Nous avons donc eu droit, comme c'est désormais l'usage, en guise d'introduction à la problématique à cette magnifique formule: Réformons Le travail du dimanche grâce à un dialogue sans tabous avec les partenaires sociaux.

Cela fait plusieurs fois que le thème du "travail du dimanche" revient sur le tapis. Et durant cet été 2009, il semble que cela soit bien parti pour lui.

L'opposition est contre le travail dominical tout comme les syndicats

Le gouvernement s'est doté d'un arsenal anti-opposition qui a fait merveille sur le travail dominical puisque le député PS Christian Eckert a été interrompu, par le président de séance Alain Néri, alors qu'il parlait. Son groupe avait en effet atteint les 19h50 de temps de paroles. Cette "coupure de sifflet" de l'opposition est une des conséquence de la révision constitutionnelle de juillet 2008 dite du "temps programmé"

La suite des débats s'est  donc déroulée sous le sceau du mutisme du parti socialiste. Ce qui n'a pas empêché Xavier Darcos de fustiger l'opposition, pourtant muette, avec un «Il est tout à fait regrettable qu'il n'y ait pas eu une meilleure maîtrise du temps» . Les syndicats sont également fermement opposés à ces complément de lois depuis le début des "négociations".

C'est donc avec le silence "regrettable" de l'opposition, et avec une ferme exaspération des syndicats que ce texte est en train de passer. Sans tabous aucuns.

C'est un choix de société sur lequel on légifère actuellement. Il n'engage évidemment qu'une partie de la majorité puisque comme pour Hadopi I, les parlementaires UMP contre ce projet de loi ont été priés de la mettre en sourdine.

Du discours de la méthode utilisée

Le gouvernement vient d'agir, comme une direction d'une entreprise lambda. Il propose au CE un débat public biaisé, le projet passe en force. Et cette loi est ensuite estampillée du label démocratique "sans tabous" par ce même gouvernement.

De plus savoir que des parlementaires sont désormais réduit au silence lors de débat à l'assemblée nationale, c'est tout de même gênant aux entournures. C'est bien la première fois que cela se pose, et cela peut devenir très problématique. Nous verrons par la suite si c'était un cas isolé ou si cela devient la règle. Il serait en effet dommage et assez comique de parler de "parlementaires muets" en lieu et place de députés de l'opposition. ce serait à la fois fâcheux sur le fond mais également sur la forme.

Voici trois personnes qui ont eu le courage de ne pas accepter les "mesures volontaires de travail le dimanche" que souhaitait leur imposer leur direction....pour 5 euros de plus.


3 Licencies pour refus de travail dominical news FR2 090709

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