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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 06:00

Par Frednetick • 9 juillet 2009

Le grand avantage lorsque l’on est journaliste, c’est qu’à moins de publier des photos de Cécilia en goguette à NY ou celles de l’Héritier en chemise à carreaux pas Ralph Lauren, vous ne risquez pas grand chose. On pourrait même dire que caché, protégé, tapi derrière la loi de 1881, vous êtes relativement libre.

Ajoutez à cela une petite dose de notoriété, genre 1/4 d’heure wharolesque radiophonico-médiatique et vous obtenez un truc zarbi, genre gloubiboulga goût parfum griotte. Et dans un grand cri et avec de jolies balafres (ou sans, c’est selon le modèle, vous pouvez remplacer par une écharpe rouge) naissent les journalistes yakafaukon.

 

Le journaliste yakafaukon c’est celui qui dans la même phrase va débiner un responsable politique pour ensuite dire yakafaukon « blablablablabla» . Remplacez le blablablablabla par la galimafrée libérale ou le ragoût anti-politique et vous ne pouvez pas vous manquer.

A ce petit jeu là, Ghislaine Ottenheimer1 du très vivifiant « Challenges»  et le sémillant Chirtophe Barbier de l’Express se sont livrés hier soir sur France Info à un exercice de style des plus revigorant. Sur le thème « que diriez vous de l’élève PS»  la réponse fût « peu mieux faire»  pour Barbier et « Trop nul»  pour Mme O.

On passera rapidement sur la suite pour ne retenir que l’essentiel: Pour Mme O. il ne sert à rien de donner du sens, un projet de société ça ne sert à rien, ce qu’il faut c’est apporter des solutions aux problèmes des gentils français qui font rien qu’à vouloir se sortir de la mouize.

Bon bien sûr si cela doit passer par une alimentation frénétique de leur besoin de consommer (» les français veulent consommer, c’est tout» ) au prix d’un endettement massif, ou l’abdication devant le capitalisme fou (» le monde est capitaliste, c’est tout» ), allons y, l’important c’est la réponse PRAGMATIQUE !

Rappelons tout de même que ni Mme O, ni M. Barbier n’ont jamais eu de fonction élective, de choix politiques à faire, de collectivités à gérer. Ce qui rend leur expertise aussi fondée que qu’une relance de Ginola contre la Bulgarie était opportune! Mais l’important pour eux c’est d’avoir un avis. Car sans avis on n’est rien, et si l’on est rien, c’est nul. Donc, ayons un avis, quitte à ce qu’il soit partagé par ses seuls hémisphères et appuyé sur de la guimauve politico-sociologique.

Dans le même temps, si l’on souhaite avoir un avis plus construit, il aurait été plus approprié de présenter la chose comme suit:

Un projet de société est un cadre dans lequel les options retenues et les propositions pratiques présentées font sens. Une construction logique qui légitime chaque décision non pas isolément mais prise dans un ensemble réfléchi, financé et porteur d’un sens global.

La recherche de sens pour le sens n’est rien si elle n’aboutit pas à des propositions concrètes, mais des propositions réflechies isolément, sans logique globale, sans prospective financière de l’ensemble, c’est du caca de mouche !! (humeur poétique du rédacteur) et pour être tout à fait exhaustif, cela ressemble furieusement à la façon de diriger ce pays à l’oeuvre depuis plus de deux ans.

Si vous me posez la question de savoir quelle note mérite Mme O et M.B, je vous répondrai « 5/20, connait un chapitre par coeur mais est incapable de construire un raisonnement par agrégation et synthèse des chapitres, pas de réflexion transversale. Proposition de rebouble ment de son CP politique.» 

PS: Est privée de kermesse pour avoir fait la belle.


  1. Diplômée de Sc(Po paris, c’est dire combien elle s’y connait [Retour]
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 06:47

sarko_G8

SB



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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 06:42



Jeudi 9 juillet, Luc Chatel s'est justifié au micro de France Inter sur la suppression de postes RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) décidée par son prédécesseur Xavier Darcos. En gros, le ministre explique que les RASED ne sont pas supprimés mais "sédentarisés". malheureusement, le journaliste qui l'interrogeait n'a pu lui porter la contradiction, avec quelques exemples très concrets :

  • En Gironde, 71 postes sur 250 ont disparu cette année.
  • A Plaisance-du-Touch (Haute Garonne), l'équipe du Rased (quatre enseignants spécialisés et deux psychologues scolaires) est menacée.
  • Dans les Hautes-Pyrénées, une douzaine de Rased disparaissent en septembre.
  • A Chateau d'Eau (Bretagne), les parents de l'école de Guipavas ont écrit au ministère pour conserver leurs postes Rased, dont la suppression a été annoncée pour la rentrée prochaine.
  • En Normandie, l'inspection d'académie a confirmé la suppression de soixante- cinq Rased en septembre.


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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 06:34



L'électrochoc... Après les étincelles de l'emprunt obligataire, EDF demande une augmentation de 20% de ses tarifs à l'Etat. Ce qui rapporterait 13 milliards d'euros de bénéfices supplémentaires... à ajouter aux 19 milliards cumulés sur les cinq dernières années. Pourtant, l'endettement d'EDF frisera les 50 milliards à la fin 2009... Décryptage.

Hausse des tarifs EDF

EDF, un groupe solide et plein d'avenir... Sur tous les canaux, les spécialistes patentés nous vantaient par voie hertzienne (ou numérique) les mérites de notre pépite franco-française. Et ça a marché : le grand emprunt obligataire a permis de lever 3,2 milliards d'euros, trois fois plus qu'attendu. Et encore, le chiffre n'est pas tout à fait définitif, puisque le groupe servira toutes les demandes datées du 6 juillet au plus tard. Bravo. Mais deux jours après cette date butoir, le mercredi 8 juillet, le Pédégé Pierre Gadonneix sifflait la fin de la récré en déclarant dans une interview à Paris-Match (Le journaliste de Voici était indisponible ?) que le niveau d'endettement de sa société menace sa stabilité et qu'"il faudrait une hausse de 20% des tarifs" ! Ce qui rapporterait 13 milliards d'euros, de quoi payer les intérêts de l'emprunt...

Une dette de 50 milliards d'euros !

"En France, nous sommes contraints de nous endetter car nos tarifs ne suivent pas l'inflation" a ajouté Gadonneix. Curieux... 3,2 milliards d'euros d'emprunt, 5 milliards d'euros de cessions d'actifs prévus en 2009, ajoutés au pactole de 19 milliards d'euros de bénéfices cumulés sur 5 ans... et l'on apprend qu'EDF est en réalité criblée de dettes et que ces piscines de lingots ne suffiront pas à combler la fuite de 24,5 milliards, qui devrait exploser à 50 milliards d'ici la fin de l'année, selon Mediapart (dont cet article s'inspire allègrement, bouh). On frise l'apoplexie. Mais il est vrai que le groupe distribue généreusement ses dividendes, près de 75% pour l'année 2008. Il est même probable qu'il se soit endetté pour combler ses actionnaires, dont l'Etat, propriétaire à 85%. Tout ça pour assumer des pertes liées à des décisions plus que douteuses...

Le cours boursier avant tout

Les dépenses d'investissement sont tombées à un seuil critique. Au cours des dix dernières années, EDF n'aura guère engagé que quatre milliards d'euros par an dans l'entretien et le renouvellement de ses équipements, affirme Mediapart. Le réseau de distribution est dans un état calamiteux, le parc nucléaire est sujet aux pannes à répétition et "des maintenances préventives sont parfois reportées, faute de pièces de rechange disponibles", comme l'a constaté Pierre Wiroth, l'inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection d'EDF, dans Sciences et vie (sept 2008). Mais la vérité était ailleurs, pour la direction, qui préférait de loin mettre en avant ses profits records et qui s'enflammait à l'idée de multiplier les acquisitions à l'international. Résultat : le groupe est contraint d'acheter son électricité à l'étranger et dépense des milliards pour assurer l'approvisionnement de la France.

Des acquisitions en court jus

Entre 1990 et 2005, EDF a acheté l'allemand EnbW, le britannique London Electricity et l'italien Edison, le tout pour une vingtaine de milliards d'euros. 10 milliards on aussi été engloutis dans des opérations un brin foireuses au Brésil et en Argentine. Ces investissements plombent encore aujourd'hui les comptes, mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? En 2008, Pierre Gadonneix a décidé de racheter British Energy pour 13,9 milliards d'euros, entre deux et trois fois son prix réel, selon un nombre d'analystes. Justification du boss, visionnaire : une fois implanté en Grande-Bretagne, EDF se verrait confier la mise en service de 4 EPR. Comme si c'était fait... sauf que le Times a révélé, le 1er juillet, que l'autorité de sûreté nucléaire britannique remet fermement en cause la technologie frenchy et envisage d'interdire la construction de ce type de réacteur. Dommage.

On continue. Aux Etats-Unis, EDF a racheté 9% du groupe américain Constellation, en vue de la construction d'EPR. Et Pierre Gadonneix est prêt à remettre 4,5 milliards d'euros sur la table... pour éviter la faillite de sa nouvelle filiale. Problème : l'EPR n'est pas certifié aux USA et ne le sera peut-être jamais car il n'est pas conçu pour résister au crash d'un avion de ligne, comme l'a révélé le Réseau Sortir du Nucléaire en 2006. Sans compter les déconvenues hexagonales liées notamment aux retards du chantier du réacteur EPR de Flamanville dont la facture risque de s'avérer bien plus lourde que prévue.

Un démantèlement ruineux et des pertes boursières

Faut-il aussi évoquer le coût du démantèlement des centrales ? En France, la durée de vie d'une centrale est théoriquement limitée à 30 ans. 34 réacteurs sur les 58 que compte la France sont menacés de fermeture dans les années qui viennent. En 2005, la Cour des Comptes estimait que le démantèlement du parc électronucléaire français coûterait 71 milliards d'euros. Chiffre contesté par le Réseau Sortir du nucléaire qui évalue l'affaire à plusieurs centaines de milliards, s'appuyant sur l'exemple de la Grande-Bretagne qui prévoit 103 milliards pour le démantèlement de son parc, bien moins important que celui de la France. "Sous-estimation" confirmée par le document de référence 2008 de l'électricien. Ce rapport précise en outre que "la valeur de marché du portefeuille d'actifs dédiés [au démantèlement] s'élevait, au 31 décembre 2008, à environ 8 658 millions d'euros contre 8 604 millions d'euros au 31 décembre 2007". Soit une perte nette de 54 millions d'euros. Première curiosité : le portefeuille d'actions et autres titres risqués s'est réduit de... 600 millions d'euros ! Seconde curiosité : l'Autorité de Sureté Nucléaire vient d'autoriser EDF à exploiter ses vieilles centrales dix ans de plus...

Version officielle : depuis des années, les Français bénéficient des généreux tarifs d'EDF. Maintenant, il va falloir qu'ils paient... la générosité a un prix. Aussi simple !

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 06:24

Le salaire d'Alain Juppé
En pleine campagne pour les municipales 2008, Alain Juppé avait fait la promesse de se consacrer exclusivement à la ville de Bordeaux. Un an après, il a tout fait pour revenir au gouvernement, sans succès. Mais Nicolas Sarkozy vient de le repêcher en le nommant, avec Michel Rocard, à la tête de la commission chargée de définir les priorités du grand emprunt national. On ne connaît pas le salaire qui va avec cette mission de plusieurs mois. Mais comme l'a évalué le magazine Capital, Alain Juppé n'est pas vraiment dans le besoin.


L'argent des élus est un tabou. Les informations existent, des enquêtes sont régulièrement publiées dans la presse, des chiffres sont avancés, mais les informations restent cloisonnées, les passerelles entre les différents supports (journaux, magazines, sites d'information, blogs) sont très limitées. L'enquête du magazine Capital de mai 2009 reflète les limites d'un système médiatique cloisonné. Ce mensuel a publié les salaires des principaux responsables politiques et ceux de 500 élus locaux. La presse s'en est fait l'écho de manière très partielle et ces informations sont aussitôt retombées dans l'oubli. Parce que nous considérons que ces informations sont intéressantes en soi, sans chercher à dénigrer tel ou tel responsable politique, ni à tomber dans la dénonciation facile des privilégiés de la République, nous allons publier dans le détail les revenus de 60 responsables politiques de premier plan.

Maire de Bordeaux : 3 377 euros brut par mois

Alain Juppé est maire de Bordeaux depuis 1995 (avec une coupure entre 2004 et 2006 à cause de ses ennuis judiciaires). Avec plus de 230 000 habitants, Bordeaux est l'une des dix premières villes de France. En raison de sa taille, le maire pourrait prétendre à un salaire de 5 441 euros. Mais pour asseoir un peu plus sa popularité à l'échelle locale, Alain Juppé ne s'est octroyé qu'un salaire mensuel de 3 377 euros selon le magazine Capital. Ce que les habitants savent moins, c'est ce qu'il peut faire cet effort car il touche déjà deux pensions de retraite.

 

Deux pensions de retraite : 12 000 euros

Comme de nombreux responsables politiques de sa génération, Alain Juppé a fait valoir ses droits à la retraite. Depuis 2003, il touche une pension de retraite en tant qu'ancien inspecteur général des Finances. Battu aux législatives 2007, Alain Juppé a également fait valoir ses droits à la retraite en tant qu'ancien député. Selon le magazine Capital, ces deux pensions de retraite lui rapportent chaque mois près de 12 000 euros.


Des droits d'auteur qui pourraient dépasser les 250 000 euros

Au total, Alain Juppé perçoit donc 12 337 euros brut par mois. Mais ce n'est pas tout. Il touche également des droits d'auteur. Son dernier livre, Je ne mangerai plus de cerise en hiver, aurait déjà été imprimé en 100 000 exemplaires, 50 000 ayant déjà été vendus. Selon le magazine Capital, s'il atteint les 100 000 vendus (ce qu'espère l'éditeur, Plon), Alain Juppé pourrait toucher un pactole de 250 000 euros.

Reste à savoir combien va lui rapporter la nouvelle mission que lui a confié N.SARKOZY

Le revenu d'Alain Juppé
Pour la suite des articles sur le salaire de nos hommes poltiques , voir le site politique.net

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 05:52


Quand Nicolas Sarkozy parle du G8, il se veut pédagogue. Un exercice difficile puisque le sommet du G8 fut, concrètement, un échec complet, un exercice de communication qui tourna à la farce. Cette semaine, la 114ème depuis l'élection présidentielle de 2007, Nicolas parle, parle et parle.

On l'entend, mais qui l'écoute ?

Rocard à la soupe
Lundi, Nicolas Sarkozy a jeté sa dernière petite bombe dans la marre médiatique: un communiqué de la Présidence informe que le Monarque nomme Rocard et Juppé pour animer le spectacle du moment - réfléchir aux priorités du futur emprunt national. Michel Rocard est tout sourire. Il s'est même permis de publier une tribune surprenante dans Le Monde pour dénoncer le silence général de la classe politique sur la précarisation du travail, accélérée par la crise. Et il la conclue d'une phrase lapidaire: "En votant partout conservateur, pour les forces qui nous ont amenés à la crise, les électeurs ont montré leur attachement au modèle du capitalisme financiarisé." Voulait-il se faire pardonner sa collusion temporaire avec l'hôte de l'Elysée ? Tout le monde sait que l'emprunt populaire n'est qu'une opération de communication. Nicolas Sarkozy ne s'en cache pas. Michel Rocard participe à cet habillage de l'endettement. Jeudi, la commission des Finances du Sénat s'inquiétait de la progression de la dette publique : de 40% du PIB il y a 20 ans, elle dépasse les 80% cette année, et atteindra les 100% du PIB en 2012.

A quoi sert Michel Rocard ? A communiquer.

Non content de "troubler" le jeu politique et d'occuper les médias avec cette double nomination, Nicolas Sarkozy nous gratifia d'une avalanche de communiqués lénifiants sur le compte-rendu de sa rencontre de quelques heures avec Gordon Brown: "le réchauffement de la planète", c'est mal, mais l'énergie nucléaire, c'est "important"; "les retours forcés d'immigrés clandestins", c'est bien; il faudrait une "ambition industrielle européenne"; il faudrait aussi " coopérer étroitement pour faire face aux problèmes politiques, économiques et de sécurité du XXIème siècle". Les deux dirigeants ont ils partagé une seule décision concrète à l'issue de leur rencontre ? Non, pas une. Juste des déclarations d'intention "y-qu'à-faut-qu'on".

A quoi servait ce micro-sommet franco-britannique à Evian ? A communiquer.

Martin Hirsch défend sa soupe
Lundi toujours, Martin Hirsch livrait son "livre Vert", fruit de de "190 heures" de débats au sein d'une commission de 80 membres. Le haut commissaire à la jeunesse a listé ses 57 propositions. En l'absence de calendrier concret et de pistes de financement, le projet a déçu. Parmi les mesures phares mises en exergue par le gouvernement, il en est une qui devrait faire jaser: plutôt que d'abaisser l'âge minimal d'accès au RSA, la commission recommande de créer un "système équivalent au RSA complément de revenu, le cas échéant à partir d'une durée minimale de travail et de cotisations sociales", sans préciser s'il doit s'adresser à tous les jeunes ou seulement aux étudiants. Un "RSA spécial Jeunes" en quelque sorte. En France, on est majeur à 18 ans, mais il faut attendre 25 ans pour accéder à la plupart des aides sociales. Avant cet âge, on a droit à des "réductions", pour la plupart réservée aux étudiants. La précarisation de la jeunesse n'est pas traitée, une fois de plus.
Le débauché de l'ouverture de 2007 ne s'est pas posé la seule question qui vaille le concernant: quelle distance politique existe-t-il entre sa démarche et la trajectoire principale du programme sarkozyen ? Elle est immense. Pour son propre projet, le Revenu de Solidarité Active en vigueur depuis quelques semaines, le Haut Commissaire a dû avaler quelques couleuvres, comme le dispositif de flicage du niveau de vie des bénéficiaires du RSA. Plus globalement, il a accepté de collaborer au gouvernement de la pire contre-réforme que la France ait connue depuis la guerre, un projet de société qui vise à détruire et remplacer le compromis social de notre pays.

Lundi enfin, les premiers bénéficiaires du RSA, inscrits début juin, touchaient leur chèque. Les autres, enregistrés après le 15 juin, devront attendre deux mois supplémentaire, soit la fin août. Le gouvernement est débordé par le volume d'inscriptions. Les anciens RMIstes, un million sur les 3 millions de foyers prochainement inscrits, percevront un montant identique au RMI d'antan, soit 404 euros pour un célibataire. Pour les actifs, le montant variera selon les ressources, la situation familiale et l'âge des enfants. Les statistiques parlent d'elles mêmes : 3,1 millions de foyers prochainement inscrits, et Hirsch espère en sortir 700.000 de la pauvreté, quand la France compte déjà près de 8 millions de personnes au-dessous du seuil de pauvreté. L'OCDE estime déjà que la mise en place du RSA "n'aura qu'un impact limité sur l'emploi des travailleurs peu qualifiés." Durablement subventionnés par l'Etat, ces RSAistes sont des salariés à même d'accepter durablement n'importe quel boulot, les nouveaux précaires de Sarkofrance.

A quoi sert Martin Hirsch ? A communiquer.

Travailler plus pour consommer moins
Nicolas Sarkozy est agacé par la fermeture des magasins le dimanche. A titre personnel d'abord, à en croire l'exemple (faux) multi-répété des Champs Elysées. A titre politique ensuite, car l'extension du repos dominical est sans doute la seule manifestation tangible qui restera de son slogan fumeux et funeste "travailler plus pour gagner plus". La défiscalisation des heures supplémentaires, votée dès l'été 2007 et entrée en vigueur au 1er octobre de la même année, a échoué. cette mesure a été une aubaine formidable pour détruire l'intérim (dès avril 2008), limiter les embauches et plafonner les augmentations de salaires. A l'automne, ce dispositif a été définitivement ringardisé par la récession. Des centaines de milliers de chômeurs, précarisés par l'obligation d'accepter une "offre raisonnable d'emploi" définie par des technocrates de l'UMP n'en bénéficient évidemment pas. Reste donc le travail le dimanche. Le député socialiste Jean-Louis Bianco a eu cette remarque de bon sens : les Français auront-ils plus d'argent sous prétexte que les magasins seront ouverts le dimanche ? L'Elysée a demandé à un député-godillot de présenter son texte cette semaine. Le timing est parfait. Les vacances scolaires démobilisent la contestation, et le nouveau règlement de l'Assemblée Nationale empêche l'opposition de faire traîner l'examen pour faire monter le débat hors les murs du Palais Bourbon. Dix-neuf heures et cinquante minutes, rien de plus, ont été dévolues aux députés de l'opposition pour critiquer le texte.
A lire les débats parlementaires, on mesure l'hypocrisie gouvernementale: il a fallu la vigilance de Martine Billard pour éviter une catastrophe; elle a fait passer un amendement prévoyant qu'un chômeur refusant une offre d'emploi le dimanche ne serait pas sanctionné par pôle emploi. Les promoteurs UMPistes de la loi n'y avaient pas pensé... Ben voyons ! Vendredi, la funeste loi a été adoptée par les députés UMP et du Nouveau Centre, juste à temps pour qu'ils puissent partir en week-end de 4 jours. L'Assemblée Nationale ne reprend ses travaux que mercredi à 15 heures. Dimanche, Nicolas Sarkozy ne travaillera pas non plus. Il faut dire qu'il a fait des heures supplémentaires cette semaine en dînant avec les grand de ce monde au sommet du G8 en Italie...

A L'Aquila, Sarkozy parle encore.
Mercredi 8 juillet, notre Monarque était encore agacé en arrivant à l'Aquila, cette petite ville italienne dévastée par un tremblement de terre il y a quelques mois. Son avion présidentiel a dû faire des ronds en l'air avant de se poser dans le minuscule aéroport, le temps que Barack Obama pose le sien. Le lendemain, le président français est plus souriant. Il s'est réjoui devant la presse des progrès accomplis, à quelques heures de la fin du G8, dans les discussions avec ses collègues. Premier sujet, la "gouvernance mondiale" a fait l'objet de conversations "extrêmement libres" lors du déjeuner de jeudi (bravo !), qui se sont poursuivies le soir. Nicolas Sarkozy a tenté de masqué la tartufferie, l'absence de décision. Il a eu quelques peines à prouver que la gouvernance mondiale allait enfin changer. Il a d'abord répété que la représentativité du G8 est en cause. "Avec le président Lula", il a proposé de fusionner le G8 et le G5, et d'y ajouter l'Egypte pour créer un G14. Vous suivez ? Et le G20 alors ? Sarkozy promet qu'en 2011, quand la France présidera le G8, tout changera. Jeudi, il a aussi énuméré toutes ses demandes, insatisfaites à ce jour, comme toujours: la création d'une organisation mondiale de l'environnement qui devra notamment "gérer les résultats du sommet de Copenhague", la présence systématique de l'Organisation Internationale du Travail aux sommets du G8, l'élargissement du G8 aux pays émergents. Sarko le gaucho de circonstance s'en fiche. En 2017, il ne sera plus là. Il a également demandé que les crédits accordés aux Etats par le FMI et la Banque Mondiale soient désormais conditionnés au respect des normes sociales de l'OIT. Sarkozy répète plusieurs fois que "ça progresse, ça progresse beaucoup". "Il y a véritablement une prise de conscience." Les résultats ? Ils sont quasi-nuls.

Sur le second sujet, le climat, même constat. Nicolas Sarkozy se félicite d'un "progrès considérable", la publication d'une "déclaration du G14" qui rappelle qu'il faut limiter le réchauffement climatique à ... 2 degrés parce que les "experts du monde entier" l'ont dit. La planète meurt, et le G8 "déclare". Quel accomplissement ! Nicolas Sarkozy rappelle que les dirigeants du G8 ne sont pas parvenus à rallier les pays émergents une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais que le G8 s'est engagé la veille à un taux supérieur (80%) d'ici ... 2050. En 2050, Nicolas Sarkozy aura 95 ans. Et il oublie une chose: à peine publié dans l'après midi de mercredi, le communiqué du G8 était dénoncé par un conseiller du président russe, qui a fustigé le caractère "inacceptable et probablement hors d'atteinte" de ces objectifs. La veille, une autre réunion internationale avait déjà échoué à se mettre d'accord sur le même sujet : le Forum des Principales économies (MEF), qui réunissait des représentants du G8 et des pays émergents, avait ... refusé toute annonce datée et quantifiée de réduction des émissions mondiales. Dernier sujet, que le président français a failli oublier : le refus du protectionnisme. C'est déjà ça. Quand le temps des questions à la presse est venu, une journaliste française interroge le chef de l'Etat sur ... Carla Bruni-Sarkozy et son manquement au protocole.

Carla a éclipsé Nicolas.

Effectivement, Carla Bruni avait refusé de suivre le programme officiel prévu pour les épouses des dirigeants du G8 à l'Aquila en Italie. Arrivant sur place avec 24 heures de retard, la chanteuse aphone a, paraît-il, "déchainé les passions" transalpines. La veille, elle s'était offert une tribune dans un quotidien britannique The Guardian ("le sida en Afrique, c'est mal"), pour appeler le G8 à maintenir ses efforts financiers de santé en Afrique. Son refus de suivre le protocole prévu par Silvio Berlusconi agacent la presse de droite. Carla la rebelle, mais Carla la généreuse: le quotidien de Sarkofrance nous apprend qu'elle "fera également une donation, par l'intermédiaire de sa fondation, pour la reconstruction de l'hôpital" de la ville dévastée.
Ce n'est pas la première fois que le président français se cache derrière son épouse. depuis plusieurs semaines, la presse se délecte de cette stratégie présidentielle. Nicolas a changé. pour preuve, son épouse lui a ouvert les portes de ses salons mondains, ceux qui accueille un certain gratin soit-disant à gauche. Carla est partout, derrière la nomination de Jean-Luc Hees et philippe Val à Radio France, ou de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture; Elle est aussi à l'origine de la passion soudaine de Nicolas Sarkozy pour les beaux-arts et la littérature classique; ça fait plus sérieux, plus présidentiel que Didier Barbelivien, Christian Clavier et Johnny Halliday...

A quoi sert Carla Bruni-Sarkozy ? A communiquer.

Les ministres communiquent mal
On murmure que le ministre Frédéric (Mitterrand) serait prochainement secondé d'un autre Frédéric, Lefebvre celui-là. Cette probable nomination vers le 23 juillet n'a qu'un objectif: trouver un strapotin médiatico-politique à au porte-parole de l'UMP. ce dernier doit laisser sa place de député à André Santini. S'il l'avait fait dès le remaniement du gouvernement le 23 juin dernier, on aurait dû organiser une élection législative partielle dans la circonscription des Hauts de Seine. Sarkozy a préféré attendre le délai de trente jours, afin de permettre à Santini de récupérer sans heurt son fauteuil à l'Assemblée Nationale. Frédéric Mitterrand n'a pas l'air d'apprécier. Il a expliqué cette semaine qu'il n'avait pas besoin d'un secrétaire d'Etat auprès de lui.
Le lendemain, Luc Chatel défend mal la suppression des postes de RASED, une décision dont il a héritée de son prédécesseur à l'Education National Xavier Darcos : tout opposant antisarkozyste pavlovien que nous sommes, nous n'aurions pas compris: les 1500 postes ne sont pas supprimés mais "sédentarisés". Luc Chatel ne sait visiblement pas que les académies confirment un peu partout en France la suppression de postes RASED, au grand dam des associations de parents d'élèves et des enseignants.
Christine Lagarde, elle, évite une sombre gaffe. Le patron d'EDF annonce qu'il a besoin les tarifs de l'électricité d'au moins 20% dans les trois ans. La ministre de l'Economie réagit violemment, mais concède qu'il faudra sans doute cette augmentation... avant d'expliquer, plus tard, qu'"aucune décision n'a été prise".

Les vrais sujets sont donc occultés: la lutte contre la précarité, l'insécurité, la dégradation des comptes publics, l'injustice fiscale. Sarkozy communique pour masquer. Une vieille tactique.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?


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Published by La boulange - dans La semaine de Juan
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 07:50

 


En direct de nos con-rrespondants parisiens (la source est sure!!), notre ubër président descendra sur le bassin pour aider les militants UMP deboussolés:

«Je me présente sans étiquette» : la déclaration de la candidate UMP aux élections cantonales partielles de Belin-Béliet a provoqué une sainte colère de Nicolas Sarkozy. Après avoir copieusement «engueulé» (selon des sources bien désinformées) la fédération girondine de l'UMP, puis Xavier Bertrand, puis Jean-François Copé (qui n'y est pour rien mais ça lui faisait plaisir), le président de la République et de la droite a décidé de s'occuper personnellement de cette malheureuse candidate UMP à qui le parti unique n'a pas pu fournir ses étiquettes pour la campagne électorale.

"C'est vraiment pas croyable que rien ne va quand je ne m'en occupe pas moi-même", s'est encore énervé Nicolas Sarkozy alors qu'il était en train de vider des dizaines de micro canettes de coca au salon VIP d'Orly en attendant de prendre la Navette Air France vers Mérignac. Le président ne partait pas la musette vide : depuis qu'il avait quitté l'Elysée en trombe dans l'après-midi, il ne sépare plus d'un énorme sac à dos dans lequel il a mis des centaines d'étiquettes UMP indispensables pour mener une campagne moderne.

Le président de tout s'est aussi énervé à cause de la manière dont il a appris la négligence coupable de l'UMP girondine qui n'a donc pas été capable de fournir ses étiquettes à la maire du Barp, candidate à l'élection partielle de Belin-Béliet, qui a pourtant toujours été élue sous l'étiquette UMP. En effet, c'est par le blog de Marie-Christine Darmian, que Nicolas Sarkozy a appris la nouvelle : "heureusement que je surveille les socialistes sur Facebook sinon je n'aurais rien su !", a-t-il éructé.

Alain Juppé, le maire de Bordeaux, qui a prévu de venir soutenir en réunion publique la candidate non étiquetée, s'est d'ailleurs inquiété auprès de sources bien désinformées : "ça me rappelle les élections à Saint Jean d'Illac après l'annulation, je m'étais pointé pour soutenir le candidat UMP et là, pareil, il était devenu apolitique". L'UMP a perdu les élections partielles de Saint Jean d'Illac... à l'Elysée, on craint que l'histoire ne se répète.

C'est au nom du "refus du défaitisme" que Nicolas Sarkozy s'est emparé de l'affaire et a décidé de mettre bon ordre aux errances des représentants de son parti en Gironde. "Vous allez me remettre vos étiquettes toute de suite !", s'est-il exclamé à Mérignac en s'adressant aux militants venus, avec leurs prie-Dieu, l'accueillir.

Outre les tombereaux d'étiquettes, Nicolas Sarkozy est accompagné de vingt psychologues qui seront disséminés à travers le canton de Belin-Béliet pour aider les militants et sympathisants UMP à retrouver leurs repères.

Alors que l'élection partielle dont la date avait été judicieusement choisie en plein mois de juillet paraissait gagnée d'avance pour l'UMP, il faudra bien toute l'énergie présidentielle pour remporter un scrutin désormais incertain. "Tout ça parce qu'ils ne sont pas fichus de surveiller leur stock d'étiquettes, on voudrait rêver !", n'a pas pu s'empêcher de critiquer celui qui est aussi, à ses heures, président de la République.

 

Desirs d'Avenir Lacanau est heureux de vous inviter à la réunion publique qui risque d'être haute en couleur de  Vincent Nuchy et Nadine Gouard , les candidats de gauche d'avant le premier tour de l'élection cantonale partielle

JEUDI 16 JUILLET à 19h30 à Salles (Salle des Fêtes)

en présence de Philippe Madrelle, Président du Conseil Général, Sénateur de la Gironde, Henri Emmanuelli, Président du Conseil Général, Député des Landes, François Deluga, Député Maire du Teich, Noël Bonnieu du Parti Radical de Gauche, Jean-Louis Apéçarena du Mouvement Républicain et Citoyen dont le président est Jean-Pierre Chevénement.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 07:47

Voila ce qui arrive quand on est occupé à mater les fesses d'une assistante.



On oublie de faire comme on fait d'habitude pour paraître plus grand.


Merci à  Photo en Délire

Et c'est la catastrophe, la vérité parait, impitoyable avec ceux qui ne sont pas de taille.



Voyez par vous même, Sarkozy rend presque 30 centimêtre au grand de monde. Et pourtant il en a fait des pieds et des marchepieds pour éviter cette image désastreuse !

Merci à  Photo en Délire


Comment ça vous n'avez pas encore tapé Sarkophage ? Allez, on ouvre la boite à gifles !
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 07:44


Une gaffe chez Lagarde, un Nicolas caché derrière Carla, une loi sur le chômage dominical, et un RSA pour jeunes... tout va bien, partez en vacances l'esprit tranquille.

Lagaffe Lagarde
Jeudi 9 juillet, le président d'EDF a semé le trouble. Il a réclamé une augmentation de 20% des prix de l'électricité étalée sur 3 ans. Pierre Gardonneix avait justifié sa demande par le besoin d'investissement de son groupe. Faut-il donc que les usagers d'EDF financent le développement international d'EDF ?
La ministre de l'économie exprime sa surprise: "Le gouvernement n'est absolument pas lié par les appréciations qui sont fournies par Pierre Gadonneix. C'est une chose qu'avec le ministre de l'Industrie Christian Estrosi nous examinerons ultérieurement. Quand on veut des étoiles, on demande la lune". Mais elle ajoute que des "hausses de tarifs seront nécessaires." Quelques heures plus tard, Christine Lagarde modère ses propos, inquiète d'une polémique naissante ; la ministre se veut prudente. Avec Jean-Louis Borloo, elle publie un communiqué précisant qu'aucune décision ""tant sur l'opportunité d'une éventuelle hausse que sur son niveau" n'a été prise. l'honneur est sauf.

Sarko, maître-joueur
Le président s'amuse de la pseudo-désorganisation du jeu politique en France qui ne profite qu'à lui. Un éditorial du Figaro s'intitule "A gauche, c'est la jungle." On peut y lire que les Verts "ont flairé la bête malade. Depuis le scrutin européen, le regard des Verts sur le Parti socialiste a changé." A lire ce billet, on roirait entendre la voix off d'un documentaire animalier. "Le PS ne se sent pas la force d'ouvrir deux fronts à la fois : le combat contre l'UMP et le combat contre les Verts. Sans compter le MoDem, qui ne désespère pas de se refaire une santé après la gifle du 7 juin. La bête blessée va-t-elle réagir ? Pour l'instant, nul signe annonciateur d'une contre-offensive. Julien Dray parle d'une «machine à bout de souffle» et Michel Rocard d'un parti «en hibernation comateuse». À gauche, le mâle autrefois dominant se met à compter ses rivaux." L'ambition politique est bien loin. La Sarkofrance est un zoo et Sarkozy est son Roi lion.

Sarko, maître chanteur
Le débat sur le travail dominical se poursuit à l'Assemblée Nationale. On découvre peu à peu l'ampleur des dégats du projet de loi écrit par Nicolas Sarkozy, défendu par un député-godillot. En procédant ainsi, le texte n'a pas besoin d'être soumis au Conseil d'État ou au Conseil économique et social. de même, aucune consultation des organisations syndicales ou de consommateurs n'a été effectué.

Cette loi est d'un enjeu crucial pour le président français. La validité du slogan "Travailler Plus pour Gagner Plus" ne tient qu'à un fil, l'extension du travail dominical. A lire les débats parlementaires, on comprend que la définition de ces "zones touristiques" où tout sera permis, sans volontariat salarié, est bien floue.

La commission des Affaires Sociales avait déjà adopté quelques "améliorations" non prévues dans le texte initial, comme cet amendement de Martine Billard (ex-Verte) prévoyant la compensation de la privation du repos dominical "par une rémunération au moins égale au double et par un repos compensateur équivalent en temps", un autre instituant l'obligation pour le préfet de "retirer les autorisations d'ouverture dominicale sur demande de la majorité des établissements intéressés", ou encore un dernier protégeant les demandeurs d'emploi refusant de travailler le dimanche de toute radiation de la liste des demandeurs d'emploi. Restent que les débats furent vifs, et l'opposition offensive:
"Pour que ces zones commerciales soient ouvertes et puissent fonctionner le dimanche, les transporteurs devront travailler le dimanche, les banques, les convoyeurs de fonds, les entreprises de maintenance devront travailler le dimanche, les garderies devront fonctionner le dimanche, les services publics devront être ouverts le dimanche : le voilà, l’engrenage !"

(...)
"Quelle entreprise ouvrant le dimanche ou désirant le faire va engager un salarié qui précisera lors de son entretien d’embauche qu’il ne veut pas travailler le dimanche ?
Quel maire considérera que son territoire ne mérite pas d’être classé zone touristique ? Avec le développement du tourisme vert, du tourisme rétro-littoral, du tourisme culturel, du tourisme industriel, du tourisme sportif, un très grand nombre de nos communes voient leur population gonfler significativement avec ces afflux de touristes. Engrenage toujours !
Comment croire, enfin, qu’un arrêté préfectoral traçant une ligne en vertu de laquelle, à un ou deux kilomètres de distance, les règles de la concurrence seront totalement différentes et l’on pourra gagner là le double d’ici en faisant le même métier, pourra tenir longtemps ? Le mimétisme jouera fatalement en faveur d’un alignement sur l’ouverture maximale."
M. Dominique Souchet


"On peut aussi s'étonner que ce texte, qui est manifestement une volonté personnelle du chef de l'État – il ne s’en cache pas – prenne aujourd'hui la forme d'une proposition de loi. Là aussi, tout le discours sur la revalorisation du Parlement qui nous est servi depuis quelques mois montre surtout que la prétendue initiative parlementaire – nous sommes malheureusement obligés de l’appeler ainsi – est en fait là pour satisfaire aux souhaits les plus chers du chef de l'État !" François de Rugy (Vert)


Ces débats feraient presqu'oublier l'échec écolo du G8. Les grands de ce monde et les quelques pays émergents n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur des engagements fermes et significatifs contre le réchauffement climatique. En revanche, l'arrivée tardive de Carla Bruni-Sarkozy a les honneurs de la presse transalpine. Après sa tribune dans The Guardian, elle en a publié une autre dans la Stampa, toujours en faveur de la lutte contre le sida. A-t-elle une quelconque légitimité autre que son mariage présidentiel ? Non. Bienvenue à la Cour. Carla est à Nicolas ce que Lady Die était au Prince Charles. Un argument médiatique.

Hirsch sort son RSA pour jeunes
Lundi, Martin Hirsch avait présenté à Nicolas Sarkozy son "livre vert" sur la jeunesse. Le Haut Commissaire aux Solidarités Activité avait hérité de la jeuness, aux détriments du patron de casion Bernard Laporte au début de l'année. Constat préliminaire: «Quand on regarde les vingt dernières années, on voit que soit il n’y a pas eu de politique de la jeunesse structurée […] soit il y a eu des mesures qui enfermaient les jeunes dans des sous-dispositifs». Après "190 heures" de débats au sein d'une commission de 80 membres, le haut commissaire à la jeunesse a listé ses 57 propositions. En l'absence de calendrier concret et de pistes de financement, le projet a déçu. Parmi les mesures phares mises en exergue par le gouvernement, citons :
  • "Réintroduire le sujet de "la politique de la jeunesse" dans l'agenda politique." (du concret !)
  • "Créer un service public de l'orientation compétent pour l'orientation tout au long de la vie." (avec quels moyens quand on réduit le nombre de fonctionnaires chaque année ?)
  • "Prendre en charge tous les jeunes jusqu'à 18 ans et non plus jusqu'à 16 ans" (une proposition contradictoire avec l'avancement de l'âge de l'apprentissage à 14 ans)
  • "Favoriser la transmission intergénérationnelle au sein de l'entreprise" (avec quels moyens ?)
  • "Accéder à l'autonomie financière" (plutôt qu'abaisser l'âge minimal d'accès au RSA, la commission recommande de créer un "système équivalent au RSA complément de revenu, le cas échéant à partir d'une durée minimale de travail et de cotisations sociales", sans préciser s'il doit s'adresser à tous les jeunes ou seulement aux étudiants).

Ami sarkozyste, où es-tu ?
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 07:42



Trois salariés ont été licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche dans leur magasin Ed... "Insubordination" et "non respect des horaires planifiés" selon la direction. Et la porte en fin de courses...

Licenciement pour refus de travail le dimanche

"Ma vie de famille pour 5 euros ?" C'est le titre de l'article de liberation.fr qui relate les mésaventures de Madame Fernandes. La salariée vient de se faire licencier après cinq ans de bons et loyaux services au magasin Ed (Dia, de son nouveau nom) d'Oyonnax dans l'Ain. Sa faute ? Grave... elle a refusé de travailler le dimanche. "Insubordination" et "non respect des horaires planifiés" selon la direction, et licenciement dans la foulée. Madame Fernandes aurait pourtant pu toucher une prime de 5€... mais elle a préféré réserver son dimanche à sa famille, puisque c'est le seul jour où elle peut voir son fils de 16 ans, en internat à 700 km de chez elle.

Volontariat obligatoire

Trois salariés au total ont subi les foudres de la direction du magasin. Ils avaient tous invoqué des raisons familiales. Du côté de Carrefour (les magasins qui refilent la "chiasse"), propriétaire de Ed, on estime respecter "la législation et de la convention collective", puisque les commerces alimentaires ont le droit d'ouvrir le dimanche. Les salariés avaient pourtant été informés que le travail dominical se ferait sur "la base du volontariat"... En clair, le volontariat ou la porte ! Les trois salariés ont l'intention de porter plainte aux Prud'hommes pour entrave à la vie familiale. Non seulement ils refusent de travailler plus, mais en plus, ils se plaignent ! Bouh...

Sources : Libé et Nouvel Obs

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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Published by La boulange - dans Le programme de Sarkozy
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