Pour qui observe le cas Sarkozy depuis des lustres, il est un phénomène troublant qui ne cesse de poser question : son élection.
Cet homme frénétique et malpoli s'est en effet présenté au suffrage universel avec un passé et un passif qui aurait du décourager n'importe quel électeur
censé.
Et pourtant ... Une majorité d'électeurs (et pas de français, la nuance est on ne peut plus importante) lui a accordé sa confiance.
Comment un tel miracle a-t-il été possible pour un homme dont le physique était un sérieux handicap, l'élocution un boulet permanent et l'aptitude
intellectuelle totalement insuffisante ?
Parce qu'au moins il sait réciter son texte ! Tout simplement. Autrement dit, le talent de Sarkozy, proche du perroquet, se résume à reprendre les
bonnes et fumeuses formules qu'on lui a préparé.
Merci à Cabu - Charlie Hebdo
Un illustre intellectuel disait : "les hommes c'est comme les lapins on les pend par les oreilles". Il avait résumé là un concept essentiel
dans la vie publique et politique d'aujourd'hui : les hommes aiment ceux qui savent leur parler.
Merci à Cabu - Le Canard Enchaîné
En l'occurence Nicolas Sarkozy n'a rien écrit, il a juste récité. Prononcé des discours dont il ne comprenait pas forcément tous les mots, et qui
d'ailleurs étaient simplifiés au maximum.
Merci à Sarabande
C'est la passionnante analyse que nous livrent deux chercheurs qui pourraient être médaillés pour l'approche pertinente et objective du Sarkozysme.
Morceaux choisis :
"Le style de Nicolas Sarkozy se distingue d’abord par des phrases courtes. Alors que Ségolène Royal prononce des phrases de plus de 27 mots de longueur en moyenne,
les discours de Nicolas Sarkozy sont composés de phrases 30 % plus courtes, de l’ordre de 21 mots."
"Les phrases sont courtes, et le vocabulaire est limité. Sur l’ensemble des discours de campagne, Jean-Marie Le Pen se distingue comme le candidat qui fait preuve de la plus grande
« richesse » de vocabulaire (ce mot est employé sans jugement de valeur bien entendu)."
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