Les journaux et la meute sarkozienne parlent d’ouverture, sous le prétexte que les ministres du prochain gouvernement n’appartiendront pas tous à l’UMP.
Chacun aura noté que cette pratique politicienne sert à empêcher la nation de s’emparer du vrai débat d’aujourd’hui, c’est-à-dire choisir une majorité à l’assemblée nationale. Le lendemain de
cette élection verra sans aucun doute s’affirmer la politique de droite-droite promise pendant la campagne présidentielle.
Si j’étais un électeur sincère et convaincu de l’UMP, j’aurais du mal à comprendre mon chef, que l’on présente comme un personnage concret et pragmatique mais dont la pratique sème la confusion.
Mais je n’ai pas cette tendance, et ma meilleure volonté ne sait pas trouver un message clair dans la démarche du nouveau président.
Une politique d’ouverture consiste à comparer des projets et à chercher ensemble, d’égal à égal, des points de convergence que l’on peut mettre en œuvre dans l’intérêt général. Ségolène Royal et
François Bayrou en ont donné un exemple entre les deux tours. Rien de cela n’existe dans le débauchage de personnalités qui ont été du centre ou de gauche.
Tout cela continue à ressembler à un mauvais film. Et la seule ouverture réelle ce mercredi, c’est celle du festival de Cannes.
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