Entre économie et histoire, l’actuel président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) ne se destinait pas à une carrière politique. Et pourtant, Vincent Feltesse est désormais
le secrétaire national adjoint aux nouvelles technologies du Parti socialiste.
A l’adolescence, déjà, son cœur balance. L’école des Hautes études commerciales (HEC) ? Il y entre pour suivre sa petite amie et « voir ce que c’était », assure-t-il dans un entretien à
Sud Ouest. Une autre passion le pousse à soutenir une thèse à Sciences Po Paris : l’histoire contemporaine.
Ses études influencent d’ailleurs ses premiers pas dans le monde du travail : il débute à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et écrit pour La Revue d’économie financière.
Il enseigne également l’histoire en Mélanésie, en Océanie, et participe à de nombreux festivals, dont celui de Pessac (Gironde). A cette occasion, il rencontre, par hasard, un certain Alain
Rousset, marquant ainsi ses premiers pas en politique.
Sous l’aile de Rousset
1994 est une date décisive dans la carrière politique de M. Feltesse. Il devient le conseiller technique d’Alain Rousset, alors vice-président du Conseil général de la Gironde, avant de le
suivre, en 1998, au cabinet de la région Aquitaine.
Enfin, 2001 symbolise l’année de sa consécration : élu maire socialiste de Blanquefort, il intègre par la même la CUB. Il y est d’abord nommé vice-président en charge des affaires
naturelles avant d’en prendre la présidence, en juillet dernier.
Un homme de communication
L’évolution de la vie politique passe pour lui par la communication et ses nouveaux vecteurs. C’est pourquoi, en plus d’enseigner la communication politique et publique à l’Institut
d’études politiques de Bordeaux, le « Monsieur Internet » du PS a joué un rôle primordial en organisant la campagne en ligne de Ségolène Royal aux présidentielles.
« Internet est un enjeu capital pour aider à absorber le fossé entre les Français et la politique », a-t-il confié au Monde en septembre dernier.
Il lui faudra combler celui entre la gauche et les Bordelais avant les municipales, dont il tiendra une des clés grâce à son rôle dans la communication. Toujours dans l’ombre d’Alain
Rousset.
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