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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 11:59

8 mai 1988, réélection de François Mitterrand. Ca fait quand même vingt ans, un sacré bail...

Presque la moitié de la population du monde n’a pas connu cet événement... c’est dire.

Ca fait vingt ans que la gauche n’a plus gagné une présidentielle. Et comme Carla a l’air de calmer notre président survitaminé, qui découvre avec délices les charmes de l’éducation et de la culture, il semble clair qu’il tiendra au moins jusqu’à la fin de son quinquennat.

Et pendant ce temps la France se droitise. Le pacte social, hérité du Conseil national de la Résistance et des Trente glorieuses (prospérité relative et pouvoir de négociation des forces de gauche jouant sur la "menace communiste"), ce pacte social est mis en charpie : droit du travail, libertés individuelles, système de santé, pluralisme de la presse, protection sociale... tout se délite...

Plus personne ne peut en douter, désormais : l’alternance n’est pas systématique. On peut perdre et perdre encore. Il y a des raisons de le craindre.

- Le parti socialiste est redevenu une sorte de SFIO : parti de notables et d’élus locaux, qui gèrent leurs carrières locales, qui ne construisent plus guère d’espérance, qui n’explique plus le monde comme il va...
- La France semble se satisfaire d’une sorte d’équilibre : la droite gère l’Etat, de manière un peu rude mais "efficace" (comme le prétendent les médias amis du pouvoir, pour qui, effectivement, le deal est efficace comme en témoigne la manne publicitaire accordée récemment à TF1), et une gauche locale, maternelle, maternante, pour corriger les plus grosses injustices ;
- Le monde change et les questions doivent se poser à nouveaux frais. L’économie de marché fait consensus, la finance lui est indispensable... Pourquoi pas ? Mais le besoin d’équité, de justice, de dignité, d’émancipation, de liberté est toujours plus fort. Il faut lui trouver de nouveaux moyens d’action...
- Notre internationalisme doit être repensé. La mondialisation crée des richesses sans précédent, mais elle les concentre sur un nombre toujours plus restreint de bénéficiaires... Comment lui imposer une politique au service d’une justice ? Comment le faire alors que l’Occident est de moins en moins le centre du monde, et que de nouvelles puissances entrent dans le jeu, avec des représentations politiques et culturelles qui ne sont plus les notre.

20 ans sans victoire, c’est une faute. La gauche est responsable de ces échecs. Elle en est responsable devant ses électeurs, devant les opprimés, devant tous ceux dont elle devrait porter les espoirs.

Alors, certes, les batailles d’appareil vont reprendre, suivies des batailles électorales. C’est ainsi. Mais qu’au sein de ces batailles, personne n’oublie le devoir d’intelligence ni le devoir de victoire.

C’est le voeu que nous voudrions faire avant de souffler les 20 bougies de notre dernière victoire aux présidentielles...


Raphaël Anglade

 

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Published by La boulange - dans Campagne
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