comme à Paris, un degré de constructivisme social inédit. S'il fallait définir un libéralisme "de gauche", posant comme principe fondateur l'autonomie de l'individu, voici ce qu'il pourrait contenir :

- l'identification des caractéristiques de l'homme politique conservateur, et la décision d'en être l'exact inverse;

- L'adoption d'un revenu minimal inconditionnel, versé à tous les français, sans distinctions. Plutôt que de subordonner l'individu à des obligations de travail, faire en sorte que chacun puisse vivre de façon décente; faire ainsi en sorte que le travail devienne un choix (pour éventuellement accroître ses revenus) et non une obligation vitale. Devoir travailler pour vivre est la première source d'aliénation individuelle de nos sociétés, poussant des gens à faire des travaux ingrats et mal payés. Lorsque le travail sera devenu un choix volontaire, peut-être que les entreprises seront obligées de proposer des activités authentiquement enrichissantes à leurs employés potentiels. Ce qui implique un refus de la logique du RSA, et de l'obligation "d'insertion" que contient le RMI.

- Comment payer? En commençant par mettre fin à toutes les formes de subventions et de "corporate welfare", tous ces mécanismes par lesquels l'Etat cherche à orienter l'activité économique au gré de ses fantaisies, pour favoriser certains secteurs, certains types d'activités et d'emplois. Les allègements de charges sur les bas salaires, les carottes fiscales diverses et variées, n'ont pas lieu d'être dans une société avec revenu garanti.

- Une politique migratoire ouverte, passant par exemple par le remplacement de l'arbitraire administratif de la "carte de séjour" par une taxe annuelle, payée par tout migrant résident dans le pays et permettant de supporter les éventuels coûts que sa présence entraîne. Les pauvres authentiques, ceux qui sont vraiment privés de libertés et d'autonomie, ne sont pas dans notre pays mais à l'étranger. Une telle politique est le meilleur mécanisme de lutte contre la pauvreté et d'émancipation individuelle qu'il soit possible d'envisager.

- protéger les individus contre les risques de l'existence en permettant l'apparition de mécanismes d'assurances et de marchés, par exemple des options déterminées par la conjoncture. L'essentiel des risques importants subis par les individus (macroéconomiques notamment) ne sont couverts par aucun mécanisme, alors même qu'il est possible de s'assurer contre des risques dérisoires, comme les bris de vitre des PDAs. L'innovation financière devrait pouvoir préserver les individus plus qu'elle ne le fait aujourd'hui - et c'est une réconciliation de la population avec la finance bien plus utile que de développer "l'intéressement", cette vieillerie marxisante qui soumet encore plus le revenu des salariés à la conjoncture économique.

- la promotion de l'éducation, le bien de consommation majeur du 21ème siècle. La démocratisation scolaire doit se poursuivre, mais pas dans le sens de la fourniture à l'appareil productif de gens disposant de "compétences" vendables; l'éducation et la connaissance doivent être perçues comme des biens consommés pour elles-mêmes, des fins plutôt que des moyens, et généralisées plus qu'aujourd'hui.

Enfin bref, quelques idées comme cela. Je crois bien qu'on en est très, très loin."
par La boulange publié dans : Désirs d'Avenir Lacanau
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Mercredi 28 mai 2008

Joseph Messinger, psychologue, spécialiste des gestes, analyse la gestuelle de Nicolas Sarkozy dans un livre intitulé "La Sarko attitude". Sous-titre, "Les gestes qui le trahissent". Il s'explique et présente son livre en quelques minutes dans l'émission "En 3 mots" de France 3, présentée par Jean-Jacques Cros. Un zeste de De Niro, une pincée de Belmondo, et beaucoup de De funès... Vidéo.

 

 


 

Mais Sarkozy semble avoir trouvé la parade... l'interview radio-diffusée, sans les gestes.

par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Mercredi 28 mai 2008


Nicolas Sarkozy fait preuve de beaucoup d'imagination pour regagner les points dilapidés dans le bling bling et le couac couac.
sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi rungis visite sarkostiqueMerci à Bauer

Après sans doute une sortie people dont il a le secret et le goût certain, il lui a pris l'idée d'aller rendre visite à la France qui se lève tôt pour aller travailler et être payée en pourboires.
sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi rungis visite sarkostiqueMerci à Le président

Il a demandé à son chauffeur de prendre la direction de Rungis. Pour faire d'une pierre deux coups. D'une part montrer qu'l est un grand courageux qui ne s'économise pas. Ce dont personne ne doute quand on sait qu'il prend plus de vacances qu'un salarié (entre mai et septembre 2007 il a passé environ 3 semaines en vacances en 5 mois ...).

sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi rungis visite sarkostique
Histoire de faire oublier les promesses sur le pouvoir d'achat disparu pour longtemps (peut-être toujours ?).

sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi rungis visite sarkostique

Merci à Tropical Boy

D'autre part il fallait calmer la fièvre qui s'empare de tous ceux qui ont besoin du carburant comme outil de travail. Avec un prix qui a doublé en trois ans environ, il a du pain de petit déjeuner sur la planche.

sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi rungis visite sarkostiqueMerci à Jul - Charlie Hebdo

Alors il va créer une ... taxe ! Qui sera financée par .. les consommateurs ! C'est tellement créatif qu'on se retient de prendre son mouchoir d'émotion.

sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi rungis visite sarkostiqueMerci à Laurent

Laquelle est de moins en moins contenue et pourrait amener une bonne partie de la population à trouver du carburant pour autre chose que le moteur !


sarkozy sarkosi sarkosy sarkozi rungis visite sarkostiqueMerci à Tropical Boy
par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Mercredi 28 mai 2008


Aujourd'hui nous sommes le 8 prairial de l'an 216 de ( mais pour combien de temps encore?) la  République.

A ceux qui gouvernent la planète
"Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au delà de ces limites, c'est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte." Denis Diderot
   
C'est arrivé ce 27 mai :

En 1860, les partisans de Giuseppe Garibaldi débarquent en Sicile et s'emparent de Palerme.

En 1845, naissance de Wilhelm K. Roentgen    

En 1610, exécution de Ravaillac, en 1521, mort de Fernand de Magellan, en 1564, de Jean Calvin, en 1840, de Niccolo Paganini, en 1910, de Robert Koch  

Décidemment les Français ne veulent pas voir les bienfaits de la politique de Bling-Bling 1er. Encore un sondage calamiteux! Plus 7% de mécontents!
Mais il pourra aller se pavaner devant les députés. Il fait voter une modification de la Constitution qui autorise le Président à aller discourir devant les représentants du peuple, mais pas à y répondre. Le courage politique des tyrans en puissance a ses limites!
Il est tombé du lit ce matin et a emmené madame  voir les fruits et légumes à Rungis et la France qui se lève tôt! Il a même dit que le chômage allait baisser. Il ne devrait pas abuser du petit blanc avec les forts des Halles au petit déjeuner!
L'usine à gaz du service minimum à l'école se construit. Marchera-t-elle?
Neuilly, banlieue 'discriminée"...

PS : le cinéma continue loin de nos préoccupations et dans la plus grande confusion. Jusqu'à quand?

35h : appel commun CGT-CFDT.

A propos des dommages colatéraux du RSA (Revenu de Solidarité Active). L'indemnisation des hémophiles contaminés par l'hépatite C : l'Etat traine les pieds. Des fois que certains mourraint, c'est toujours ça de gagné...

Que va-t-on faire des vieux?

Poissons pêchés de tous les pays unissez-vous...

Pascal Lamy, pseudo-socialiste, directeur du FMI, Mr Prudhomme de l'économie.

La grande misère du peuple Birman.

Après Marulanda, quelle suite pour les FARC?

Au Mexique on a emprisonné un âne! S'ils font ça ici, on va manquer de place dans les prisons.
par La boulange publié dans : Articles de journaux
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Mardi 27 mai 2008


Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain. Qui prendra en charge le « cinquième risque », c'est-à-dire la dépendance des personnes âgées? Les vieux eux-mêmes.



Les vieux, ces grands enfants
Le cinquième risque c'est la dépendance des personnes âgées, qui devrait bientôt s'ajouter aux quatre risques de base pris en charge par la Sécu : la maladie, l'accident du travail, la retraite et la famille. Petit détour par Simone de Beauvoir.
Simone de Beauvoir avait publié un très beau livre intitulé « La Vieillesse ». Elle étudiait notamment la façon dont les adultes considèrent les personnes âgées. Et elle démontrait de façon assez convaincante, que les sociétés traitaient les personnes âgées comme elles traitaient les enfants. Certaines sociétés brutalisaient les enfants, et dès lors, ceux-ci devenus adultes, brutalisaient leurs parents. Dans les autres, en grande majorité, les adultes faisaient attention à leurs enfants, qui le leur rendaient.

On traite ses vieux comme on traite ses enfants

En France, il n'en a pas toujours été ainsi. Longtemps on a ignoré les enfants, que l'on laissait mourir. L'infanticide a perduré jusqu'au milieu du XVIII°. On ne se préoccupait guère des personnes âgées, il y en avait peu, et, à la campagne, elles tombaient souvent dans la cheminée. On était un « barbon » à quarante ans, et on commandait des armées (Bonaparte, Hoche, Marceau) à vingt. Depuis, l'attention extraordinaire portée aux enfants s'est doublée d'une attention plus grande portée aux personnes âgées.
Mais ces personnes âgées ne sont plus à la maison. Et leur entretien coûte cher... Qui paye ? Il semble que la tendance soit à faire payer les personnes dépendantes elles-mêmes. Le patrimoine des personnes âgées devrait financer en partie leur dépendance, telle est la volonté du gouvernement et du ministre Xavier Bertrand. L'idée serait de réduire l'Allocation personnes âgées de moitié lorsque le patrimoine dépasse 150000 ou 200000 euros. Est-ce à dire que les vieux devraient manger leur patrimoine s'ils veulent survivre ? Cela voudrait dire que les transmissions de patrimoine seraient plus faibles mais que les jeunes payeraient moins... Ce qui serait une manière de rééquilibrer la richesse entre les jeunes et les vieux.

La phrase du jour : « La possession de biens privés donne à un seul la puissance et par là la tentation de maltraiter le prochain ».
par La boulange publié dans : Le programme de Sarkozy
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Mardi 27 mai 2008



Pour améliorer le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy a promis lundi 26 mai un doublement de l'intéressement «en quatre ans», avec un crédit d'impôt de 20% sur la totalité des primes versées pour les entreprises qui n'avaient pas d'accords d'intéressement jusque-là, et un crédit d'impôt de 20% également sur le surplus d'intéressement distribué, pour celles qui en avaient déjà.

"Je souhaite que nous fassions porter nos efforts sur l'intéressement, car c'est un instrument souple et c'est du pouvoir d'achat"
"Vous voulez payer moins d'impôts? Alors, vous donnez davantage d'intéressement (...) C'est ma réponse au pouvoir d'achat. C'est clair, c'est simple, ça concerne toutes les entreprises"(source).
Actuellement, la participation est obligatoire dans les seules entreprises de plus de 50 salariés. Elle a été créée par le Général de Gaulle, et se calcule sur le bénéfice. L'intéressement est lui facultatif.

En 2005, quelque 7 milliards d'euros ont été distribués au titre de la participation à 4,9 millions de salariés. Six milliards ont été distribués au titre de l'intéressement à 4,2 millions de salariés.

Cette annonce permet de cacher un autre effet pervers de la politique de "solidarité active" du gouvernement Sarkozy: le "redéploiement" de la prime pour l'emploi (PPE) pour financer une partie du revenu de solidarité active (RSA). Plus de 2,5 millions de personnes aux bas revenus, durement frappés par le regain d'inflation, sont potentiellement concernés

 

Le haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, n'a jamais caché que la création du RSA ferait des gagnants et des perdants parmi les 9 millions de bénéficiaires de la PPE, ce crédit d'impôt mis en place en 2001 par le gouvernement Jospin. Du côté des gagnants potentiels, se trouvent les plus pauvres des "pépéistes" : lorsque leur revenu d'activité tombe en dessous de 0,3 smic, ils perdent leur prime. Le RSA, lui, joue, dès la première heure travaillée. Du côté des perdants potentiels, se trouvent les personnes entre 1,2 et 1,4 smic. Soit 2,38 millions de salariés à plein temps selon l'Insee (chiffres 2006), auxquels s'ajoutent, selon le ministère du budget, "entre 200 000 et 300 000 personnes à temps partiel". 2,6 à 2,7 millions de bénéficiaires de la PPE pourraient ainsi voir leur pouvoir d'achat rogné.

Le scénario central de M. Hirsch, encore provisoire, prévoit que le RSA sera beaucoup plus favorable - autour de 120 euros de plus par mois - pour les 4,5 millions de bénéficiaires de la PPE touchant moins d'un smic. Le système serait "à peu près neutre" jusqu'à 1,15 smic. Il deviendrait désavantageux pour les couples bi-actifs et au-delà de 1,2 smic. Or, selon Bercy, pour un célibataire sans enfant, la PPE est de 38 euros par mois à 1,2 smic (1 200 euros) et de 19 euros par mois à 1,3 smic (1 300).

source LE MONDE

http://sarkofrance.blogspot.com/

par La boulange publié dans : Le programme de Sarkozy
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Mardi 27 mai 2008

Quand un site Internet parie sur le décès de quelques stars, on parle d'excités, de déjantés et on conclut qu'Internet est un repaire de désaxés dénués de toute morale. Alors quand la première banque belge, KBC, spécule ouvertement sur la famine mondiale, on dit quoi ? ... On ne dit rien. Parce que tout le monde le fait !

La pénurie d'eau, une opportunité...

KBC, la première banque belge, a proposé à ses clients un produit financier pour le moins épicé. Du 4 au 29 mars 2008, il y était en effet possible de souscrire à une assurance vie dont la plaquette de présentation affichait ce slogan : "Tirez avantage de la hausse du prix des denrées alimentaires !". La banque y qualifiait d'"opportunité" la "pénurie d'eau et de terres agricoles exploitables" qui conduisent à "une pénurie de produits alimentaires et une hausse du prix des denrées alimentaires". On aurait pu formuler la chose autrement : "Plus nombreux sont les gens qui périssent de la famine mondiale, plus on se remplit le portefeuille"... Au beau milieu des images d'émeutes de la faim dans le monde entier, ça fait tâche... une assurance vie qui joue avec la mort !

Spéculation crise alimentaire

L'affaire a été révélée par la Libre Belgique le 6 mai 2008. Contactée par le quotidien, la banque défend bec et ongles son produit. Il s'agirait d'un produit comme un autre, et cite notamment  l'aluminium, le pétrole ou l'or. Ensuite, la spéculation ne ferait pas augmenter les cours de ces matières premières alimentaires. "Ces prix se décident ailleurs", se défend un porte-parole de la banque. Et enfin, cette assurance vie permet aux contractants de se prémunir contre une trop grande envolée des tarifs, puisque leur portefeuille augmenterait d'autant.

L'émoi des gouvernants

Mais cette "explication" ne satisfait personne, ni les clients de la banque indisposés par le prospectus, ni la classe politique belge. L'affaire a d'ailleurs été commentée par le chef de l'Eurogroupe en personne, Jean-Claude Juncker : "Faire monter les prix alimentaires pour son propre profit, accepter que la famine et la guerre soient de simples dommages collatéraux, c'est le contraire d'une économie de marché éthiquement fondée. Un comportement pareil est criminel (...) des millions de gens meurent de faim, car le monde ne fonctionne pas comme il faut" a-t-il déclaré à l'AFP samedi 24 mai. Autant dire que les arguments de KBC ne semblent pas l'avoir convaincu.

Spéculer sur la famine, une pratique généralisée ?

Mais finalement... KBC est-elle la seule banque à faire ça ? Sûrement pas. Rappelons-nous que Bloomberg rapportait le 20 août 2007 les conseils avisés de quatre des plus "respectés" investisseurs et conseillers financiers de la planète. Et ce n'est pas triste... Tous recommandaient d'investir massivement dans le secteur des denrées alimentaires, Goldman Sachs en tête. "S'il y a un ralentissement mondial de l'activité, ça n’affectera pas les produits agricoles car les gens continueront de manger (...) L'acier, le fer et le nickel souffriront, mais les gens continueront d'acheter du pain et des pommes de terre", déclarait Sean Corrigan (Diapason Commodities Management, Suisse) en charge d'un portefeuille de 6 milliards de dollars. "Il y a trois milliards d'asiatiques (...) qui ne perdront pas leur appétit à cause d'un problème aux Etats-Unis", affirmait aussi Jim Roggers, ancien associé de George Soros. Pour Marc Faber, les prix des matières premières agricoles étaient relativement "attractifs", citant aussi les perturbations climatiques menacent, qui feraient monter les prix.

Qui s'est plaint à ce moment là, il y a moins d'un an, en août 2007... ? Personne, sauf quelques dangereux activistes gauchisants, des arriérés, peut-être même des nostalgiques de feu l'URSS ! Les complaintes "autorisées", elles, ont commencé à se faire entendre lorsque les images des émeutes de la faim ont montré le bout de leur nez aux JT nationaux... Et Bernard Kouchner n'était pas en reste : "Il faut empêcher la spéculation qui s'abat sur les matières premières alimentaires comme le blé, comme le riz, pour éviter les risques de famine qui touchent les pays les plus pauvres" affirmait-il le 16 avril 2008 au perchoir de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Il a raison Kouchner, "il faut" ! Mais les banques et investisseurs n'ont pas dû être informées de la prescription de notre docteur national. Un oubli sûrement..

 

Sources : lalibre.be, lalibre.be (2), bloomberg.com, lemonde.fr.
Lire aussi : "Crise financière - Crise alimentaire : le cynisme comme philosophie officielle"

par La boulange publié dans : Désirs d'Avenir Lacanau
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Mardi 27 mai 2008


Aujourd'hui nous sommes le 7 prairial de l'an 216 de ( mais pour combien de temps encore?) la  République.

Dédiés à nos médias et autres éditorialistes nourris de la pâtée ultralibérale et qui jappent dans leurs niches sarkozystes.
"La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." Noam Chomsky
   
C'est arrivé ce 26 mai :

En 1521, l'Edit de Worms
met Martin Luther au ban de l'empire en raison de ses convictions religieuses et en 1865, capitulation de la dernière armée sudiste après plus de 600 000 morts de la guerre de Sécession.

En 1799, naissance de Alexandre Pouchkine

En 1755, exécution de Mandrin
   

Discrètement, Bling-Bling 1er et son équipe privatisent et dépècent l'Etat de ses avoirs sur l'énergie. Mais pas qu'eux : merci l'Europe!
Suez et GDF vont fusionner. Préparez votre porte-monnaie car vous allez sentir passer l'addition!

Bling-Bling le Petit vient de réinventer ce que DE Gaulle avait essayé de nous faire gober : la participation
. Sarkozy ou la chasse aux tracts. L'empire est de retour!

Darcos : les manifestationsne changeront rien
! A quand le monôme final pour virer ce pion ultralibéral?

Nos socialistes qui n'ont rien compris refont le combat des chefs
! Navrant! Le PS est-il soluble dans le libéralisme? Question bête! C'est fait depuis longtemps déjà!

La grève des marins pêcheurs va-t-elle finir en queue de poisson
? Et à qui le tour? Aux ambulanciers qui grognent contre le prix du gazole? Pourvu qu'ils ne vident pas les frigos!

Les collégiens parisiens primés à Cannes
! Hortefeux doit rager! Tant de colorés qu'il ne peut plus expulser!

Renault gagne la palme d'or du dérèglement climatique
! Renault, des voitures à survivre!

Lavez-vous les mains
! Mais cela ne concerne pas les Ponce Pilate qui nous gouvernent!

Mort du fondateur des FARC
. Et ensuite?

Elle le verrait bien mort : Hillary ou le syndrome Kennedy
.

Chine : la terre en remet une couche
!

Comme d'habitude, ça parle de femmes nues
et c'est aux Etats-Unis! Pays de bigots hypocrites!
par La boulange publié dans : Articles de journaux
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Lundi 26 mai 2008

OGM


Jeudi dernier, le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés a été définitivement adopté après un dernier vote du Sénat. La gauche portera aujourd'hui un recours devant le Conseil constitutionnel.

Au Sénat, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait gentiment menacé les sénateurs à adopter le texte pour éviter une condamnation de la France pour non-transposition de la directive européenne sur les OGM.

L'article premier du texte reprend l'amendement du député communiste André Chassaigne stipulant que les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés que dans "le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales sans OGM".

Le gouvernement et la majorité ont limité la portée de cet amendement. Le seuil correspondant au "sans OGM" sera fixé espèce par espèce par le gouvernement sur avis du Haut conseil des biotechnologies, créé par la nouvelle loi. Et cela, dans l'attente d'une définition du "sans OGM" au niveau européen. Le décret créant le Haut conseil "sera promulgué avant la fin du mois de juin", a précisé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo dans un communiqué, saluant "l'un des textes les plus protecteurs au monde".

Les écologistes estiment au contraire que cette loi ne protégera pas l'agriculture française et les consommateurs du risque de contamination par les OGM. Ils exigeaient notamment une définition du sans OGM correspondant au seuil de détection de 0,1% (source).
Pour comprendre l'hostilité de la gauche à ce texte, qui trahit selon elle les objectifs du Grenelle de l'Environnement, voici une explication de vote. Une parmi d'autres. Celle de Martine Billard, députée parisienne Verte.

« Notre collègue de l’UMP nous a expliqué que l’humanité avait été capable de grandes choses. Il a oublié d’ajouter qu’elle est aussi capable, malheureusement, de déclencher de grands désastres ! C’est un fait, cette loi joue avec l’avenir de notre agriculture, de notre santé et de notre planète. Il faudrait arrêter de faire preuve de mauvaise foi, mesdames et messieurs de l’UMP !

Sur tous les bancs de cette assemblée, l’accord s’est fait pour poursuivre les recherches en laboratoire. Ce que nous refusons, ce sont les plantations d’OGM en plein champ, car la dissémination est irréversible pour plusieurs décennies, comme on le voit en ce moment aux États-Unis.

Nous ne refusons pas la transcription de la directive européenne, monsieur le ministre des relations avec le Parlement ! Personne n’a jamais dit cela ! La question de fond est de savoir comment transcrire cette directive : nous ne refusons pas qu’il y ait une loi, nous rejetons seulement la loi qui nous est proposée.

Il y a eu, de 2000 à 2003, un moratoire au niveau européen sur les OGM, organisé à l’initiative de Mme Voynet sur la base d’un accord politique entre les gouvernements. Et c’est votre majorité qui, avec Mme Bachelot, a levé le moratoire en 2002 et permis l’expansion des OGM dans le pays. Vous ne pouvez pas vous laver les mains de ce qui a été fait ces dernières années dans notre pays !

Quand il s’agit de faire passer vos mauvais coups, notamment vos mauvais coups sociaux, vous êtes toujours disposés à faire appel à l’opinion publique – par exemple lorsqu’il s’agit de casser le droit de grève des enseignants Il en va tout autrement lorsqu’il s’agit des OGM, les Français ayant fait savoir massivement depuis des mois