
Curieuse semaine que cette 44ème depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence. Elle se clôture par le premier test électoral du Président, au plus bas dans les sondages. Et pourtant la
mobilisation médiatique et citoyenne n'est pas véritablement au rendez vous. Et on pourrait même se dire que cela n'a pas d'importance, à part améliorer le moral de certains.
Cette semaine, Sarkozy a fini par être noté par 45 millions d'électeurs.
On prendra au mot ceux qui déclarent que l'élection municipale est avant tout un scrutin local: si l'enjeu n'avait
été que national, cette élection n'eut pas été une défaite, mais une
déroute. Sarkozy ne serait plus président. Heureusement pour lui, ces élections ne sont que
municipales. Quelques situations locales favorables ont pu amortir le
choc. Ouf, Nicolas S dormira encore ce soir à l'Elysée.
Il a eu beau parlé d'apprentissage, se satisfaire du taux de chômage
officiel, s'énerver contre son premier ministre, ou mordiller ses branches de Ray-ban pour ressembler à Fillon, rien n'y fait. On ne l'écoute plus. Il ne comprend pas. Plutôt que de creuser un sillon, faire enfler un sujet, il
continue de mitrailler tout azimuts d'annonces qui ne sont suivi d'aucun effet.
Un exemple ?
Lundi 3 mars, Martin Hirsch met en ligne son livre vert sur
l'insertion, et ouvre un forum sur internet. Pas un relais au gouvernement. Pas un soutien du président. Le jour même, Sarkozy file en Allemagne (et quelle scène ! )avant de partir au Tchad avec son épouse Carla, puis
l'Afrique du Sud. Et quand il revient, sa seule intervention "sociale" est avec ... Christine "Magic" Lagarde sur l'apprentissage à Vesoul.
Sarkozy sait-il seulement travailler ?
On comprend mieux le raidissement de son équipe : Rachida Dati a eu peur d'une équipe de télévision, Karoutchi s'est à nouveau fendu d'une attaque douteuse contre l'opposition. La Sarkozie n'a d'autre choix que de tourner en boucle sur le terrorisme intellectuel des médias
de gauche. Ils couinent, comme dirait Martin. Même Fillon s'y est mis, dénonçant un climat de
"guerre civile" entretenu par la gauche. Pourtant, lui
au moins, s'envole. Il est peut être surpris d'enfoncer son Président de patron
dans les sondages. D'autres ont complètement disparu de la scène. Malgré un triple déplacement étranger (Allemagne, Tchad et Afrique du Sud) cette semaine, Bernard Kouchner est évacué.
Une satisfaction, cette semaine : la justice, puis la CNIL ont débouté le site de notation des professeurs Note2be.
Aux Français de noter.
Au 1er tour des élections municipales, ils ont donné 40% aux candidats de droite.
60% des Français ont refusé la majorité présidentielle.
On appelle cela un coup de boule.




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