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Selon le texte, les étudiants exerçant une activité salariée pour financer leurs études seront exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'à 25 ans dans la limite de trois smic mensuels par an, "soit sur la base du smic au 1er juillet 2006, de 2.510 à 3.750 euros", comme l'a indiqué Gilles Carrez, rapporteur général du budget.
Cette mesure sera applicable à partir de l'imposition des revenus de l'année 2007. Elle devrait coûter quelque 40 millions d'euros selon les estimations de Christine Lagarde, ministre de l'Economie.
En réalité, ce nouveau texte a pour objectif d'étendre le champ d'application d'une mesure déjà existante. Aujourd'hui, les "jobs" d'été, dans la limite de deux smics mensuels par an jusqu'à 21 ans, sont défiscalisés. Demain, les revenus gagnés pendant l'année scolaire seront aussi concernés.
L'opposition s'est interrogée sur le "but de cette mesure": "vous normalisez une anomalie, celle de l'obligation faite" aux étudiants "de travailler" en plaidant pour un "véritable statut de l'étudiant", a souligné Roland Muzeau (PC). Pascale Got (PS), elle, a regretté que cette mesure ne s'inscrive pas "dans un projet beaucoup plus global" pour ne pas être un simple "palliatif aux défaillances de notre système d'aide sociale".
Les députés ont encore du pain sur la planche. Il leur reste encore à examiner de nombreuses mesures phares comme l'allègement des droits de succession ou le bouclier fiscal. Sans oublier l'amendement UMP portant de 20% à 30% l'abattement ISF sur la résidence principale. Les débats devraient se poursuivre jusqu'à vendredi soir. "
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