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e secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a
critiqué l'annonce mercredi 23 mai par le premier ministre François Fillon d'un agenda de réformes alors il n'y a "pas de calendrier" encore négocié avec les syndicats.
"Si on vient pour qu'on nous dise : voilà comment faire, ce n'est pas un débat, et si le calendrier nous est imposé, il n'y a pas de discussions. Pour l'instant, il n'y a pas de calendrier", a déclaré M. Chérèque, en marge du congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES), à Séville, en Espagne.
Plus tôt, M. Fillon a déclaré sur Europe 1 que le nouveau gouvernement laissait "jusqu'à la fin de l'été" aux syndicats "pour faire des propositions" sur le service minimum en cas de grève dans les transports publics, faute de quoi il proposerait un projet de loi "au début du mois de septembre". Il a ajouté que le gouvernement donnait "jusqu'à la fin de l'année" aux partenaires sociaux pour travailler sur le contrat de travail unique. "Nous entendons ce que dit le premier ministre mais nous attendons du président et du gouvernement qu'ils laissent toute sa place au dialogue social, ce qui sous-entend qu'ils ne prédéterminent pas unilatéralement le calendrier et les conclusions des discussions", a insisté l'un des secrétaires nationaux de la CFDT, Marcel Grignard. La CFDT reste toutefois "disposée à ce que le dialogue permette d'aborder la question de la prévention des conflits et de la préservation de l'intérêt des usagers dans le cas de grèves dans les services publics", a précisé M. Grignard. De même, "elle souhaite engager des négociations entre partenaires sociaux pour trouver des solutions améliorant sérieusement l'ensemble de ce qui touche au marché du travail dans l'objectif d'améliorer la situation de l'emploi", a-t-il ajouté. |
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