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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 05:34

 

 

Les violences commises à Bagnolet et à Royan ont soulevé des critiques sur le comportement des policiers. L'intervention du ministre de l'Intérieur n'a pas emporté l'adhésion des foules. On suspecte les magistrats d'être juge et partie. Pour Philippe Bilger, cette méfiance collective a une conséquence majeure: la parole de l'Etat s'englue, et n'agit plus.



Bagnolet. (photo extraite d'une vidéo Dailymotion) Bagnolet.
Je désirais dénoncer le ridicule de ces « cellules psychologiques » qui prolifèrent pour assister des gens qui ne l'ont pas demandé et s'attachent à panser les plaies imaginaires de l'accessoire, quand l'essentiel est à peine pris en charge. Cette compassion systématique semble le plus souvent destinée à pallier une impuissance principale.

Il m'a semblé toutefois que l'actualité récente méritait mieux que ces aigres considérations et imposait une réflexion sur des violences commises aussi bien à Royan qu'à Bagnolet et qui, quoique de gravité différente, suscitent pour ne pas changer une critique des comportements policiers.
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, en déplacement à Royan, après avoir pris la pleine mesure de ce qui s'y était déroulé - une quinzaine de jeunes gens en provenance de la région parisienne qui avaient commis vols, exactions et rackets - a déclaré « qu'aucune forme de violence ne sera tolérée » et que « sa politique sera de fermeté et de dialogue ». Comment ne pas approuver de telles affirmations de principe qui, pour avoir été martelées cent fois, n'ont peut-être pas perdu forcément leur pouvoir de persuasion auprès des citoyens ? Comment ne pas applaudir cette parole de l'Etat émanant, de surcroît, d'un proche du président de la République, lui-même ancien ministre de l'Intérieur ? Pourtant, force est d'admettre qu'en dépit d'un constat que l'ensemble de la communauté nationale partage - en substance, les zones de non-droit ne doivent plus exister et la police a pour mission d'intervenir partout où sa présence est requise et nécessaire -, le doute et le scepticisme demeurent plus que jamais présents, comme si la société craignait que la parole de l'Etat ne soit en définitive qu'un Etat de la parole, un engagement creux, une promesse vide. Il est vrai que tant de désillusions sont venues altérer la force des décrets d'autorité que ceux-ci apparaissent moins comme des prémisses de l'action que comme un substitut de celle-ci.

Le coup de menton, la résolution politiques créent aujourd'hui une crainte par rapport à l'avenir qui risque de les voir pratiquement contredits. Pourtant, on voudrait avoir confiance dans la parole d'un ministre, qui représente l'Etat et dont la personnalité n'a jamais été étrangère aux valeurs dont il proclame le respect. En même temps, devant la multitude des conflits et des déchirements qui dégradent certaines banlieues, le citoyen le plus obtus ne peut qu'avoir conscience de l'immense difficulté de la tâche. En matière de sécurité et de justice, on perd très vite du terrain par faiblesse ou par indifférence et on le regagne très lentement, presque douloureusement, grâce à une politique qui doit avoir le courage de son impopularité auprès d'un progressisme éloigné des réalités populaires.

La principale entrave à une action cohérente et efficace de l'Etat, pourtant désirée par la majorité des honnêtes gens qui résident dans ces cités, provient de l'opposition entêtée et scandaleuse d'une minorité dont la seule obsession est de dénier toute valeur au pacte républicain (qui a pour base de croire aux institutions de son pays tant qu'elles n'ont pas démérité). Le ministre de l'Intérieur, dans ses propos (Le Figaro, Le Parisien), a aussi évoqué la tragédie de Bagnolet où le jeune Yakou est mort en moto alors qu'il était suivi par une voiture de police. Brice Hortefeux a ordonné une enquête pour déterminer les conditions dans lesquelles ce décès est intervenu et si la police y a une part de responsabilité. Les conclusions du rapport seront rendues publiques.

Avant même cette annonce, pour certains qui attisent avec rage le feu social, la police était évidemment coupable, la voiture avait évidemment heurté la moto, alors que selon le procureur de la République ce n'était pas le cas. Ce magistrat était évidemment de mauvaise foi, il ne fallait pas attacher le moindre crédit à ses paroles...
Devant de telles attitudes collectives, on perçoit l'extrême difficulté pour un Etat d'avoir une parole de fermeté qui soit suivie d'effet, et pour la police, de mettre en oeuvre une relation de proximité et de courtoisie avec des fauteurs de troubles dont la seule ambition est précisément de faire échouer tout ce qui pourrait ressembler à une restauration de l'ordre et de la tranquillité publics.
J'ose dire qu'un infime progrès serait déjà d'établir lucidement la hiérarchie des responsabilités. La police n'est coupable de rien et, si elle intervient et qu'on a peur d'elle, ce n'est pas parce qu'elle serait naturellement malfaisante mais qu'on la fuit faute, pour certains, d'avoir la conscience et le comportement bien nets.
Pour que la parole de l'Etat soit prise au sérieux, qu'elle ne renvoie pas seulement à un Etat de la parole, vaste entreprise, comme aurait dit Charles de Gaulle sur un autre sujet non moins perturbant !

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 05:32


 

 

par NicolasB

Trois des grandes lois, proposées par le gouvernement actuel, ont été refusées, partiellement ou entièrement, par le Conseil constitutionnel, depuis que Sarkozy est au pouvoir. Ce Conseil, s’appuie-t-il véritablement sur les principes républicains pour s’opposer à certaines lois sarkozistes ou se cache-t-il, derrière ces refus intempestifs, des intérêts personnels ou politiques ? Analyse. 

« Rien ne stoppera Sarkozy dans ses réformes » ; « Sarkozy nuit à la démocratie de notre pays » ; « Le président de la République « Berlusconise » notre pays »… telles sont les phrases qu’on entend, ici et là, de ceux et celles qui s’opposent à la politique gouvernementale actuelle. Entre autre, qui s’opposent à Sarkozy.  

Des personnes connues, telles Edwy Plenel, ancien du Monde, désormais à Mediapart, soulèvent souvent leur inquiétude vis-à-vis de l’état dans laquelle notre démocratie se trouve. Ils craignent que la justice perde de son indépendance, que la presse se rapproche du pouvoir, et que les réformes nuisent à la liberté du peuple. Et, pourtant, depuis mai 2007, le conseil constitutionnel semble mettre un frein à l’hyperactivité de Sarkozy. Chose dont ses prédécesseurs n’avait pas à se soucier. Ca commence peu à peu à agacer le président… et à l’inquiéter.

Les lois qui dérangent le Conseil 

Depuis son arrivée au pouvoir, trois grandes réformes ont été partiellement, ou entièrement, refusées par le Conseil Constitutionnel :

· La fameux texte, proposé par Rachida Dati, alors huée par la majorité des magistrats, relatif à la rétention de sûreté pour cause de trouble moral. Le 21 janvier 2008, le Conseil constitutionnel s’oppose au texte : jugé répressive, il est décidé que, contrairement à ce que voulait Nicolas Sarkozy, cette loi ne pourra être appliquée que pour des condamnations futures.

· La loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet.

· La loi sur le repos dominical. Au début, Sarkozy demandait à ce que tous les Français aient la possibilité de travailler le dimanche. L’opposition se bat contre ce texte, des doutes persistent au sein même de la majorité, Sarkozy revoie le texte et l’adapte seulement aux grandes villes. Le 6 août 2009, le Conseil constitutionnel approuve la loi, c’est-à-dire autorise le travail dominical dans les grandes agglomérations et les zones touristiques… sauf à Paris.

Sous Chirac, en l’espace de deux ans, jamais d’aussi grands textes – bien qu’il y en avait peu – étaient bloqués par le Conseil constitutionnel. Sarkozy, l’homme qui se fait autant d’amis que d’ennemis, s’en est fait un de plus : le conseil constitutionnel. En quoi ce conseil se permet-il de s’opposer à ces grandes lois, très médiatisées ? Sont-elles véritablement contre les principes de la Constitution ?

Des lois véritablement contre les principes de la Constitution ?

La décision du Conseil constitutionnel qui, de loin, avait fait le plus bruit, c’était bel et bien celle à l’égard du texte sur la rétention de sûreté. Retour en arrière : c’était il n’y qu’un an, alors que Rachida Dati était ministre de la Justice, cette dernière était, comme dit précédemment, détestée des magistrats aussi bien pour sa méconnaissance du système judiciaire que par les nombreuses réformes au point d’être mises en place. Lorsque le Conseil avait rendu sa décision à l’égard de ce texte, nombreux spécialistes se sont interrogés sur la crédibilité de ce dernier. Ainsi, François Doutriaux avait publié un papier sur Rue89 en critiquant « le discrédit du Conseil Constitutionnel ». Bien qu’il était opposé à ce texte, il ne comprenait pas en quoi le Conseil se permettait de s’opposer à celui-ci : en regardant de près les motifs de leur opposition à cette loi, il expliqua « les entorses au principe de non-rétroactivité (de la loi) » et insistait sur le fait que la décision rendue par le conseil ne permettait pas à la loi se s’appliquer avant… 2023. Doutriaux exprimait bien sa colère : il voit en cette « manœuvre » l’illustration d’une loi française « dictée (…) par le diktat démagogique d’une émotion populaire instrumentalisée avec la complicité passive des médias ».

Le trio fâche contre Sarko’... et entre eux

La vérité, c’est que ceux qui composent le conseil sont sois ennemis entre eux sois ennemis du président Sarkozy. Et, en particulier, il y a un trio – Jean-Louis Debré, Valérie Giscard et, sans oublier, Jacques Chirac – à qui certains reprochent de mêler intérêts politiques avec la fonction qu’ils exercent.

Jean-Louis Debré et Jacques Chirac n’ont jamais été proches de Sarkozy. On connaît les relations tendues qu’ils entretiennent. Nicolas Sarkozy a été, pendant plusieurs années, ministre de l’Intérieur sous Chirac. Souvenez-vous de ses discours féroces : « ces racailles », « Tolérance zéro », en référence aux émeutes survenues dans les banlieues. Chirac en était furieux : lui qui incarnait, aux yeux des Guignols, la « mollesse » ou la « paresse » française, Sarkozy, lui, était sur tous les fronts pendant ce temps-là. Chirac, qui a été le premier à repérer Sarkozy, a vu, à cause de ce dernier, sa carrière politique décliner en l’espace de quelques années, pour ne pas dire quelques mois. Et, Debré, très proche de Chirac, a logiquement suivi sa ligne : il a fait de Sarkozy un de ses plus grands ennemis politiques.

Mais les relations tendues ne sont pas qu’entre certains membres du conseil et le Président : elles existent au sein même du conseil. Giscard et Chirac se détestent depuis plus de 30 ans ! Une des plus récentes batailles était sur Europe 1, lorsque Giscard se faisait interviewé : « Normalement, on n’accepte pas des financements étrangers mais j’ai appris que Jacques Chirac, mon concurrent, avait reçu des fonds d’Omar Bongo ». Même à la retraite, ils se tapent toujours dessus. Tout avait commencé en 1976 : Jacques Chirac démissionne de son poste de premier ministre le 25 août 1976 estimant de pas « disposer » de « moyens (…) nécessaire pour assumer efficacement (ses) fonctions de Premier Ministre. Et, de 1999 à 2007, VGE ne faisait que critiquer la politique menée par Jacques Chirac, alors président de la République. Tout y passait : le référendum de 2000, l’affaire des HLM en 2001, la Turquie en 2005, le CPE par de Villepin en 2006, en finissant par le critiquer dans ses mémoires en 2007. Leurs relations a donc un profond impact dans la manière dont les lois sont passées en revue au Conseil constitutionnel : la décision de l’un est alors contraire à celle prise par l’autre. Il semble que des intérêts politiques et personnels prennent le dessus dans leurs décisions…

Sarkozy est inquiet : ses promesses, sa vision de la République actuelle, pourra-t-il avancer et réformer, comme il le veut, dans le futur ? Le conseil, lui sera-t-il un barrage permanent ? Le doute persiste et, à l’Elysée, on se méfie. Car, une fois la crise passée, Sarkozy devra revenir à son agenda politique pour mettre en œuvre ses promesses de campagne. Car, comme il le dit si bien, les Français seront invités à « faire le bilan de sa politique à la fin de son mandat ».
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 05:28


Nicolas Sarkozy espérait que l'actualité le laisserait tranquille. Erreur ! Le Monarque est certes resté à l'ombre des pins du Cap Nègre, s'autorisant ici ou là une baignade avec son épouse Carla, si possible quand les paparazzi mouillaient au large, ou une virée à vélo pour aller chercher des pizza au Lavandou. Mais il a dû nous faire croire qu'il était toujours sur le pont.

Tartufferie médiatique
Dès sa première semaine de vacances, on pouvait comprendre combien les vacances présidentielles seraient scénarisées: le convalescent de l'Elysée s'affichait en maillots de toutes les couleurs, bisous avec Carla en prime, sur des plages supposées hautement sécurisées. Il sortait parfois de sa villa, mal rasé et souriant, comme un vacancier échappé de son camping. Mardi, il fallait lire VOICI, l'hebdo people. La rumeur fait rage. Non content d'être prochainement grand-père, Nicolas Sarkozy réfléchirait à un nouvel enfant avec son épouse Carla... en 2011. Un an avant l'élection présidentielle, le timing serait parfait. Une grossesse, rappelons-le, dure 9 mois. Une naissance "royale" calée la veille d'une élection présidentielle serait l'aboutissement d'une mise en scène médiatico-politique pour troubler le jeu électoral. Plus tard, le Parisien a délivré l'information suprême : jeudi soir, Nicolas a fait 1h15 de vélo au Cap Nègre pour aller chercher quatre ou cinq pizza à «La Paillotte» à Pramousquier, un quartier du Lavandou, près du Cap Nègre. Nous sommes rassurés. Le Monarque va bien. Il pédale.

Autre contre-feu médiatique, un opportun article du Journal du Dimanche révélait que des parlementaires UMP réfléchissaient à revoir le niveau des niches fiscales: de la suspension du bouclier fiscal à la création d’une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu pour les plus aisés, voire unee réduction forfaitaire des niches fiscales, tout fut bon pour masquer l'annonce du lendemain: le déficit budgétaire de la France a triplé en un an, pour atteindre le montant faramineux de 86,6 milliards d'euros à fin juin 2009. Eric Woerth, le ministre du Budget, est venu rassurer les Français à la télévision : "c'était prévu !"

Tartufferie économique
La meilleure blague gouvernementale de la semaine est venue jeudi. Miracle ! La croissance du PIB (prononcez "pib", comme Sarkozy) est revenue au second trimestre ! Allelulia ! Même Christine "Marie-Antoinette" Lagarde s'est dite "surprise". En juin déjà, elle s'était félicitée du rebond de la consommation des ménages, oubliant que ceux-ci n'achètent donc plus que pendant les soldes. L'UMP a acclamé ce "résultat dû très largement aux effets de la politique gouvernementale de soutien à l'économie". L'UMP a tout faux. Cette bonne nouvelle a peu à voir avec le plan de relance. L'investissement a encore reculé de 1%, masquant un effondrement du secteur privé, tandis que l'investissement public progressait timidement de +0,1% grâce à 'l'énorme' plan de relance sarkozyen. Au contraire, la France résiste grâce au modèle que notre Monarque voulait détruire: ces Français "protégés" comme les dénomme habituellement l'UMP dans ses propagandes de campagne, ceux qui n'ont pas été affectés (pour l'heure) par la récession, les retraités, les chômeurs, les fonctionnaires, les allocataires de la CAF, les malades (mal) remboursés par l'assurance maladie, tous aidés par la quasi-disparition de l'inflation (-0,5% sur un an), sur laquelle le gouvernement n'a aucune influence, ont maintenu leur consommation. De surcroît, les seules mesures sociales adoptées par Nicolas Sarkozy depuis le début de la crise "officielle" en septembre dernier l'ont été sous la contrainte: en janvier dernier, la forte mobilisation sociale avait conduit Sarkozy à lâcher 2,6 milliards d'euros de soutien à la demande (comme la suppression d'un deuxième tiers de l'impôt sur le revenu pour la première tranche de ménages imposables, qui aurait, d'après Christine Lagarde, permis "d'injecter 1 milliard d'euros directement dans la consommation"). Au total, la consommation des ménages s'en tire donc toujours relativement bien (+0,3%), comme les exportations, modestement tirées par l'égale reprise de nos voisins allemands (+1,0%).

Les experts s'inquiètent surtout de l'effet "W" : après un grave ralentissement, les acteurs économiques reprennent leur souffle avant de s'effondrer de plus belle. Bref, cette reprise est un "effet d'optique", rien de plus, rien de moins. Qu'importe la vérité !. En Sarkofrance, la crise est finie, rendormez-vous braves gens ! Les 4 millions de chômeurs qui pointent au pôle emploi en sont ravis. Les salariés de Molex, NewFabris, Renault, ou Sanofi-Aventis aussi. Au second trimestre, les destructions d'emploi se sont ralenties (+74 100, versus + 140 000 au trimestre précédent). Mais elles atteignent tout de même 400 000 sur 12 mois glissants. Depuis un an, la chute de l'emploi intérimaire, plombé par la défiscalisation des heures supplémentaires mise en place en octobre 2007, est impressionnante: -32%. Côté pouvoir d'achat, le salaire de base a stagné sur un an.

Tartufferie diplomatique
L'Iran joue avec les nerfs de notre vacancier présidentiel. Samedi dernier, la dictature iranienne a montré Clotilde Reiss, jeune chercheuse française, et Nazak Afshar, une collaboratrice feanco-iranienne du service culturel de l'Ambassade de France en procès à la télévision. Personne n'était prévenu. Nazak Afshar a été libérée sous caution mardi. Elle a hypothéqué son domicile familial pour cela. La Sarkofrance est chiche même en temps de crise. La Sarkofrance paye-t-elle le prix de sa diplomatie brouillonne ? Notre Monarque a lui joué du muscle, allant jusqu'à implanter une base militaire à quelques miles des côtes iranienne ou fustiger l'élection présidentielle iranienne en juin dernier. dans le même temps, Sarkozy promet le nucléaire civil à l'Iran si ce dernier abandonne ses plans militaires. La France est de retour ! Elle a surtout agacé l'Etat perse. Obama élu, il fallait retrouver un méchant Satan. Un rôle sur mesure pour Sarkozy. Pour une fois, Nicolas n'est plus maître du casting, et ça l'agace. Lundi, il fait publier un communiqué élyséen pour prévenir les Français qu'"Il multiplie les interventions auprès de tous ceux qui peuvent exercer une influence en vue d'un règlement rapide et de sa libération". Vendredi, re-belote, l'Elysée informe le Figaro que «le président a eu des gens au téléphone mais aussi eu des entretiens avec des dirigeants de son niveau».

Mardi, Nicolas Sarkozy fait savoir qu'il réclame des sanctions contre le régime militaire birman, qui vient de condamner l'opposante Aung San Suu Kyi à 18 mois de résidence surveillée supplémentaires, histoire de la disqualifier pour les élections parlementaires prévues en 2010. Sarkozy demande que l'on cible «tout particulièrement contre les ressources dont il profite directement dans le domaine de l'exploitation du bois et des rubis». Belle arnaque médiatique. Il s'est bien gardé de parler de son ami chinois. La Chine est le premier partenaire commercial et industriel de la Birmanie.

Samedi, un homme se fait sauter devant l'ambassade de France à Nouakchott, la capitale mauritanienne. La France en Afrique n'a pas changé. La rupture sarkozyenne s'est arrêtée très vite aux discours de façade. En Mauritanie, notre Monarque fut l'un des premiers et l'un des seuls à soutenir le putsch militaire de 2008, puis l'élection présidentielle contestée de juillet dernier. La France devient cible pour les terroristes de tous poils sans avoir gagné ni honneur ni en efficacité. Bravo ! En Côte d'Ivoire, la rupture est consommée. Au Niger, le secrétaire d'Etat à la Coopération se contorsione pour éviter de contredire le dictateur local et son référendum contesté par sa propre Cour Suprême et son parlement.

Jeudi, dernière déconvenue. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir avoir rejet la demande du président français Nicolas Sarkozy de libérer par anticipation un détenu franco-palestinien, Salah Hamouri. Après de multiples appels, le monarque français s'était décidé, quelques jours après un nouveau rejet en appel d'une demande de liberté, à demander la clémence de l'Etat israélien.

Iran, Birmanie, Israël, Afrique, l'impasse est complète.

Tartufferies ministérielles
Les ministres de Sarkofrance ont eu la vie dure cette semaine. Depuis plusieurs semaines, Eric Besson, le ministre de l'identité nationale, voulait apparaître plus gentil, plus compréhensif, faire oublier les polémiques à répétition pour discuter du délit de solidarité. Lundi dernier, il a fait réquisitionner des douches dans le Nord, devant une résurgence alarmante de la gale parmi les migrants. Ce joli scenario de compassion s'est effondré mercredi. La ligue des Droits de l'Homme puis la Défenseure des Enfants, que l'on ne soupçonnera pas d'antisarkozysme primaire, ont interpellé le ministre sur la détention d'enfants, une violation de la Convention de New York. Le ministre bafouille une réponse à la va-vite: il ne faut pas séparer les familles ! Tout le monde au centre !

Vendredi, Brice Hortefeux a dû sévir contre un préfet récidiviste. Il a suspendu de ces fonctions un préfet, Paul Girot de Langlade, de sa mission de coordinateur local des états généraux de l'Outre-mer pour la Réunion, après une plainte déposée contre lui pour des insultes à caractère raciste. Le préfet a été relaxé l'an passé pour des accusations similaires. Lundi déjà, Hortefeux a publiquement désavoué l'administration policière. Cette dernière, appliquant les consignes budgétaires du gouvernement, avait gelé il y a plusieurs semaines tout recrutement dans la police nationale, y compris pour les Cadets de la République. Hortefeux est sur tous les fronts. la veille des vacances, Sarkozy lui avait reproché sa mollesse.
Ses collègues des Finances et du Budget ne furent pas mieux lotis: Christine Lagarde et Eric Woerth durent interrompre leurs vacances pour expliquer que l'explosion des bonus bancaires ne sont pas acceptables. "Ils ne laisseront pas faire" ! Lagarde a promis "une tolérance zéro pour les excès". Les banquiers tremblent déjà. On croyait que le G20 d'il y a 4 mois déjà avait tout réglé ! Rappelez-vous les fanfaronnades présidentielles. La crise était la faute aux méchants traders et aux patrons voyous. Et voici qu'on découvre qu'aucune régulation nouvelle n'a été mise en place depuis près d'un an, et que la dizaine de milliards d'euros prêtées aux banques à l'automne par l'Etat l'a été sans aucune autre contre-partie que des intérêts financiers... La Sarkofrance préfère mettre les bonus bancaires à l'ordre du jour du prochain sommet du G20 à Pittsburg (USA) en septembre prochain. Un an jour pour jour après le déclenchement de la crise boursière. Elle aurait pu imaginer taxer lourdement ses bonus.
La grippe A s'est invitée toute la semaine. Chaque jour, de nouveaux cas, et un rappel médiatique: nous sommes prêts, les procédures sont en place. Mardi, Luc Chatel a ainsi expliqué qu'il était prêts à fermer toutes les établissements scolaires si besoin est. Deux médecins, spécialistes de virus, ont gentiment rappelé le lendemain que cela ne suffirait pas: la France est-elle prête à des centaines de milliers de morts d'ici Noël ?

Jeudi 13 août, un éditorialiste émérite du Figaro se satisfaisait de ce "bel été de Sarkozy" qui aurait validé "la pertinence de sa stratégie sur trois fronts : politique, diplomatique et économique".

Vraiment ?

Ami sarkozyste, où es-tu ?

Publié par Juan
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:38

 

La dernière de Morano

bracelet

Ah le Cap Nègre comment ne pas s'en passer:

- ses égouts

VENTOUSE.jpg
-ses vacanciers
Sarkozy serein malgré une nouvelle lettre de menace
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:37
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:05

 

 

par petit cardinal (son site)

Où le lecteur apprend que Ministre, c’est un métier

Que ces vacances doivent lui sembler, bien longue, à notre auvergnat.

Ce ministère il en rêvait. Prêt pour l’obtenir à porter sa croix de l’immigration et de l’identité nationale. Après un dernier coup de purgatoire au ministère des affaires sociales, maroquin qu’il a brillamment porté de son absence d’action, le voici enfin place Beauveau. A lui l’un des ministères régaliens les plus importants, pensez celui du patron, son ami de.................oh la la au moins.
En plus l’avenir semblait radieux, le gouvernement part en vacances de manière sérieuse. Avertissement à tous d’être proche de Paris (la crainte d’un malaise présidentiel, peut-être) et joignable au téléphone.

En fait, dixit le Dauphiné d’avant hier sur Woeth et Hirsch ou le Figaro d’hier pour Nadine Morano, les ministres paradent à la montagne ou racontent comment que les copains ils font bien la cuisine. La preuve ils prennent des photos.

Mais alors le Brice, lui, pas de pot.

Coup sur coup en 48h. Et vas-y que des voyous sèment le box dans une station balnéaire, la police ferme un peu les yeux (c’est difficile de surveiller le cap nègre et Royan), les commerçants font une expédition punitive façon Charles Bronson et hop le Brice arrive.

"Je ne comprend pas", "c’est intolérable", "je vais dépêcher 45 CRS à Royan". C’est un peu tard pour la livraison de poulet. Les jeunes ils sont soit en taule soit exilés en région parisienne. Alors les 45 CRS, à part protéger les cornets de glace italienne, je vois pas.

Bon, heureusement dans la presse il a échappé à Brice de Royan, Cassé. Mais je ne désespère pas de nos amis du Canard.

 Et pan v’la t’y pas que l’affaire des cadets vient l’empoisonner. Les promus de cette année, reçoivent un courrier leur expliquant que faute de sous dans le budget de l’Etat, leur admission est ajournée. Les enfants de Sarkozy, ses p’tits choses en quelque sorte, et bien circulez y a rien à voir. Vous me direz pour remplacer le boulot qu’ils font, il suffira d’envoyer les 45 CRS de Royan en septembre.

 Ce matin le Brice, lui, s’exprime dans le Figaro, journal qui s’est rappelé qu’il était "dit" d’information. Le ministre de l’intérieur nous explique qu’il n’était pas au courant, que ce n’est pas à l’administratif de gérer mais au politique. Et que tout cela ce n’est qu’une erreur de l’administration. Dans ce cas, soit il à tort et je pense qu’il commence bien sa carrière de premier flic de France (il va être aimé des syndicats) ou alors il a raison et moi je m’inquiète d’un ministre de l’intérieur qui n’est pas au courant de la suppression du recrutement de plus d’un millier de futurs policiers.

Bon, critiquer le Brice, c’est facile me direz-vous. Ses petits camarades ils font rien à part de l’escalade ou de la photo. Mais à ne rien dire, on ne gagne pas grand chose mais on ne perd pas beaucoup non plus. Une maxime que méditera certainement notre ministre de l’intérieur qui clôt son interview au Figaro en disant que s’il y a recrudescence de violences, ce sont essentiellement des violences domestiques dues à la précarisation sociale des Français. Au moment où le Premier Ministre, la ministre des finances et les conseillers de Nicolas expliquent que la France se redresse....Tu as raison mon poulet, tu tiens la queue du Mickey.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:03

 

 

par Gil Genappe 

D’agissements malhonnêtes en escroqueries organisées, les banques se croient tout permis en toute impunité. Pourquoi se gêner ? De toute façon, c’est l’Etat actionnaire qui paie.

Depuis deux semaines, il ne se passe pas une journée sans que émerge un nouveau scandale financier. Des bonus réservés à ses traders par BNP Paribas aux investissements de ce même banquier dans le système Madoff, en passant par les prêts sans contrepartie accordés à eux-mêmes par les administrateurs de Kaupthing… Sans oublier l’interminable saga Fortis. Jusqu’où peut-on aller trop loin ? Ce devait être la fin d’une époque, la fin d’un système sans queue ni tête, bref, la fin de la bulle spéculative qui avait mené les banques à la ruine, contraignant l’Etat à sortir des milliards de son chapeau pour sauver l’épargne des honnêtes gens. Mais voilà : comme lors des élections, les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Et ceux qui ont cru les promesses de moralisation des banques en sont aujourd’hui pour leurs frais.

L’assourdissant silence de l’Etat belge

Le « Fortisgate » n’est pas fini, loin s’en faut. L’inculpation de la juge Schurmans et la mise en cause d’Ivan Verougstraete, deuxième président de la cour de Cassation, en témoignent. Aux Pays-Bas, des investisseurs floués ont déposé plainte au pénal contre les anciens patrons de la banque, Maurice Lippens, Jean-Michel Votron et Michel Mittler. Dans cette ambiance survoltée, on apprenait jeudi dernier que BNP Paribas, désormais propriétaire de Fortis Banque, promettait une enveloppe de 1 milliard d’euros à ses (très) chers traders – ceux-là même par qui la crise financière est arrivée. Or, cette banque a reçu une aide de 5 milliards de l’Etat français, sans même évoquer les 12 milliards mis par l’Etat belge dans la recapitalisation de Fortis, entré dans le giron du banquier français. Alors que des petits épargnants ont tout perdu dans la crise, principalement à cause de l’activité spéculative dont les traders sont les opérateurs, alors que des dizaines de salariés perdent leur emploi, alors que les caisses des Etats sont vides et que la solidarité sociale est remise en cause, est-il concevable d’assister sans hurler à une telle annonce ? Si BNP fait des bénéfices, ne devrait-elle pas commencer par rembourser l’Etat ? Et à verser des dividendes à ses actionnaires de référence, dont l’Etat belge - qui a avancé pour Fortis le double de ce qu’il en a reçu ? Au Cabinet du ministre des Finances, on « ne souhaite faire aucun commentaire ». Et de renvoyer aux services du Premier ministre, qui sont aux abonnés absents. Dommage, c’aurait pu être intéressant. Cela témoigne pour le moins d’un certain embarras. Un Etat ne s’improvise pas acteur capitaliste du jour au lendemain…

« Fortis, quel beau cadeau ! »

Du côté de Me Mischael Modrikamen (photo), le défenseur emblématique des petits porteurs Fortis, on préfère rappeler que cette dernière a rapporté 261 millions de bénéfices à BNP au cours du dernier trimestre, « Très proche des rentabilités prévues dans l’optique du stand alone », précise l’avocat. Et d’y voir une confirmation du « Beau cadeau offert par le gouvernement et le Conseil d’administration de la banque à BNP Paribas, qui a fait une très bonne affaire – contrairement aux actionnaires ! ». En ce qui concerne les bonus, Me Modrikamen se veut plus nuancé : « Evitons les discours populistes… Le problème est plus vaste. Les bonus récompensent les bénéfices, mais aussi la prise de risque. Ce qui est choquant, c’est que l’activité à risque se greffe sur l’activité bancaire, alors qu’il faudrait que ces deux métiers soient séparés. C’est ce qu’on a fait en 1935, pour éviter que le marché spéculatif ne mette en péril les banques » - dont le métier est le crédit et l’épargne. Me Modrikamen ne veut apparemment pas prendre le risque d’un discours anti-capitaliste, admettant toutefois qu’il est « bizarre de distribuer des bonus aux traders alors que les garanties d’Etat n’ont pas été remboursées » et, répondant à notre question, qu’aux yeux des contribuables, les banques sous perfusion ne devraient pas agir de la sorte. 

La BNP, complice d’escrocs internationaux

Dans son édition du 29 juillet, le journal en ligne français Mediapart.fr révèle que BNP Paribas a investi, sans les prévenir, l’argent de ses riches déposants dans un fonds géré par… Madoff ! Oui, celui-là même qui vient d’écoper de 150 ans de prison après avoir monté l’escroquerie du siècle portant sur 50 milliards de dollars… Une info que la presse belge n’a pas relayée, on se demande bien pourquoi. Car, faut-il le rappeler, l’Etat belge est actionnaire de référence de cette banque qui gonfle ses bénéfices en trompant ses clients ! Les faits interpellent : en 2007 et 2008, des Français fortunés ont demandé à BNP Paribas de leur trouver un bon placement pour des montants relativement élevés, de l’ordre de 500.000 à 700.000 euros. L’enquête de notre confrère démontre de façon limpide que la souscription faite par BNP (via sa filiale BNP Paribas Services Luxembourg) auprès de la Sicav de droit luxembourgeois Luxalpha était assortie d’une clause de non responsabilité. Autrement dit, les déposants n’avaient aucun recours en cas de problème. Ce dont BNP s’est bien gardé de les informer en leur faisant signer, avec un cynisme confondant, ce placement suicidaire. Et ce qui devait arriver arriva. Certes, BNP Paribas n’était pas censé savoir que Luxalpha allait réinvestir cet argent dans un mystérieux fonds implanté à Tortola, dans le paradis fiscal des Iles vierges britanniques, et que ce fonds était l’une des tentacules de la pieuvre Madoff… Mais la seule clause de non responsabilité aurait dû inciter le banquier à avertir ses clients d’un risque qu’ils ignoraient. Il ne l’a pas fait et les investisseurs, ruinés, attaquent à présent Luxalpha via le cabinet international d’avocats Orrick Rambaud Martel, bien connu dans la haute finance. On est curieux de voir si cette affaire remontera jusqu’à BNP Paribas...

Criminels en col blanc

Comme si cela ne suffisait pas, on apprenait en début de semaine dernière que, peu avant la faillite de la banque islandaise Kaupthing, les administrateurs se sont prêté à eux-mêmes et à leurs petits camarades de jeux (financiers) des sommes rondelettes, sans aucune contrepartie ni caution. Les clients belges de la filiale luxembourgeoise, qui ont cru tout perdre dans cette banqueroute, apprécieront. On ne parle pas de clopinettes, mais de montants équivalents au budget annuel de l’Etat islandais, soit 5 milliards d’euros. Ce qui s’appelle, dans le jargon fleuri de la justice, un abus de biens sociaux caractérisé. Parmi les bénéficiaires, l’homme d’affaires britannique Robert Tchenguiz, administrateur de l’actionnaire principal de Kaupthing, Exista, endetté à ce moment-là de 450 millions d’euros auprès de la banque. Un peu plus ou un peu moins… Tchenguiz lui-même allait perdre 1,4 milliard dans la faillite de Kaupthing, nationalisée en catastrophe – et en vain – début octobre 2008.

BNP, Fortis, Kauthing : à qui le tour ?

Où reste la régulation promise ?

En une semaine, les simples citoyens ont vu défiler comme un mauvais polar tous les vices dont le système bancaire est capable. Ils ont aussi constaté que rien n’a changé dans leur comportement, que c’est « business as usual » et que les mâles déclarations sur la « moralisation du capitalisme » n’étaient que de la poudre aux yeux. Les réactions, écœurées, ont fusé de toutes parts. Mais seront-elles suivies de mesures contraignantes, de lois, de règlementations, bref de ce qu’on nous promet depuis un an : un marché régulé ? On aimerait tant le croire…

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 09:21


L'omerta médiatique semble jouer à plein concernant la traque des sans-papiers. Mercredi, la Ligue des Droits de l'Homme a interpellé Eric Besson. Les polices du ministre de l'identité nationale continuent leurs (basses) oeuvres, pendant cette période fragile et propice à la discrétion médiatique.

  • Deux familles avec des enfants, scolarisés en France et âgés de 3 et 4 ans, sont détenues depuis le 30 juillet au centre de rétention de Marseille.
  • Deux autres familles avec enfants ont été interpellées à domicile et placées au centre de rétention de Metz à la fin du mois de juillet: la famille Tatli, turque d’origine kurde, vivant à Lure en Haute Saône, avec le père Turabi, son épouse Gulcan et leurs trois enfants Godge (lycéenne), Guriezm (collégienne) et Halil (9 ans) ont été emprisonnés le 27 juillet . La petite Zandala, albanaise, 8 ans, est retenue au même endroit avec ses deux parents. Son père est menacé en Albanie.
  • Au centre de rétention de Toulouse, une mère togolaise et sa petite fille de 2 ans sont toujours détenue.
  • A Lyon, deux familles ont été placées en détention.
  • A Lille, deux familles avec des enfants de 4 ans et de 8 mois sont également retenues dans un centre.
  • Près de Mulhouse, deux parents et leur bébé de six mois ont été arrêtés et transférés à Nîmes. (Source: HNS-info)
Certaines d'entre elles ont été libérées par les juges des libertés et de la détention. Une militante de RESF expliquait, dimanche 8 août, la vacuité de cette traque: "A cause de la politique du chiffre, la police vise sans distinction les sans-papiers seuls ou accompagnés de leur famille. Seulement dans le cas des familles, les préfectures hésitent à expulser des enfants donc elles n'expulsent qu'un parent, le plus souvent le père. Cette politique favorise les escroqueries: les parents expulsés finissent par revenir en France en utilisant les réseaux clandestins et en s'endettant lourdement, certaines associations profitent également de la détresse des sans-papiers en leur promettant des régularisations en échange d'argent".

Eric Besson a répondu aux critiques de la LDH, qui s'indignait de la rétention d'enfants. La réponse est surprenante. Le ministre explique que les conventions internationales impliquent surtout de ne pas séparer les parents de leurs enfants: "le maintien de l’unité familiale constitue dès lors la priorité des pouvoirs publics." Tous au coffre ! Besson ajoute: "la bonne application de la loi implique que le seul fait d’avoir un enfant mineur ne puisse constituer un obstacle à la reconduite d’une famille en situation irrégulière. Toute autre pratique contreviendrait à notre politique de maîtrise des flux migratoires, indissociable de la lutte contre l’immigration irrégulière." Chacun son éthique, chacun son chemin.

Ces situations d'infortune ne sont pas l'apanage de la France. En Grande-Bretagne, une nouvelle loi a été votée le mois dernier. En Italie, une nouvelle loi est entrée en vigueur le 8 août. L'immigration clandestine est désormais un délit.

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Publié par Juan
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:25

EFG

Ric_et_Rac

Plantu - Dessin du jour (tous droits résevvés)

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:25

la polémique continue contre le versement des bonus bancaires. Certains, comme Bernard Maris, suggère de taxer lourdement ces bonus. Le gouvernement n'y songe pas. Surpris ? La Sarkofrance préfère mettre les bonus bancaires à l'ordre du jour du prochain sommet du G20 à Pittsburg (USA) en septembre prochain. Un an jour pour jour après le déclenchement de la crise boursière.

Publié par Juan
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