L'enquête avait ensuite démontré que Suez avait commandité des intrusions informatiques chez Electrabel. Pour se défendre, l'un des
"plombiers" avait assuré qu'il était en mission afin de vérifier la fiabilité du système informatique. Il voulait ainsi contrôler l'ordinateur d'un cadre suspecté de divulguer des
informations confidentielles à l'extérieur.
Pour le parquet de Bruxelles, il s'agissait de "hacking, tentative de hacking, et interception de communications privées". Suez craignait
visiblement que sa filiale belge, très rentable, veuille se détacher de sa maison mère. En août 2006, le parquet a requis le renvoi en correctionnelle dans cette affaire de cinq
responsables d'Electrabel et de Suez, dont Patrick Ouart.
Du côté de l'Elysée, on ne fait aucun commentaire. Pour sa part, Patrick Ouart dit attendre avec "sérénité" la décision de la justice belge.
Le nouveau conseiller pour les affaires judiciaires du président Sarkozy a souligné que la justice belge "a abandonné l'essentiel des poursuites qui avaient été engagées". Pour lui, "il
demeure une différence d'appréciation sur la législation belge en matière de sécurité informatique".
A noter que la date d'un éventuel procès n'a pas été fixée.
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