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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 07:11

 

 

En banlieue, le grand désordre risque d'être le prix à payer pour le rappel à l'ordre à tout prix.

Alors que les incidents se multiplient en banlieue entre « forces de l'ordre » et jeunes, le premier procès consacré aux violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise, en novembre 2007 s'ouvre ce jeudi matin devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Dix personnes sont jugées durant deux jours pour des jets de projectiles contre les forces de l'ordre. Ils comparaissent libres sous contrôle judiciaire et sont poursuivis pour violences volontaires. Plusieurs circonstances aggravantes ont été retenues, les faits ayant été commis avec armes, sur des fonctionnaires de police, en réunion, avec guets-apens. Les prévenus encourent jusqu'à sept ans de prison.

Le principe constitutionnel est que toute faute doit être sanctionnée, surtout quand les « forces de l'ordre » sont impliquées. Mais est-il bien raisonnable de se lancer dans une telle opération judiciaire alors que se multiplient les signes d'une aggravation des tensions entre les « jeunes » habitants des banlieues déshéritées et l'Ordre public ?

Est-il vraiment raisonnable de considérer comme des victimes des CRS cuirassés de pied en cap qui se sont déclarés « blessés légers » dans les affrontements. Peut-être pour obtenir quelques jours de « congé-maladie ».

Je parle de ces affaires de banlieue depuis vingt ans dans mes bouquins. J'ai visité la Cité des Bosquets à Montfermeil voilà trente ans, bien avant les « hautes autorités de l'Etat ». On y brûlait déjà des voitures de police.

J'ai patrouillé avec et sans les flics dans ces banlieues, sans attendre l'exemple du conseiller spécial et plume de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino : désirant participer à une ronde de nuit policière, il était à bord d'une voiture de la BAC (brigade anti-criminalité) qui a été la cible de jets de pierre à Montfermeil, justement.

Mes témoignages sont vains : ces messieurs de là-haut ne lisent pas.

Ne serait-il pas temps de considérer le problème par le bon bout, en traitant les causes, et non en se lamentant sur les effets ?

Sinon, on aura vraiment la guerre.

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Published by La boulange - dans Articles de journaux
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