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Texte Libre

Les familles de la gauche se sont réunies pour un grand meeting de campagne, joyeux et festif, autour d’Alain Rousset. Bertrand Delanoë venu le soutenir, a fait part de son expérience de la conquête de Paris qu’on disait en son temps imprenable...Clef de la réussite : le rassemblement.

On chantait déjà dans les rangs du théâtre Fémina lorsque Alain Rousset et Bertrand Delanoë en ont franchi les portes. On scandait « Rousset-à-Bordeaux-en-2008 » sur fond de cornes de brumes, entrecoupés d’atchik-atchik. Tout le théâtre applaudissait, debout, partout, au rez-de-chaussée comme au balcon. Les familles de la gauche savouraient le plaisir d’être ensemble.

Elles n’ont pas été déçues. Alain Rousset a donné le ton du rassemblement : « en tant que président de Région et lorsque j’étais président de la CUB, j’ai toujours soutenu les dossiers de Bordeaux, comme je viens de le faire pour la candidature de notre ville comme capitale européenne de la culture en 2013. Car je considère que l’Aquitaine doit avoir une capitale forte. Il ne servirait à rien que la Région investisse dans des usines, dans des emplois de demains, si Bordeaux, capitale de l’Aquitaine n’était pas en tête de ce développement économique vital. C’est pourquoi je n’ai jamais fait de distinction entre les intérêts de Bordeaux et ceux de l’Aquitaine. Je suis le candidat de la réconciliation de Bordeaux avec son environnement ».

Le rassemblement et la réconciliation, Bertrand Delanoë en a aussi l’expérience : « je suis heureux d’avoir inauguré à Paris la Place Jacques-Chaban Delmas, grande figure de la Résistance. Notre idéal politique s’est forgé sur l’Histoire, et nous devons respecter notre Histoire. Mais Bordeaux mérite cette alternance qui lui a été refusée depuis 1947. Bordeaux a besoin de s’aimer elle-même. Par une politique de solidarité, elle se doit d’aimer tous ses enfants, tous ses quartiers, tous ses habitants et toutes les générations. La solidarité par le logement social par exemple doit s’appliquer dans la communauté urbaine ET dans la ville centre. Nous, gens de gauche, nous voulons mettre le développement économique, l’investissement pour créer des richesses, au service de la solidarité et du progrès social. Mais vous parviendrez à atteindre ce but à Bordeaux parce vous êtes rassemblés, parce que vous avez choisi de mêler vos différences et que vous êtes plus grands et plus forts ensemble que séparément ». 

 

Bertrand Delanoë a trouvé un écho avec Vincent Maurin : « Juppé peut trembler de voir la gauche unie, nos militants vont se démener pour faire gagner Alain Rousset ». Puis Pierre Hurmic : « Bordeaux vit une longue saison climatique monotone depuis 60 ans ! Un vent nouveau souffle sur Bordeaux avec Alain Rousset,  les Verts ne vont pas jouer le rôle du coupe-vent ! Nous allons prouver que Bordeaux, qui n’a toujours pas adopté d’agenda 21, peut être un îlot de résistance à la politique néfaste de Nicolas Sarkosy ».

Au tour des femmes de l’équipe avec Françoise Jeanson, ancienne présidente de Médecins du Monde : « Je suis une humanitaire, j’ai voyagé partout dans le monde, je rejoins une équipe qui a envie de travailler et qui veut retisser des liens de solidarité avec les pays du sud. Je vais faire du véritablement co-développement, Bordeaux a toujours été en lien avec les pays du sud. Sarko fait, lui, une politique qui divise avec son discours de Dakar. Nous voulons, nous, faire une politique qui unit ».

Michèle Delaunay est montée alors sur scène avec un parapluie. Interrogations. « Alain Juppé découvre qu’il peut être maire à plein temps. Je me réjouis que nous l’ayons grandement aidé à cette idée là ! Je remarque aussi qu’il met du temps à inviter Nicolas Sarkosy à Bordeaux. Moi, j’invite M.Sarkosy à venir soutenir M.Juppé ! C’est un président qui rabaisse quotidiennement sa fonction,  il empile les lois inutiles et iniques et chaque jour qui passe, M.Sarkosy fait campagne pour nous ! »...

Le parapluie, c’était pour Bertrand Delanoë.  Elle le lui offre : « te souviens-tu lorsque tu étais venu me soutenir contre Alain Juppé ? Il pleuvait des cordes ... et j’ai gagné. Aujourd’hui, il pleut averse ... C’est bon signe ! ».

Pour le plaisir.....

Delanoë part à la reconquête de Paris en Vélib'
© PLACIDE
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