Elues au Conseil régional ou candidates aux législatives, elles collectent des signatures de femmes d'Aquitaine PHOTO CLAUDE PETIT
Lancée voici une dizaine de jours par des élues socialistes et radicales de gauche du Conseil régional, l'initiative de créer un collectif aquitain de soutien à Ségolène Royal a d'ores et déjà permis de recueillir trois mille signatures dans la région. Hier ces élues étaient réunies à la fédération du PS de Gironde aux côtés des candidates aux législatives du département. « A la veille du premier tour on n'arrive pas à croire qu'il reste encore 40 % d'indécis. On s'est dit que les femmes d'Aquitaine devaient se mobiliser, dire très fort pourquoi elles s'engagent », explique Françoise Cartron, vice-présidente de la Région et maire d'Artigues. Comme nombre de ses collègues élues à l'initiative de cet appel, elle est une militante acharnée des droits de la femme. « Les femmes sont les plus exposées à la précarité, au travail à temps partiel, aux bas salaires, à la sous-qualification », rappellent ces élues déterminées à faire passer le message.
Autre cheval de bataille et pas des moindres : la lutte contre les violences faites aux femmes : « Ségolène Royal s'est engagée à faire voter une loi-cadre sur ce sujet. » Chacune décline les réalités vécues sur le terrain, pointe les difficultés rencontrées par les femmes tant en milieu urbain que rural. Cela concerne non seulement l'emploi mais aussi la santé, la garde des enfants, etc. » « Le pacte présidentiel de Ségolène Royal est le seul projet à répondre à ces problématiques de façon concrète et cohérente. Dans aucun autre programme, on a une telle chance de faire progresser la situation des femmes dans le pays », plaident-elles tour à tour. Certes, elles reconnaissent que cette image féministe de leur candidate n'est pas toujours perçue. Que certaines femmes de gauche ne se reconnaissent pas en elle et dans le modèle qu'elle représente. « Mince, avec quatre enfants, pas mariée, en bossant comme elle a dû le faire, elle a quand même réussi à s'imposer ! », s'exclame Gatienne Doat, élue de Dordogne. « Elle défend tous les thèmes que les femmes défendent depuis des années », renchérit Françoise Cartron. « Les femmes se méfient toujours des femmes, sinon elles seraient déjà au pouvoir », se lamente une autre élue. Solange Menival pense plutôt que « Ségolène Royal a pris tout le monde par surprise, par sa fougue, sa féminité ». Aujourd'hui, elle incarnerait, selon Michèle Delaunay, « le féminisme de la maturité », celui du combat « pour l'égalité pour tous et pas seulement pour les femmes ». Ce serait les clefs de son succès, de cette « adhésion populaire » que le collectif souhaite victorieuse.
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