Au plus haut dans les sondages, François Fillon ne veut pas changer une formule qui marche. Dans un entretien à l'Express, il explique tout ce qui ne va pas
changer.
1. Fillon ne veut pas toucher à l'âge de la retraite.
Le gouvernement n'a pas l'intention de remettre en question l'âge légal de départ à la retraite (60 ans). Xavier Bertrand l'avait déjà laissé entendre pendant la campagne municipale (rappelez vous cette video)
2. Fillon ne veut pas aller au front.
"Depuis l'instauration du quinquennat et la réorganisation du calendrier électoral, nous sommes dans un régime davantage présidentiel, avec prééminence du chef
de l'Etat. Nous y restons. Je n'ai pas l'intention de changer profondément de mode de fonctionnement."
3. Fillon n'hésite pas à mentir.
"depuis juillet 2007, on travaille, en moyenne, quatre heures de plus par mois." C'est faux.
4. Fillon reconnaît que les déficits de la France vont "glisser".
Il en fait porter le chapeau à la situation economique mondiale.
Quel sera le montant des déficits publics de la France pour 2007?
Il sera sans doute un peu supérieur aux 2,4% du produit intérieur brut [PIB] initialement prévus. On le connaîtra précisément le 28 mars.
Vous allez donc réviser l'objectif pour 2008, qui est à 2,3%?
Oui, nécessairement, mais la situation économique internationale est telle que les autres pays vont aussi réviser leur objectif. Les glissements seront très comparables.
5. Fillon ne tiendra pas la promesse présidentielle de réduction de 68 milliards d'euros des prélèvements obligatoires.
6. Fillon prépare 2012 ... pour lui-même.Allez-vous baisser les prélèvements obigatoires de 68 milliards d'euros en dix ans, comme Nicolas Sarkozy s'y était engagé pendant la campagne?
L'engagement que nous avons pris, c'est de ramener nos finances publiques à l'équilibre en 2012. La baisse des prélèvements obligatoires, elle, dépend de la croissance économique.
Il annonce la création d'une confédération dont il serait ... le président.
Vous avez présenté à vos partenaires de la majorité une charte destinée à créer une confédération. Jean-Pierre Raffarin propose la création d'un comité de liaison avec le centre. Comment la majorité doit-elle s'organiser?
La majorité a été très solide depuis dix mois, elle n'a jamais manqué au gouvernement, et nous allons l'impliquer davantage dans les réformes. Mais nous ressentons le besoin de l'élargir, c'est une manière de prolonger l'ouverture. Il nous semble, avec le président de la République, que nous devons avoir un lieu, carrefour intellectuel et politique, où tous les responsables de la majorité présidentielle puissent discuter. Nous allons proposer de mettre en place, d'ici à l'été, cette structure, qui réunira, de façon régulière, l'UMP, le Nouveau Centre, la Gauche moderne, les Progressistes, mais aussi d'autres responsables centristes qui n'appartiennent pas au Nouveau Centre.
Qui présidera cette structure?
Le Premier ministre a vocation à l'animer.



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