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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:23

 

 

par Georges Yang Labourage et pâturage ne sont plus depuis longtemps les deux mamelles de la France. Elles sont aujourd’hui devenues Psychologie et Judiciaire. A chaque semaine sa nouvelle loi ou son nouveau règlement en réponse à chaque dernier fait divers. A chaque nouvel incident, sa horde de psychologues s’abattant tel un vol de criquets pèlerins sur les « victimes » aux frais de l’Etat et des collectivités locales. Autour de nous, ce n’est que procès, plainte, récrimination et victimisation. Tout devient judiciaire, on ne sait plus se parler et répondre par le bon sens ou le courage aux petits inconvénients de la vie. La plainte est l’avenir de l’homme aurait dit Aragon en rimant sur notre triste époque. Et ce qui n’est pas judiciarisé est psychiatrisé dans le mauvais sens du terme.

Il n’est pas un jour où l’on lise dans la presse ou sur Internet, où l’on voit à la télévision ou que l’on entende à la radio que la désormais célèbre « cellule psychologique d’urgence » a sévi. Passager du car qui s’est renversé, familles et voisins du petit loubard heurté par un voiture de police, enfants, parents et personnel de la crèche où l’enseignante s’est pendue, de la piscine où le gérant a pris un coup de couteau, tous y on droit sans discrimination.
 
Jadis, ceux qui supportaient mal les vicissitudes de l’existence, les mauvais coups et les traumatismes soit faisaient avec tant bien que mal, soit s’engageaient dans la voie volontaire et payante de la psychanalyse ou de la psychothérapie.
 
Maintenant, il n’est même plus nécessaire de demander, le psychologue et sa cellule de crise arrive quasiment avant les flics et les pompiers sur les lieux du drame. Etre pris en charge psychologiquement devrait être une démarche individuelle et réfléchie. Or que voyons nous le plus souvent, des individus à qui certes il est arrivé quelque chose de fâcheux, mais le plus souvent de simples témoins qui s’en remettraient d’eux même la plupart du temps. Ils vont subir les poncifs et les lieux communs de soit disant professionnels du malheur pour les aider à supporter le choc. Et puis, comme les pouvoirs publics du plus haut de l’Etat au maire de la plus petite commune ne veulent pas passer pour des irresponsables et se montrer compatissants et ne pas être impliqués, on envoie l’équipe de psychologues qui le plus souvent ne fera qu’un séance collective tout près de la carcasse du bus, de la chapelle ardente ou de la cage d’escalier du HLM qui a pris feu. Résultat nul au niveau du soutien, car seul une écoute prolongée et structurée peut être efficace pour des personnes psychologiquement fragiles. Et puis, quand un autocar rempli de Slovènes se rendant Portugal s’écrase dans un fossé à trois heures du matin du côté de Sauveterre en Guyenne, on peut se demander où le maire va trouver à cette heure une équipe de soutien psychologique maîtrisant la langue des occupants du véhicule accidenté.
 
De plus, ce soutien est gratuit, même s’il coûte à l’Etat. Les « victimes » ne faisant pas de démarche volontaire et ne déboursant pas le moindre euro, l’impact psychologique est différent de celui créé par la relation avec un thérapeute que l’on a choisi et que l’on rémunère, quelque soit sa formation. Il y a fort à craindre que l’assistance tous azimuts, dispensée larga manu, peut avoir plus d’effets secondaires que prévu. D’abord la fixation de la scène traumatisante à force d’en avoir parlé. L’oubli est aussi utile à la reconstruction se soi après un traumatisme. Ensuite peut se greffer l’idée que « si l’on s’intéresse à moi, c’est qu’il y a eu faute ». Cela débouche rapidement sur la revendication et dans certains cas sur une pathologie revendicative appelée sinistrose, avec des effets encore pire que quelques possibles mauvais rêves post traumatiques.
 
A croire que les pouvoirs publics veulent venir en aide à la profession des psychologues qui pourtant est loin d’être sinistrée. Déjà les entreprises y ont recours tant au niveau du recrutement que de la gestion des ressources humaines. Mais là au moins, c’est le patronat qui paie, pas le contribuable. Et puis, le service rendu aux victimes, aux témoins de drames n’en est peut être pas véritablement un. Il y a aussi des risques de fixation du traumatisme subit indirectement quand on vient vous expliquez que vous venez d’en subir un et que vous risquez d’en souffrir toute votre vie si vous ne vous exprimez pas en vidant votre sac devant un professionnel.
 
Le recours au tout psychologique a pour corollaire l’inflation du tout judiciaire. En effet, lorsque l’on vous a fait comprendre que vous êtes quelqu’un digne d’intérêt parce que votre voisin a été tué à coups de hache, ou que votre car ne se serait pas retrouvé dans le fossé si la compagnie de transport avait suivi toutes les procédures de sécurité, que le maire du patelin aurait du faire établir des ronds-points à grand frais dans sa commune et qu’à cause de ces irresponsables vous allez souffrir psychologiquement pendant des années parce que votre voisin de siège s’est cassé la clavicule dans l’accident, alors il vous vient rapidement le désir revendicatif et l’espoir de toucher quelque chose au titre du préjudice moral.
Souvent, après avoir été requinqué par le psychologue, le témoin, le rescapé, bref celui ou celle qui n’a pas souffert grand-chose est mûr pour devenir plaignant. Un plaignant qui va au tribunal stimulé par une démarche bipolaire. D’abord, le désir vindicatif et punitif le motive, mais le versant mercantile de la plainte n’est pas à négliger, même s’il se drape dans les oripeaux de la juste revendication.
 
La société française entière a été gangrenée par un recours au légal, au pénal pour un oui ou pour un non. La victime expiatoire a été remplacée par le coupable expiatoire qui permet à la fois de toucher des indemnités sonnantes et trébuchantes, mais aussi de considérer la justice comme l’émonctoire de la peur. Il y a aussi de nos jours, du Millénarisme dans le recours au juridique ainsi que du sacré. Le citoyen a une peur irraisonnée de Fin du Monde, d’Apocalypse et de Jugement dernier. L’environnement, de potentiellement dangereux, devient ressenti comme obligatoirement hostile. Manger un fruit, un bonbon, une salade ou un kebab, c’est s’exposer aux pesticides, aux cancérigènes et aux germes et de ce fait rechercher un bouc émissaire à dénoncer avant même le premier incident. Aller dans un parking toute seule, c’est prendre le risque d’un viol. Envoyer ses enfants en car scolaire, c’est la très forte probabilité de l’accident « qui aurait pu être évité » ou alors de tomber sur un chauffeur pédophile. Les exemples se ressemblent tous dans leur essence. La peur règne en maître, elle est érigée en dogme et débitée ad libitum durant les journaux télévisés. Le citoyen pense qu’il peut, qu’il doit se protéger de l’adversité en portant plainte, espérant ainsi une juste compensation. Cette forme d’exorcisme place l’action judiciaire au niveau du sacré, si ce n’est du magique et du sacrifice propriatoire. Le recours au psychologue le renforce dans cette dérive.
 
Les inconvénients de la vie ordinaire n’ont cependant pas tous le tragique d’un drame atridien. Les prud’hommes, le civil et le pénal sont utiles, mais pas à tout bout de champ. Il existe des licenciements abusifs évidents, certains inconscients peuvent laisser déambuler une meute de bergers allemands sans surveillance devant une école maternelle. Le viol, l’attaque à main armée et le meurtre, fût il petit et entre amis doivent avoir une réponse pénale avec sanction et réparation matérielle, c’est évident.
 
Mais en plus de la démarche individuelle, il se développe une stratégie collective de la plainte. Les associations de consommateurs et de victimes se comportent de plus en plus en associations de malfaisants, si ce n’est de malfaiteurs. Ces groupes se portent partie civile, le plus souvent non pour faire éclater la vérité et faire châtier le coupable, mais pour faire condamner un responsable avant tout solvable. Il est remarquable de constater que les « lampistes » ne paient quasiment jamais, même quand ils sont véritablement impliqués dans une affaire pouvant déboucher sur des dommages et intérêts. Les associations savent que les subalternes ne sont pas solvables et sont souvent défendus bec et ongles par les syndicats. Il est nettement plus rentable de se retourner contre l’Etat, une compagnie aérienne, une grosse entreprise, un médecin, un maire ou un architecte si on espère une forte indemnisation. Ce comportement participe à l’inflation judiciaire et à la pénalisation, mais aussi à l’inflation tout court, car les coupables potentiels sont obligés de se couvrir en s’assurant et en créant des provisions pour frais de justice.
 
Par contre, le « Respect pour Farid ! » scandé aux alentours d’une cité après le décès d’un délinquant est beaucoup plus significatif d’un désir revendicatif incantatoire, d’une recherche de reconnaissance, voire d’une forme de victimisation. A l’inverse, il ne s’agit pas de l’influence de la télévision sur le citoyen, mais de l’imprégnation des médias et de la classe politique par un cri venu du peuple. Le mot respect étant ensuite récupéré avec démagogie à des fins électorales par les politiciens de tous bords.
 
De nos jours, le milieu judiciaire lui permet d’exprimer sa citoyenneté. Le Français rejoint le thème aphorique, « Je plaide donc je suis ! ». Plaider reviendrait à une démarche identitaire individuelle.
 
L’accent mis sur le lien ressenti par le plaideur entre la sanction et le dédommagement. Le « quelqu’un doit payer » est devenu le leitmotiv du plaignant. On a gloussé sur le fameux « responsable mais pas coupable ». Personnellement, je ne vois pas le mal dans cette réplique, peut-être du bon sens. En terme trivial, on pourrait dire : « Si je ne peux obtenir les cinq mois ferme minimum requis contre le coupable, je veux au moins un gros paquet de fric ! Les deux ensembles, ça ne serait pas plus mal ! » Cette dérive explique en parti pourquoi de nombreux maires de petites communes hésitent à se représenter, craignant de se retrouver au pilori et leur compte en banque vidé à la suite de la chute d’un arbre sur une poussette par jour de grand vent.
 
L’ « américanisation » des comportements de la société française est de plus en plus visible dans le domaine médical. Les plaintes sont de plus en plus fréquentes et le médecin n’est plus le notable respecté de jadis mais une volaille à plumer. Les vrais canailles médicales, cependant passent encore entre les gouttes car bien organisées. Mais les malchanceux, responsables de fautes professionnelles, condamnables mais compréhensibles sont de plus en plus attaqués. On n’a cependant pas atteint en France le niveau américain avec ses avocats véreux attendant les patients à la sortie de la clinique avec un formulaire pré rempli. La première conséquence de cette dérive procédurière se retrouve dans les tarifs des assurances des professionnels de santé et de ce fait dans le déficit de la sécurité sociale.
 
La solution passerait donc par une éducation juridique du citoyen. Beaucoup de français n’ont qu’une idée très vague de la différence entre une infraction, un délit et un crime. Peu savent ce qui relève du civil, du pénal ou des assises. Cet enseignement devrait être acquis à l’école, mais on lui préfère les activités d’éveil. On est mal parti quand on regarde la télévision ou bien quand on lit la presse populaire qui a érigé le fait divers en fait historique. La pire catégorie de ces nouveaux Fouquier-Tinville veut pénaliser tout ce qui est potentiellement agressif même au niveau subjectif. Tirer un colvert hors saison, stationner sur une place de handicapé, ne pas indiquer un colorant sur un emballage, ne sont que des infractions bénignes ne méritant qu’une simple amende quelquefois amnistiable. Mais, ces adulateurs dévoyés du droit voudraient les voir pénalisées et sanctionnées, regrettant le temps des galères et du bagne pour le vol d’un pain.
 
La France s’américanise au niveau de ses comp
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:11

 

Depuis début juillet, les premiers paiements au titre du revenu de solidarité ac- tive (RSA) sont effectués, se substituant à l’ancien revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’ancienne allocation parent isolé (API). S’agit-il d’un simple changement de nom ? Pas vraiment, car le RSA (dit alors " chapeau ") est versé également aux ménages de travailleurs pauvres dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté [1]. L’objectif est de lutter plus efficacement contre cette pauvreté. Il n’est pas sûr cependant qu’on y parvienne par ce biais.

En 2007, 8 millions de personnes en France disposaient d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté tel que défini par l’Union européenne, soit 60 % du niveau de vie médian [2] ce qui correspond actuellement à un revenu net, après impôts et prestations sociales, de 908 euros par mois pour une personne seule [3], de 1 362 euros pour un couple, de 1906 euros pour un couple avec deux enfants. Il faut toutefois noter que ce nombre de personnes en situation de pauvreté est sans doute sous-évalué, car l’enquête qui permet de l’obtenir exclut les départements d’outre-mer (cela devrait changer l’an prochain) et toutes les personnes qui vivent en institution (maisons de retraite, couvents, maisons d’arrêt, internats divers) ou qui n’ont pas de domicile fixe (caravanes, foyers d’urgence...). Or, ce sont justement souvent les ménages les plus précarisés qui vivent dans ces institutions. (...)

Les jeunes en première ligne

Qui sont ces 8 millions de personnes ? Dans leur grande majorité, elles sont jeunes, voire très jeunes : quasiment la moitié (49 %) ont moins de 30 ans, alors que cette tranche d’âge ne représente que 36 % de la population française. Pour les enfants, cette situation constitue souvent un lourd handicap. En effet, selon une étude du Cerc, le fait d’être élevé dans une famille pauvre réduit sensiblement (de l’ordre des trois quarts) leur probabilité de réussir à l’école : moindre soutien parental, manque de chambre à soi pour faire ses devoirs, proportion élevée d’enfants ayant des difficultés scolaires, etc., tout ceci accroît fortement le risque pour ces enfants de devenir à leur tour des adultes pauvres.

Au contraire, les seniors sont moins présents dans la population pauvre (15 %) que dans la population dans son ensemble (21 %). Il s’agit là d’un changement profond dans le visage de la pauvreté. Depuis le début des années 1980, celle-ci ne cesse de rajeunir : au cours des dix dernières années, la part des moins de 18 ans dans la population pauvre a augmenté de trois points.

Personnes isolées, familles nombreuses et monoparentales

Trois types de ménages sont particulièrement exposés au risque de pauvreté. D’abord, les personnes isolées : elles représentaient 18 % du total des personnes pauvres, alors qu’elles ne comptent que pour 14 % dans l’ensemble de la population. Cette exposition forte au risque de paupérisation est facile à comprendre : aucune autre rentrée d’argent ne vient compenser les insuffisances éventuelles du revenu en cas de chômage non indemnisé, d’inactivité ou même d’emploi mal payé.

Répartition des travailleurs pauvres par secteurs d’activité en 2006 [4]

Evolution du nombre de personnes pauvres, en millions

Il en est de même des familles monoparentales, le deuxième type de ménages particulièrement frappés par la pauvreté. Mais avec une difficulté supplémentaire par rapport aux personnes isolées : dans le meilleur des cas, non seulement il ne rentre qu’un revenu d’activité par ménage (comme pour les personnes isolées), mais en plus il y a plusieurs bouches à nourrir. Il n’est donc pas étonnant de constater que, alors que les familles monoparentales regroupent 9 % de la population dans son ensemble, elles représentent 20 % des personnes en situation de pauvreté. Près d’une famille monoparentale sur trois est dans ce cas.

Les familles nombreuses forment le troisième groupe de ménages particulièrement exposés : alors que les ménages de cinq personnes et plus (en général deux adultes et trois enfants au moins) regroupent 15 % de la population française, ils comptent pour 25 % dans la population en situation de pauvreté, pas loin de deux fois plus. Si l’on isole les couples ayant au moins quatre enfants à charge, la proportion grimpe à 34 % ! Là encore, l’emploi, ou plutôt les difficultés d’accès à l’emploi jouent fortement, car la présence d’enfants limite ou empêche un des deux adultes de travailler " normalement " : la question de la garde des enfants est essentielle si l’on veut lutter efficacement contre la pauvreté.

Mais ce n’est pas tout : l’insuffisance des prestations familiales joue également dans le cas des familles nombreuses. Bien que relativement plus élevées en France que dans la plupart des autres pays de l’Union européenne, elles demeurent trop faibles pour empêcher certaines familles de basculer en dessous du seuil de pauvreté lors de la naissance d’un nouvel enfant : les allocations familiales s’élèvent en effet à 120 euros pour deux enfants, puis augmentent de 160 euros par enfant supplémentaire. Alors qu’il faudrait qu’elles atteignent 250 euros par enfant supplémentaire pour éviter qu’une famille ne bascule en dessous du seuil de pauvreté lorsqu’elle se trouvait juste à ce niveau avant la naissance.

Si les allocations familiales étaient soumises à impôt, il serait possible de les augmenter de 70 à 80 euros par enfant sans coût supplémentaire pour l’Etat, le supplément d’allocation étant financé par le supplément d’impôt payé par les familles imposables. Les familles plus riches aideraient ainsi les familles pauvres, qui pour la plupart dépasseraient ainsi le seuil de pauvreté. Mais, en France, le lobby familial a obtenu un traitement fiscal unique en Europe grâce à deux dispositions : le quotient familial (alors que la plupart des autres pays pratiquent un abattement forfaitaire par enfant), même s’il est désormais plafonné, et la non-imposition des prestations familiales.

Toujours plus de travailleurs pauvres

La pauvreté a fortement partie liée avec le développement des emplois peu rémunérés. Sur les 4,2 millions de personnes de 18 à 59 ans en situation de pauvreté en 2006, 1,85 million était en emploi, contre 1,55 million en 2003. Si l’on prend en compte le nombre de personnes vivant dans des ménages au niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, les ménages de travailleurs pauvres en emploi représentaient 3,16 millions de personnes en 2003 et 3,62 millions en 2006. Soit une augmentation de 500 000, pour un nombre total de personnes en situation de pauvreté qui s’est accru de 800 000 : l’extension de la pauvreté laborieuse est donc désormais le principal facteur d’aggravation de la pauvreté.

Le RSA - en moyenne une centaine d’euros supplémentaires par ménage de travailleur pauvre - ne sera pas de trop pour réduire les difficultés du quotidien que vivent ces familles ! Mais comme rien n’est prévu pour mettre fin à l’expansion de leur nombre, il risque fort d’être sans effet sur la pauvreté laborieuse ; il se contentera de boucher quelques-uns des trous existants, tandis que les employeurs s’emploieront sans cesse à en creuser d’autres...

Pas tous les employeurs cependant : dans les postes et télécommunications, on ne comptait en 2006 qu’un travailleur pauvre sur 77 personnes en emploi, mais à l’autre extrême, dans l’hôtellerie-restauration, on en recensait presqu’un sur cinq et un sur six dans les ser-vices personnels et domestiques [5]. Même la branche de l’intérim ne parvient pas à faire aussi mal, puisqu’on y dénombre un salarié pauvre sur huit. Or, quelles sont les branches les plus aidées par les pouvoirs publics en dehors de l’agriculture ? Justement l’hôtellerie-restauration (avec des aides directes d’un montant annuel supérieur à 600 millions d’euros, qui ont été remplacées, depuis le 1er juillet, par une baisse de TVA représentant 3 milliards en année pleine).

Autre branche abonnée aux aides : les services à la personne (sous la forme d’une réduction de l’impôt sur le revenu égale à la moitié du coût salarial dans la limite de 12 500 euros annuels en 2008, portée à 15 000 euros en 2009...). On a beau s’interroger, on ne parvient pas à comprendre pourquoi les pouvoirs publics ne se décident pas à utiliser ces aides pour mettre un peu plus d’équité dans un marché du travail qui en connaît si peu. Conséquence : si l’on compte les personnes à charge, sur le 1,28 million de personnes vivant dans un ménage dont la personne de référence travaille comme " personnel des services directs aux particuliers ", 470 000 (une sur trois) vivaient dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Or, cette branche est aussi celle qui se développe le plus, au point qu’elle est présentée comme le principal réservoir d’emplois... Le travail paupérisant a de beaux jours devant lui !

Depuis quatre ans, le développement de l’emploi de mauvaise qualité est le principal responsable de la progression de la pauvreté. Permettre à tous ceux qui le souhaitent d’accéder à l’emploi est essentiel, mais il convient aussi de veiller à ce que cet emploi soit de qualité suffisante pour en vivre de façon décente. Le RSA améliore la situation d’une majorité de ménages de travailleurs pauvres. Pas de tous, hélas, puisque ce complément de revenu n’est versé ni aux travailleurs de moins de 26 ans (sauf s’ils ont des charges de famille) ni aux chômeurs, qui font pourtant partie de la population active. Mais si, en même temps, il ne s’accompagne pas d’une lutte résolue contre les emplois paupérisants, il risque fort d’accompagner la progression du nombre de travailleurs pauvres alors qu’il visait à le diminuer.

Article extrait du magazine Alternatives Economiques, n° 282 ( juillet 2009).

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:05



La crise est finie en Sarkofrance. Nicolas Sarkozy a réussi. Il bronze toujours au Cap Nègre, mais la crise est finie. Les 4 millions de chômeurs qui pointent au pôle emploi en sont ravis. Les salariés de Molaix, NewFabris, Renault, ou Sanofi-Aventis aussi.

"L'UMP note avec une grande satisfaction la croissance retrouvée du PIB au deuxième trimestre de cette année dans notre pays.Ce résultat dû très largement aux effets de la politique gouvernementale de soutien à l'économie, à travers notamment le plan de relance, démontre la justesse des choix réalisés par la majorité présidentielle"
Communiqué de l'UMP, jeudi 13 août 2009.
Au second trimestre, le produit intérieur brut français a cru de +0,3%. Grâce à qui ? Sarkozy, pardi ! le pauvre Patrick Devedjian, éphémère ministre de la relance, ne sait plus quoi dire. Jeudi 13 août sur France Info, il expliquait que l'essentiel du "plan de relance" allait être dépensé ... au second semestre. Au 26 milliards d'euros de grands travaux se sont ajoutés 28 milliards de dépenses supplémentaires des collectivités locales. 54 milliards à dépenser d'ici décembre. C'est trop tard mon gars ! La crise est finie !
"C'est un chiffre évidemment très positif qui nous surprend et qui nous réjouit"
Christine Lagarde, jeudi 13 août 2009.
Plus sérieusement, la France résiste, encore et toujours, grâce au modèle que notre Monarque voulait détruire: la consommation des ménages s'en tire toujours relativement bien (+0,3%), et tire la croissance. Près de la moitié des revenus des Français n'ont pas été affectés par la récession, grâce à tous ces filets sociaux avec lesquels Nicolas 1er voulait rompre : retraites par répartition, indemnités chômage, fonction publique, assurance maladie, allocations familiales, etc. Les ménages ont délaissé l'investissement (pour preuve, la chute du marché immobilier), et largement profiter de la baisse de l'inflation, quasi-réduite à zéro depuis des mois. Dans une interview au Figaro le 14 août, Christine Lagarde se fécilite de ce "regain" de pouvoir d'achat pour lequel son gouvernement n'est pour rien: "C'est l'un des effets positifs du ralentissement de l'inflation en début d'année, qui a conforté leur pouvoir d'achat."
La seconde raison à cette reprise trimestrielle est à trouver du côté des exportations, modestement tirées par l'égale reprise de nos voisins allemands (+1,0%). L'investissement ("nos emplois de demain") a reculé encore de 1%, exception faite de l'investissement public (un timide +0,1% grâce à 'l'énorme' plan de relance sarkozyen). Enfin, personne n'oubliera que les seules mesures sociales de Nicolas Sarkozy depuis le début de la crise "officielle" en septembre dernier ont été réalisées sous la contrainte: en janvier dernier, la forte mobilisation sociale avait conduit Sarkozy à lâcher 2,6 milliards d'euros de soutien à la demande (comme la suppression d'un deuxième tiers de l'impôt sur le revenu pour la première tranche de ménages imposables, qui aurait, d'après Christine Lagarde, permis "d'injecter 1 milliard d'euros directement dans la consommation")

Eclair de lucidité aoûtienne : jeudi, Patrick Devedjian ne prévoyait aucune amélioration de l'emploi avant ... 2011.
Publié par Juan
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:08

 

 

EFG

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:07


Clotilde Reiss est toujours en prison. L'Iran a de lui-même fait un "geste", mardi, en proposant que la Française quitte sa prison pour l'ambassade de France, sans toutefois quitter le territoire. Puis l'Etat iranien a proposé une caution.

Le gouvernement français paraît bien désemparé. La "grosse" voix du Président n'a pas servie. La diplomatie brouillonne de Nicolas Sarkozy ne paye pas, bien au contraire: l'ambassadeur d'Iran en France a jugé que la précipitation française à révéler l'emprisonnement de Clotilde Reiss dès le 6 juillet a compliqué la situation. Qui peut cependant croire la "bonne foi" du représentant iranien ? L'Iran s'amuse avec les nerfs français. On pense à la famille de Clotilde Reiss. Le "procès" est terminé. En Iran, la "justice" sait être expéditive quand elle sert la diplomatie iranienne.

Publié par Juan
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 07:56




Il est le bon l'aiglon du cap Nègre . C'est un super gestionnaire . Non seulement, en moins de 2 ans,  de mettre en place 19 taxes supplémentaires (promesse de campagne en 2007 , pas de nouvelles taxes ou d'augmentation d'impots)  , il creuse l'ensemble des déficits (soi disant il n'y a que la droite pour réduire les déficits!!!) . Ce n'est pas DA Lacanau qui le dit mais le journal gauchiste "les échos".

Dans une entreprise "lambda" , PME ou multinationale, ce cadre dirigeant (c'est bien le cadre dirigeant de la France: non ???) aurait été licencié en moins de 6 mois d'exercice. Mais non avec un bon plan de COM, il est toujours là.

Allons nous le laisser "couler" la France?

 

"Sans surprise, le déficit budgétaire de la France a plus que doublé au premier semestre, par rapport à l'an dernier. Le déficit s'est creusé sur un an à 86,6 milliards d'euros à fin juin, contre 32,8 milliards un an plus tôt, en raison du plan de relance et de la crise qui réduit les recettes fiscales, a annoncé mardi le ministère du Budget.

L'écart de 49,8 milliards d'euros d'une année sur l'autre s'explique à hauteur de 21,5 milliards par le coût budgétaire des différentes mesures de relance de l'économie, précise le ministère dans un communiqué. Le reste est surtout lié à la diminution des recettes fiscales due à la récession que traverse la France.

Ainsi, le produit des recettes fiscales nettes s'élève fin juin à 108,5 milliards d'euros, en baisse de 35,6 milliards par rapport à la même date en 2008, note le ministère. Les recettes nettes de l'impôt sur les sociétés (IS) sont les plus touchées et affichent une baisse de 80,5% par rapport à un an auparavant. A la fin mai 2009, le déficit du budget de l'Etat était de 88,7 milliards d'euros.

Selon les dernières prévisions de Bercy, le déficit budgétaire serait compris entre 125 et 130 milliards d'euros à la fin 2009. D'après les dernières prévisions de l'OCDE, le plan de relance et la baisse des recettes fiscales liée à la crise devraient faire grimper le déficit public à 6,7% du PIB en 2009 et 7,9% du PIB en 2010

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La dette publique devrait, elle, exploser à 86% du PIB d'ici 2010."

Les Echos (Source AFP)

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 07:35

Page Vue sur Arrêt Sur Images
Arrêt sur Images - Fillon en vacances

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 05:05

 

 

 Que de nouvelles ! Le discours est rôdé, de l'Iran aux niches fiscales, de Clotilde Reiss à la gale des migrants de Calais.

Fausses bonnes nouvelles diplomatiques
En Iran, on croit aux bonnes nouvelles. Mardi, Nazak Afshar, collaboratrice du service culturel de l'Ambassade de France, est sortie de prison. Elle figurait au simulacre de procès samedi dernier, dans lequel la jeune Française Clotilde Reiss a été jugée. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a d'ailleurs annoncé mardi matin qu'une bonne nouvelle devait suivre concernant Clotilde Reiss. On a craint qu'il n'ait parlé trop tôt. Mais effectivement, l'ambassadeur d'Iran en France, Seyed Mehdi Miraboutalebi a déclaré quelques heures plus tard : «Notre ministère a donné un engagement au pouvoir judiciaire iranien pour que cette demoiselle, jusqu'à la fin de son procès et à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran, puisse bénéficier d'une liberté conditionnelle. Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse de l'ambassadeur de France.» Mardi soir, la France acceptait la proposition iranienne après avoir fait savoir qu'elle exigeait une libération pure et simple.

Mardi toujours, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il réclamait des sanctions contre la Birmanie. La junte militaire du pays vient de condamner l'opposante Aung San Suu Kyi à 18 mois de résidence surveillée supplémentaires, histoire de disqualifier pour les élections parlementaires prévues en 2010. Sarkozy n'est pas content et le fait savoir: «Ce procès politique a eu pour seul objet d'empêcher Mme Aung San Suu Kyi de conduire son combat en faveur d'une Birmanie libre et démocratique». Il cible même son attaque. Il faudrait, selon lui, porter les sanctions «tout particulièrement contre les ressources dont il profite directement dans le domaine de l'exploitation du bois et des rubis». Double erreur. Primo, les bois et les diamants importés de Birmanie le sont surtout clandestinement... Des sanctions contre des importations illégales ? Hum hum... Deuxio, le principal partenaire économique de la Birmanie est ... la Chine. Cette dernière fait construire en ce moment un gazoduc qui passe dans le Nord du pays birman. Pourquoi donc Sarkozy n'a-t-il pas incité publiquement ses amis chinois à faire preuve de fermeté contre la junte birmane ? Ses applaudissements aux Jeux Olympiques de Pékin le 8 août 2008 n'auraient-ils servis à rien ?

L'héritier de 2011
Incroyable Sarkofrance ! Une rumeur s'est propagée jusque dans les colonnes de l'hebdomadaire VOICI: Nicolas et Carla Sarkozy prévoiraient d'avoir un enfant ... en 2011. A peine un an avant le scrutin présidentiel de 2012... la belle affaire ! Si la nouvelle se confirme, elle est symbolique d'une manipulation médiatique. 2011, c'est dans deux ans. Une grossesse, rappelons-le, dure 9 mois. Certains (dont votre serviteur) ne verrait dans une naissance "royale" ainsi calée la veille d'une élection présidentielle que l'aboutissement d'une mise en scène médiatico-politique pour troubler le jeu électoral. Rien de moins, rien de plus. Funeste pays.

"La rumeur court depuis quelques semaines maintenant, le couple présidentiel aurait décidé de garder la carte de la grossesse surprise sous le coude pour s’assurer un capital sympathie lors de la prochaine campagne pour l’élection présidentielle, prévue, comme chacun le sait, en 2012. Ce projet, Carla et Nicolas l’auraient déjà en tête depuis un moment. Ils auraient été confortés dans leur idée par l’incroyable élan de sympathie des Français pour le président après son fameux malaise." Source: Voici
Fiscalité: à la niche !
Opportune nouvelle fuitée un jour d'été: le gouvernement envisagerait de réduire la portée de certaines niches fiscales. En 2008, leur coût a été estimé à 70 milliards d'euros. Luc Chatel l'a annoncé mardi 11 août: "cette année, nous n'allons pas y échapper et il y aura, de manière assez légitime d'ailleurs, au Parlement un débat sur cette question. Régler cette question aujourd'hui me parait prématuré". "Grâce" à Nicolas Sarkozy, le total des niches fiscales pesant sur l'impôt sur le revenu ne peut excéder 10% du revenu imposable plus 25.000 euros. "Grâce" à Nicolas Sarkozy, le bouclier fiscal a permis de rembourser notamment 337 millons d'euros à 1000 contribuables que l'on jugera donc assez fortunés. Cette réduction des niches fiscales semble être une belle intox aoûtienne. Pierre Méhaignerie, président UMP de la commission des affaires sociales, et Gilles Carrez, rapporteur général UMP du budget à l’Assemblée nationale, travailleraient sur deux pistes: (1) baisser uniformément tous les taux de réduction fiscale, (2) imposer une baisse forfaitaire réduire mais sur la totalité des déductions dont un foyer fiscal bénéficie. Pourtant, Nicolas Sarkozy a promis qu'il n'y aurait pas de hausse d'impôt. C'était l'un de ses seuls arguments contre la suppression, voire la suspension, du bouclier fiscal en ces temps de crise et de dèche fiscale...
Thomas Bronnec (L'Express) révèle sur son blog que certains députés et sénateurs UMP "centristes" veulent remettre en débat la suspension du bouclier fiscal voire la création d’une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu pour les plus aisés, mais pour 2011 seulement.
En fait, ce "débat", révélé dans les colonnes du JDD le week-end dernier, est un habile contre-feu médiatique: lundi, on apprenait que le déficit budgétaire de la France avait triplé en un an, pour atteindre le montant faramineux de 86,6 milliards d'euros à fin juin 2009.

Des douches contre la gale
Après des mois de traque contre les sans-papiers, le gouvernement est rattrapé... par la gale: "Depuis le début de l'année, les cas de gale ont été multipliés par quatre. On estime à environ 200 le nombre de migrants atteints", a expliqué mardi à la presse un médecin coordonnateur de la permanence d'accès aux soins de santé (Pass). Une maladie que l'on croyait oubliée, disparue dans la riche France du 21ème siècle. Seulement voilà, les polices de l'Identité Nationale sont prêtes à tout. Dans le Nord Pas de Calais, décourager les candidats clandestins au passage vers l'Angleterre est chose courante. Le film Welcome, de Philippe Lioret, au printemps dernier, s'en faisait l'écho douloureux. La fermeture ou l'interdiction d'installations sanitaires faisaient partie des vexations et obstacles dressés par la police française sur le chemin des sans-papiers. Conclusion: ces derniers sont sales, et attrapent la gale. Une maladie ultra-contagieuse. Par miracle, Eric Besson, le ministre de l'identité nationale a joué les sauveurs de dernière minute. Il a demandé mardi 11 août au préfet de région d'agir "immédiatement". Ce dernier venait de signaler la catastrophe sanitaire. Les associations locales réclamaient une aide de l'Etat depuis des lustres. Voici la réaction du Secours Catholique:

"Suite à la décision de la préfecture du Pas de Calais, le Secours Catholique prend acte de la réquisition de son service de douche, rue Anatole France à Calais. Ces douches, ouvertes en 2003, avaient été fermées par l’association le 1er décembre 2008 afin notamment d’interpeller les pouvoirs publics locaux sur l’insuffisance de ce service face au nombre croissant de migrants.

Le Secours Catholique dénonce aujourd’hui cette réquisition, car elle ne permettra pas aujourd’hui plus qu’hier de répondre efficacement aux besoins sanitaires des migrants, alors qu’ils sont plus nombreux que jamais.

Depuis le 1er décembre 2008, le Secours Catholique a cessé son service de douche car il ne disposait pas des infrastructures nécessaires et adaptées permettant de garantir la sécurité de ses bénévoles et des migrants dont le nombre atteignait alors 700 personnes. Cette décision visait à interpeller les pouvoirs publics sur une situation sanitaire et humanitaire qui se dégrade de façon régulière depuis plus de six ans. Avec seulement quatre douches disponibles, ouvertes en 2003, l’association n’était plus en mesure d’assurer un service d’hygiène pourtant indispensable. Elle estime de plus qu’il n’est pas de son ressort exclusif de prendre en charge ce service." (source: Secours Catholique)
Publié par Juan
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Published by La boulange - dans Propaganda
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:31

Il parait qu'il y a un déficit budgétaire

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Les niches fiscales et le petit menuisier

EFG

Le Pipeau de Xavier

Bien plus que la langue de bois, le pipeau se révèle être un instrument très en vogue au mouvement populiste... Et Xavier Bertrand en joue excellemment.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:30

 

 

En direct du microcosme de desinformations.com

Cap-Nègre - Doit-on pardonner à notre si glamour première dame du monde loin devant Michelle Obama ? Carla Bruni est une star qui a déjà sans hésitation posée nue devant les caméras. Pourquoi pas devant les étoiles sur la plage de Cap-Nègre ?

Notre Rédacteur Suprême a pourtant averti nos millions de lecteurs qu'un décret présidentiel exigeait une tenue vestimentaire décente lors de la nuit des étoiles. Roselyne Bachelot, ministre des franchises médicales a aussi rappelé l'interdiction "absolue" de la pratique de l'astronomie amateur topless, conformément aux exigences du présidentissime Nicolas Sarkozy. Alors pourquoi ?

Après son concert à New York, au prétexte de l'anniversaire du sida de Nelson Mandela, après avoir déjà provoqué le courroux présidentiel en posant nue pour un calendrier de pompiers, Carla Bruni entend mener sa carrière selon un schéma très précis. Il s'en était déjà fallu de peu qu'elle pose dans le plus simple appareil sur les toits de l'Elysée. La nuit des étoiles était l'occasion rêvée de booster sa carrière de chanteuse top model féline.

Après ses photos nues dans différents magazines, Carla Bruni nous offre un mini strip-tease, devant les plus hauts représentants de la communauté scientifique. Le Pr Stumor s'est immédiatement montré très intéressé : "l'organe pair et globuleux pointe anormalement vers l'avant du thorax. Les tubercules de Montgomery sont réguliers et signalent des lymphangites potentielles. Il faudra surveiller tout ça."

Toutefois, "les canaux galactophores semblent particulièrement rudimentaires", observe le Dr Intimus qui ajoute que "les cadrans externes sont mal drainés vers le ganglion de Sorgius et le sus claviculaire". En effet, il manque à l'évidence "aux cadrans internes des ganglions intrathoraciques de relais sus claviculaire" constate, un rien affligé, le Dr Maltou, chirurgien : "serait-ce du polypropylène ?"

Le Dr Maltou a été immédiatement interpellé et écroué en attendant d'être déféré devant un juge de la rumeur malfaisante.

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