PRESIDENTIELLE. -- Suite des
réactions après l'élection, dimanche, de Nicolas Sarkozy à la tête du pays
: Propos recueillis par Olivier Delhoumeau
Pascale Got (candidate PS aux législatives dans le Médoc) :
« Je suis satisfaite à plus d'un titre. Primo, le Médoc enregistre un fort taux de participation. Secundo, UMP et PS sont quasiment à 50-50 dans le
Médoc. A 300 voix près, la Ve circonscription a failli dévier de la tendance nationale. Ce résultat m'incite à poursuivre la campagne des législatives sur la voie que je me suis
fixée.
Désormais, on ne pourra plus se faire élire en dehors de tout projet, de tout engagement et de tout bilan. C'est donc sur un bilan que je me ferai élire.
La venue (demain) de Jean Glavany, sera le moyen de lancer très ouvertement cette campagne. » Yves Lecaudey (conseiller général PS du canton de Castelnau) :
« C'est une déception, mais pas une grosse surprise. Il faut être honnête, même si on avait quelques doutes sur les derniers sondages, on ne se faisait
guère d'illusions. S'agissant du Médoc, on constate que la gauche fait mieux que résister. Par conséquent, tout devient jouable dans le cadre des législatives.
Il ne faut pas oublier que les cantons de Blanquefort et de Castelnau, où Royal arrive en tête, rassemblent 59 310 électeurs. Les quatre autres cantons
réunis en totalisent 35 943. Pour que Régère puisse bénéficier de l'attractivité de Sarkozy, il va devoir prouver qu'il est dans la même lignée que le futur président en terme
d'efficacité.
Il y a un autre élément très important, les 18 % de Bayrou au premier tour de la présidentielle. On va bien les retrouver sur le candidat UDF. Je ne suis
pas du tout persuadé que celui-ci soit enclin à se désister en faveur de la droite au second tour des législatives. On pourrait donc bien assister à une triangulaire. Une chose est sûre, les
électeurs jugeront les projets et l'énergie que les candidats mettront à les convaincre. » Joan Taris (candidat UDF aux élections législatives) :
« D'une part, les chiffres montrent que les électeurs de François Bayrou au premier tour se sont reportés de manière assez égale entre Sarkozy et Royal.
Les votes blancs représentent une troisième part significative. Ce constat est particulièrement valable à Blanquefort. Il montre le caractère réellement centriste de l'électorat Bayrou. On devra
naturellement en tenir compte.
D'autre part, le score de la gauche réalisé à Blanquefort se situe dans une fourchette assez moyenne. Globalement, il y a très peu de voix de différence
entre Royal et Sarkozy. On est typiquement dans le Médoc radical, modéré, balancé. Pour moi, cela ne change rien à l'affaire. Je partirai sous les couleurs du Mouvement démocrate qui sera créé
jeudi à partir de l'UDF.
Pour équilibrer le pouvoir, il faut un parti de bon sens. Un parti capable de soutenir ce qui va et de s'opposer à ce qui ne va pas. Un parti qui défende
l'intérêt général de manière pragmatique, dossier par dossier, sans a priori. Le Mouvement démocrate sera le mieux placé pour répondre à ces critères ».
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