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La motion "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes". Elle est le résultat d’un travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement.

La motion est présentée par : Gérard Collomb, Vincent Peillon, Delphine Batho, Jean-Noël Guérini, Najat Vallaud Belkacem, Aurélie Filipetti, Manuel Valls, Jean-Jack Queyranne, Louis Mermaz, Robert Navarro, David Assouline, Hélène Mandroux, Samia Ghali, Pascal Terrasse, Julien Dray, Yvette Roudy, Eric Andrieux, Alda Péreira Lemaître, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Ségolène Royal.

 
Jeudi 7 août 2008


Les vacances des politiques sont devenues un sujet estival habituel pour les journaux people. Le choix de la destination devient primordial: ni bling-bling, ni jet-set, modeste sans être ringard. Vive le débat politique !



(Photo cc-Liz Henry-Flickr)
(Photo cc-Liz Henry-Flickr)
L'été, c'est désormais une coutume, nos politiques tombent la veste pour étrenner le maillot de bain. Dans le même temps, ils quittent les pages politiques des quotidiens et news magazines pour le papier glacé de la presse people.
Le politique se fait peopolitique. Une efficace campagne de communication qui permet d'occuper l'espace médiatique douze mois sur douze - et d'aller faire de la retape auprès des Français jusque sur les plages (ou les salles d'attente des coiffeurs) via leurs magazines préférés lorsqu'ils sont en vacances. Certes, d'un point de vue pratique, ils ne font que changer de place sinon d'étagère dans un kiosque. Mais on attend avec impatience l'effet boomerang de cette people attitude qui transforme la politique en fête du slip de bain.

La dernière une de VSD
La dernière une de VSD
Sarkozy : ni bling-bling, ni jet set
Si certains se sont parfois fait avoir en choisissant des vacances trop flamboyantes, nos élus ont compris qu'ils avaient tout à gagner à passer des vacances «modestes»… Toutes proportions gardées quand même. Car très peu se risquent à une escapade, même furtive dans le Nord-Pas-de-Calais. Le cinéma suffit.
Le Président a pris ses quartiers d'été au Cap-Nègre dans la villa de Carla Bruni. La Provence rapportait, il y a peu, que Sarkozy - fatigué - n'entendait pas passer de vacances «jet-set». Pas de sorties prévues au programme. Pas de yacht non plus cette année. Tout juste un puissant bateau à moteur baptisé Carla V, que la femme du Président utilise régulièrement pour partir vers les îles. Des vacances qualifiées de «français moyen» selon VSD, où on a le sens des réalités…
L'hebdomadaire en remet une couche cette semaine avec une Une sur «Les secrets du Cap-Nègre». Quelques clichés pris deci-delà, des micro-trottoirs dans le village. Un reportage sur les journalistes, les photographes et les badauds qui guettent le couple. Jamais rassasié, le serpent people se mord la queue.

La Corse tendance…
Nombre d'élus ont choisi la Corse qui présente l'avantage d'être une île, agréable, bien cotée et… française. Xavier Bertrand alliera plaisir et travail à la rencontre des militants locaux. «Pas question de décrocher plus d'une grosse semaine» assure VSD. Direction l'île de beauté aussi pour Bernard Laporte, Jean-François Copé, Ségolène Royal peut-être, ainsi que pour Christine Lagarde, la ministre de l'économie, qui y fera de la plongée.

Peopolitique : la fête du slip de bain
Vacances modestes…
L'hebdomadaire a classé les vacanciers selon leur destination : les sudistes, les atlantistes, les montagnards et… les planqués. Catégorie la plus prisée.
Jean-Louis Borloo n'a pas souhaité communiquer son lieu de vacances. Le magazine affirme que l'ancien avocat de Bernard Tapie «se réfugiera vraisemblablement dans sa nouvelle maison tropézienne de 1500 m2, achetée avec Béatrice Schönberg». Modeste.
Christine Ockrent et Bernard Kouchner se retrancheront dans leur «luxueux pied à terre du golfe de Sperone» en Corse. Modeste encore.
Rachida Dati (qui n'avait pas voulu révéler sa destination d'été) a, selon Le Point, déclaré : «Je passe la fin de mes vacances au Cap Nègre, chez Carla». L'Élysée avait pourtant affirmé qu'elle n'était pas sur la liste des invités. Rachida va-t-elle quand même taper l'incruste ?

Peopolitique : la fête du slip de bain
Carla monopolise la une des people
En ce début de mois d'août, c'est bien sûr Carla Sarkozy, en pleine promo de son disque, qui truste la une des magazines. Dans Closer on apprend que Carla serait ravie de déjeuner avec Cécilia. Surtout, elle révèle les relations qu'elle entretient avec la première femme de son mari : «Quand j'ai rencontré Nicolas, elle m'a envoyé un petit cadeau. Aussi je l'ai appelée en disant : «Marie, comment peux-tu être si gentille». Les auteurs des Feux de l'amour apprécieront la qualité de ces échanges…

Peopolitique : la fête du slip de bain
Peopolitique ? Peopolitoc ?
La première dame a également les honneurs de Vanity Fair. Dans le magazine américain, elle réaffirme ne pas être enceinte : «J'aimerais avoir des enfants avec Nicolas (...) Ce serait un rêve. (…) Si la vie ne me donne pas un autre enfant et bien... elle m'a déjà tant donné».
Interrogée, Catherine Nay apporte ses pénétrantes lumières sur le délire peopolitique qui s'empare de l'hexagone. Un progrès, selon la journaliste qui décidément n'en peut plus : «La France a besoin de modernité, de talent, d'intelligence. C'est comme Jack et Jackie. A l'instar de Rainier et Grace Kelly». Certains croyaient le Sarkoshow terminé, il ne fait que commencer. Et il a déjà trouvé son nouveau chauffeur de salle.
par La boulange publié dans : pipolerie
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Jeudi 7 août 2008


Avant même son adoption, le Revenu de Solidarité Active joue déjà son rôle de pare-feu social du gouvernement. Après avoir annoncé sa mise au vote parlementaire prochain à l'occasion d'une session anticipée dès le 22 septembre, Roger Karoutchi a réaffirmé ces derniers jours qu'il souhaitait que le RSA soit généralisé dès le premier semestre de l'an prochain.

Le secrétaire d'Etat s'attend à ce que le texte soit "voté à l'Assemblée en septembre, voté, je l'espère, au sénat en octobre-novembre. Ensuite, il faut quelques mois, non pas pour des raisons financières mais pour des raisons techniques, avec l'ensemble des acteurs, pour mettre en place le dispositif, logiquement courant de l'année 2009", a-t-il expliqué.

Cette mesure "sera appliquée dès que les normes techniques seront mises en place, c'est-à-dire, je pense, dès le milieu de l'année 2009", a-t-il ajouté.
Roger Karoutchi a fait l'éloge d'"un bon projet qui, au final, est un projet d'équilibre financier, puisque ça permet le retour à l'emploi".

Martin Hirsch avait indiqué la semaine dernière qu'il n'avait "pas d'engagement" sur le fait que la généralisation du RSA interviendrait comme il le souhaite avant l'été 2009. Ce projet, estimé trop coûteux par certains, ne fait pas l'unanimité à droite (source).

Dans le même temps, la loi LME était promulguée. Vendredi 1er août, certaines dispositions comme la suppression des indemnités chômage à toute personne en recherche d'emploi refusant deux fois une offre "raisonnable" d'emploi, ou la fin de dispense de recherche d'emploi pour les seniors de plus de 55 ans sont entrées en vigueur.

La loi "relative aux droits et devoirs d'emploi" promulguée le 1er août supprime progressivement d'ici 2012 la dispense de recherche d'emploi (DRE) accordée jusqu'à présent aux salariés au chômage, à partir de 57 ans et demi voire de 55 ans.

Toutes les personnes actuellement dispensées (environ 367.000 fin mai) continueront à en bénéficier.


Pour les nouveaux chômeurs, lorsque la dispense est actuellement accordée à 57 ans et demi (cas des chômeurs touchant une indemnisation des Assedic), l'âge sera relevé à 58 ans en 2009 et à 59 ans en 2010. En 2011, la dispense sera réservée aux seuls sexagénaires.

Pour les nouveaux chômeurs non indemnisés par les Assedic, ou justifiant de 160 trimestres de cotisation vieillesse, qui bénéficient actuellement d'une dispense dès 55 ans, la dispense sera accordée à partir de 56 ans et demi l'an prochain, puis à 58 ans en 2010, et à 60 ans en 2011, selon la nouvelle loi.

En 2012, la DRE sera abrogée, sauf si un rapport d'évaluation que le gouvernement devra déposer au Parlement avant le 30 juin 2011 juge opportun d'aménager la législation.

La dispense bénéficie essentiellement à d'anciens ouvriers ou employés qui perçoivent moins de 1.050 euros par mois d'allocations, selon des chiffres 2005 publiés récemment par le ministère de l'Emploi.

Ces anciens salariés ne sont pas obligés, à la différence des autres chômeurs, d'apporter à l'ANPE la preuve de leurs démarches pour trouver un travail, même s'ils continuent dans les faits à en chercher un.

Comme les chômeurs en dispense de recherche d'emploi ne sont pas comptabilisés dans la liste ANPE qui sert de baromètre officiel, la suppression des DRE fera mathématiquement grimper le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE.

Depuis 2003, quelque 160.000 personnes entrent chaque année dans ce dispositif, qui "peut être assimilé à une forme de préretraite", soulignait un rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) en novembre 2007.

La Dispense de recherche d'emploi a été mise en place en 1984 pour les plus de 57 ans et demi, et élargie en 1999 à des gens plus jeunes. Quand ils sont indemnisés, ce qui n'est pas toujours le cas, les salariés dispensés touchent l'Allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) ou l'Allocation équivalent retraite (AER).
(source)
par La boulange publié dans : Le programme de Sarkozy
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Jeudi 7 août 2008



Voici les représentants des pays étrangers qui assisteront à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, demain le 8/8/8.

- Etats-Unis :
le président George W. Bush
- France: Nicolas Sarkozy
- Japon : le premier ministre Yasuo Fukuda
- Australie : le premier ministre Kevin Rudd
- Corée du Sud : le président Lee Myung-Bak
- Vietnam : le président Nguyen Minh Triet
- Afghanistan : le président Hamid Karzaï, accompagné du ministre des affaires étrangères, Rangeen Dadfar Spanta
- Italie : le secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil des ministres Rocco Crimi, en charge des sports
- Espagne : le ministre des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos
- Inde : le ministre des sports, Manohar Singh Gill

Nicolas Sarkozy a confirmé le 9 juillet dernier sa présence aux JO. Ses soutiens ont expliqué qu'il représentait aussi l'Europe. Notons qu'Angela Merkel, la chancelière allemande, le président du Parlement européen ont refusé d'assister à la cérémonie. Les négociations sino-tibétaines n'avancent pas. Les atteintes aux droits de l'homme en Chine se sont multipliées à l'approche de ces tristes Jeux Olympiques.

Comme pour compenser sa bévue "real-politique," Nicolas Sarkozy s'est empressé de faire savoir qu'il rencontrerait le Dailaï-Lama en visite en France du 12 au 22 août. Les Chinois n'ont pas apprécié.

D'ailleurs, quelle est la cohérence du comportement présidentiel ? Assister aux JO pour reconnaître le dialogue avec la Chine puis brusquer cette dernière par une telle rencontre franco-tibétaine est chose curieuse. Sarkozy perd sur les deux tableaux : ce n'est ni pragmatique, ni éthique, mais simplement inefficace.

par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Jeudi 7 août 2008

AA

(De Pékin) Ainsi donc, la raison d’Etat l’a emporté. Nicolas Sarkozy ne rencontrera pas le dalaï lama, afin de sauver les relations franco-chinoises des "conséquences graves" qui leur étaient promises en cas de rencontre, même informelle, entre le président français et le leader tibétain. C’est le plus grave échec de la diplomatie de Sarkozy depuis son élection, qu’il ne doit qu’à sa propre maladresse.




Depuis le début de cette affaire, Nicolas Sarkozy a multiplié les incohérences et les gestes contradictoires, créant lui-même le piège qui finit de se refermer sur lui. Il est le seul chef d’Etat ou de gouvernement à avoir mis des conditions à sa venue à Pékin pour la cérémonie d’ouverture des JO vendredi: Angela Merkel n’y sera pas, sans avoir expliqué pourquoi, et George Bush a finalement décidé d’y aller, sans état d’âme, se payant le luxe de recevoir des dissidents chinois chez lui sans faire trop de vagues. Sarkozy, lui, a d’abord lié sa venue à d’hypthétiques "progrès" dans le dialogue entre Pékin et les Tibétains, avant de mettre en parallèle sa rencontre avec le dalaï lama en août.

Cette valse hésitation a eu le don d’agacer au plus haut point les dirigeants chinois, déjà remontés contre la France après le passage de la flamme olympique à Paris en avril. Les choses s’étaient calmées après l’envoi de trois émissaires, pas moins, à Pékin, pour mieux repartir avec l’annonce simultanée de la visite à Pékin, et de la rencontre avec le dalaï lama.

Il y a alors eu une joute verbale entre le chef de l’Etat et l’ambassadeur chinois à Paris, Kong Quan. Ce dernier a convoqué des journalistes pour déclarer solellement qu’une telle rencontre Sarkozy-dalaï lama

«serait contraire au principe de non-ingérence des États dans leurs affaires intérieures».

Et le tout nouvel ambassadeur -un diplomé de l’ENA française- de brandir la menace de «conséquences graves» sur les relations bilatérales.

Nicolas Sarkozy avait aussitôt répliqué sèchement que ce n’était pas à l’ambassadeur de Chine de lui dicter son agenda. Eh bien si! (même si c’est déguisé sous la forme d’un renoncement de la partie tibétaine elle-même à demander une telle rencontre).

Le paradoxe de cette situation est que la sortie de Kong Quan avait été critiquée dans certains secteurs de l’establishment chinois, qui estimaient qu’elle ne laissait pas d’autre choix au président français que de rencontrer le dalaï lama, sous peine d’avoir l’air de céder aux injonctions de l’ambassadeur. Kong Quan et l’aîle dure de la diplomatie chinoise ont montré que la fermeté paye, avec Nicolas Sarkozy en tous cas.

Le pire, c’est que le mal est fait et l’annulation de la rencontre n’est qu’une manière de limiter la casse. La gestion désastreuse de toute cette "séquence chinoise", des émeutes de Lhassa le 14 mars, à l’ouverture des JO le 8 août, aura montré un amateurisme incroyable et une méconnaissance du contexte et de la psychologie du pouvoir chinois à ce moment particulier. Le triangle Sarkozy-Kouchner-Yade a dysfonctionné de manière spectaculaire, et le seul vrai connaisseur de la Chine à l’Elysée, le conseiller diplomatique Jean-David Levitte, n’aura pas pu empêcher le désastre.

Nicolas Sarkozy arrive vendredi à Pékin pour quelques heures à peine -vingt heures de vol aller-retour pour dix heures sur place, sans même y passer la nuit…- en position de faiblesse. Le président français s’est éliminé du jeu diplomatique entre la Chine et le reste du monde: il devra subir le rapport de force ainsi instauré pour le reste de son mandat: les Chinois ont compris que pour quelques contrats dont l’économie française a un besoin vital, ils le tiennent.

Que la France entretienne de bonne relations avec la Chine n’a rien que de plus normal. Nicolas Sarkozy avait eu une très belle sortie au parlement européen, en lançant à Daniel Cohn-Bendit: "on n’humilie pas un quart de l’humanité". Mais une phrase brillante et une belle intuition ne font pas une politique étrangère, pas plus que l’envoi de sa femme à une cérémonie religieuse, puisque c’est le lot de consolation auquel auront droit les Tibétains.

La France sort affaiblie et déconsidérée de cet épisode. Elle s’est tirée une balle dans le pied dans l’un des lieux du monde où s’écrit le XXI° siècle. Et surtout, elle aura donné au clan des durs de la diplomatie chinoise une médaille d’or avant même l’ouverture des Jeux.

par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Mercredi 6 août 2008
13.70€ : non ce n'est pas le prix d'une glace à Palavas les Flots mais c'est la somme  que devrait verser à Monsieur Tapie chaque foyer fiscal français si la décision du tribunal arbitral (qui n'a de tribunal que le nom étant donné que ce n'est pas une juridiction mais un groupe de trois personnes choisies par les parties) est acceptée par le CDR qui est controlé et renfloué par l'Etat (donc les contribuables).

15 non ce n'est pas la température de l'eau de mer à Deauville mais c'est le nombre de députés nécessaire pour constituer un groupe parlementaire promis par Sarkozy au PRG (Parti des Radicaux de Gauche) s'il vote pour le réforme des institutions que l'on pourra appeler alors "le coup d'Etat des 15 Brumeux". C'est donc aussi ce que valent les convictions politiques du groupuscule de Jean Michel Baylet. Pas sur que la démocratie ressorte grandie de ses petits marchandages politiciens. Espérons que les socialistes et communistes sauront rappeler aux quelques députés et sénateurs Radicaux de "gauche" (?) à qui ils doivent leur siège en les plaçant en minorité dans toutes les mairies ou départements qu'ils dirigent encore.

2.38% : non ce n'est pas l'augmentation de la fréquentation des toboggans de plage à Mimizan Plage mais c'est la hausse de l'indice de révision des loyers sur un an pour le deuxième trimestre 2008. Avec un inflation pour la même période de 3.6%, un prix des produits pétroliers au plus haut,  l'augmentation exponentielle des denrées alimentaires et un Smic réajusté de 3.2% on voit mal comment le pouvoir d'achat moyen pourrait augmenter malgré les déclarations péremptoires et grandiloquentes du prince président du pouvoir d'achat du président.

7,9 millions non ce n'est pas le nombre de litres de créme solaire consommée sur les plages de Corse mais c'est le nombre de pauvres en France qui ont du vivre avec moins de 880 € par mois en 2006 selon une étude de l'Insee publiée vendredi 18 juillet. Cette étude s'appuie sur les déclarations fiscales et exclut les personnes sans domicile. Ne doutons pas qu'avec l'inflation qui revient et des revenus qui stagnent les données pour 2007 et 2008 soient  pires. A moins que Sarkozy et sa clique ne s'adonnent à une de leurs activités préférées : le traficotage de chiffres.

63645 non ce n'est pas le nombre de personnes piquées par des méduses en Méditerrannée depuis le début de l'été mais c'est le nombre de personnes qui ne partiront pas en vacances parce qu'elles sont en prison. Cela fait 1 personne sur 1007 incarcérée en France dans des conditions difficiles de surpopulation (126% de taux d'occupation). Et les dernières réformes de Dati et Sarkozy ne risquent pas d'arranger les choses. Mais peut être qu'en la matière comme en d'autres le prince omniprésident presqu'empereur après la réforme constitutionnelle ne vise à atteindre les niveaux des USA avec  1 personne sur 140 incarcérée.


par La boulange publié dans : Désirs d'Avenir Lacanau
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Mercredi 6 août 2008

Nicolas Sarkozy au Japon, début juillet (Kim Kyung Hoon/Reuters)

Partout où il passe, ses successeurs trépassent. Après la mairie de Neuilly et le Conseil général des Hauts-de-Seine mardi, voici ce mercredi l’histoire des difficiles successions de Nicolas Sarkozy à l’UMP et au ministère de l’Intérieur. A vouloir tout diriger tout seul, il annihile toute concurrence, quitte à rendre impossible toute succession viable.

A l’UMP

Ce n’est pas lui qui l’a créée, mais l’UMP est devenue son parti, sa machine de guerre électorale. Nicolas Sarkozy a fait main basse en 2004 sur la formation fondée en 2002 par le tandem Chirac-Juppé. Il sait alors qu’une élection présidentielle ne peut se gagner sans le soutien d’un parti. Il profite donc des ennuis judiciaires du second et de la carrière finissante du premier pour en prendre les rênes.

Jacques Chirac (Charles Platiau/Reuters)Jacques Chirac tentera de l’en empêcher en le sommant de démissionner de son poste de ministre de l’Economie s’il veut accéder à la tête du parti. Les règles de non-cumul sont fluctuantes. Mais l’enjeu n’est plus Beauvau, c’est désormais l’Elysée. Nicolas Sarkozy se plie donc à l’injonction présidentielle. Rira bien qui triomphera le dernier.

Trois années de règne sans partage suivront. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et vice-président du parti, s’effacera pour se ranger derrière lui. Rachid Kaci essayera de faire parler de lui en se présentant à la tête du mouvement, mais Nicolas Sarkozy l’annexera jusqu’à le nommer ensuite conseiller technique de l’Elysée. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan fera de même, mais sera lui contraint de quitter l’UMP pour exister. La très conservatrice Christine Boutin tentera également sa chance, mais finira par être nommée ministre dès la formation du premier gouvernement Sarkozy.

Même Michèle Alliot-Marie donnera à son tour l’illusion d’un ersatz d’opposition interne, juste avant la présidentielle. Elle mènera des débats publics face à Nicolas Sarkozy, mais se retirera pour lui apporter son soutien officiel en janvier 2007 et entrer dans le même gouvernement six mois plus tard.

Patrick Devedjian (Charles Platiau/Reuters)Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy élu doit songer à sa succession. Pas question toutefois que son influence s’amenuise au sein de l’UMP. Selon la méthode éprouvée du « diviser pour mieux régner », le poste de président du parti est supprimé pour une direction partagée. A Jean-Pierre Raffarin, la vice-présidence. Et, surtout, à Patrick Devedjian, la tête de l’organe exécutif, le secrétariat général du parti.

Une recomposition loin de montrer son efficacité aux municipales et cantonales. Mais que personne ne tente une quelconque émancipation. Raffarin se doit d’éviter de contrarier le chef de l’Etat s’il veut prendre cet automne la présidence du Sénat. Devedjian s’est lui vu attribuer trois adjoints proches du Président sur lesquels il n’a aucune autorité: Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Christian Estrosi.

Moins connu : le conseiller politique de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, Jérôme Peyrat, est aussi devenu directeur général de l’UMP. L’unité du parti n’est pas à l’ordre du jour. Il n’est pas nécessaire de le remettre en ordre de marche avant 2010.

Au ministère de l’Intérieur

Passé par les stratégiques ministères du Budget (où l’on a accès aux déclarations fiscales de tous les Français), de la Communication (où l’on rencontre le gratin de la sphère médiatique), ainsi que de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (où l’on côtoie grands patrons et décideurs économiques), c’est au ministère de l’Intérieur que Nicolas Sarkozy a véritablement imprimé sa marque. Quatre années (2002 à 2004 et 2005 à 2007) qui ont laissé des traces.

Dominique de Villepin (Nikolay Doychinov/Reuters)Des traces en forme de nominations de proches aux postes-clés de l’appareil sécuritaire. Et des traces particulièrement utiles quand les chiraquiens se sont ensuite emparés du maroquin. Dominique de Villepin d’abord, entre 2004 et 2005, qui a rapidement vérifié qu’il était entouré de sarkozystes, qui ont considérablement limité la portée de sa courte action.

Le volet politique de l’affaire Clearstream a tout de même, un temps, déstabilisé Nicolas Sarkozy. La Place Beauvau n’était pas suffisamment cadenassée, il fallait donc y revenir. Claude Guéant, à l’époque directeur de cabinet du ministre Sarkozy, ne s’en est pas caché: ce retour, c’était « pour se mettre à l’abri des coups tordus ». Un travail achevé avec succès.

MAM, chiraquienne actuellement installée à Beauvau n’inquiète nullement le nouveau chef de l’Etat. Michèle Alliot-Marie est très bien entourée, exclusivement d’hommes qui lui sont réputés proches. Son ami d’enfance Frédéric Péchenard a été nommé directeur général de la police. Il a remplacé un autre sarkozyste, Michel Gaudin, qui est devenu préfet de police de Paris. Enfin, Bernard Squarcini, l’homme qui a permis à Nicolas Sarkozy de s’attribuer les lauriers de l’arrestation d’Yvan Colonna, a pris la tête de la DCRI, nouvelle entité qui rassemble DST et RG.

Michèle Alliot-Marie (Philippe Wojazer/Reuters)Une ministre et des hommes qui tentent de gérer tant bien que mal l’après-Sarkozy. Pas évident après des années de folie des grandeurs… qui n’ont rien réglé. La grogne couplée police-gendarmerie a repris de plus belle sitôt le candidat Sarkozy entré en campagne. Une grogne persistante qui a notamment obligé le nouveau chef de l’Etat à reporter la grand messe de la sécurité prévue le 15 novembre dernier à la Défense.

C’est maintenant au tour des potentiels prétendants à l’Elysée de connaître le même sort. François Fillon occupe un poste de Premier ministre qui n’en a que le nom. Xavier Bertrand est atteint du syndrome des excellents techniciens trop froids pour être populaires. Jean-François Copé a lui carrément disparu de l’organigramme gouvernemental pour se faire flinguer à la moindre initiative, comme dernièrement à la tête de le Commission pour la nouvelle télévision publique. Quant à Dominique de Villepin, il est toujours empêtré dans les filets judiciaires de l’affaire Clearstream. C’est bien parti pour 2012.

par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Mercredi 6 août 2008

Il y a quelques semaines, deux ministres et un secrétaire d'Etat ont unis leur plume. dans le Monde du 24 juillet, Christine Lagarde, ministre de l'économie, Xavier Bertrand, ministre du Travail et des relations sociales, et le jeune Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'emploi, ont "annoncé" leurs plans de rentrée.

Le plan du gouvernement ressemble à du statu-quo
Les mesures clairement explicitées par les 3 ministres sont peu nombreuses : l'assouplissement des conditions de cumul emploi et retraite et la surcote.

Payer une surcote de 5% par année de travail au-delà de 41 années de cotisation: or, le salarié qui travaille ainsi plus longtemps devrait théoriquement recevoir plutôt 8% de revenu supplémentaire. En effet, cette année de boulot est une année de retraite en moins (par définition). Compte tenu de l'espérance de vie (une vingtaine d'années au-delà), deux années de cotisation donne une année de retraites. Plus le salarié travaille sur son temps de retraite, plus il devrait accroître sa pension : 1 année de plus = +8%; 2 années de plus = +16%; etc

Les constats sont incomplets.
Le déficit de financement des retraites est ... temporaire. On ne le dit pas assez. Il correspond à la génération des "baby-boomers." Dans 20 ans, le problème démographique sera différent ... et allégé. Les retraités de 2030/2040, nés en 1970/1980, sont moins nombreux.

Depuis un an, les défiscalisations successives ont aggravé la situation. Le gouvernement a lui-même réduit ses marges de manoeuvres en exonérant les heures supplémentaires (notamment) de cotisations sociales.

Le plan Fillon 2003 a échoué.
Les 3 ministres semblent oublié que le plan Fillon de 2003 n'a pas porté ses fruits. Et il comportaient déjà des recettes similaires : le cumul emploi-retraite n'a attiré personne. Et la surcote de pension non plus !

par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Mercredi 6 août 2008

Signe évident de décadence hexogonale, le Cadre passe désormais au mobil-home . Il fallait s'y attendre mais la nouvelle tombe aujourd'hui comme un avertissement : encore un ou deux ans et les gros salaires d'Oracle ou de la BNP seront demain sous la tente ! Alors qu'il se pavanait hier encore au Club Med à Marrakech , on le retrouve à Palavas-Les-Flots dans sa maisonnette décorée de géraniums ou siège parfois un nain de jardin avec brouette.923455317.3.jpg Devant le mobil home, le cadre a garé sa grosse bagnole histoire de faire illusion sans y croire vraiment . Dans la cuisine, la femme du Cadre prépare le repas du midi, sanglotant sur un passé si proche où elle partait à la salle de gym ou chez le coiffeur sur la croisette. Aujourd'hui, « la clientèle habituée aux modes d'hébergement plus onéreux bascule vers les locations de mobil-homes », explique Guylhem Féraud, président de la Fédération nationale de l ' hôtellerie de plein air. « Il y a de plus en plus de cadres moyens et commerçants dans les campings , confirme Didier Arino, gérant du cabinet Protourisme . La majorité des locataires de chalets ou mobil-homes ont un revenu supérieur à 3.000 euros par foyer . » . Les professionnels attestent donc de ce déclin du cadre et de sa mutation vers le mobil home.
772533361.6.jpgRésultat, les mobil-homes poussent comme des champignons dans les campings (+ 20 %) grignotant les emplacements nus, réservés aux tentes et aux caravanes. Où s'arrêtera la descente en enfer du Cadre ? En 2007, les nuitées en mobil-home ont augmenté de 8 %. Et pour rassurer cette ex-clientèle aisée dans le désarroi , les campings multiplient les services : des vraies piscines, des bars où le cadre boit pour oublier, triste spectacle, des tennis comme au bon vieux temps du Racing à Bagatelle, un mini-golf pour remplacer le 18 trous de la Palmeraie et aires de jeux notamment des terrains de pétanques , car le cadre a vraiment les boules. Aujourd'hui, les camping 3 et 4 étoiles constituent plus de la moitié du parc.

Les cadres aiment à se déguiser lors des soirées inoubliables au camping avec leurs amis des mobil homes >>>>>> 1305123893.jpg

Une montée en gamme qui n'est pas pour déplaire aux professionnels sans scrupules qui ont vu leurs recettes grimper. Pour un emplacement nu, comptez environ 20 euros la nuit en moyenne et pour une semaine en mobil-home autour de 500 à 1.000 euros, soit UNE seule nuitée de jadis à l'Oberoi de l'ile Maurice !Pas de doute , ça va vraiment très très mal.

par La boulange publié dans : Economie
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Mercredi 6 août 2008



Une journée du mois d'août en Sarkofrance. L'Etat veille sur notre sécurité.

La garde des Sceaux a reçu des menaces sur son téléphone portable personnel dans la nuit de mardi à mercredi. Il n'a pas fallu longtemps à la police pour démasquer les couples.

L'auteur d'un SMS de menaces, un homme de 21 ans, a été mis en examen pour outrage et menace, et pour recel de documents obtenus par divulgation sans autorisation, avec une amie travaillant chez l'opérateur SFR et un autre de leurs amis (source).
A Paris, le ministre de l'Identité Nationale fait feu de tous bois contre la résistance aux expulsions de sans-papier cet été. Tout d'abord, il a porté plainte contre SOS RACISME pour «provocation à la destruction, dégradation et détérioration volontaire dangereuse pour les personnes». Ensuite, il a a demandé au préfet de Seine-et-Marne d'interdire la manifestation prévue samedi devant le centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne).
«L'association tient formellement à rappeler qu'en aucun cas elle n'appelle à la destruction et mise à feux des CRA mais bien à leur fermeture», a de son côté affirmé à l'AFP Solange Odiot, de SOS soutien aux sans papiers.
Le "Monsieur renseignement" du Président a reçu sa lettre de mission vendredi 1er août. Il doit être la courroie de transmission des ordres présidentiels aux services de renseignement français. La centralisation du renseignement français dans les mains du Président semble achevée.
Le "coordonnateur" sera associé à la "préparation et au suivi budgétaire" des services et "consulté" sur les nominations de leurs responsables, selon le journal. Le renseignement a été érigé en "fonction" stratégique par le tout récent Livre blanc sur la défense, qui lie pour la première fois défense et sécurité nationale et dans lequel le poste de coordonnateur à la présidence était déjà qualifié de "point d'entrée auprès du président de la République". Une petite dizaine d'experts triés sur le volet représentant les ministères concernés (Affaires étrangères, Défense, Intérieur) ainsi que les services civils et militaires devrait entourer Bernard Bajolet. Outre ce coordonnateur, un Conseil national du renseignement a été créé, qui sera présidé par le chef de l'Etat et à la table duquel siègeront ministres et patrons des services. Cette tâche était assurée jusqu'à présent par le Comité interministériel du renseignement (CIR), un service du Secrétariat général du gouvernement (SGDN), organisme relevant du Premier ministre (source).
par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Mercredi 6 août 2008

En avril , contre toute évidence et avec la conviction d'un Thierry Breton  au mieux de sa forme, Christine Lagarde maintenait que la  croissance en 2008 serait bien de 2%  pour en Juillet nous indiquer qu'elle serait plutot plus proche des 1.7% que des 2%.

La semaine dernière dans l'affaire Tapie, l'ancienne avocate d'affaires  nous vendait la décision du tribunal arbitral  comme très bonne pour le finances publiques parce qu'elle allait permettre de récupérer les créances que l'Etat posséde sur Monsieur Tapie sans nous préciser que l'argent qui sera versé à l'homme d'affaires par le  CDR lui même financé et soutenu par l'Etat donc les finances publiques. En gros l'Etat versera 400 millions d'euros et récupérera 220 millions d'arriéré fiscaux laissant à Tapie un petit pourboire de 35 Millions d'euros.

Hier commentant les chiffres du chomage (en hausse), la ministre de l'économie nous disait que la France résiste mieux que ses partenaires. Le chomage augmente en France mais c'est pas grave parce qu'il augmente plus ailleurs.

Décidement on croyait avoir atteint le sommet de la mauvaise foi avec Thierry Breton mais apparement c'était sans compter sur l'actuelle équipe gouvernementale, président en tête, qui ayant atteint la limite de la manipulation des chiffres essaye par tous les moyens de faire passer des mauvais chiffres pour des moins mauvais chiffres qu'ailleurs.

Tenir et Résister

par La boulange publié dans : Economie
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Mardi 5 août 2008

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Réquisitoire de Pierre Desproges contre Jean-Marie Le Pen

Tribunal des Flagrands Délires.

par La boulange publié dans : pipolerie
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Mardi 5 août 2008
par La boulange publié dans : pipolerie
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Mardi 5 août 2008
Notre députée s'exprime:

"Beaucoup d’encre coule sur les Jeux Olympiques à Pékin et ce n’est pas fini ! Les commentaires vont bon train  sur les chances françaises pour ces jeux. On verra !   Mais une chose est sûre, comme à chaque fois, les jeux paralympiques sont passés sous silence ou presque !  A croire qu’il y aurait deux catégories de sportifs et de champions.

la suite....

par La boulange publié dans : Médoc/Gironde
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Mardi 5 août 2008

A Neuilly, dans les Hauts-de-Seine, à l’UMP, à l’Intérieur… La succession de Sarkozy est chaque fois un désastre.

Nicolas Sarkozy au Japon, début juillet (Kim Kyung Hoon/Reuters)

Partout où Nicolas Sarkozy passe, ses successeurs trépassent. A vouloir tout diriger tout seul, à vouloir être présent sur tous les fronts, à vouloir placer ses pions à tous les postes stratégiques, l’actuel président de la République a cadenassé chacun des postes qu’il a occupés. Au point d’annihiler toute concurrence, quitte à rendre impossible toute succession viable.

Certes, il s’agit généralement de l’apanage des grands hommes d’Etat, mais ses prédécesseurs ne se sont toutefois pas révélés aussi « efficaces ». Jacques Chirac a flingué Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand a éliminé Michel Rocard, mais ils ont toujours eu à affronter une concurrence coriace au sein de leur propre camp. Tandis qu’autour de Nicolas Sarkozy, la vie politique française ressemble à un champ de ruines.

Après Nicolas Sarkozy, le chaos, que ce soit à la marie de Neuilly, au Conseil général des Hauts-de-Seine, à l’UMP ou au ministère de l’Intérieur. Une manière de procéder qui a fait ses preuves et qu’il tente de reproduire à l’Elysée.

A la mairie de Neuilly

« Tempête au royaume de Sarkozy », « Psychodrame à Neuilly », les hyperboles étaient de sortie au mois de février pour décrire la déroute de l’UMP dans le fief que Nicolas Sarkozy a dirigé dix-neuf années durant. Arrachée en 1983 au nez et à la barbe de Charles Pasqua, la mairie de Neuilly-sur-Seine a été le laboratoire et l’ascenseur politique du jeune Nicolas.

Charles Pasqua (Charles Platiau/Reuters)L’histoire de sa première élection mérite d’être contée, elle sera le symbole de son parcours politique. Achille Peretti, maire historique de la ville huppée des Hauts-de-Seine, décède. Charles Pasqua apparaît comme son successeur naturel. Mais, momentanément hospitalisé, ce dernier charge Nicolas Sarkozy de le représenter durant la brève campagne.

Il accepte et démarche un à un tous les futurs conseillers municipaux… en son nom propre. Charles Pasqua, qui ne se doute de rien, l’apprend à sa sortie de l’hôpital. Trop tard. Nicolas Sarkozy souffle le siège de premier édile à celui qui a été son mentor et le témoin de son mariage avec sa première femme, Marie-Dominique Culioli.

Un tueur politique est né. Il régnera sans partage jusqu’à son retrait aux élections municipales de 2002. Sans partage, donc sans adversaire. Déjà. Un maire, que chacun qualifie « de transition », est désigné en 2002: Louis-Charles Bary. Trop méconnu et trop âgé pour faire de l’ombre au nouveau ministre de l’Intérieur ou pour ne pas inscrire sa politique dans la continuité. La rupture, ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Arrivent les élections municipales de 2008. Un leader doit s’imposer, mais lequel? Les élus neuilléens ont bien quelques noms en tête mais rien de très ronflant. Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, leaders de l’UMP local, en tête. Mais Nicolas Sarkozy trouve la solution à l’Elysée, parmi les proches de sa seconde femme, Cécilia Sarkozy: ce sera le porte-parole du Palais, David Martinon.

David Martinon (Benoit Tessier/Reuters)Hué dès les premières réunions publiques, le parachuté Martinon n’arrivera jamais à se faire accepter de cette sphère politique fermée. Une sphère qui fait émerger Arnaud Teullé, Marie-Cécile Ménard et Jean Sarkozy, fils de papa, pour faire couler l’étoile filante de l’Elysée, en s’appuyant sur un sondage contesté le donnant perdant face au candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin.

La crise est ouverte et l’avance de Jean-Christophe Fromantin se creuse. Quasi inconnu jusque-là, mais Neuilléen pur souche, le jeune industriel quadragénaire se retrouve en position de force. Nicolas Sarkozy n’a plus le temps de se choisir un dauphin, même parmi les tombeurs de David Martinon, et se retrouve contraint d’adouber Jean-Christophe Fromantin.

Le candidat divers droite se paye le luxe de choisir ses colistiers et d’être élu avec le soutien de l’UMP sans avoir besoin d’adhérer au parti. Il a réussi un pari qui paraissait totalement impossible quelques mois plus tôt. Pas sûr, toutefois, qu’il dispose de l’influence nécessaire pour parvenir à conserver la ville plus d’un mandat. La course à la difficile succession de Nicolas Sarkozy à Neuilly est toujours ouverte.

Au Conseil général des Hauts-de-Seine

Fait inédit: un président de la République est également conseiller général. La situation a duré un mois après son élection à l’Elysée. La raison, là encore: régler à la va-vite une succession qui n’avait pas été préparée. Président du Conseil général des Hauts-de-Seine depuis 2004, Nicolas Sarkozy a alors fait usage de ses outils de fin stratège politique.

Patrick Devedjian (Alessandro Bianchi/Reuters)Ulcéré de ne pas faire partie du casting gouvernemental, l’ex-ministre Patrick Devedjian exige un second lot de consolation après le secrétariat général de l’UMP: la tête dudit Conseil général. Mais, problème: si Nicolas Sarkozy démissionne de son poste, l’élection partielle d’un nouveau conseiller général devra être organisée et repoussera la désignation d’un nouveau président de plusieurs mois.

Qu’à cela ne tienne, le récent chef de l’Etat quitte son poste de président du Conseil général, mais demeure conseiller. Aucun siège n’est vacant et il est alors possible de procéder à l’élection d’un nouveau président de la collectivité locale. C’est chose faite le 1er juin 2007: Patrick Devedjian est élu. Nicolas Sarkozy peut enfin abandonner son mandat de conseiller général.

Si Patrick Devedjian était pressé, c’est parce qu’il savait qu’il était plus facile de se faire élire immédiatement après l’appui officiel de Nicolas Sarkozy, plutôt que de laisser passer quelques mois et de voir éclore une opposition à sa candidature. Car opposition il y a: elle est menée par la très influente épouse Balkany, Isabelle, qui se serait bien vu à sa place, étant comme lui déjà conseiller général, en plus d’être une proche de Nicolas Sarkozy.

Jean Sarkozy (Benoit Tessier/Reuters)L’homme lige de Nicolas Sarkozy ne va cependant pas tarder à voir son pouvoir contesté. Mais il était loin de se douter que son adversaire allait être le propre fils du chef de l’Etat. Après l’épisode des municipales, Jean Sarkozy se rabat en effet sur l’élection cantonale de Neuilly-Sud, qu’il remporte haut la main au mois de mars. Son marche-pied à lui sera le Conseil général.

Isabelle Balkany y voit le moyen d’affaiblir Patrick Devedjian et met ses réseaux au service de Jean Sarkozy. Première bataille, première victoire: alors que Patrick Devedjian soutenait le centriste Hervé Marseille pour la tête du groupe UMP-Nouveau Centre du Conseil général, Jean Sarkozy lui annonce par simple lettre, quatre jours avant le vote, qu’il se présente aussi. Hervé Marseille est contraint de se retirer pour ne pas être défait et Patrick Devedjian d’apporter son soutien à Jean Sarkozy. Encore un successeur de Nicolas Sarkozy en position bien délicate.

par La boulange publié dans : Petits commentaires sur Sarkozy
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Mardi 5 août 2008

Le Conseil général des Landes, présidé p