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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 12:00

Par Julien Martin | Rue89

Le chef de l'Etat a démontré samedi qu'il restait aussi le chef de l'UMP, en remaniant sa "famille" au conseil national du parti.

Le gouvernement vient d'être remanié pour cela: réorganiser l'UMP. Réorganisation qui a été actée ce samedi, à l'occasion du conseil national de l'UMP. "Acter", le terme n'est certes pas des plus démocratiques, mais "voter" correspond bien moins à la réalité. (Voir la vidéo)



L'issue des votes était connue d'avance, tout s'est décidé ces dernières semaines à l'Elysée. Ont donc été logiquement élus, à l'unanimité s'il vous plaît, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, et ses quatre adjoints, Eric Besson, Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc-Philippe Daubresse et Axel Poniatowski. L'ex-ministre "chouchou" du Président, un ancien socialiste, un membre du gouvernement, un centriste et un libéral: le tableau est très beau.

Les autres tendances sont désormais représentées à la vice-présidence du parti: l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l'ami de trente ans Brice Hortefeux, le radical de droite Jean-Louis Borloo et la chiraquienne Michèle Alliot-Marie. N'en jetez plus, on est au complet!

Quant aux déçus, ils pourront toujours se consoler avec un poste de conseiller politique de l'UMP, à l'image des ministres Rachida Dati (Justice), Rama Yade (Droits de l'homme), Christine Boutin (Logement) ou encore Nadine Morano (Famille).

"Moralement, le président de l'UMP reste Nicolas Sarkozy"

Besson ne fait pas
la joie de toute l'UMP

Transfuge du PS, celui qui est surnommé en terres socialistes "le félon" a achevé sa mutation en devenant ce samedi secrétaire général adjoint de l'UMP.

Elu au même poste, Axel Poniatowski juge que l'UMP n'a pas vocation à être un parti "ramasse-miettes". Le député villepiniste Hervé Mariton n'est pas plus tendre, en affirmant qu'en rentrant à l'UMP, "il n'a plus lieu d'être un symbole de l'ouverture".

François Fillon a toutefois essayé de lui sauver (un peu) la mise: "Par sa sensibilité politique, Eric est naturellement différent de nous. Encore qu'il y a moins de différences entre Eric et moi qu'entre les différents courants du Parti socialiste."

Ne cherchez pas cependant de nouveau président de l'UMP, il n'y en a pas. En tout cas, pas dans l'organigramme officiel. Car depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP en 2004, les adhérents n'ont plus jamais été consultés pour le choix de leur chef.

Jean-Claude Gaudin, alors membre du bureau politique du parti majoritaire, s'en était clairement expliqué à l'agence de presse Reuters, au lendemain de la dernière présidentielle:

"Nous considérons que, moralement, le président [de l'UMP] reste Nicolas Sarkozy et, par conséquent, nous pensons qu'il n'est pas utile d'élire à nouveau un triumvirat [président, vice-président et secrétaire général] comme les statuts l'exigent. Nous y reviendrons peut-être un jour."

Quelques mois plus tard, une réforme des statuts était adoptée: plus de président élu, mais un parti dirigé par un pôle exécutif, représenté par les secrétaires généraux, et un pôle législatif, représenté par les vices-présidents. Une réforme valable seulement jusqu'en 2012. Au cas où...

C'est justement pour que la prochaine présidentielle, ainsi que les européennes de 2009 et les régionales de 2010, puissent sourire à l'UMP, que Nicolas Sarkozy a décidé de remettre de l'ordre dans l'UMP. L'intermède assuré depuis un an et demi par Patrick Devedjian relevant du fiasco, il fallait que le chef de l'Etat réaffirme son pouvoir de chef... de l'UMP.

"Toutes les décisions importantes se prennent à l'Elysée"

Si les textes n'en font pas mention, il existe bien un président du parti majoritaire, et il s'appelle évidemment Nicolas Sarkozy. Xavier Bertrand a été exfiltré du ministère du Travail pour jouer l'homme-lige. Derrière le masque ne se dissimule même pas Nicolas Sarkozy, présent ce samedi au sein de sa "famille".

Lui non plus ne se cache pas. Axel Poniatowski, nouveau secrétaire général adjoint de l'UMP, n'éprouve visiblement aucun état d'âme à évoquer cet état de fait:

"Celui fait office de président de l'UMP, c'est le président de la République. (...) Dans tous les cas, toutes les décisions importantes se prennent à l'Elysée. Je ne peux pas être plus précis."

Une opinion partagée ouvertement, en fait, par la quasi totalité des responsables du parti. A part, peut-être, lorsqu'on évoque la suspicion de votes truqués, ou pour le moins forcés. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, esquisse un sourire: "Ah ben, si si, on a voté, ouais..." Un autre député de la majorité se fait à peine plus loquace, même en "off the record":

"Nous avons un parti extrêmement structuré, ce qui fait ces votes comme nous les aimons, à l'albanaise..."

C'est à cette même logique de toute-puissance présidentielle que répond la désignation du ticket Michel Barnier-Rachida Dati pour conduire la liste UMP en Ile-de-France aux européennes. Le ministre de l'Agriculture qui devait se présenter dans son fief du Sud-Est. Et la ministre de la Justice qui a toujours clamé son désir de demeurer place Vendôme. Mais ce que le président, de la République et de l'UMP, veut...

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