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Dans la scénographie politique, c'est
devenu un grand classique. Le perdant du second tour de l'élection présidentielle a tous les torts. En 2002, Lionel Jospin a subi une charge d'autant plus rude qu'il avait été éliminé au
premier tour. Cette année, le malheur aux perdants s'abat sans surprise sur Ségolène Royal. La première salve a été tirée par les lieutenants de ses deux rivaux à la primaire socialiste. Celui
de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis, se livre dans Parti pris (Plon, 302 p., 18,50 euros) à un récit critique, mais sans acrimonie, de la campagne. Celui
de Laurent Fabius, Claude Bartolone, se montre plus sévère, jugeant dans Une élection imperdable (L'Archipel, 162 p., 14,95 euros) que c'est la candidate qui a "plombé" sa campagne.
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