Encore un exemple de la méthode Sarkozy quand il s'agit de se faire élire ...

n une semaine, le dossier Airbus a fait bouger les lignes politiques de la campagne électorale. Alors que les salariés de l'avionneur européen manifestaient, mardi 6 mars, contre le plan de restructuration Power 8, les principaux candidats à l'élection présidentielle, à l'exception de Jean-Marie Le Pen, sont parvenus à un quasi-consensus : l'Etat français est prêt à remettre de l'argent frais dans le capital du groupe aéronautique.
A commencer par Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP, qui a estimé, lundi à Toulouse, que
"le rôle de l'Etat est essentiel".
"Je ne vois pas comment l'Etat peut se désintéresser d'une entreprise dont il est l'actionnaire", a-t-il martelé. Une position qui n'a plus rien à voir avec celle qu'il avait adoptée le 28 février, à Paris :
" (Airbus) n'est pas un problème franco-allemand, mais un problème d'actionnaria
t (...) Je ne considère pas que les Etats soient les partenaires les plus avisés."Entretemps, le dossier a pris une dimension politique. Les 10 000 suppressions d'emplois programmées, dont 4 300 en France, ont ravivé les inquiétudes des salariés sur les délocalisations et la perte de compétitivité française.
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