Où s’arrêtera le cynisme ?
On savait déjà que les Jeux Olympiques étaient une cash machine pour les marques et les network de la télévision.
On savait que la concentration en produits dopants dans les vestiaires dépasse celle d’une pharmacie de quartier et que chaque occurence des JO faisait progresser la recherche médicale jusqu’à des sommets insoupçonnés.
On savait le Comité olympique organisé par un ancien ministre de Franco, affairiste, et trusté par tout ce que la planète concentre de gens peu recommandables. On savait que les voix s’y achètent aux enchères.
On savait que les valeurs du sport (s’il y en a) ont été perdues depuis des années et que l’important, aujourd’hui, c’est de participer aux bénéfices.
Mais on ne pensait quand même pas que le Comité olympique irait jusqu’à cautionner des "vraies morts". Il semblait jusqu’ici y avoir une limite. On faisait du fric pas net avec la sueur et la dope, pas avec la sang.
Cette limite est franchie.
Voici comment Jacques Rogge, président du CIO, envisage "l’affaire tibétaine" :
« Le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge s’est dit "très inquiet" de la répression chinoise au Tibet et dans les provinces voisines, estimant que cette répression est une très mauvaise publicité pour les JO de Pékin en août.
"Nous sommes très inquiets. Le CIO espère qu’il y aura un apaisement dès que possible dans cette situation. Je tiens également à présenter mes condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie" (...)
Samedi (...), le président du CIO s’était élevé contre les appels au boycottage des Jeux olympiques organisés en août prochain à Pékin si la Chine intensifie sa répression au Tibet, estimant qu’une telle mesure ne ferait que pénaliser les athlètes. "Nous estimons que le boycottage ne résout rien. Au contraire. Cela pénalise des athlètes innocents", avait déclaré Jacques Rogge. AP »
Le fric, le fric, le fric.
Et cette imbécile de Rama ade, sans doute toute étonnée de s’être ramassée à Colombe, qui renchérit et affirme que la France n’envisage pas le boycott.
Rama. le B-A-BA de la diplomatie c’est quand même de se garder la carte du boycott, tu sais ? Et si tu es prête à sacrifier les tibétains, tu peux attendre que le sang soit sec avant de monnayer tes compromissions.
Cette affaire est honteuse.
Nous sommes pour l’arrêt immédiat des massacres au Tibet.
Nous exigons l’arrêt immédiat du "génocide culturel" qui conduit Pékin à effacer toute trace de la culture, de la religion et de l’organisation sociale tibétaines.
Nous sommes pour le boycott.
Si la France est trop lâche, nous sommes pour le boycott des marques qui cautionnent cet "événement" dans l’espoir d’en tirer du fric.
Nous appelons les citoyens, la blogosphère, les médias à ce mobiliser.
On a beaucoup lu, sur les murs de nos villes, que les vies valent plus que les profits. Aujourd’hui, cette expression est à prendre au sens littéral.
Désirs d'Avenir Lacanau a décidé de s'associer au boycott des J.O. de Pékin.
Comment cautionner un régime qui fait fi des libertés de ses habitants ou des peuples qu'ils colonisent, fait fi des droits des travailleurs dans ses usines?
Depuis soixante ans, au prix de multiple sacrifices, le peuple Tibetain à su maintenir sa spécificité culturelle et surtout religieuse. Pour tout breton conscient de sa propre personnalité nationale cette fidélité à soi-même impose le respect. Pour la Chine communiste, cette indépendance des cœurs et des esprits est inacceptable. Alors qu'on se plait parfois à considérer le communisme comme un reliquat du passé, la répression actuelle nous rappelle que ce régime règne sans partage sur un pays en passe de devenir la première puissance économique mondiale. J'invite mes compatriotes à garder ces faits à l'esprit lorsqu'ils portent leurs regards sur le sort de notre propre nation: la négation du droit des peuples et des liberté religieuses vont toujours de pair avec les dérives totalitaires.
Frederig ar Bouder
Penn rener Adsav
Président d'Adsav
Le communisme tue encore !