Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Compteurs

Pages lues: ype="text/javascript" src="http://www.ovnet.net/cpt/?code=5/56/7102/7/3&ID=414678637"></script>

Visiteurs:

Recherche

Texte Libre

Archives

3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 04:33



Régis Soubrouillard - Marianne

Les promesses de Christine Lagarde de ne pas liquider La Poste n'ont pas convaincues SuperNo. Pas plus que les mariannautes, très attentifs à la rhétorique de la locataire de Bercy. Evoquant la mission de la Poste, Christine Lagarde ne parle déjà plus de «service public» mais de «service universel». L'expression, inoffensive, au premier abord fleure bon la novlangue.



Public/privé: le jeu des sept différences (ccflickr by 02mcgovern)
Public/privé: le jeu des sept différences (ccflickr by 02mcgovern

« Expliquez-moi pourquoi ils réussissent finalement toujours à dépecer secteur par secteur la République (alors qu'eux-mêmes ont toujours été grassement rémunérés par l'état et les deniers publics) sans qu'il y ait une levée en masse de toute la population contre ce hold-up permanent et ces voleurs patentés ? »
s’interroge Mchar à la lecture de l’article de SuperNo qui raconte l’histoire de La Poste et notamment l’ambigüité de la rhétorique gouvernementale à son propos.

De service public, peu à peu, le service devient universel. Le mot rassurant, relève de la novlangue comme le souligne Pierre Antoine car le statut de La Poste change : « Ce « service universel », est très loin d'être le service public, ce terme, ce seul terme employé à la place de service public » en dit long : le service universel, c'est le service minimum, alors que le service public se veut bien plus qu'un service minimum. Mais forcément, le mot « universel », est tellement connoté, qu'on ne peut le comprendre ». Et un service universel peut tout à fait être assuré par une entreprise privée.

Nombre de mariannautes pointent les dysfonctionnements de La Poste. Plutôt que de s’en prendre à un engourdissement conséquence de son statut de service public, Set y voit plutôt les premiers symptômes de la mise en œuvre de pratique « managériales » notamment pour ce qui concerne la précarité des emplois ou la durée des missions : « Vous avez déjà essayé de vous plaindre auprès de la Poste pour vol ou perte d'un courrier important mais non-envoyé en recommandé ? « Rien à signaler ma bonne dame , mon bon monsieur , tout va bien de notre côté ... » Je n'ai commencé à déplorer des  pertes de plus en plus banales et banalisées par la Poste que depuis qu'on a introduit des intérimaires et du personnel en mission courte ou ultra-courte dans l'acheminement du courrier . Les colis qui ne sont pas livrés sous le prétexte ( faux ) d'absence au domicile ou au travail , Pourquoi se soucier de la qualité du travail quand vous n'êtes là que pour une durée très brève ? »

Modernisation inéluctable ou idéologie du fait accompli ?

Intéressé par l’histoire de La Poste, Marc ne paraît guère surpris par cette évolution : « La privatisation prochaine de la Poste ne constitue pas une surprise. Certes, chacun déplorera le recul du service public, mais est-ce réellement étonnant ? Avec l'Etat régulateur ou modeste, la remise en cause du service public débute dès les années 1970 et se poursuit sous la gauche et la droite réunies. Le débat sur l'autonomie des universités n'est qu'un nouvel exemple, celles-ci pouvant désormais recruter sous condition élargie des personnels de droit privé et des contractuels de droit public. Enfin, le projet de loi relatif à la mobilité professionnelle dans la fonction publique adopté le 23 juillet dernier ouvre la porte au recours à l'intérim , aux restructurations de service et aux salariés de statut privé . La boucle est bouclée!  Dans ces conditions, la Poste deviendra un service privé au service de l'intérêt général mais en concurrence avec d'autres opérateurs ».

De son côté Bibop s’impatiente et  réclame une modernisation rapide de La Poste « Il faut prendre conscience que le marché est ouvert. Si la poste reste comme elle est, elle va mourir d'ici une dizaine d'année. Impossible d'affronter la concurrence, comme la France est incapable de l'affronter (il suffit de voir le nombre d'usines qui ferment et de ce demander pourquoi, encore et toujours en France). Soit la poste se modernise, soit elle meure. Je crois, et que cela plaise ou non, qu'il faut prendre conscience du monde où nous vivons. Nous ne sommes plus en 1950 ou au mieux, en 1960. La France est simplement une province de l'Europe ».

La réponse ne se fait pas attendre, c’est Al qui s’y colle : « C'est ce genre de fausses alternatives, d'idéologies du fait accompli, qui conduisent des sociétés dans le mur. La modernité, ce n'est pas suivre le mouvement d'un marché dont l'arbitraire montre aujourd'hui où cela mène : à la ruine de millions de personnes. La modernité, c'est construire des sociétés durables faites pour que des êtres humains y vivent une existence d'êtres humains. En ce sens, votre « modernité » fait déjà partie d'un monde archaïque dont il nous faut nous débarasser des derniers vestiges qui sont en train de nous détruire ».

Partager cet article

Repost 0
Published by La boulange - dans Economie
commenter cet article

commentaires