
Cette 46ème semaine de sarkofrance fut celle d'un plaisir, et d'une douleur. Elle a débuté par la victoire de la gauche aux élections. On ne reviendra pas sur la question de vocabulaire qui a
agité les plateaux de télévision dimanche 16 mars au soir, puis les responsables de l'UMP dans les jours qui suivirent: défaite, claque, déroute, gifle, peu importe. Sarkozy a perdu ces élections, et cette défaite fut
personnelle.
Sarkozy veut créer la diversion
Tout le monde le sait, tout le monde l'annonce. Sarkozy a mangé le reste de pain blanc financier qu'il avait avec son "paquet fiscal" de l'étré 2007.
Maintentant, il faut faire des économies. La crise amériacine
aidant, l'inflation en plus, cette recherche d'équilibre financier des comptes publics risque d'être douloureux. Le pouvoir d'achat était en berne en 2007. Le premier trimestre 2008 s'achève
sur une note inquiétante.
Comme s'il craignait d'affronter la réalité, et surtout sa révélation aux Français, Sarkozy multiplie les leurres : nomination d'un jeune conseiller spécial "anti-rumeur", l'oeil de Sarkozy sur le Net; inauguration d'un porte-avion nucléaire, réforme des institutions, célébration d'un résistant, etc... Bref, que des mesures en faveur du pouvoir d'achat !!
Son "réajustement" gouvernemental de mardi
18 mars témoigne des durcissements politiques à venir: l'ouverture
est terminée (mais nous connaissions sa précarité depuis ... juin dernier); des Sarkozystes complètent le dispositif, et la feuille de route est annoncée en Conseil des Ministres.
Plus rien à dire
Etre attentif à l'action du Président Sarkozy ressemble de plus en plus à une exercice immobile. Depuis novembre dernier, on peut se moquer de son comportement Bling Bling, de ses SMS, de son
mariage; on peut s'inquiéter de sa nervosité, de son repli, de son aggressivité. Mais trouver un texte à décortiquer, un projet de loi à analyser, une action à commenter devient difficile,
voire impossible. C'en devient déprimant pour le citoyen vigilant.
Telle soeur Anne, je ne vois rien venir.
Sarkozy a "commis son pire" dans ses premiers mois, entre juin et octobre. Puis il s'est arrêté. Attendant les élections municipales, il a perdu 6 mois
de mandature à crier la réforme sans la lancer.
Les parlementaires UMP peuvent s'impatienter, échaudés par
cette défaite électorale. Sarkozy ne fait rien.
Sarkozy a inventé l'agitation immobile.


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