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 A dire vrai, j’avais d’abord eu envie d’écrire cet article, puis je me suis dit à quoi bon. En effet à quoi bon - je suis convaincu, et définitivement, de l’action extraordinairement néfaste de Nicolas sarkozy, chacun - le sait écrire encore pour obtenir en réponse que je suis un anti-sarkozyste primaire, me renvoyer une soi-disant haine et autres douceurs. J’avais déjà écrit en août ce que je pensais de l’action européenne et financière de Sarkozy et je ne m’étais pas trompé... malheureusement. Malgré l’envie qui me chatouillait au regard de cette gestion cataclysmique de cette crise par notre aimé guide, je m’étais finalement convaincu de l’inutilité d’un tel article. Mais cet article du Nouvel Observateur m’a convaincu du contraire. Un article pour laisser une trace. Pas plus.

Dans une analyse (si tant est que vous m’autorisez à croire que je peux en faire une) un des éléments essentiels est la chronologie. Il faut également souligner que Nicolas Sarkozy est en tant que Président de la République française en charge de l’Europe. De ce fait sa vision se doit être européenne avant d’être française d’autant que nos institutions, qui n’ont pas changé sur ce point, confère tous les pouvoirs nécessaires au Premier Ministre pour gérer les affaires politiques de la France. En voici une à comparer avec la courbe du CAC40 (source Boursorama) de quoi être éclairé :

- 15 septembre Lehman Brothers fait faillite dans un contexte financier international extrêmement tendu

- 16 septembre Sarkozy qui a passé une petite nuit et se refuse à prendre position sur la crise internationale. Il veut attendre Toulon

- 23 septembre Sarkozy intervient à l’ONU pour dire qu’il faut agir.

- 25 septembre Sarkozy intervient à Toulon et lance des idées de grands travaux

- 28 septembre Fortis sauvé de la faillite

- 29 septembre premier ministre Irlandais est reçu à l’Elysée

- 30 septembre l’Irlande garantit pour 400 milliards les dépôts bancaires le double de son pays Sarkozy réunit les banques et les assurances. Dexia sauvé de la faillite

- 3 octobre après avoir été rejeté une première fois le plan Paulson avec ses 700 milliards de dollars est accepté

- 4 octobre réunion des 4 pays à l’initiative de Sarkozy : Allemagne, Italie, Grande Bretagne, France et Barroso.

- 6 octobre le CAC40 perd plus de 9 %. Il fait une déclaration comme quoi toute l’Europe est solidaire mais ce n’est qu’une déclaration d’intentions sans aucune proposition sauf que chaque état devra faire un communiqué identique pourla presse.

- 8 octobre Christine Lagarde accuse les américains d’être responsables car ils auraient dû sauver Lehman Brothers. Baisse des taux de la BCE, de la FED, de la BoE et des banques nationales japonaises, chinoises, russes.

- 9 octobre l’Irlande étend sa garantie aux banques étrangères

- 10 octobre Berlusconi demande une réunion des dirigeants européens. Zapatero demande une réunion de l’eurogroupe. Sarkozy dit que c’est une bonne idée et qu’il va réfléchir. Le CAC 40 a perdu 7,73 % et plus de 22 % dans la semaine

- 11 octobre réunion du G8 et Sarkozy rencontre Angela Merkel.

Tout n’est pas dans cette chronologie, notamment les semi-nationalisations anglaises, les actions italiennes et allemandes, ce qui se passe ailleurs comme en Russie, au Japon ou en Chine. Mais ce qui ne peut vous empêcher d’être frappés ce sont deux aspects fondamentaux : 1- la réaction extraordinairement tardive de Sarkozy qui attend le jeudi de la semaine suivante pour se décider à parler en ne faisant que des propositions oniriques de grands chantiers (futur très lointain et aucun financement possible) 2- en un mois de temps aucune réunion de l’Eurogroupe.

L’analyse que j’ai faite, avant même d’avoir lu cet article confondant du Nouvel Observateur était la suivante :

- Sarkozy ne se sent bien que dans deux situations : a- en meeting où il a un parterre d’adulateurs, b - dans un groupe d’admirateurs restreints à qui il donne sans cesse des cours de communication, les engueule et dit qu’il faut qu’il fasse tout lui-même.

- il ne supporte pas d’avoir de l’ombre et ne peut en aucun cas supporter dans des réunions d’avoir des équivalents (chefs d’état) qui ne courbent pas l’échine.

- il parle mais n’agit pas, il fuit en réalité lorsque sa responsabilité est engagée et que le sujet ne peut être maîtrisé. Il est d’une lâcheté confondante dans les situations de crise grave (Géorgie lorsqu’il fuyait de réfugier à Cap Nègre ou en Afghanistan. Il ne faut pas oublier qu’il avait promis une réunion du conseil européen si les Russes ne quittaient pas la Géorgie dans la semaine et qu’il a fallu qu’on lui force la main pour qu’elle ait lieu)

- contrairement à l’image qu’il donne, il communique souvent vite, mais il arrive qu’il s’échappe en laissant passer le temps comme si tout devait se régler sans acte

- il hait l’Europe politique car il se trouve confronter à plus fort que lui et il ne peut y trouver aucun bénéfice électoral, aucun sondage favorable.

Sarkozy a commis plus que des erreurs, des fautes gravissimes 
: 1- il aurait dû convoquer dès la faillite de Lehman Brothers tout l’Eurogroupe au moins. 2- Alors que le Premier ministre irlandais est reçu à l’Elysée, soit ce dernier ne lui a rien dit, soit Sarkozy a été incapable de le convaincre soit de ne pas le faire soit d’attendre pour l’annoncer, celui-ci le lendemain déclare que son pays garantit les banques à hauteur de 400 milliards soit deux fois son PIB. Par là on commence à comprendre que c’est la désunion qui va l’emporter. 3- Il réunit 4 pays dont la Grande Bretagne qui est le symbole de l’échec de ce système financier et qui n’est pas dans la zone euro. Cette réunion exclut les autres pays et de ce fait vexe profondément les autres nations, démarque 4 pays au milieu de 27 et par évidence prouve qu’il est incapable de réunir les 27 pays. En fait il la joue solo. Il annonce même avant d’en avoir parlé aux autres pays concernés- comme d’habitude pour braquer les projecteurs sur lui - l’idée d’un fonds européen. L’effet est immédiat, il braque Merkel. Cette réunion est un fiasco complet, par la vexation entraînée, par le petit nombre et par la désunion qui en ressort. Voici du reste une partie du texte de la conférence de presse (site web Elysée) : La première : nous avons tenu à prendre un engagement solennel des chefs d’Etat et de gouvernement de soutenir les établissements bancaires et financiers face à la crise. Chaque gouvernement agira selon une méthode et avec des moyens qui lui sont propres mais de manière coordonnée avec les autres Etats européens. En quelque sorte, nous avons fixé une doctrine.Un bel aveu de désunion. Pour compenser il fait une déclaration solennelle tout seul devant le perron de l’Elysée à propos d’un texte qu’il a concocté " en se levant tôt le matin " et ayant eu en contact " certains " autres chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Europe, texte de pures intentions sans aucune proposition sauf de le faire diffuser par voie de communiqué dans chacun des états membres de l’UE. Au lieu de rassurer, ce texte lénifiant et récité de façon solitaire dans la cour élyséenne, montre par l’image que l’Europe dans son entité est absente et morcelée, et par le fond une inanité indigente à agir et à se réunir. La belle affaire de faire un communiqué de presse ce qui n’a rien de solennel juste pour dire, sans dire comment, que chacun agira mais de façon concertée. Pas de photo de famille et c’est cela qui compte pour la confiance et vouloir la remplacer par une déclaration non commune mais multiple et chaque fois singulière n’est autre que de l’esbroufe et cautère sur jambe de bois. La sanction est immédiate - 9 %. 4- il aurait dû très rapidement en France réunir tous les leaders politiques et économiques afin de faire une véritable unité nationale et ainsi redonner un peu de confiance. Il préfère tout diriger seul et demande un blanc seing qu’évidemment personne ne peut lui donner. Et lui qui réclamait à grands cris la possibilité de parler à la Nation devant les assemblées, il n’en veut plus car il a peur et ne sait quoi dire. Et lui qui disait que l’assemblée avait de nouveaux pouvoirs, si nouveaux et si grands que la discussion pour la crise se fait sans vote et en catimini, quelques minutes par intervenants, une séance qui laisse tout le monde sur sa faim et qui prouve que cette constitution est un bel enfumage. En effet où est ce pouvoir nouveau des assemblées quand tout se décide tout seul à l’Elysée, gouvernement et assemblées exclus (voir l’article du Nouvel Observateur) ? 5- Il continue ses petites réunions alors que tout le monde sait qu’il n’y a, en ce qui nous concerne, que deux niveaux possibles : l’Europe et le monde. Il ne peut y avoir des bricolages ici et là. Et ça les bricolages il adore : intervenir pour Dexia et Fortis, rapprocher les Caisses d’épargnes et la Banque Populaire, jouer au mécano chez Renault. 6- au lieu d’avoir réuni très rapidement l’eurogroupe (dans la semaine de la faillite de Lehman Brothers) il a attendu et il n’a aucun poids alors que l’Europe devrait avoir un poids très important. Et de ce poids plutôt que d’avoir attendu un mois pour réunir le G8, il aurait dû s’en servir pour réunir le G20, le seul niveau où l’efficacité mondiale ait une chance d’aboutir. 7- il continue par la voix de Lagarde (dont l’Elysée se fait l’écho (même article)) à trouver des boucs émssaires comme les américains de ne pas avoir sauvé Lehman Brothers (alors que c’est le système américains qui est en cause et non ce raté). Voici ce qu’en disait notre cycliste de l’économie : Lehman : Lagarde optimiste
Les répercussions de la faillite de Lehman Brothers sur les banques françaises devraient être limitées selon Christine Lagarde. Dans un communiqué, La Ministre de l’Economie et de l’Industrie indique que les engagements des établissements de crédit français sur la banque d’investissement américaine "demeurent limités" ."Les autorités françaises suivent la situation du groupe Lehman Brothers en étroite concertation avec les autres autorités concernées, tant au plan international qu’européen, qui agissent en vue de préserver le
bon fonctionnement des marchés et des systèmes financiers" précise le communiqué. (JDD)

La réalité qui devient éclatante c’est que Sarkozy n’est absolument pas taillé pour le costume de Président de la République. Son ascension à coups de bluff, d’intimidation, de faux courage, de promesses, de mensonges et de media complices n’est rien confrontée à la réalité du pouvoir. Toutes ces techniques de communication sont parfaitement inopérantes pour s’attaquer aux crises qui pour se résoudre ont besoin de personnages d’un autre calibre. Les deux catastrophes qui sont engendrées par cette attitude sont :

- boursière, financière et économique. On ne sait ce qui se serait passé s’il avait agit comme je me permets de le préconiser en revanche on sait exactement ce qui se passe à cause de son action tragiquement insuffisante.

- européenne. L’Europe qui a déjà une image terriblement négative va apparaître et pour longtemps ce machin bureaucratique et déconnecté de la vie des gens, mais qui dans cette crise grave est tout sauf uni et solidaire. Cette course effrénée au chacun pour soi va avoir des répercutions désastreuses pour son avenir immédiat et même plus lointain. Non seulement l’Europe mets des bâtons dans les roues, mais en plus elle est incapable pour agir afin de sauvegarder l’intérêts de ses ressortissants. L’Europe, du fait de l’incapacité congénitale de Sarkozy au consensus et à accepter qu’il ne peut ni ne doit tout gérer ni tout ramener à lui, va être une victime naturelle puis expiatoire de cette crise. Cela risque d’entraîner une montée importante des nationalismes, des extrêmes (droite et gauche) pour des raisons à la fois communes (anticapitalisme) et à la fois diverses (nationalisme vs universalisme). On va voir tous les démagogues resurgir et accuser l’Europe de tous les maux. Dans cette destruction de l’idée européenne, Sarkozy aura une responsabilité majeure et indélébile. Je pense qu’il est un fossoyeur déterminant de l’Europe.

Venons en à cet article du Nouvel Observateur. Son titre est édifiant mais le pire est surtout dans le texte : "Tout est arbitré" à l’Elysée Le tout concerne la gestion de la crise. Il faut que vous lisiez et relisiez cet article tant tout est confondant. On a, à le lire, une vague impression de personnes qui se donnent de l’importance, que chaque geste est capital, mais qu’en même temps, ils sont complètement à côté de la plaque. Ils se flattent d’avoir le président Bush " au moins une fois par semaine " au téléphone. La crise s’aggrave d’heure en heure et ils comptent en semaine ! Ils s’affairent à des détails, sauver ici une banque. Je parle de détails car ces banque à sauver ne doivent en aucun cas occuper le temps des présidents. Une fois la doctrine mise au point, ce sont aux services des ministères de s’en occuper. Les chefs d’Etat ont autre chose à faire que suivre le cours de la bourse le nez collé à l’écran. C’est une sorte de fascination du serpent. Dans tout ce texte au-delà de l’impression de gosses qui jouent aux financiers on remarque cette lenteur invraisemblable à l’action (au téléphone une fois par semaine) et ceci qui les rend fiers : La décision des autorités américaines de laisser la banque Lehman Brothers déposer son bilan, le 15 septembre - ce que dans l’entourage du président français on qualifie de "grosse bêtise" - a été un tournant. C’est à ce moment-là, ajoute-t-on, que Nicolas Sarkozy a décidé de donner publiquement sa vision de la crise, dans un discours prononcé 10 jours plus tard à Toulon. De quoi tomber à la renverse : ils sont si heureux de dire que Sarkozy va donner sa vision dans 10 jours. La terre peut s’écrouler. Et en plus sa vision, comme s’il était le messie On n’en est pas à la vision, au gourou qui fait une imposition des mains, mais à des responsables qui doivent agir et le plus vite possible, mais surtout agir de façon concertée et pour cela il fat se réunir. Se réunir ! Tudieu ! Et ça encore, on croirait un commando marine : Le chef de l’Etat a de nouveau dû se lever aux premières heures de la journée, jeudi, pour donner son feu vert à l’octroi d’une garantie publique pour les emprunts de Dexia. Et ceci cet aphorisme d’une bêtise crue et dont on a rien à cirer : "Chaque soir, il sait que la nuit est propice à des décisions importantes", souligne un conseiller, selon qui Nicolas Sarkozy a aussi joué un "rôle majeur" dans le rachat d’une partie des activités de la banque belgo-néerlandaise Fortis par BNP Paribas et le rapprochement entre Caisses d’épargne et Banques populaires. On assiste à des déclarations béates et infantiles. Une glorification du chef qui a des qualités exceptionnelles comme se lever tôt, avoir une influence majeure etc. Tout ce qui n’est que constat et que tout chef d’Etat qui se respecte fait sans s’en glorifier. Il ne fait que son job comme il dit. Mais on se flatte d’action d’une part assez maigres (deux banques sauvées, un rapprochement) bien maigres en regard de la crise : chute vertigineuse de la bourse, économie qui entre en récession, et on se rengorge en un mois de quatre petites actions ! Et ils s’occupent de faire de la propagande. A quoi Dieux du ciel cela peut-il servir de distribuer 20 000 exemplaires du discours de Toulon ? Pertes de temps et d’argent. Une telle absurdité est inimaginable. Ubu est loin d’être mort. Et nous bassine à nouveau avec ces fameux parachutes dorés qui devaient être réglés en juillet 2007 et qui attendront janvier 2009 et un code de bonne conduite. C’est comme lorsqu’il y a le feu dans la maison, si l’on s’arrêtait un instant pour cueillir une marguerite et qu’on le clamait à tous vents. Ca débloque à plein tube à l’Elysée : un discours qui va être distribué à 20.000 exemplaires par l’UMP, précise l’Elysée. Le principal conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, veille aux conséquences sociales de la crise. Il a aussi été à la manœuvre quand il s’est agi de faire pression sur les organisations patronales pour qu’elles acceptent de mettre fin au système des "parachutes dorés" pour les dirigeants de sociétés cotées en bourse. Et pour couronner le tout, ce qui confirme mon analyse, Sarkozy part faire la tournée des grands ducs : Nicolas Sarkozy entend enfin continuer à occuper le terrain politique intérieur. Il a prévu un nouveau déplacement en province, mardi prochain, cette fois sur le thème de l’emploi, qui revient au premier rang des préoccupations des Français. Après avoir annoncé des mesures de soutien au logement et au PME, il envisage de recevoir les représentants des groupes pétroliers et de la grande distribution, concernés au premier chef par les questions de pouvoir d’achat.

Si vous avez lu avec attention cet article il vous restera cette impression d’activisme, d’un chef d’Etat pendu au téléphone, qui parle franchement, qui croit s’occuper de tout, qui se renseigne minute par minute du cours de bourse ou des banques dont on nous a dit qu’il n’y avait aucune crainte qu’elles soient en France en faillite (le problème Dexia étant réglé) et la vérité est qu’effectivement il ’y a que très peu de chance qu’elles succombent d’où un activisme superficiel, illusoire et sans aucun intérêt. Pire, sans s’en rendre compte, ils avouent l’inutilité de ces coups de téléphones : Ce sont des discussions franches" pendant lesquelles peuvent s’exprimer des désaccords, explique un conseiller. "En général, c’est plus pour régler des problèmes que pour entériner des solutions." Et il va se promener pour parler de l’emploi. L’urgent c’est la crise et non de se promener dans les territoires et faire des discours devant des militants convaincus ou comme au salon de l’automobile ou chez Renault entouré de services de sécurités digne d’un autocrate qui craint pour sa vie. Vous aurez donc remarqué que dans tout cet articlepas une seule ligne, pas un seul mot sur une réunion avec les autres pays européens, pas une seule ligne, pas un seul mot pour organiser dans l’urgence une réunion du G20. Non. Sarkozy se croit au centre d’une toile d’où il téléphone. Il ne doit même pas se rendre compte que les autres aussi le font et que dans tout ce texte l’Europe est complètement absente. A part Merkel, Bush, les gouverneurs des banques, et Brown, c’est le vide interstellaire. La tragique vérité est que ce texte est terrifiant. Sarkozy vit dans un monde parallèle et n’est absolument pas à la hauteur. Cet article et les faits m’ont fait dépassé la colère. Je suis profondément abattu. Et quoiqu’en pensent ses défenseurs, et même si la crise est mondiale, l’inaction de Sarkozy quant à réunir l’eurogroupe, son incapacité à réunir l’Europe sont de sa responsabilité définitive. Il aura, par cette attitude de fuite, de comportement inadéquat et complètement décalé, aggravé de façon sensible la crise. N’oubliez pas qu’il est, comme il aime à se le dire, président de l’Europe et que cette Europe représente 1/3 du PIB mondial (c’est la première économie) devant les USA de quelques 3 000 milliards de dollars. Ceci veut dire que celui qui préside à la destinée de cette Europe a entre les mains le poids le plus puissant de toutes les nations pour agir. Sarkozy a préféré passer une petite nuit et ne pas réunir l’Europe et préparer son voyage en province. Il va finir, tard vendredi, par accepter de réunir dimanche ce fameux eurogroupe. Bien tard. Et il a fallu que Zapatero le demande et Berlusconi, et lui qui répondait à l’un que l’idée était intéressante et qu’il allait y réfléchir. Un mois de réflexion, il y en a qui n’ont pas six cerveaux mais qui y ont pensé avant. Dès le début de la crise nombreuses sont les voix en France qui l’ont réclamé. Un mois quand une semaine c’était déjà tardif. Les dégâts malheureusement sont déjà astronomiques.
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