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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 06:34

Encore un exemple de la dérive autoritaire de Sarkozy , la façon dont il met "au pli" les soi-disants" journalistes:

1/Face à Nicolas Sarkozy, des journalistes bisounours

Par Laurent Pinsolle. Hier soir, Nicolas Sarkozy a continué à défendre tout ce qu’il a fait dans un contraste saisissant avec l’admission récente par Barack Obama d’une erreur. Il a également essayé de donner une tonalité sociale à son intervention.



(capture d'écran Dailymotion/retouches PC)
(capture d'écran Dailymotion/retouches PC)
Nicolas Sarkozy a eu droit à une heure et demie en prime time sur TF1, France 2, M6 et RTL en même temps, tout en ayant probablement choisi ses interviewers. Et le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont pas bien méchants avec lui. Laurence Ferrari, Guy Lagache, qui recueille la palme des questions complaisantes (« on a le sentiment qu’il y a deux poids, deux mesures, ce qui n’est pas forcément vrai » sur les banques, ou « combien d’emplois va sauver votre plan ? »), David Pujadas et Alain Duhamel n’ont pas cherché à mettre le président en difficulté, au point que celui-ci se faisait tout doux à leur égard.

Un président droit dans ses bottes
Cette émission a été l’occasion pour lui de reprendre tous ses grands classiques : la dénonciation des 35 heures, la difficulté de son travail, le besoin de compétitivité dans un monde qui change, le succès de sa réforme des régimes spéciaux, la TVA européenne, son omniprésence, la dureté de la crise (« la plus importante depuis un siècle »), la dénonciation des spéculateurs ou la volonté de refonder le capitalisme. Il est revenu vivement sur sa promesse faite à Gandrange, assurant que Mittal avait respecté trois des quatre engagements pris, et a osé promettre d’y retourner (ce qu’il avait déjà fait il y a un an !).

Il y avait cependant des éléments intéressants dans son discours, notamment la défense d’un plan de soutien par l’investissement et pas par la consommation. Même si cela est dur dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, le président a raison. Quand on endette l’Etat et les Français, autant que ce soit pour créer un actif pour la collectivité et pas pour financer des dépenses courantes. La démonstration était claire et juste et il a eu raison de souligner l’échec de la baisse de la TVA au Royaume-Uni. Il a bien montré le danger des délocalisations avec la baisse de notre production automobile, transférée à l’Est.

Un constat parfois juste, des mesures souvent mauvaises
Mais si Nicolas Sarkozy sait faire les bons constats, il pêche souvent par les mesures. Pour contrer le sentiment d’injustice des 25 milliards distribués aux banques, il a expliqué qu’ils allaient produire 1,4 milliards d’intérêts qui pourraient être utilisés à des fins sociales. Mais, il oublie de dire que l’Etat va payer des intérêts d’environ 1 milliard sur cette somme et qu’emprunter davantage renchérit l’ensemble des emprunts de l’Etat… En outre, il a annoncé trois à six mois de discussion avec les partenaires sociaux après le 18 février pour arriver à une mesure concrète ! Pire, après avoir disserté sur les difficultés des travailleurs pauvres, il a balayé d’un revers de main un coup de pouce au SMIC car il ne concerne que 17% des Français !

En outre, comment ne pas être surpris devant sa promesse de supprimer la taxe professionnelle. Bien sûr, cela améliorerait la compétitivité de nos entreprises, mais il semble pour le moins étrange d’entendre un président prônant une certaine modération de la dépense annoncer 8 milliards de baisses d’impôt pour les entreprises alors que le trou des finances publiques va passer de 40 à 80 milliards en deux ans ! Comment va-t-il le financer ? En outre, les journalistes soulignent ce matin que le montant réel de la facture devrait dépasser les 20 milliards !

Mais c’est sans doute sur la crise que le président a été le plus décevant. Dans cette émission qui lui a pourtant été consacrée, Nicolas Sarkozy n’a pas jugé bon d’en expliquer les tenants et aboutissants. Il n’a pas proposé de lectures autres que le rejet de la responsabilité sur des boucs émissaires commodes, les traders, dont il a attaqué les rémunérations, ou les agences de notation. Il s’est contenté de réclamer une meilleure gouvernance mondiale, concernant toutes les institutions financières ainsi qu’une interdiction du hors bilan et des paradis fiscaux. Un peu court même si ces points sont justes.

En fait, Nicolas Sarkozy semble être dans une bulle et réagir à la crise sans vraiment la comprendre. Pire, il ignore à ce point les préoccupations des Français qu’il croît que promettre de discuter avec les partenaires sociaux de la distribution d’un gros milliard les satisfera alors qu’il en promet 8 aux entreprises!

2/Interview de Sarkozy : le SNJ-CGT dénonce une "insulte"

Le syndicat de journalistes estime que la profession "ne sort pas grandie" au lendemain de l'intervention du président : David Pujadas, Laurence Ferrari, Guy Lagache et Alain Duhamel ont "parfaitement joué leur rôle de fou du roi" car le chef de l'Etat les a "adoubés".


Le SNJ-CGT a estimé vendredi 6 février dans un communiqué que la profession de journaliste ne "sortait pas grandie" de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy jeudi soir, dénonçant une "mascarade" et une "insulte" au métier.
"Interlocuteurs déférents, questions convenues et jamais dérangeantes, absence de contradiction quand le président assénait des contrevérités. La profession de journaliste ne sort pas grandie du 'show télévisé' du président de la République", écrit le syndicat.

Rôle de "fou du roi"

Pour le SNJ-CGT, ces journalistes (David Pujadas de France 2, Laurence Ferrari de TF1, Guy Lagache de M6 et Alain Duhamel de RTL) ont "parfaitement joué leur rôle de fou du roi" car le chef de l'Etat les a "adoubés".
"Dans aucun autre pays dit démocratique les politiques en responsabilité ne choisissent leurs interlocuteurs", poursuit-il.
Le SNJ-CGT dénonce une "mascarade qui va encore accroître la méfiance du public envers les journalistes".

En conclusion, il suffit de remarquer sur les diverses chaines dites majeurs, l'absence de débats contradictoires, nous parlons même pas de Sarkoko, pas de face à face, absence de contradicteurs, journalistes leche-bottes, écrasante présente de Sarkoko et de l'UMP.
Nous sommes de moins en moins dans un régime démocratique. Et comment s'appelle un pays qui glisse vers un régime du parti unique, de l'expression unique, du pouvoir d'une caste: une dictature.
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 13:08

Comment nos collègues bloggeurs ou journalistes se sont "dévoués" pour comprendre ce que le bateleur avait à dire. Nous n'avions pas ce courage.

Conclusion: édifiant et encore les médias sarkozystes ont du mal à dissimuler le résultat

1/ (Sarkofrance) Sarkozy à la Télé: enfumage et complaisance

Jeudi 5 février, le président français a usé de modestie forcée pour "expliquer" ce que les Français n'avaient visblement pas compris. Avec un discours classique en période de crise, il a donné raison aux manifestations "d'inquiétude", il a tenté de forcer son caractère, mais il est resté ferme sur son cap. Nicolas Sarkozy a montré son talent. Il fut très bon, devant des journalistes souvent silencieux et rarement critiques.

Le début de l'intervention fut remarquable. Sarkozy joue la compréhension, la compassion, voire la pitié. "Que les Français soient inquiets, c'est normal"; "je le comprends, je l'entends" ; "Dans le reportage, cette dame dit : on est pour rien à la crise et c'est nous qui allons payer. C'est vrai, elle a raison."  Globalement, Sarkozy l'a joué modeste, Il a voulu tenir compte du reproche d'intervenir sur tout qui lui est régulièrement fait. Cette fois-ci, il n'a fait que proposer des pistes à discuter, sans jamais chiffrer Une belle occasion ne pas s'engager sur des solutions. 

Les fausses annonces de Sarkozy
Sans y paraître, le président français a fait beaucoup de fausses annonces hier soir : la première a retenu l'attention. Pour les plus pauvres, les plus fragiles, l'Etat va consacrer les soit-disants 1,4 milliards d'euros d'intérêts perçus des banques pour sa politique sociale, nous clament les commentateurs ! Il est évident que les recettes fiscales, quelle qu'elles soient, abondent le budget de l'Etat ! Sarkozy n'a pas annoncé de nouvelles mesures sociales hier soir.

Au contraire, il a reporté au 18 février la discussion principale. "Je vais mettre tout cela sur la table", comme l'amélioration de l'indemnisation du chômage partiel ou la proection des jeunes travailleurs. Il rencontrera à cette date les partenaires sociaux. mais il mélange aussi les genres.  Enfumage supplémentaire, il a mis à l'ordre du jour de cette réunion des sujets dont il a l'entière maîtrise, et qui ne concernent habituellement pas les organisations syndicales, comme la suppression éventuelle de la première tranche de l'impôt sur le revenu (deux millions de foyers sont concernés), ou l'annulation du second tiers de l'impot sur le revenu des ménages modestes, ou l'augmentation des allocations familiales. Aucun journaliste ne relève cette confusion des genres. En revanche, il refuse à nouveau toute relance du SMIC ou des minima sociaux.

Troisième annonce majeure, la suppression de la taxe professionnelle. Sarkozy annonce qu'il discutera de l'impot de remplacement, si possible écolo, avec ... les élus locaux. Belle arnaque. Je te rends d'une main ce que je te reprends de l'autre.

Quatrième enfumage, la réforme du système. Sarkozy n'aime pas la proposition d'Obama de plafonner les rémunérations des dirigeants d'entreprises ayant recours à l'aide publique. Il préfère stigmatiser les agences de notation ou les traders. Sarkozy aimerait travailler sur les paradis fiscaux, mais lâche ce lapsus: "Monaco n'est pas un paradis fiscal mais il y a des choses à préciser."


Sur le fond, le président conserve son cap. Nous étions prévenus. Il a expliqué qu'il préfère de continuer à supprimer des postes de fonctionnaires, "des dépenses de fonctionnement", au profit des investissements dans le secteur privé. Les enseignants seront heureux de d'apprendre qu'ils ne sont que des "dépenses de fonctionnement" ....


Des journalistes décevants
Guy Lagache a semblé plus hargneux que les autres, notamment sur les promesses non tenues de Gandrange. Laurence Ferrari est restée quasiment atone. David Pujadas a démarré fort pour rapidement s'éteindre. Alain Duhamel a servi les plats, comme sur la présidence européenne.
Quand Sarkozy égrène des mensonges ou des énormités, les trois journalistes se taisent, et écoutent. Il n'est pas contredit, les questions ne sont pas relancées. Sur l'effet du plan de relance sur l'emploi, Sarkozy casse son jouet, mais personne ne relève : "Personne ne sait exactement combien ça va créer d'emploi mais on sait que ça donne du travail." Sur les prêts aux banques, Sarkozy ment sur leur intérêts bénéficiaires pour l'Etat (1,4 milliards d'euros en 2009), mais personne ne relève. Sur le fichier Edvige, Sarkozy ment en déclarant l'avoir découvert dans la presse, mais personne ne relève : "Le fichier EDVIGE, j'ai découvert cela en lisant la presse." Sur la nomination des présidents de l'audiovisuel public, Sarkozy "redécouvre" qu'il a un gouvernement "autonome". Aucun ne relève la supercherie. Quand Sarkozy ment sur les "bons résultats en matière de délinquance.", aucun journaliste ne relève.

Devant trois journalistes silencieux, le culot présidentiel a même connu ses heures de gloire :
Sa justification de l'éviction du préfet de Saint Lô (il n'a pas pris les mesures nécessaires pour maintenir l'ordre public") ou son soutien à Rachida Dati furent exemplaires. Alain Duhamel a eu le courage (reconnaissons-le) d'aborder l'affaire Kouchner. Mais Sarkozy botte en touche. Et ne répond pas sur la question morale: "Le petit système médiatique s'emballe." "Il me dit qu'il n'y a aucun conflit d'intérêt, je le crois."

A 21h52, Laurence Ferrari conclut :"Merci beaucoup, monsieur le président d'avoit répondu à nos questions."

Quelles questions ? 


Lire aussi:

2/ (Betafox) Sarkozy sur les télés : usé, fatigué, fatiguant

 

 

Malgré les appels relayés sur Betapolitique, j’ai - je le confesse - regardé Sarko pendant 15 minutes ce soir.

Eternel Sarko : la fausse candeur, la fausse franchise, la fausse sincérité. Il est peut-être possible que certains spectateurs, peu au fait de la vie politique, puissent se laisser avoir par ces dénégations de mauvais élève qui croit que tout peut se jouer au culot. Moi pas. Et lui ? Y croit-il encore ?

la suite

3/ (RN89) Sarkozy et la crise : un doigt de social et beaucoup de flou

Pendant 90 minutes, le Président a défendu sa politique de relance. Moments forts, analyses à chaud et détails qui tuent.

Pendant l'interview de Nicolas Sarkozy le 5 février

En résumé

Il n'a pas dit "I screwed up" ("j'ai foiré") comme Barack Obama, ce n'est pas son style.

Il a voulu montrer aux Français qu'il y avait bien un pilote dans l'avion pour conduire la France au travers de la crise "la plus grave depuis un siècle" (euh... et 1929?), même si le cap n'est pas clairement défini.

la suite

4/ (enfin la Cerise sur l'info) David Pujadas et Laurence Ferrari ont bien servi la soupe au nouveau camarade Sarkozy

images-1.jpgDavid Pujadas et Laurence Ferrari n'ont pas fait des étincelles devant Sarkozy à la télé. C'est moins que l'on puisse dire. Le président excelle à l'oral et n'a trouvé hier soir aucun obstacle majeur tant l'intervention des animateurs de JT fut pitoyable. Sarkozy avait donc le bon choix avec cette sélection images.jpgmême si Alain Duhamel assura un instant le spectacle mais sans grand danger pour le président rompu à l'exercice. La soupe était bonne et Nicolas Sarkozy en a rajouté une louche en nous montrant son nouveau look.images-2.jpg

<<<<<<< j'avais soigné le brushing et le costard, deux trois questions banales , j ai été formidable , non ?

Il endosse un bien joli costard socialiste , bien coupé au niveau des paradis et niches fiscaux, je charge un max les traders véreux pour effacer la sihouette libérale et je taille dans la tranche des impôts la plus basse pour alléger l'ambiance sans oublier un léger relèvement des allocations familiales afin de soulager le populo aux entournures. Style socialiste à bloc , de la bel ouvrage qui fait déjà grincer les portes de coffre de ses amis banquiers et industriels blindés, les Bouygues, Lagardère et Bolloré .
 Quelle mouche a donc piqué le Président ? Les experts ne peuvent qu'évoquer l'influence de Carla. L'épouse bobo gauchisante de coeur lui aurait-elle chantonné un petit refrain socio le soir sur l'oreiller ? Why not ? Quant à Pujadas et Ferrari , ils peuvent rejoindre leur rédaction sans crainte pour leur carrière , ils ont été PARFAITS .

Nous les remercions et nous leurs apportons notre compassion pour cet exercice et cette épreuve..
Nous renouvellons nos conclusions : ce n'est un guignol qui devient dangereux


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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 12:31
A Désirs d'Avenir Lacanau, nous vous proposons ce article pour illustrer la dérive sécuritaire , voir la dérive anti-républicaine de notre police.

1/ Exemple local: Nous avons vu sur place à Bordeaux  au début des quais aux chartrons . Il était  18h , hier, comme de bien entendu dans des encombrements habituels.
Comme une espèce derive bordelais, certains véhicules immatriculés 33, grillent allégrement les feux rouges  , bloquant un carrefour . Quel ne fut pas la stupeur des automobilistes essayant de respecter le code la route de constater un mini -car de la CRS sans girophare ou autre klaxon .
Croyez vous qu'ils auraient et aidaient à assurer la circulation, à respecter le code ? Non il semble que cela ne fait plus parti des objectifs d'une police républicaine au contact de la population.
Il vaut mieux pièger dans une endroit sure, les automobilistes lambdas mais la circulation....... ce n'est plus dans les objectifs?

2/France, 29 janvier 2009. Témoignage d’une enseignante relatant les violences excercées à l’encontre d’un citoyen.


 "Ce jour décidé jour de grève nationale est aussi le jour où notre famille a pris conscience que la violence policière peut concerner chacun d’entre nous. Ce jour là j’ai rendez vous à dix heures trente avec mon cher et tendre place Leclerc à Angers pour manifester. Je l’attends avec nos trois enfants. Il ne nous a jamais rejoints. Nos appels sur son téléphone portable restent vains. Je m’inquiète, mon homme est quelqu’un de fiable sur qui je peux toujours compter et il a très envie de manifester. 

 A 12h45 j’apprends par un coup de téléphone de ma mère que Bernard est placé en garde à vue. Le motif « refus d’obtempérer, rébellion et incitation à l’émeute ». Je n’ai pas le droit d’en savoir plus, je n’ai pas le droit de le voir ni de lui parler. Je ne connais pas non plus les circonstances de son arrestation. Je suis atterrée. Pour moi, la garde à vue renvoie à une situation criminelle tout au moins à une mise en danger d’autrui. Je cherche ce qu’il a pu faire. J’imagine alors qu’il a refusé de montrer ses papiers, comme il l’a fait une fois, en soutien aux sans papiers. Ce geste m’étonne car il savait que nous l’attendions mais je me raccroche à cela.

 A 17h00. Bernard est libéré, sonné par les six heures passées dans une cellule, il se rend avec deux heures de retard sur son lieu de travail. C’est donc à 22h00 que j’apprends la vérité vraie. Et elle fait froid dans le dos.

 Les faits. A dix heures 40 Bernard cherche toujours une place pour garer sa 405. Les manifestants sont très nombreux et empiètent sur la chaussée. Est-ce ce nombre qui effraie les gendarmes ? Bernard dans une file de voitures commence à s’engager rue du Mail. Il est arrêté par un policier qui tapant sur sa vitre lui demande à quelle vitesse il roule. « Je suis en première, donc à 20 km/h » répond le futur criminel. « C’est trop, vous ne devez pas dépasser 10 Km/ heure. » Bernard répond alors qu’il ne lui semble pas aller trop vite, qu’il cherche une place pour se garer et rejoindre à la manifestation sa femme et ses enfants.

 Le policier demande à voir les papiers du véhicule. Bernard présente la carte verte et explique qu’il a oublié la carte grise chez lui. Le policier annonce alors un contrôle approfondi du véhicule et lui désigne une place à l’opposé de l’endroit où il se tient. C’est en braquant les roues et en repassant la première que tout dérape. Notre voiture, une antiquité imprévisible, émet un hoquet qui projette le véhicule en avant. Personne n’est blessé ni même touché. Il s’agit juste d’une évidente erreur de manœuvre ( ce que reconnaîtra ultérieurement le policier le plus proche ) 

Ce hoquet provoque alors des faits incroyables.

 Un policier se rue sur la voiture, ouvre violemment la portière et entreprend avec six autres comparses d’extraire manu militari Bernard de la voiture. Celui-ci paniqué s’accroche à son volant. Il est sorti de la voiture, jeté à terre, maintenu sur le bitume un genou dans les côtes, pendant qu’un autre policier lui tire le bras vers l’arrière et le menotte. Bernard essaie d’appeler à l’aide en disant « Ne les laissez pas faire cela ». Un policier pour le faire taire, lui enfonce deux doigts dans la bouche. Une jeune fille ose intervenir. Elle est immédiatement appelée à circuler.  Bernard est placé dans un fourgon. Quand il demande s’il était besoin de se mettre à 2 pour le faire sortir de la voiture, s’il était besoin de le jeter à terre, on lui répond qu’il est grand et fort ( cela fait-il de lui un animal ? ) Quand il demande à ce qu’on lui desserre les menottes qui le blessent, on lui dit qu’il n’a qu’à le demander gentiment. Bernard refuse de supplier, il se fait traiter d’imbécile et garde ses menottes qui lui cisaillent le poignet et entrave sa circulation. Après un alcootest et test de présence de cannabis ( négatifs évidemment ) il est emmené au poste et mis en garde à vue. Il passe six heures dans une cellule. Il est fouillé, on lui prend ses effets personnels, on relève ses empreintes, on le photographie. Il voit un médecin et un avocat. Ceux-ci l’écoutent et lui disent qu’il est victime de ce qu’ils appellent dans leur jargon « susceptibilités policières ».
Apparemment, c’est de plus en plus fréquent.

 A 15h45, il est auditionné par un officier de police judiciaire qui en réfère ensuite au procureur qui lui-même décide de la remise en liberté de Bernard et d’une convocation judiciaire pour le 13 avril. Vraisemblablement pour un rappel à la loi. Nous sommes très choqués par ce qui vient de se passer. Bernard peut toujours à peine bouger les doigts de la main droite. Il a mal aux côtes. Il fera constater ses douleurs par un médecin tout à l’heure. Mais surtout il estime qu’il a été victime d’un abus de pouvoir. Il compte porter plainte pour cela et aussi pour préjudice moral.

 Comme beaucoup d’entre vous on tire souvent le diable par la queue en fin de mois, alors si vous connaissez un avocat, altruiste aux honoraires peu élevés, faites-le nous connaître…on va avoir besoin d’un coup de main ! Surtout, n’hésitez pas à faire passer ce texte à vos connaissances. Il faut que l’on sache que de telles situations se multiplient aujourd’hui. Pour vous en convaincre, lisez sur Wikipédia le dernier paragraphe de l’article sur la garde à vue. C’est édifiant. 

 J’aurais adoré épouser Robin des Bois, Jesse James, Che Guevara. Peut-être d’ailleurs que Bernard a un peu de tous ces personnages en lui… mais en attendant, ce jour-là il était surtout un simple citoyen conducteur d’une vieille voiture, ayant oublié sa carte grise.

Vous admettrez en lisant ces faits qu’on se demande d’où vient le chef d’accusation que je rappelle pour conclure ce billet « Refus d’obtempérer, rébellion, incitation à l’émeute ».

Bien à vous,

 Estelle"

Si vous souhaitez suivre la suite ou les contacter, je vous suggère de vous rendre à la source de cet article.

Que veulent dire ces 2 exemples mais nous en avons d'autres?
C'est la dérive sécuritaire ou pique-sous et non républicaine de notre police.
Il semble que la police soit là pour faire peur , pour rapporter du fric avec ses pièges à frics et à points par exemple, faire peur au bon peuple de France , celui qui doit bien voter, celui qui peut encore payer, celui dont on veut lui faire croire qu'on s'attaque à la délinquance.

Mais qu'en est t'il?

Des objectifs abérrants pour ces policiers auquels ils répondent comme ils peuvent (il est interessant de lire les blogs policiers).
Par exemple, dans les choix d'action de police, il faut mieux faire la sortie des discothèques pour piquer les jeunes qui sortent de discothèque que de poursuivre les souteneurs. Chaque jeune piqué avec 1gr de H, cela fait une affaire et une affaire résolue et cela va vite , cela rapporte plus en terme d'objectif. Par contre, mettre à l'ombre un souteneur c'est difficile et puis il faut du temps , des planques pour suivre, on n'est pas sur de l'avoir  et cela ne rapporte pas  en terme d'objectif réalisé.
Nous parlerons même pas de la délinquance en col blanc : il faut mieux piquer 5 milliards d'euros que 10 € à la femme d'un conseil municipal de Bordeaux.
Des statistiques où si on fait apparaitre une baisse soit disant de la délinquance (personne à ce jour , nous a expliqué comment elle était faite ce conglomérat d'objectifs de statistique  surtout pas MAM), les statistiques  comme la violence aux personnes (aggression dans la rue, etc) explosent, les gardes à vues comme celle citée ci-dessus ont plus que doubler.

Nous sommes inquiets non pas des hommes composant la police et la gendarmerie . Nous avons du respect pour eux et aussi pour leurs representants syndicaux.
Nous sommes inquiets parce que les choix faits par Sarkoko ou MAM imposent à nos policiers une dérive qui est de plus en plus attentatoire à nos libertés. Donc, notre police est de moins en moins républicaine et de plus en plus au service d'une caste .
Qu'en même, il faut plus de 600 à 1000 policiers ou gendarmes à chaque déplacement de Sarkozy . Est ce normal?
Aucun président avant y compris le grand Charles (et lui on a voulu le tuer du temps de l'OAS) n'aurait osé avoir une garde prétorienne de robocops.
Autre inquiétude pour nos campagnes, le passage de la gendarmerie sous le régime policier Sarkozyste.. Que va t'il se passer? Quelle sécurité aurons nous? Quel sentiment de sécurité aurons nous?
Savez vous , et ça les médias sarkozystes n'en parlent pas que comme l'éducation nationale , Sarko, Fillion ou autre MAM taillent dans les effectifs policiers ou de la gendarmerie..
La gendarmerie et la police sont aux français . ils font parti de notre façon de vivre en France. Nous leur devons du respect pour la tâche qu'ils ont à faire .
Quand nous sommes malades et que le toubib nous donne un médicament dégueulasse, nous le prenons même en ralant mais nous le prenons.
La gendarmerie et la police sont là pour être les gardiens de nos libertés et au sens large. Ils peuvent être une potion amère mais ils sont là.
Nous n'avons jamais peur quand nous rencontrons nos gendarmes à Lacanau ou ailleurs. Nous ne sommes pas surs d'avoir un sentiment de sérénité devant nos policiers.
Mais n'est ce pas ce que cherchent Sarkozy et sa bande?

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Published by La boulange - dans Désirs d'Avenir Lacanau
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 12:25

C'est l'observatoire des inégalités qui balance l'info. On s'en doutait tous, mais manquaient des chiffres du fait du choix étrange de l'INSEE expliqué sur cet article.

Et qu'on ne me ressorte pas les théories libérales à la con, comme celle du ruissellement, de la libération des trucs, la courbe de laffer ou la théorie des incitations. Les chiffres sont là, hop sous vos yeux:

On voit qu'entre 1998 et 2008, les 90% des salariés les moins payés se voyaient gratifier de +0,9% tandis que les 0,1% plus payés de +68,9%, ou les 10% les mieux payés gagnaient 8,2% de plus.

C'est à dire que ces 10% les mieux payés ont eu un gain 9 fois supérieurs à celui des moins payés. On va résumer ça, ce sont les salaires les plus élevés qui se sont le plus envolés en 10 ans.

Nos gros salaires se sont donc envolés, et où sont les conséquences bénéfiques de tout ça? Alors messieurs les libéraux? Où ruissellent donc les millions d'euros permettant la création de centaines de milliers d'emplois dans les services? Ne voyons nous pas plutôt une augmentation de la pauvreté? une hausse de l'endettement des précaires ?

Maintenant demandez vous quel est le poids social et médiatique de ces très hauts revenus qui s'envolent ( au moins +18,3% pour le 1% le mieux payé)? Il est bien sûr largement supérieur aux moins bien payés. C'est là qu'on trouve tous les donneurs de leçons, consultants, managers, spécialistes de la chose financière qui nous expliquent qu'on doit se serrer la ceinture. Ils adorent parler de flexibilité par exemple, ou de non intervention de l'état.

Ces chiffres démontrent clairement l'établissement d'une caste dominante grâce à la libéralisation des finances, la fin de la progressivité des impôts... Et oui, on ne doit pas l'oublier depuis 2002, la progressivité de l'impôt a été réduite en passant de 7 tranches à 5 pour le barème de l'impôt sur les Revenus. Ça c'est fait en 2006, grâce à cette mesure, vous pouvez avoir un taux marginal d'imposition identique à celui de quelqu'un payé 5 fois cher que vous. En résumant, on peut dire que cette diminution crée une flat-tax pour les riches, et que le créateur se voit taxé au même taux que le trader ou le financier.

On peut aussi remercier Jospin pour avoir diminué entre 1997 et 2002 le taux d'imposition des tranches les plus élevées du barème. Sans doute bercé par les promesses et délires de l'OCDE. Le plus gros du travail a été fait par Chirac, Villepin et leurs complices de l'époque.

Et si vous voulez vous énerver un peu plus, allez lire cet article publié par "Le financier". C'est la saloperie Borloo pour se constituer un patrimoine immobiliter et ne plus payer d'impots ou en payer moins.
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Published by La boulange - dans Economie
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 11:37
Aujourd'hui, nous sommes le 18 pluviose de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Pour Sarkoléon, obstiné maladif dans ses réformes et ses cadeaux au Capital
"La civilisation boutiquière s'obstinait. On disait qu'elle craquait. Mais tout en craquant elle s'obstinait." Henri Michaud

C'est arrivé ce 6 février :


En 1800, le physicien Alessandro Volta invente la pile électrique, composée de lamelles de cuivre et de zinc.

En 1665, naissance d'Anne Stuart               

En 1923, mort d'Edward Emerson Barnard   

A la Une :   
Sarkoléon III à la télé : l'artiste a fait son show. Les premiers rangs applaudissent. Normal, le spectacle était pour eux! Au fond de la salle, le populo en restera pour ses frais avec l'aumone de 1,4 milliard d'euros. D'ailleurs, c'est toujours lui qui paye au final!
Le renvoi au 18 février des discussions avec les syndicat n'augure rien de bon. Il faut poursuivre la mobilisation.
Avec la suppression de la taxe professionnelle, les communes vont perdre d'importantes rentrées financières. Remplacées par une hypothétique taxe carbone? Rien n'est moins sûr...
Il ne connait pas la Guadeloupe. Pas un mot sur le conflit.
Et cerise sur le gâteau politique, il accorde sa totale confiance à Kouchner. Qui s'assemble...
Sous les pavés la réforme   
Protéger les Français sans changer de cap  
Les réactions à l'allocution 

Déclaration commune de onze partis de gauche. La déclaration commune, c'est bien. Ce qui est effarant, c'est le nombre "onze"!!!

Pécresse : un chahut, des œufs et des chaussures comme cadeau de bienvenue. Les universités en ébullition et des profs, chercheurs et étudiants dans les rues. Nouveau mouvement mardi. Des cours qui deviennent militants.
Quand la presse étrangère découvre les casseroles de Kouchner.
Besson : des papiers contre des dénonciations. No comment!
Quand Dati, magistrate en robe Dior, fait la leçon.

La grève se poursuit en Martinique.

La LCR se saborde. La LCR est morte, vive le NPA. Et après? Aura-t-on un front de Gauche aux européennes?

Pauvres patrons! Parisot monte au creneau.
La SNCF condamnée pour avoir favorisé son e-commerce.

BCE, vers une nouvelle baisse des taux

Le grand patron de la CIA promet des pratiques plus vertueuses.
Un ambassadeur d'Israël attaqué à la chaussure.

Des "soutiens-mammelles" en fourrure. Jusqu'à ce que la mode pique l'idée!
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:22

Le 3 février 2009, Sarkozy était en visite à l'Isle-Adam, et le préfet du Val d'Oise a sorti le grand jeu : 600 policiers et gendarmes mobilisés pour contenir... une trentaine de manifestants ! Un véritable triomphe pour le chef de l'Etat porté aux nues par plusieurs centaines de sympathisants... Enfin un plan qui se déroule sans accroc.

Sarkozy mutation préfet de la manche

Une trentaine de manifestants à l'Isle-Adam, une cinquantaine à Mériel, à cinq kilomètres de là, où le président s'est rendu pour saluer des centaines de militants UMP triés sur le volet. Dans les deux communes, les récalcitrants étaient retenus à plus de 800 mètres du chef de l'Etat. Impossible d'approcher pour scander son slogan ou montrer son panneau... « Gardez le préfet, virez Sarkozy » affichait l'un deux, en référence à la mutation du préfet de la Manche.

A 7h du matin, 320 CRS étaient déjà déployés, ainsi que plusieurs dizaines d'effectifs départementaux, des policiers des brigades anti-criminalité en civil... Dans ces conditions, la visite d'une écluse et de la péniche « Debussy » tournait au triomphe. Les hordes de supporters autorisés se pressaient autour de Nicolas Sarkozy pour le remercier chaleureusement, le féliciter et l'encourager. Presque mystique.

Ce soir, le préfet dormira sur ses deux oreilles...

Sources : vonews.fr, rmc.fr, leparisien.fr

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 06:02

Oui ce soir , non pas à 20h35 comme l'indique si excellement notre collègue Sarkozix mais à 20h15 , vous pouvez vous dispenser d'entendre le guignol sur TF1, F2, M6 et RTL , le bateleur de Gandrange, le fossoyeur de nos libertés, le nullissisme en gestion de l'économie mais au choix pour les films d'action sans réfléchir Rambo III, pour réfléchir sur "un ami parfait" d'Antoine De Caunes, pour rire jaune sur la grande muette américaine Good Morning Vietnam, sur un fait sur la justice pas trés propre avec P Dewaere Le Juge Fayard, et un dessin animé "Lucky Luke".

Ne perdez pas du temps à essayer de comprendre les méandres de la pensée sarkozyste, il y en n'a pas, c'est simplement la vente en gros de savonnettes comme le chomage ou "serrez vous la ceinture", ou "comment donnez aux banquiers", ou "à votre bon coeur" pour les actionnaires, ou "comment gonfler le bonus" des "dirigeants "des sociétés, ou "comment alimenter le paquet fiscal".

 

2h30_tchatche

 

Bush est parti .

Il a laissé une Amérique affaiblie dans le domaine social, dans la politique extérieure, effondrée d'un point de vue moral.

Nous sommes plusieurs blogs, journalistes,  à penser et à juger sur des faits que Sarkozy a pris la suite.

Faudra-t'il attendre jusqu'en 2012 pour assister à l'effondrement de notre système de libertés et social français?

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 05:54

Le_monde_selon_K

Présentation de l'éditeur
Biographie critique de Bernard Kouchner dont l'image a été fabriquée par des années de militantisme des droits de l'homme, et contredite par l'enquête de Pierre Péan. Cette enquête révèle la confusion entre les interêts personnels de l'actuel Ministre et les idéaux politiques affichés.

L'auteur vu par l'éditeur
Par l'auteur des enquêtes best-sellers : "Une jeunesse française", "La face cachée du Monde" ou "L'Inconnu de l'Elysée".

Amazon.fr lire_la_suite78http://www.amazon.fr/monde-selon-K-Pierre-P%C3%A9an/dp/2213643725 



Les principales accusations de Pierre Péan

Alors que le ministre des affaires étrangères est en pleine polémique avec la publication mercredi 4 février du livre à charge "Le monde selon K." (Editions Fayard) de Pierre Péan, en voici quelques extraits :

 

lire_la_suite78http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090203.OBS2961/les_principales_accusations_de_pierre_pean.html

________________________________________________________________



Bernard Kouchner, la chute d'une idole
envoyé par franceinter

Durée : 04:43 Pris le : 03 février 2009 Lieu : Paris, Île-de-France, France

Retrouvez l'humeur de Stéphane Guillon (lundi, mardi et mercredi à 7h50) et de Didier Porte (le jeudi à 7h50) sur France Inter


Vous trouverez aussi des articles sur Marianne ou autres blogs sur l'affaire K

http://www.marianne2.fr/Kouchner-se-defend,-Pean-commente-a-chaud-!_a174731.html

http://www.marianne2.fr/L-UMP-et-Kouchner-la-direction-du-parti-verrouille-le-discours_a174728.html

http://x-pression.20minutes-blogs.fr/

http://sarkofrance.blogspot.com/2009/02/pourquoi-voudrait-on-abattre-bernard.html


 

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 05:52
Le gesticulateur précoce Nicolas Sarkozy a un sacré passif en matière de promesses non tenues. Vu qu'il intervient au moins quotidiennement dans tous les médias que la France compte, cela doit dépasser les trois zéros. Pour spécialiste de la tolérance triple zéro voilà un signe de félicité !

La dernière dont tout le monde ne peut pas rire c'est celle faite aux ouvriers d'Arcellor Mittal. Vous savez cette usine qu'il avait promis de sauver. Tel un superman capable de faire faire à l'état n'importe quoi, n'importe comment, pourvu que des caméras soient là pour le filmer au milieu des ouvriers.

Merci à Laurent

Z'avez remarqué qu'il ne les fréquente plus beaucoup les ouvriers ? Il pourrait croiser quelques chaussures de sécurité sur son trajet pédestre en basse altitude. Et il faut dire que ce type de chaussure peut laisser un souvenir marquant.

Merci à Tropical Boy

Voici une belle preuve de ses promesses comme il aime en faire. Ne maîtraisant aucun sujet, il laisse ensuite quelques obscurs conseiller enterrer l'affaire.

Merci à Million

Au moins maintenant une stèle à l'entrée de l'usine rappelera ce grand moment de honte publique et de spectacle de cirque improvisé. Il ne manque que le nez rouge à l'impétrant pour faire de lui l'Achille Zavatta de nos usines en perdition.

Merci à Tropical Boy

Attention, jeudi il va annoncer à la télé que la France est sauvée parce qu'il a pris la parole devant des journalistes complaisants et sommés de ne poser aucune questions qui fâche. Etonnant non ? Pour Sarkozy la gesticulation vaut toutes les réalisations !

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 05:50
 Dans une lettre à son député, Madame Michelle B. interpelle les politiques dans un appel à l'aide franc et digne.

Témoignage

"Lettre ouverte à mon député,

Mardi 2 décembre, pour la première fois de ma vie, (j’ai 57 ans), je me suis inscrite au Restos du cœur de ma commune.

Les médias, les politiques sont tous d’accord : « Les Restos, c’est formidable. Avec toute cette solidarité les plus démunis ont au moins de quoi manger l’hiver. » Il est vrai que l’été cet exercice trivial est beaucoup moins nécessaire.

Nous sommes deux à vivre avec 600 euros par mois, les factures payées, il ne reste pas grand-chose pour la nourriture. Je suis allée prendre ce secours alimentaire les larmes aux yeux, la honte au cœur, la rage au ventre.

J’ai reçu pour une semaine : 2 steacks hachés surgelés, 5 œufs, 4 portions de fromage, 4 yaourts, 1 petite boîte de riz-volaille, 1 boite de petits pois, 2 oranges, 5 pommes de terre, 2 branches de céleri, 4 oignons, 1 paquet de pâte, 1 bouteille d’eau.

Ne mangeons pas tout trop vite ! Tant d’humiliation pour cela ! Je n’y retournerai plus.

Je ne parle pas pour moi seule. Il y avait toutes ces mères et leurs enfants, des vieillards, des jeunes hommes, toute une population à la Zola.

Réveillez vous donc tous, ne nous laissez par tomber plus bas. Cette région comme tant d’autres, n’a pas de travail. Bientôt vous ne serez plus que le député d’une armée de miséreux devenus transparents aux yeux de notre gouvernement.

Les socialistes que vous représentez sont comme des commandants d’un navire dont les passagers sont tombés à l’eau et qui se disputent le droit d’aller les repêcher. Pendant ce temps, le navire s’éloigne et les malheureux se noient. Vous débattez en ce moment à l’Assemblée nationale d’une réforme de l’audiovisuel qui - ne nous mentons pas - vise à instaurer une dictature toute au profit de Monsieur Sarkozy.

Pourquoi ne pas le dire au peuple ? Parce que lorsque ce sera votre tour de régner, vous en profiterez ? Et encore aucun Roi de France n’aurait osé aller si loin en lois liberticides. Aucun pays européen n’a des dirigeants se vautrant à ce point dans l’argent public.
Augmentations de salaire au président et à ses ministres. Rallonges astronomiques des dépenses de fonctionnement à certaines ministres.

Quand allez-vous proposer des mesures concrètes en faveur de ceux que Monsieur Raffarin osait appeler « la France d’en bas » ? Blocage des prix des denrées de première nécessité, SMIC, retraites, pensions relevées à 1500 euros, sans que les prix n’augmentent proportionnellement. Parce que c’est comme ça, les salaires augmentent de 0.5 % et les marchandises augmentent de 1%. Trouvez-vous cela normal ?

Quand allez vous dire aux bobos que certaines mesures prises pour  « sauver la planète » mettent à genoux les moins riches ? Sauvons d’abord les humains !

Les grandes surfaces que plus rien n’arrête, se font des fortunes, augmentations constantes, entente illicite, moindre qualité, course au profit. Monsieur Sarkozy veut mettre tous les Français à sa botte. La police, les gendarmes, se permettent des actes qui n’avaient plus cours depuis la fin de la guerre, assurés qu’ils sont d’être toujours approuvés par leur ministre de tutelle.

Monsieur le député, je déplore que vos interventions soient si rares, n’avez-vous donc rien à dire ? Ces stupides journaux à sensation, en dénoncent plus que vous. L’argent coule à flot chez les membres du gouvernement. Récession peut-être, mais pas pour tous !

Monsieur Sarkozy a octroyé 360 milliards d’euros à nos amis banquiers qui ont d’abord servi leurs très chers actionnaires. Combien faudrait-il de temps en taxant les revenus boursiers (je ne m’en fais pas, la bourse se porte très bien malgré ce que l’on nous fait croire) de un petit pourcent pour que le monde entier voit la misère définitivement enrayée. N’avez-vous pas été choqué que la niche fiscale accordée aux plus riches permette à ceux-ci de s’offrir les services (au frais de l’Etat) d’un personnel gagnant  à peine de quoi vivre ? Où faudra t-il que l’arbitraire, l’injustice aillent pour que vous vous révoltiez au nom de tous ? Attendez-vous une guerre civile ? J’admire les Thaïlandais d’avoir osé.

Tous, vous les politiques, parlez au nom des pauvres ? Savez-vous vraiment ce que c’est ? Vous décidez que les pauvres ne savent pas se prendre en main. C’est connu, nous sommes tous idiots sinon, comment expliquer que nous ne soyons que ça ?

Je sais bien que ma révolte et ma colère ne servent à rien mais c’est là que désormais se trouve ma dignité.

Ce courrier finira peut-être au fond d’une poubelle, tant pis, je n’aurais pourtant exprimé que peu de choses parmi toutes celles que j’aurais dû vous confier.

Je vous remercie au moins de la peine que vous aurez prise à me lire.

Je vous souhaite une bonne nouvelle année qui ne se lèvera pas sur des jours sombres et une perspective d’avenir noire de misère.

Avec tout mon respect, Monsieur le député."

 

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