Les élections municipales passées, le gouvernement de Nicolas Sarkozy serre la vis sur les dépenses sociales, suscitant réactions et cacophonies internes. Certains ministres strapontifiés
confondent distance et recul, énervement et courage, injustices et réformes.
Roselyne se fâche
Roselyne Bachelot s'indigne ainsi d'une «polémique ridicule» au sujet du désengagement de la Sécurité sociale des remboursements d'optique. «Ce que je veux, c'est renforcer la prise
en charge solidaire des dépenses d'optique qui peuvent grever le budget de nos concitoyens les plus modestes. Sur ce sujet, j'entame la concertation et le dialogue avec l'ensemble des acteurs
concernés et j'espère que cette polémique ridicule va s'éteindre» (source). Elle avait pourtant elle-même
annoncé comme sérieuse cette piste de désengagement total de l'Etat il y a quelques jours (voir la video).
Rachida se durcit
Court métrage de propagande
à l'appui, Rachida Dati a expliqué ses intentions de répression accrue des mineurs devant la presse et les 32 membres de la chargée de réformer l'ordonnance de 1945, confiée à André
Varinard, professeur de droit à l'université de Lyon-III. Les axes de la réforme sont les suivants :
- prévoir une progressivité des peines
- abaisser l'âge minimum de responsabilité pénale,
Xavier prend peur
Xavier Bertrand a cru bon de rassurer : "La forme normale de la relation de travail, c'est le contrat de travail à durée
indéterminée" (...) "Ce projet de loi va permettre de mettre en oeuvre concrètement les avancées considérables introduites par l'accord et qui façonne
un nouvel équilibre entre flexibilité et sécurité pour une flexi-sécurité à la française". Le Parti Socialiste s'abstiendra, en regrettant que l'avenir de l'assurance-chômage et la
formation professionnelle ne soient pas abordés.
De son côté, le groupe GDR (PCF et Verts) votera contre. "C'est le président de la République qui a sommé les partenaires sociaux de négocier, en les menaçant, s'ils ne parvenaient pas à un accord, d'une loi encore pire", estime la députée Verte de Paris Martine Billard. M. Gille (PS) comme Mme Billard (Vert) indiquent que la gauche sera tout particulièrement vigilante sur un point : l'indemnisation des salariés qui négocient une "rupture à l'amiable" de leur contrat de travail avec leur employeur. "Le projet de loi ne dit pas explicitement que cette rupture donne plein droit à l'assurance-chômage. Dans l'accord, c'est clairement dit. Le diable se situe dans les détails", commente M. Gille (source LE MONDE).
Laurent s'échauffe
Laurent Wauquiez a défendu son projet de loi contre les chômeurs refusant deux offres "valables" successives. "Sur les modalités, on va en discuter avec les syndicats, mais sur le principe on ne lâchera pas parce que je pense que c'est une question de justice sur notre politique de l'emploi" a-t-il expliqué mardi 15 avril. laurent Wauquiez n'a jamais connu le chômage. Tant mieux pour lui. Selon lui, une offre raisonnable d'emploi est une offre "qui est dans le prolongement de ce que vous avez fait avant, de votre formation, dans un bassin géographique qui vous permet de vous déplacer pour aller sur votre job, et avec un niveau de salaire et de rémunération qui est à peu près dans la fourchette". Comme la loi ne prévoit jamais de formulation aussi floue, soyez vigilants !
Jean-François tricotte
Jean-François Copé a trouvé le moyen de vider de sa substance l'amendement Chassaigne (PCF) qui imposait aux cultures transgéniques le respect "des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales sans OGM" (à lire).
Sarkozy se cache
Bizarrement, l'Hyper-président est devenu fantôme. L'inflation est encore annoncée à un niveau recor. Le président se cache. Il parlera aux Français lundi 21 avril...
Antisocial, fais le dos rond...
http://sarkofrance.blogspot.com/




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