
Il y 34 ans, un jeune président expliquait qu'il allait changer la France. Les chocs pétroliers eurent raison de ses chocs pétroliers. Nicolas Sarkozy est en passe de connaître la même
infortune, mais à son rythme et à sa manière: plus vite, plus fort.
La crise américaine, qui a pris son envol l'été dernier des abus de subprimes, est profonde, déroutante, et bientôt mondiale.
Ainsi, ces derniers jours, on a appris que l'Etat fédéral pourrait cautionner les prêts immobiliers pour éviter un effondrement général du système bancaire américain.
L'hypothèse qui circule aujourd'hui aux Etats-Unis, dans le cas où la situation deviendrait incontrôlable, est celle d'un rachat massif par le gouvernement des produits financiers basés sur les crédits immobiliers ou "mortgage backed securities" (MBS). L'Etat apporterait sa caution et cela permettrait de régler le problème, récurrent depuis l'été, du financement des établissements bancaires dont les bilans portent des actifs dont il est devenu impossible d'établir la valeur.Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) et professeur à Harvard, chiffre entre deux et trois mille milliards de dollars (jusqu'à deux milliards d'euros) le coût d'un tel rachat. Il estime que la perte serait d'au moins 500 milliards de dollars pour le contribuable américain (source LE MONDE).
Cette hpothèse est discutée par les banques centrales américaines et européennes, comme l'a expliqué le Financial Times samedi 22 mars:
Central banks on both sides of the Atlantic are actively engaged in discussions about the feasibility of mass purchases of mortgage-backed securities as a possible solution to the credit crisisEn France, notre Président a mangé le peu de pain blanc dont nous disposions.
L'Amérique de 1929 s'est trouvé Roosevelt et le New Deal.



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