Ségolène Royal s'est étonnée que "l'infraction pénale" que constitue à ses yeux "une inscription électorale
hors délai de Nicolas Sarkozy" rencontre "beaucoup moins d'écho" que ses propres procès avec deux ex-collaboratrices dans une affaire de salaires impayés.
L'ex-candidate (PS) à la présidentielle entendait répondre à Jean-François Copé (UMP) qui, un peu plus tôt, avait évoqué le traitement médiatique réservé au contentieux à rebondissements entre deux
ex-attachées parlementaires et Mme Royal, en ajoutant: "heureusement que ce n'est pas arrivé à quelqu'un de droite!". "Non seulement à chaque fois on m'en reparle, mais l'histoire de Sarkozy n'est
pas traitée, alors que son inscription hors délai sur les listes électorales constitue une infraction pénale", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes. "Il s'agit d'un faux en écriture publique
et il a eu bien moins d'écho", a-t-elle accusé.
Mme Royal faisait allusion à l'article du Canard Enchaîné selon lequel le chef de l'Etat a été inscrit trois jours après la date limite du 31 décembre 2007 sur les listes électorales du VIIIe
arrondissement. La responsable PS a par ailleurs affirmé qu'elle entendait "poursuivre en diffamation toute personne qui sous-entendra ou fera croire qu'elle a été condamnée pénalement pour
salaires impayés".
Source : AFP
Commentaires