Je sais encore compter et je vous assure qu’il y a 3 Alain engagés dans la campagne des municipales de Bordeaux.
Il y a Alain Rousset, le challenger, l’homme de terrain qui bat la campagne avec son
équipe. Attentif, à l’écoute, il ose dire qu’il veut aborder des problèmes insoupçonnés dans cette ville et qu’il
s’appliquera à mettre tout son savoir-faire au service des Bordelais. Son programme de campagne est un vrai travail de fond. Des idées concrètes sur chaque dossier, une vision de gauche
appliquée à la ville de Bordeaux. Un rempart à la précarité, un partage des richesses, un renouveau économique nécessaire afin d’éviter que Bordeaux, lorsque Paris ne sera plus qu’à 2 h de TGV,
ne devienne une ville dortoir. Une vision de la culture à la fois concertée et audacieuse, avec la mise en place d’événements de retentissement national ou international, mais également une
culture de proximité, grâce à des lieux de création et d’expression ouverts à tous. N’oublions pas que Sigma et le Mai Musical ont été enterrés par le maire actuel et que rien – pas même le
chaotique Nov’art – n’a su les remplacer. La culture, c’est tout de même le reflet d’une certaine vision de la gestion municipale…
Alain Rousset est un homme qui sait gérer une ville, qui a présidé la CUB, et qui sait par conséquent que si Bordeaux basculait à gauche, il y aurait enfin
une véritable politique de coopération entre la ville-centre et son agglomération.
Il y a le « Alain Juppé ordinaire », celui que le monde entier nous envie. L’homme chaleureux, aimable, proche de ses concitoyens. Un maire à
plein temps, dévoué corps et âme à sa ville, et qui a préféré une carrière locale à un destin national… Un homme qu’on ne nous présente plus qu’entouré de jeunes, ou en train de danser avec une
jolie femme. Un maire qui a su, durant son court mandat (je parle du dernier…), s’occuper de tous les quartiers de Bordeaux, Belcier, le Grand Parc (eh oui, la piscine, restée fermée pendant 10
ans, a rouvert ses portes comme par miracle avant les élections) et Caudéran (un peu mais pas trop quand même)… Bref, un partage harmonieux des richesses. L’emploi, son obsession (il y a même
une maison de l’emploi à Bordeaux !), auquel la ville apporte des moyens à la hauteur des enjeux. Résultat : au pays des « Bisounours » et du « Juppé ordinaire », tout est
lisse et joyeux. L’homme est sans calcul, seule sa ville l’intéresse. Rien d’autre, je vous dis ! SA ville à cœur, en quelque sorte….
Et puis il y a le 3e Alain, celui qu’on essaie de nous faire oublier. Alain Juppé, le vrai, le fondateur de l’UMP, le frère rival de Nicolas
Sarkozy. Mais leur « brouille » est une simple querelle de pouvoir, le
deuxième l’ayant ravi au premier. Avez-vous entendu Alain Juppé s’émouvoir des folies présidentielles, des tests ADN, de la loi sur la récidive, de la politique d’immigration, de l’accueil
réservé à Khadafi, du soutien à Poutine (deux démocrates modèles)… Et dernièrement encore, qu’a dit Juppé au sujet de la contestation d’une décision du Conseil constitutionnel – le Président
au-dessus des Sages – ? Rien, pas un mot. Je n’oublie pas non plus les séances du conseil municipal, et notamment la dernière, durant lesquelles le maire, retrouvant sa morgue
condescendante habituelle, n’a pas hésité à couper le micro pour que l’opposition ne puisse plus s’exprimer. Grande leçon de démocratie locale. Et rappelons-nous le grand caprice d’Alain Juppé
qui, à son retour du Canada, a provoqué les élections municipales anticipées… pour reprendre sa place sur le devant de la scène… nationale ! L’homme est hautain, c’est ainsi, les Bordelais
le savent, on ne change pas sa nature.
Pourquoi se cache-t-il donc derrière le « Juppé ordinaire » ? Chassez le naturel, il revient au galop… Alain Juppé appliquera sur Bordeaux une
politique de droite, c’est dans la logique des choses puisqu’il est UMP. Alain Juppé restera-t-il inscrit à ce parti s’il est élu à Bordeaux ou ressent-t-il trop de honte à cela ? Lui qui
deviendrait l’homme fort de la droite… saura-t-il résister à l’envie d’en découdre avec Sarkozy ? Il le promet. Laissons-lui le bénéfice du doute.
Deux politiques s’affrontent clairement à Bordeaux, l’une de gauche, portée par Alain Rousset, l’autre de droite, portée par le « Juppé ordinaire » et Alain
Juppé. Ne l’oublions pas, même si aujourd’hui certains tentent de nous endormir…
Valérie et le Docteur Schultz pour Bordeaux Avance
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