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Le gouvernement actuel avec Sarkozy et Breton se refuse à publier les chiffres du chomage.

Arguant que les données ne sont pas encore travaillées, que tout n'est pas  remonté, Thierry Breton , le sémillant ministre des finances  ne veut pas donner les chiffres annuels de 2006.
Trois reflexions me viennent:
       1/ Thierry Breton ex PDG de France-Telecom était assez prompt à mettre sur la place publique des chiffres du CA de FT même non vérifiés et en avance par rapport à ses prédecesseurs.
       2/ C'est se foutre de la g.... des travailleurs de l'INSEE ou autres services publiques de faire croire qu'ils ne bossent pas et ne sont pas capables de donner ses chiffres.
       3/ Les chiffres sont ils tellement mauvais ou alors la tricherie (voir ci dessous quelques explications)  non achevée pour empécher la publication d'un chiffre qui sous tous les gouvernants ( y compris de Gauche) ont été publié en début mars.

Est-il possible de tricher avec les chiffres du chômage ? Cela dépend ce que l'on compte... Qu'ils soient relevés par l'Insee (Institut national de la statistique), la Dares (Direction de la recherche et des études du ministère du Travail), l'ANPE (Agence nationale pour l'emploi), l'Unédic (assurance chômage), l'Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale), les chiffres mesurant le nombre de personnes actives ou cherchant un emploi ne sont pas contestés. Mais la définition même du chômage laisse une marge d'interprétation que tous les gouvernements ont su utiliser pour présenter favorablement le résultat supposé de leur action. Liste (non exhaustive) de huit petites ou grosses astuces permettant de baisser artificiellement le taux de chômage.
 


  
 
1. Radier les chômeurs 
C'est le plus simple : on demande aux services de l'emploi de renforcer les contrôles, en particulier de vérifier que le demandeur a effectué suffisamment d' «actes positifs de recherche d'emploi». Si ce n'est pas le cas, le chômeur est rayé de la liste. Depuis un an, l'ANPE est ainsi passée de 33 000 à 40 000 radiations par mois en moyenne. Cela ne suffit pas, loin de là, à expliquer la baisse du chômage. Mais cela y contribue.
2. Laisser se développer l'emploi précaire 
Un salarié qui alterne chômage et missions d'intérim ou contrats à durée déterminée, n'est pas un chômeur dit «de catégorie 1». L'enquête emploi de l'Insee les réintègre après coup dans les statistiques. Ils sont de plus en plus nombreux.
3. Multiplier les convocations 
Personne ne reprochera à l'ANPE de mieux suivre les demandeurs d'emploi en les convoquant une fois par mois au lieu d'une fois par trimestre pour leur prodiguer de judicieux conseils. Mais, au passage, on multiplie par trois la probabilité que le demandeur ne se présente pas au rendez-vous. Effet garanti.
4. Durcir les conditions d'indemnisation 
Pourquoi s'inscrire aux Assédic et à l'ANPE si l'on n'a droit à aucune allocation ? Pour l'ANPE, ces personnes n'existent pas, alors qu'elles sont bien sans emploi, disponibles, et à la recherche d'un travail. Elles ne seront réintégrées dans les statistiques qu'un an plus tard, lors de l'enquête emploi de l'Insee.
5. Dispenser de recherche d'emploi 
Les préretraites et autres dispenses de recherche d'emploi pour les salariés âgés sont largement pratiquées, même si, officiellement, elles sont en voie de disparition. Ce fut pendant des années, avec le service militaire pour les jeunes, un des moyens les plus efficaces de retirer du marché du travail des générations fortement touchées par le chômage.
6. Envoyer en formation 
Placer un chômeur en formation professionnelle ne peut qu'aider à son reclassement. Mais, au passage, le demandeur d'emploi n'est plus comptabilisé comme tel : il devient stagiaire de la formation professionnelle. C'est aussi le cas des salariés licenciés qui optent pour la convention de reclassement personnalisé (CRP), une formule lancée il y a moins de deux ans et qui rencontre un grand succès, car elle est mieux indemnisée. L'an dernier, elle a concerné 13 000 demandeurs d'emploi.
7. Pousser le chômeur à créer son entreprise 
Peu importe que le projet soit flou et le risque d'échec important, le demandeur d'emploi n'apparaît plus comme tel. Il devient travailleur indépendant.
8. Encourager le congé parental 
Autre moyen de réduire le nombre de chômeurs : la politique familiale. Tous les gouvernements l'ont pratiqué, avec plus ou moins d'effet sur le retrait du marché du travail des parents d'enfants en bas âge.

Bon à vous de juger du sérieux de l'équipe Sarko/Villepin/Breton.

Allez à la prochaine!
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