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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:28


Tout le monde l'a compris. L'heure de vérité est arrivée. Le temps de la régulation financière a vécu. Ces grandes banques et institutions financières ou d'assurance avaient failli disparaître il y a à peine un an. Elles étaient plombées par des paris boursiers hasardeux et une surenchère de crédits insolvables. Un an plus tard, elles sont de nouveau profitables, et veulent rembourser au plus vite les aides et prêts publics dont elles ont bénéficié il y a quelques mois. Insulte de symboles, on reparle aussi de bonus. Et toujours en millions d'euros.

Les banques n'ont-elles rien compris ?
Les banques ont tout compris. Rembourser vite pour gagner plus. Aux Etats-Unis, le schéma est le même. Goldman Sachs est soigneusement sortie du piège de la quasi-nationalisation, sous l'administration Bush, avant de ne de devoir rien à personne, et surtout pas à l'Etat: elle va rembourser les 10 milliards de dollars reçus, et pouvoir verser quelques 11 milliards de bonus à ses traders! L'assureur mondial AIG, nationalisé en août 2008, vient d'annoncer de juteux profits (1,8 milliards de dollars pour le seul second trimestre 2009). En France, BNP-Paribas a confirmé (1) qu'elle rembourserait d'ici la fin de l'année le prêt public (5,1 milliards d'euros) dont elle a bénéficié fin 2008; (2) qu'elle avait déjà dégagé quelques 3 milliards d'euros de profits au premier semestre, et (3) qu'elle prévoyait de verser un milliard d'euros de bonus à ses collaborateurs compte tenu de leurs performances. Colette Neuville, l'active présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM), s'indigne: "On retombe dans les mêmes errements qu’avant la crise. Ce qui est extrêmement choquant, plus encore que le versement des bonus en lui-même, c’est que les banques continuent à prendre des risques sur les marchés pour accroître leurs bénéfices et persistent à employer un mode de rémunération qui incite les traders à le faire." BNP Paribas se sent tranquille, "droite dans ses bottes": « Les chefs d'Etat réunis dans le cadre du dernier G20 de Londres ont, non pas proscrit ces bonus, mais édicté des règles pour éviter les dérives qui ont favorisé la crise », a déclaré un porte-parole du groupe à l'AFP.

Sur Marianne2, on peut lire la réaction, également indignée mais nettement plus riche en constats et propositions, de Didier Cornardeau, président de l'Association des petits porteurs actifs (APPAC): primo, le secteur bancaire français est oligopolistique ("Il faut savoir que BNP Paribas aujourd’hui est presque sans concurrence"); deuxio, le gouvernement n'a pas le choix que d'édicter une loi de véritable régulation ("L’efficacité passe par une loi votée au parlement et non pas par des recommandations qui n’aboutissent à aucune sanction.").

Les Etats impuissants.
On vous l'avait dit. Les garanties et aides que la Sarkofrance s'est empressée, avec raison, d'accorder aux grandes institutions financières du pays à l'automne 2007 pêchaient par l'absence de contre-parties sérieuses. La seule "intervention" publique fut le pantouflage de quelques conseillers de Nicolas Sarkozy: Mariani, Pérol, etc. Le pantouflage des copains comme nouvelle régulation ? En Sarkofrance, les vessies ne sont jamais assez grosses. Colette Neuville n'est pas optimiste: "Qu’il y ait un débat parlementaire sur les métiers de la banque me paraît utile. Mais le problème ne peut pas être réglé au niveau national. C’est une affaire de régulation mondiale." Autant dire que cette dernière n'a pas eu lieu. Les déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy en avril à Londres ou en juillet en Italie n'étaient qu'annonces sans lendemain.

Ces derniers jours, le monarque français a tenté de réagir. Convalescent, Nicolas Sarkozy s'est empressé de convoquer les représentants du secteur bancaire à une réunion chez lui... le 25 août prochain. Eric Woerth, son ministre du budget, a souvent l'indignation facile, ... mais pas sur les bonus bancaires. Ces derniers jours, il a pu parler des projets de jeu en ligne de l'Olympique Lyonnais (jeudi), de l'augmentation des loyers de logements de fonction (lundi), ou de la taxe carbone (vendredi). Mais rien sur les banques. De son côté, Christine Lagarde aboie, comme son chef et faute de mieux : elle aura "une tolérance zéro pour les excès".

Or le problème est ailleurs. Le principe même des bonus induit des comportements collectivement irresponsables. Mais cela, Lagarde ne veut visiblement pas l'entendre...



Publié par Juan
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:24

 

 

Par Lapin Bleu | Journaliste n°89910

Attendue depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement, la loi Grenelle I, survendue par le gouvernement comme le gage de son engagement pour la planète, supprime la nécessité d'un « avis conforme » de l'architecte des bâtiments de France pour les projets immobiliers en zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP).

A Marseille le 14 octobre 2008 (Jean-Paul Pelissier/Reuters)

L'architecte des bâtiments de France est un empêcheur de bétonner en rond bien connu des promoteurs. Son pouvoir est énorme dans les ZPPAUP, dans lesquelles aucun projet ne pouvait voir le jour sans son « avis conforme ». En adoptant la loi « Grenelle I » le 23 juillet, le législateur vient de muer ce pouvoir en « avis simple », qui pourra être outrepassé.

La clef de voute de la protection du patrimoine

Mais que fait cette mesure dans la loi sur le Grenelle ? Elle y a été introduite à la hâte, après avoir été invalidée au sein de la loi pour l'accélération des programmes de construction et d'investissement votée en février.

A l'époque le Conseil Constitutionnel avait jugé qu'il s'agissait d'un cavalier parlementaire (un article de loi qui introduit des dispositions qui n'ont rien à voir avec la loi en question). Quelques mois plus tard, les députés l'ont introduite dans la loi Grenelle, les sénateurs l'en ont rejetée, avant qu'elle ne soit réinjectée finalement en commission mixte parlementaire, à une voix près !

Le motif officiel, alors invoqué lors des débats parlementaires pour justifier cette mini-libéralisation, était que les architectes des bâtiments de France se montrent trop regardants sur les projets photovoltaïques…

Mais le changement émeut l'Association nationale des villes et pays d'art et d'histoire, qui a écrit le 22 juillet au ministre de la Culture pour lui demander « de tout mettre en oeuvre pour que cette décision puisse être reconsidérée dans l'immédiat ou, au plus tard, à l'occasion de l'examen de la loi Grenelle II ».

Estimant que le projet est susceptible de porter atteinte « à la protection du patrimoine dans des centaines de villes qui se sont précisément engagées dans des politiques volontaires de préservation », l'association d'élus locaux interpelle Frédéric Mitterrand :

« La motivation de ceux qui ont emporté ce choix me paraît liée bien davantage à quelques différends locaux qu'à la vision globale qui doit être celle de votre ministère. »

Les maires en première ligne

Pour l'association des villes et pays d'art et d'histoire, l'enjeu dépasse de loin la simplification administrative d'un dispositif ZPPAUP que les communes apprécient parce qu'il les implique activement dans la gestion de leur patrimoine urbain. Dans une lettre écrite à Jean-Louis Borloo le 27 mai, l'association liste 6 arguments.

L'un rappelle que l'architecte des bâtiments de France engage l'Etat, ce qui assure une cohérence nationale au droit dans les ZPPAUP :

« Sans règle commune à tous les territoires, c'est l'avis de l'ABF qui garantit la cohérence, l'unicité d'une vision politique culturelle sur l'ensemble du territoire. »

Mais surtout, l'association craint une loi laissant les élus locaux seuls face aux promoteurs, avec tous les risques induits de pressions, qu'elles soient électorales, financières, voire même judiciaires. L'association relève une autre conséquence du changement, juridiquement pas neutre :

« Dans la pratique, si l'avis du maire qui délivre l'autorisation d'urbanisme est différent de l'avis simple de l'ABF, cela ouvre un risque de contentieux a posteriori auprès du tribunal administratif et non auprès de la commission ad hoc. »

Mais au-delà de la responsabilité des maires, l'association des villes et pays d'art et d'histoire lève le plus gros lièvre de la suppression de l'avis conforme :

« Une telle loi laisserait sans protection l'abord des monuments historiques en ZPPAUP [dans lesquelles] le périmètre de protection des monuments historiques inscrits ou classés a été supprimé puisque les pouvoirs de l'ABF sur les permis de construire et de démolir dans le périmètre sont encadrés par l'avis conforme du fait de la ZPPAUP ».

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:00



Lundi 10 août, petite culpabilisation générale en Sarkofrance. Des plages du Cap Nègre, Sarkozy fait savoir qu'il s'active pour la libération de Clotilde Reiss. A Paris, Kouchner avoue que la France n'est pas restée si passive à l'ambassade de Téhéran. Et Philippe de Villiers se sent conraint de justifier son ralliement à l'UMP.

Sarkozy culpabilise
Entre deux bains dans l'eau tiède des plages du Cap Nègre, Nicolas Sarkozy "est sur le pont". C'est un nouveau communiqué officiel de l'Elysée qui nous l'apprend. Le Monarque se sent-il coupable d'avoir autant mis en scène son repos, après son malaise cardiaque du 26 juillet ? Samedi, les Français ont pu voir médusés les premières images du faux procès de la jeune Française Clotilde Reiss à Téhéran, et son "auto-accusation". Dimanche, seul Bernard Kouchner était audible sur le sujet. Sacrilège ! La politique étrangère, c'est le domaine ultra-réservé du Monarque de Sarkofrance. Lundi 10 août, la Présidence de la République a donc fait savoir, à propos de son chef en vacances, qu'""Il multiplie les interventions auprès de tous ceux qui peuvent exercer une influence en vue d'un règlement rapide et de sa libération". Tous les journaux reprennent. "Sarkozy mobilisé pour Reiss" (JDD); "la libération de Clotilde Reiss est une priorité pour Sarkozy" (Le Figaro);
Sarkozy culpabiliserait-il ?

Kouchner culpabilise
Le même jour, Bernard Kouchner a dû reconnaître que l'ambassade de France à Téhéran, comme ces consoeurs européennes sur place, abritaient bien des manifestants hostiles au président Amadinejad pendant la contestation qui suivit sa réélection en juin dernier. "Si des manifestants poursuivis cherchaient refuge à l'ambassade de France, la consigne était d'ouvrir la porte", a déclaré M. Kouchner au Parisien. "C'est une consigne de tous les Européens. C'est notre tradition démocratique." Il n'y a pas de quoi avoir honte Monsieur le Ministre ! Fallait juste le dire plus tôt !

A Téhéran, le porte-parole du ministre iranien des Affaires Etrangères a déclaré dimanche: "Cette Française affirme enseigner le français à Ispahan (...), et elle participe à des manifestations, prend des photos et des films. Cela n'a rien à voir avec l'enseignement de la langue française".

Philippe de Villiers culpabilise
Taclé par Nicolas Dupont-Aignan, Philippe de Villiers a cru bon devoir justifier son prochain ralliement à l'UMP. Il y a quelques jours, on apprenait qu'il rejoindrait Eric Besson et Jean-Marie Bockel au sein du "comité de liaison" animé par Jean-Claude Gaudin. Cette structure sert à coordonner les actions de l'UMP et de ses satellites (Nouveau Centre, Parti Radical, Gauche Moderne…) en vue des prochaines élections. Certains militants du MPF n'ont pas compris. Lundi 10 août, Le Vicomte de Villiers s'est donc confessé: Au sein de ce comité, "il sera plus facile de faire entendre la voix du MPF"; "la preuve a été apportée aux élections européennes que la voix du MPF n'était pas entendue comme elle devait l'être". De surcroît, "la deuxième raison, c'est que je souhaite apporter ma contribution au combat des régionales contre la gauche. Le MPF n'a pas l'intention de faire réélire des gens comme Ségolène Royal". Avant de préciser: "Nicolas Sarkozy accepte qu'il y ait des débats à l'intérieur du comité de liaison". Gageons que Philippe de Villiers a obtenu de belles contreparties électorales locales pour les futures élections régionales...

A droite, n'y-a-t-il donc pas d'avenir hors de l'UMP ?

Lire aussi:

Publié par Juan
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 06:51


Ben quoi je suis malade

zorro_reiss

A plantu, tu n'as aucun scrupule avec nos bonus

Plantu - Dessin du jour (tous droits résevvés)

Ben quoi, il y a des niches

10082009

Sainte Rita? non Sainte Carlita

EFG

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 06:48

On compare Sarko à Napoléon. C'est amusant, parfois. Mais la caricature serait presque trop ressemblante. Le régime sarkozyste n'est pas fasciste, ni dictatorial. Mais il s'éloigne peu à peu de la démocratie. L'opposition peureuse et les médias obéissants y sont pour quelque chose.



Evoquer le césarisme sarkozyste c'est diriger la lumière sur le personnage, ses discours et ses pratiques, c'est aussi diriger la lumière vers les médias et l'opposition. Le regard porté vers le personnage permet de faire des comparaisons avec des contemporains comme Berlusconi et au passage de montrer l'entourage : les courtisans, les petits et les grands, les « saigneurs » du prolétariat.

La comparaison montre aussi que le personnage autoritaire n'est pas un dictateur à l'image de l'Italie de Mussolini, de l'Espagne de Franco, du Portugal de Salazar, de la Grèce des Colonels, de la France de Pétain, etc. Cela ne tient pas à une autolimitation du personnage mais renvoie à l'analyse du contexte, celui des institutions qui restent de type « démocratie modeste » en voie de dépérissement, celui des dynamiques à l'œuvre et notamment des oppositions au César et à sa politique qui disposent d'une liberté d'expression.

Car le sarkozysme n'est pas une dictature militaire ni une dictature de notables. Le régime politique n’est pas dictatorial et encore moins fasciste, même si les traits de la forme pénale et policière de l'Etat se renforcent. Le peuple peut décider, peut voter, peut manifester. Il le peut d’une façon très limitée, très modeste mais il le peut. Pourquoi ne le fait-il pas ou si peu ? Il faudra tenter de répondre à cette question.

Le rapprochement avec le bonapartisme

On peut rapprocher ce type de pouvoir personnalisé du bonapartisme, qui admet et même s'appuie sur le suffrage démocratique, mais en effectue un détournement populiste de type extrême-droite (1). André et Francine Demichel (2) définissaient le bonapartisme comme « une dictature de fonctionnaires et de bureaucrates soigneusement triés par le pouvoir. L'institution des préfets est à cet égard très révélatrice ». Les deux derniers conflits du semestre 2009 dans le champ universitaire et celui de l'hôpital montre une volonté de « préfectoralisation », avec la décision de placer des autorités disposant de pouvoirs importants directement subordonnés au volonté du César républicain français.

Le bonapartisme serait, selon André et Francine Demichel, « la traduction historique d'une situation d'équilibre entre les classes. La bourgeoisie, pour maintenir cet équilibre, est amenée tout en conservant bien entendu son pouvoir économique, à déléguer son pouvoir politique ». Sommes-nous dans cette situation ? La crise financière qui a débouché sur une crise économico-sociale sévère pour les travailleurs a mis en accusation le capitalisme. Evoquer le capitalisme prédateur, c'est un premier élément de gagné au plan de l'idéologie. Un élément faible car d'une part c'est le capitalisme financier et parasitaire qui a été accusé, et d'autre part les dirigeants ont annoncés bien vite leur désir de le « refonder ».

En face dans l'opposition on trouve les courants pour une alternative systémique de type éco-socialiste et les courants néo-solidaristes (3) qui s'appuient sur J.M. Keynes, E. Durkheim, L. Bourgeois, C. Bouglé dans cadre de la refondation et de l'alternance. L'enjeu est l'unité sans perdre ses spécificités pour évacuer le césarisme démocratique.

L'offre de changement déçoit une partie du peuple

Il ne suffit pas de dire (3) que les partis de gauche sont divisés et que les syndicats de salariés sont trop nombreux. Certes cette division dans les deux champs de la représentation est problématique mais elle est fondée sur des réalités. Faire l'unité avec le PS au moment où ce dernier penche de tout son corps vers la droite et que certains de ses membres s'y précipitent n'est pas chose facile pour l'autre gauche.

L’autre gauche est celle qui part en lutte, comme elle peut, avec ce qu’elle a, contre le monde-marchandise. Car c’est bien la logique marchande, si valorisée par le néolibéralisme et notamment l'OMC, qui généralise le dol et la compétition, qui porte de la corruption et du carriérisme chez les élites, de l'individualisme et de la cupidité chez les possédants, et du sécuritarisme au sein de la société. Il faut aussi évoquer la xénophobie institutionnalisée et le racisme multiforme montant, le sexisme qui perdure, la laïcité mise à mal. Mauvaise pente ! C'est peu de dire que cette logique globale fait évidemment le jeu du conservatisme.

Pour éradiquer le césarisme démocratique, il y a surtout besoin d'autres valeurs qui ne s'imposent pas d'emblée, notamment celle qui préfère la valeur d'usage à la valeur d'échange, celle qui refuse le capitalisme productiviste, celle qui milite pour un nouveau partage du temps de travail contraire au sarkozysme. Il y a besoin d’une vraie gauche avec un autre rapport au peuple, aux travailleurs, aux services public.

Faut-il rappeler que nous devons tous et toutes participer à la production de l'existence sociale. Cela s'organise politiquement et démocratiquement. Encore faut-il poser le principe républicain. Dans ce cadre, il n'y a pas d'une part celles et ceux qui travaillent 60 heures par semaine à un rythme élevé et avec des sursalaires et d'autre part celles et ceux qui sur le bord regardent trois euros en poche les champions du travail salarié. En conséquence, la gauche mandarinale ne saurait remplacer la droite préfectorale. Or on ne sent pas, c'est le moins qu'on puisse dire, au sein du PS, une gauche qui ose le changement. De celle-là, il ne faut rien attendre, que des coups-bas, avouent de nombreux salariés. Et pourtant pour le coup de boutoir, il va sans doute falloir oser une unité à l'image de celle construite par les syndicats pendant le premier semestre 2009.

L'insignifiance du monde et le formatage des esprits

Une mauvaise opposition n'explique pas tout de l'installation du césarisme démocratique. Si l’école démocratique a bien fait monter le niveau scolaire, les médias ont su faire baisser le niveau d’analyse critique. On se trouve donc face à une montée de l’insignifiance du monde de par un double formatage des esprits : celui des médias « libres » en Occident et celui des religions ailleurs.

Pas tous les médias ; et les religions sont aussi subdivisées. Mais la tendance lourde est là. Et ce formatage se cache derrière le pluralisme. Nous avons le sentiment de choisir notre divertissement. Ce divertissement a très souvent pour trame principale la fuite des questions aujourd'hui posées à l'humanité. Ici, il faut pointer à côté de la fatigue montante au travail l’embourgeoisement relatif d’une partie du peuple-classe. Stratégie du confort et de l’aisance financière la distingue de l’autre partie plus « en-bas » qu’elle. En somme la petite-bourgeoisie indépendante (professions libérales) et la petite-bourgeoisie salariée (les échelons de commandement supérieur du privé et du public) n’ont pas encore subi les effets de la crise, ni même leurs enfants. Certains en perçoivent même encore les fruits.

La montée de l’insignifiance du monde mène aussi bien au vote Sarkozy qu’à l’abstention, en tout cas au désintérêt de la chose publique. Car il n’y a pas que la montée du religieux, notamment intégriste, à pointer du doigt en ce début de siècle. L’obscurantisme se généralise sur tous les fronts. Les cerveaux se ramollissent. Ils gardent leur efficacité pour l’intelligence technicienne, pour la rationalité instrumentale, celle qui vient qualifier la force de travail. Mais comme citoyen le désert de la pensée progresse sur deux fronts. Les esprits sont de plus en plus coincés entre l’intensification du travail (pour ceux et celles qui travaillent) et l’abrutissement médiatique délivré aussi bien pour le repos du « guerrier économique » que pour le chômeur oisif. A cela s’ajoute le journalisme à sensations qui déploie « le poids des mots et le choc des photos ». La censure existe toujours mais ce n’est pas elle qui formate les esprits à l’acceptation du monde tel qu’il va.

Jamais les raisons de se révolter n'ont été aussi fortes, jamais les pesanteurs confortables du repli familial et du divertissement médiatique ont été encore plus puissantes. La capacité d’endormissement des consciences par les grands appareils d’influence médiatiques est surprenante. Ils disposent il est vrai de gros budgets, d’experts en techniques de propagande et de désinformation.

L’idéologie médiatique fonctionne à flux tendu sur les deux registres les plus perturbateurs pour l’individu : d’une part la monstration de ce qui est beau et séduisant - stars ou objets marchands - assimilé à ce que possèdent les riches et qui suscite une envie relative des déshérités, et d’autre part la monstration de ce qui est laid, puant, terrorisant et qui insécurise le peuple tout comme les riches. L’esprit du « chacun pour soi » se marie bien avec l’esprit de consommation marchande lié au besoin de confort généralisé. Comme l’esprit de « lutte des places » s’intègre à merveille à l’esprit de la concurrence généralisée du credo du libéralisme économique. Un tel ensemble génère au mieux un souci de conservation de son pré carré et une demande politique sécuritaire.

Pourtant, tout n’est pas noir. D’abord, il existe une presse critique. Il existe toujours des réseaux de solidarité de lutte éloignés des tactiques compassionnelles. Il existe un désir d’apprendre et de changer le monde. Il faut qu’il puisse se présenter aux lieux de débats et se confronter aux pensées critiques. Et exiger ensuite la démocratie véritable. Mais la démocratie demande du temps, de la pédagogie, de l'attention. Elle est aussi coûteuse. Mais elle est un des vecteurs du changement.

 

1) Ambiguïté du mot populisme : Pour les uns, le terme recouvre l'attitude des mouvements politiques de gauche qui veulent le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple dont ils font partie. Le peuple se distingue ici nettement de la classe dominante la bourgeoisie. On pourrait parler de peuple-classe. L'idéologie déployé est démocratique et égalitariste : justice sociale et justice fiscale. La critique du capitalisme y est courante mais avec des variations et donc des courants divers. Pour les autres, à l'extrême-droite, le populisme est une critique des élites politiques et médiatiques mais pas de la classe dominante. Il ne s'agit pas d'abaisser les pouvoirs de la bourgeoisie mais de remplacer les élites qui font le jeux de l'étranger, qui sont trop tournées vers l'extérieur. Ce populisme nationaliste débouche très souvent sur une xénophobie et un racisme mal cachés. Enfin, le terme est utilisé en sciences politiques pour englober l'un et l'autre des usages. Un terme à manier avec précaution pour qui entend être bien compris.

2) dans Les dictatures européennes d'André et Francine Demichel (PUF 1973)

3) Libertés, les blogueurs s'inquiètent : vers le Césarisme démocratique ?

Retrouvez les articles de Christian Delarue sur le blog Contre-feux
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 06:47

 

 

Par François Krug | Eco89

Les bonus de BNP Paribas relancent la polémique. Mais derrière les annonces, combien l'Etat a-t-il vraiment déboursé ? Les banques ont-elles respecté les contreparties prévues ? Et l'Etat sera-t-il au final gagnant, comme le promettait Nicolas Sarkozy ?

Le siège de la Société générale à La Défense (Benoit Tessier/Reuters)

Combien l'Etat a-t-il vraiment déboursé ?

Près de 118 milliards d'euros, sur les 360 milliards prévus par le plan présenté en octobre. Ce total regroupe les prêts accordés aux banques pour garantir leurs crédits, et les fonds propres apportés pour les renflouer.

Les prêts : 75 milliards d'euros. L'Etat emprunte sur les marchés financiers, et prête ensuite l'argent aux banques.

Les fonds propres : 14,75 milliards d'euros. Ils ont été apportés en deux temps. En octobre, l'Etat a distribué 10,5 milliards via des « titres super-subordonnés ». Des obligations dont le détenteur est remboursé en dernier, après tous les autres créanciers.

L'Etat a ensuite proposé d'entrer au capital des banques. En se contentant d'actions « de préférence » : il touchera des dividendes, mais n'aura pas de droit de vote. Les banques ont jusqu'au 31 août pour accepter. Pour l'instant, seules la Société Générale et BNP Paribas l'ont fait.

Le cas de Dexia : une aide spécifique est prévue pour la banque franco-belgo-luxembourgeoise. L'Etat lui a déjà apporté 28 milliards d'euros.

Selon un rapport de la Cour des comptes, à la fin de l'année, l'Etat aura déboursé 173 milliards d'euros pour les banques. Soit, tout de même, 9,1% du PIB. Mais on reste loin des 360 milliards annoncés, un « montant considérable qui a frappé les esprits et qui visait, par son ampleur même, à rassurer », selon la Cour.

Les banques ont-elles rempli leurs engagements ?

En apparence, oui, mais la réalité est plus compliquée. Les banques devaient accorder davantage de crédits, pour relancer l'économie. Et assainir le système financier, notamment en encadrant les bonus des traders.

Les crédits : le montant des prêts a augmenté de 3,5% sur un an, selon la Banque de France. L'objectif se situait entre 3% et 4%. La Fédération bancaire française (FBF) se félicite donc d'avoir respecté cet engagement.

Les chiffres de la Banque de France ne sont pas aussi encourageants que la FBF l'assure. Les prêts aux particuliers affichaient une hausse 4,4% en juin par rapport au même mois de l'année dernière, mais la hausse était de 5% en mai. Ralentissement plus net pour les prêts aux entreprises : +4,2% en mai, +2,4% en juin.

La Cour des comptes avertissait dès juin que « les objectifs (…) pourraient ne pas être tenus à la fin de l'année ». Vendredi, après une réunion avec les banquiers, le gouvernement leur a demandé « d'accentuer l'assouplissement des conditions de crédit ». Et même si la conjoncture s'est dégradée, la baisse des taux directeurs leur a permis d'augmenter leurs marges.

Les rémunérations : les banques françaises se targuent de respecter les règles fixées par le G20 au printemps. Mieux, elles avaient adopté leur propre charte dès février.

Le partage entre salaires fixe et variable serait rééquilibré, et les bonus seraient liés aux performances à long terme des traders. Il faudra attendre les fiches de paye de l'an prochain pour savoir si les banques ont tenu promesse.

Mais rien n'oblige à plafonner le montant des bonus. BNP Paribas a suscité une violente polémique en prévoyant de les augmenter cette année, comme l'a révélé Libération. Ses résultats s'étant améliorés, la banque a peut-être raison, comme l'affirmait une tribune très controversée sur Eco89.

Moralement, c'est plus difficile à défendre. Christine Lagarde demande « la plus grande vigilance » à la Banque de France, chargée du dossier, mais elle ne peut pas faire plus. A moins de légiférer. Comme le note la Cour des comptes, les règles restent floues et leur interprétation varie d'une banque à l'autre.

L'Etat va-t-il récupérer ses milliards ?

Oui, et même beaucoup plus, assurait Nicolas Sarkozy en janvier. L'opération « n'a pas coûté un centime d'euro » aux Français et, mieux, « à la fin de l'année 2009, l'argent que nous avons prêté aux banques (…) rapportera au budget de l'Etat 1,4
milliard d'euros ». Le problème, c'est que le calcul du gain réel pour l'Etat est encore impossible.

Les prêts : ils ont déjà rapporté 1,16 milliard d'euros à l'Etat, affirmait Christine Lagarde fin juillet devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Les banques avaient en effet accepté un système de paiement par avance des intérêts.

L'opération oblige tout de même l'Etat à s'endetter sur les marchés financiers, en empruntant à des taux compris entre 2% et 3,5%. Mais les banques lui reversent des intérêts de 4%. Selon la Cour des comptes :

« D'un point de vue budgétaire, le refinancement des banques (par ces prêts) ne coûte donc directement rien à l'Etat et procure même des recettes. »

Selon ses prévisions, ce volet du plan d'aide aux banques aura rapporté au total 1,28 milliard fin 2009.

Les fonds propres : le gain est plus difficile à estimer. Selon la Cour des comptes, l'Etat touchera à la fin de l'année 730 millions d'euros d'intérêts sur les « titres super-subordonnés ». Mais il faudra en déduire le manque-à-gagner subi par le fisc, ces intérêts étant déductibles de l'impôt sur les sociétés. Dans l'hypothèse très optimiste où ces titres seraient tous remboursés fin 2009, le gain final serait de 1,81 milliard d'euros.

Et combien rapporteront les actions ? Encore plus difficile à évaluer. L'Etat détient 15,19% de BNP Paribas, 7,2% de la Société Générale et 5,7% de Dexia. Avec les deux premières, qui viennent d'annoncer de bons résultats, l'Etat semble avoir fait une bonne affaire.

Rien ne dit que leurs cours ne repartiront pas à la baisse. Rien ne garantit, non plus, qu'elles décideront de verser des dividendes à leurs actionnaires cette année. Et l'Etat n'aura pas son mot à dire : ses actions « de préférence » ne lui donnent aucun pouvoir. BNP Paribas se dit en tout cas déjà prête à rembourser dès l'an prochain.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 06:44


 

La grippe A fait des miracles. Des dizaines de milliards de dollars de commandes annoncées, les labos rivalisent d'ingéniosité pour battre les records de vitesse de mise au point des vaccins. D'autant que les Etats-Unis ont accordé l'immunité juridique totale aux industries pharmaceutiques en cas de problème sanitaire...

Vaccin grippe A

A l'assaut du Graal...

Les vaccins contre la grippe A seront bientôt prêts. Parole de Big Pharma. Les tests sur les humains ont déjà commencé dans cinq pays et la vaccination de masse pourra débuter courant septembre. Record absolu. Jusqu'à la semaine dernière, pourtant, les seringues n'étaient pas attendues avant la fin du mois d'octobre. Mais les firmes pharmaceutiques ne manquent pas d'imagination, surtout quand des dizaines de milliards sont à la clé. Baxter, GlaxoSmithKline (GSK) et Novartis se contentent d'"adapter" des vaccins pré-pandémiques déjà validés. Les nouvelles moutures ne nécessiteront donc pas de repasser par la case d'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Exit les tests de sécurité. Aussi simple...

Vaccination mal préparée

The Lancet a récemment mis en garde les responsables sanitaires mondiaux contre l'allègement des procédures réglementaires qui exposerait les populations à des risques réels de complications post-vaccinales. Au contraire, l'hebdomadaire médical britannique a plaidé pour une élaboration méticuleuse et une surveillance accrue des possibles effets secondaires. Bref, tout le contraire de ce qui est en train de se produire. The Lancet a aussi lancé un pavé dans la marre en rappelant le triste épisode d'une campagne de vaccination accélérée contre une souche virulente de grippe porcine aux Etats-Unis, en 1976, qui avait causé la mort de plusieurs personnes, et qui avait vu des milliers d'autres réclamer des indemnités suite à des complications liées à la vaccination.

Immunité juridique des labos

Mais les laboratoires peuvent se rassurer. Cette fois-ci, l'administration américaine leur a octroyé une immunité juridique totale. La secrétaire d'Etat américaine à la santé, Kathleen Sebelius, a signé en juin un décret les libérant de toute responsabilité en cas de complications judiciaires. Comme cela se fait souvent Outre-Atlantique, c'est un fonds public d'urgence sanitaire qui prendra en charge les éventuelles contreparties financières.

Antiviraux inefficaces voire dangereux

Selon les données actuelles de l'OMS, la virulence de la grippe A est très légèrement supérieure à celle de la grippe saisonnière. Si le virus mutait dans une forme plus dangereuse, les vaccins seraient inefficaces. Autant que les antiviraux ? Car The Lancet a publié samedi dernier une étude menée par le National Institute for Health and Clinical Excellence (Nice) de Grande-Bretagne, qui établit que les antiviraux Tamiflu et Relenza - jusqu'à présent décrits comme la panacée anti-grippe A - réduisent la durée des symptômes chez les personnes atteintes par le virus... d'environ une demi-journée. Révolutionnaire ! Et une étude britannique vient aussi de montrer que ces médicaments ne devraient pas être prescrits aux enfants, les effets indésirables l'emportant sur les bénéfices.

On nous cache tout, on nous dit rien ?

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 06:43


Une jeune française, arrêtée le 1er juillet dernier en Iran, est emprisonnée depuis cette date. Accusée d'avoir participé aux manifestations qui ont suivi l'élection présidentielle contestée d'Amaninedjad, elle a été précipitée dans un procès inique samedi 8 août.

Samedi, un homme se fait sauter devant l'ambassade de France à Nouakchott, la capitale mauritanienne. La France a été l'un des rares pays à soutenir, très tôt, le général putchiste devenu depuis président après un élection contestée.

La France de Nicolas Sarkozy est-elle en passe de subir un véritable fiasco diplomatique ?

En Iran, le procès honteux
Tout est possible en Iran. La jeune universitaire figure à son procès, accompagnée, à sa droite, d'une policière iranienne. En public, elle s'est accusée, suivant un cérémonial digne des procès de Moscou des années 40: « J'ai écrit un rapport d'une page et je l'ai remis au patron de l'Institut français de recherche en Iran qui appartient au service culturel de l'ambassade de France. » Et encore: « Les motifs de ma participation aux manifestations étaient personnels (…) mais j'accepte que c'était une erreur et je n'aurais pas dû participer à ces rassemblements. (…) Je demande pardon au pays, au peuple et au tribunal d'Iran et j'espère que je serai graciée. » Deux autres étrangers travaillant pour des ambassades étrangères figuraient dans le box des accusés, tels Hossein Rassam de l'ambassade de Grande-Bretagne et Nazak Afshar, une franco-iranienne de 50 ans du service culturel de l'ambassade de France. Le fils de cette dernière a pris à partie les médias vendredi dernier:

« Elle a été arrêtée sans mandat et interrogée sur des mails qu'elle a envoyés à des amis et dans lesquels elle racontait les manifestations. Son ordinateur a été confisqué il y a quinze jours.

Son seul crime est d'être française et de travailler pour l'ambassade française depuis dix-huit ans. Elle est prise en otage par une justice injuste. »

La France maladroite ?
A l'annonce du procès de Clotilde Reiss, le Quai d'Orsay a réclamé officiellement sa libération immédiate. Dimanche 9 août, Bernard Kouchner s'est à nouveau exprimé, cette fois-ci sur LCI: "Je veux m'adresser avec force aux autorités iraniennes : ces allégations ne tiennent pas. Clotilde Reiss n'est coupable de rien du tout". Le 6 juillet dernier, Nicolas Sarkozy avait également dénoncé cet emprisonnement. Depuis son élection, le président français a adopté une position brouillonne face à l'Iran, un mélange de provocations verbales sans lendemain et d'ouverture : il s'est montré particulièrement hostile à l'Iran, mais en même temps il a toujours laissé la porte ouverte à un équipement nucléaire civil de l'Etat perse. Sarkozy a ainsi prêché les sanctions, appelé à la société civile (?), installé une base française à quelques kilomètres des côtes de l'Iran, et critiqué "l'ampleur de la fraude" électorale lors du scrutin de juin dernier. Mais il persiste aussi à proposer un accord nucléaire civil si l'Iran renonçait à ses plans militaires.

Une position qui tranchait avec le constat lucide de Barack Obama: "La différence entre M. Ahmadinejad et M. Moussavi en terme de politique pourrait ne pas être aussi grande que ce qui a été dit, avait-t-il déclaré en juin dernier. "D'un côté comme de l'autre, nous allons traiter avec un régime iranien historiquement hostile aux Etats-Unis."

La "fermeté" française se veut "originale". Qui peut croire que confier la technologie nucléaire civile à l'Iran l'empêchera de maîtriser des armes nucléaires ? S'agit-il, pour Sarkozy, d'un constat d'échec masqué sous des déclarations péremptoires ?

Candidat, Sarkozy ne disait pas autre chose: « Si je suis président de la République, je me battrai sur deux fronts, d’abord des sanctions sur ce régime iranien, et deuxièmement pour l’unité de la communauté internationale » avait-il expliqué le 28 avril 2007, quelques jours avant le second tour de l'élection présidentielle française. « On ne peut pas laisser le président iranien avec dans ses mains l’arme nucléaire, c’est absolument insensé... J’ai confiance dans les débats internes en Iran. Il faut que les sanctions obligent la société civile iranienne à prendre position et à faire céder le gouvernement iranien. »

L'échec de la constestation post-électorale en Iran en juin dernier l'a-t-il fait changer d'avis ?

En Mauritanie, le mauvais camp
Nicolas Sarkozy a rapidement choisi le camp de
Ould Abdel Aziz, le général putchiste en 2008. L'élection présidentielle qui s'est tenue il y a peu a été contestée. La Sarkofrance n'en a cure. On applaudit avec Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Françafrique. Samedi, un homme a joué les kamikazes. Il s'est fait sauter avec une bombe devant l'ambassade de France dans la capitale mauritanienne. "Une source policière a assuré samedi soir à l'AFP que le kamikaze était un Mauritanien né en 1987 et "formellement identifié comme un membre de la mouvance jihadiste"." Jo
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:34

Il n'y a pas que la Corse, la Vendée veut son gateau

villiers_et_gueux

Notre bon roi s'occupe des bonus (pas des paquets de lessive!!)

Chaunu

 Portrait d'un jeune con de l'UMP


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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:32


Ceux qui croyaient que la convalescence présidentielle serait discrète en seront pour leurs frais. Nicolas Sarkozy se repose, mais reste présent. "On va s'y tenir tranquille, si l'actualité veut bien nous laisser tranquille !" avait pourtant promis Sarkozy. Côté face, il met en scène ses congés comme ceux d'un Monarque cool et zen. Côté pile, il mitraille les médias de communiqués tous azimuts.

La fausse intimité au Cap Nègre.
On a pu être surpris de la multitude de clichés montrant Nicolas Sarkozy et son épouse sur les plages du Cap Nègre. On finira par connaître toute la garde-robe de baignade du Président... Certaines photos en plan large permettent de comprendre l'imposture. Les paparazzis sont largement tolérés. Des bateaux proches des berges permettent aux chasseurs de scoops de devenir les photographes officiels de la Sarkofrance en vacances. Nicolas Sarkozy n'a pas évité non plus le "bain de foule", histoire de son montrer "cool", "souriant" et surtout "mal rasé".



Absent mais omni-présent
Depuis mercredi, on entend Sarkozy s'exprimer chaque jour. A croire que ses vacances sont terminées. Pour le Figaro, il "reprend en main le dossier des bonus" bancaires. Il écrit aussi à Netanyahu pour qu'il fasse preuve de clémence en faveur d'un franco-palestinien. Il fait savoir à Marie-George Buffet qu'il«aidera» la journaliste qui risque le fouet au Soudan. Et quand ce ne sont pas ses attachés de presse parisiens qui s'en chargent, ses proches ministres (Le Maire, Estrosi) prennent le relais et complètent le dispositif de comm' de l'Elysée .

Comble de la mise en scène médiatico-monarchique, le service de communication de l'Elysée a publié vendredi un communiqué bien officiel, d'une quarantaine de lignes, pour informer les sujets du Royaume que la Reine Carla a fait un "don personnel" à l'hôpital de l'Aquila... Ouf ! Grâce à son généreux don de 50 000 euros de financer un incubateur pour bébé à l'Aquila.
"Le 10 juillet dernier, à l’occasion de la tenue du Sommet du G8 à L’Aquila (Italie), Madame Carla Bruni-Sarkozy s’est rendue dans le centre-ville, gravement touché par le tremblement de terre du 6 avril 2009. Les autorités locales et les responsables de la Protection Civile italienne lui ont montré l’étendue des très importants dégâts causés par la catastrophe, qui a fait plus de 300 morts et 1 500 blessés.

Mme Bruni-Sarkozy s’est également rendue à l’hôpital San Salvatore de L’Aquila, en-dehors du périmètre réservé au Sommet du G8, afin de manifester sa solidarité à la population de la région et sa gratitude à l’égard des équipes médicales pour leur extraordinaire dévouement depuis le 6 avril. A la faveur de cette visite, elle a annoncé le don d’une contribution personnelle de 50 000 euros à l’hôpital de L’Aquila.

Grâce au travail de la Protection Civile italienne, des autorités sanitaires des Abruzzes et des responsables de l’hôpital, un besoin prioritaire a depuis pu être identifié : la donation de Mme Bruni-Sarkozy servira à l’achat d’un incubateur de dernière génération. Ce matériel médical permettra d’apporter tous les soins nécessaires aux nouveau-nés les plus fragiles.


La gestion et le contrôle de l’utilisation de cette donation seront réalisés par la Protection Civile italienne.

Le versement des fonds a été effectué le vendredi 7 août 2009. "
Que les Français se rassurent. Nicolas Sarkozy ne travaille pas. Il lit la presse, passe quelques coups de fils, et demande aux soutiers de permanence à l'Elysée de lui pondre un communiqué par jour... a minima.

Le cirque médiatique continue en août.

Publié par Juan
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