Faut-il être con dans ce pays pour devenir journaliste ?
Par cette question, je veux dire : La flagornerie est-elle un critère de recrutement au sein des médias français ? La capacité à recopier « en mode verbatim » les communiqués du pouvoir
suffit-elle à avoir une carte de presse dûment numérotée ?
Il y a quatre mois, notre presse -toute notre presse : écrite, parlée et filmée- louait unanimement un 14 juillet de rupture, au motif que le Guide Suprême ne s’exprimait pas publiquement, contrairement à la tradition.
Aujourd’hui les mêmes, toujours aussi unanimes, louent un 11 novembre de rupture, au motif que le toujours Guide Suprême s’exprime publiquement, contrairement à la tradition.
La réponse à ma question initiale est finalement simple : pour être journaliste, il suffit de prendre les gens pour des cons.
Quand je pense que Norman Mailer est mort. C’est aussi bien pour lui de ne pas contempler une telle répétition de bassesses serviles.
Finalement, la différence entre 1918 et 2007, c’est que la presse était à l’évidence bien plus libre à l’époque.
Un coup de gueule d’ Etienne FILLOL pour son blog
J’aurais du mettre le nouvel hymne des journalistes : “Lêche bottes blues” de Eddy Mitchel… Il est introuvable complet sur la toile… Un nouveau cas de censure ?



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