Emprunté au site de Désirs d'Avenir du Gers.........
"Les proches de Ségolène Royal se sont retrouvés lundi matin autour de l'ex-candidate pour une réunion de travail sur la campagne, un peu plus de deux mois après la défaite socialiste à la
présidentielle.
Une trentaine de personnes de l'équipe de campagne participaient à cette réunion à huis clos dans une salle de l'Assemblée nationale, notamment les anciens codirecteurs de campagne Jean-Louis
Bianco et François Rebsamen, Delphine Batho, qui a succédé à Mme Royal dans sa circonscription des Deux-Sèvres.
A la sortie de la réunion, Ségolène Royal a dit à l'AFP qu'il fallait que les socialistes examinent "avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés" durant la
campagne, sur lesquels, a-t-elle dit, "il faut continuer à travailler".
"Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints (...), même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan
pendant la campagne", a-t-elle ajouté.
Jean-Louis Bianco a parlé de "séance de travail amicale, sympathique, pleine d'énergie". "On travaille, on réfléchit, on prépare l'avenir, on fera la synthèse le moment venu, à soumettre au débat
collectif du parti socialiste, dans les prochaines semaines et à la Rochelle", dans le cadre de l'université d'été du PS, fin août, a-t-il déclaré à la presse.
Selon lui, le but de l'équipe Royal est de faire "une analyse de ce qui a été fait, et pas bien fait", mais aussi une "analyse idéologique depuis 2002".
Il a dépeint l'ex-candidate comme "sereine, détendue, déterminée".
François Rebsamen a abondé dans le même sens en parlant de "séance de travail pour analyser les forces et les faiblesses (...) de la gauche en général".
Pour expliquer les raisons de l'échec, "les tendances sont lourdes, profondes, et ne datent pas d'aujourd'hui", a-t-il dit, notant que depuis 1993 "le PS ne vole pas de succès en succès".
Pour lui, "ce qui a été lancé pendant la campagne ne doit pas disparaître", et doit aider à "déboucher sur une vision prospective de la société". "Notre travail doit permettre au PS de se rénover",
a-t-il dit.
"On n'est pas dans la revanche, dans la vengeance, on est dans l'analyse", a dit encore le maire de Dijon.
Des parlementaires proches de la présidente de Poitou-Charentes et des personalités extérieurs au PS les ont rejoints dans l'après-midi, pour une séance élargie à plus d' une centaine de
personnes.
Mes forces et mes faiblesses
"J'ai compris mes forces et mes faiblesses", a confié à l'AFP l'ex-candidate, qui a employé plusieurs fois un mot qu'elle évite d'ordinaire, celui de "défaite". "Certes nous avons perdu mais nous
avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers", a-t-elle ajouté.
Côté forces, elle a rappelé que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle a rappelé aussi ses "intuitions", même si
elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner
les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a-t-elle déclaré.
Pour elle, le parti socialiste devrait examiner ces éléments "avec beaucoup de clairvoyance". Des éléments sur lesquels "il faut continuer à travailler" et dont il faut "tirer les conséquences en
termes d'actions concrètes", et qui devraient servir selon elle d'"éléments de travail pour continuer la refondation du parti". Ces éléments devraient permettre selon elle de rendre le PS plus
"attractif".
Elle a reconnu, côté faiblesses, les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle a réitéré ses regrets de n'avoir pas fait elle-même,
quand elle était à Paris, les points de presse quotidiens de campagne. "C'est moi qu'on attendait", a-t-elle dit.
Elle a regretté aussi que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence" et a notamment estimé que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue
très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt".
Ségolène Royal a déclaré qu'elle allait mettre en place un groupe de travail pour analyser les dernières campagnes et qu'elle présenterait une première synthèse le 25 août à la Fête de la rose de
Melle (Deux-Sèvres), assurant qu'elle participerait ensuite à l'université d'été du PS, du 31 août au 2 septembre. " Mon action se situe à l'intérieur du Parti socialiste ".
Les participants à la réunion ont manifesté leur satisfaction.
"On s'est dit ce qu'on avait sur le coeur", "la façon dont chacun avait vécu cette campagne", a indiqué Najat Belkacem.
Source : Avec AFP
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