Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Compteurs

Pages lues: ype="text/javascript" src="http://www.ovnet.net/cpt/?code=5/56/7102/7/3&ID=414678637"></script>

Visiteurs:

Recherche

Texte Libre

Archives

10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:30



par Jules Vireviale (son site) 

Dans « l’ossevatore Romano », notre ministre du travail a donné un article où il se fait « l’apôtre » de l’encyclique « Caritas in veritate » de notre saint père le Pape Benoît XVI.

Cette encyclique d’une grande hauteur de vue, expose la doctrine sociale de l’église avec une vision, une clarté et une humanité dont tous nos gouvernants devraient prendre inspiration pour sortir le monde de la crise financière et mettre de la philosophie dans la conduite du monde.

Ce même Xavier Darcos, vient de militer et de faire adopter, avec les difficultés que l’on sait, la loi Mallié qui vise à supprimer le repos dominical, une mesure chère à son Président qui par malheur est celui de TOUS les français.Nous pensons qu’en tant que catholique pratiquant, Monsieur Xavier Darcos continuera à aller chaque dimanche à la messe, malgré ses occupations professionnelles, comme d’ailleurs tous les catholiques et chrétiens croyants.

Mais le devoir premier d’un catholique n’est-il pas de faire oeuvre de charité pour TOUS, croyants et non croyants.

Est-il charitable de ne pas défendre, le petit peuple qui n’ayant pas cette foi qui vous permet de ne pas accepter et de résister à une disposition qui va à l’encontre de vos convictions ?

Est-ce charitable que de livrer ceux qui ont le plus besoin de ne pas sombrer dans le "metro-boulot-conso" à la merci de patrons à la recherche du profit à tous prix ?

Est-il charitable de favoriser le grand commerce, pollueur, menteur, importateur au détriment du commerce de proximité qui développe les produits français, les centres villes, la convivialité, la vie locale et rurale ?

Les convictions de nos hommes politiques pèsent peu devant la volonté de notre Président, devant les lobbies financierset la puissance de l’argent, devant le matérialisme défendu aussi bien par le marxisme que par le capitalisme sans contrôle.

La vérité, c’est que nous n’avons plus d’homme politique, au sens noble du terme, qui défende le bien commun, le bien vivre ensemble et qui se batte, non pas pour le progrés mais pour l’HOMME.

Nos députés et sénateurs, quelques exceptions près sont des professionnels qui ne pensent qu’à sauver leur future élections.

Léon Daudet disait : "Que veut un élu ? Etre réélu !"

Le cas de Xavier Darcos, ministre de son Président n’est pas plus emblématique que celui des députés UMP de Moselle, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et du Rhône qui ont obtenu d’être "dispensés" de la loi Mallié et qui à quatre exception près à l’assemblée et trois au sénat, ont voté la loi.

Est-ce là un comportement digne d’un élu du peuple que, par des négociations de couloir vous obteniez que les dispositions de la loi ne s’appliquent pas sur votre territoire et que vous votiez néanmoins pour que la gangrène soit possible soit innoculée chez les autres. Vos électeurs vont vous encensez pour continuer à profiter, en commun de leur dimanche et les électeurs des autres circonscriptions ne pourront pas sanctionner cette attitude lâche et indigne.

Sans ce vote indigne, cette loi ne serait pas passée à l’assemblée et encore moins au sénat !

Nous aimerions savoir pourquoi les députés ou pur quelle contrepartie : Grommerch, Grosdidier, Lang, Lett, Mary et Wojciechowski de la Moselle, Blessig, Herth, Loos, Reiss et Scneider du Bas-Rhin, Christ, Grosskott, Reiser et Straumann du Haut-Rhin, Cochet, Durand, Guilloteau, Havard, Meunier, Perben, Perrut, Terrot Verchère du Rhône et les sénateurs Leroy de la Moselle, Grignon, Richert et Sittler du Bas-Rhin, Buffet, Dini, Lamure ont exprimé leur accord à des dipositions qu’ils ont refusé pour leur région.

Ils auraient dû voter contre ou au moins s’abstenir !

Mesdames et messieurs les électeurs de ces circonscriptions, rappelez vous, au moment du prochain vote que ces candidats à vos suffrages, voteront peut-être, le lendemain, une loi, sans votre assentiment pour plaire à notre Président ou à quelques grands groupes financiers auxquels ils ne pourront pas résister !

Notre démocratie est bien fragile face au pouvoir de l’argent !
Repost 0
Published by La boulange - dans Le programme de Sarkozy
commenter cet article
10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:23

 

Bruxelles demande aux producteurs de fruits et légumes français de rembourser 500 millions d'aides de l'Etat. Le gouvernement avait accepté. Aujourd'hui, il aimerait se rétracter, mais il ne peut pas. Pourquoi? Selon Laurent Pinsolle, il est tout simplement aux ordres de la Commission Européenne.



C’est la polémique de la semaine : la Commission Européenne demande aux producteurs de fruits et légumes français de rembourser des aides étatiques perçues de 1992 à 2002. Après avoir accepté la demande de Bruxelles, le gouvernement tente de corriger le tir.

Le dogmatisme européen

 
Je vous conseille vivement de lire l’interview du porte-parole de la Commission Européenne dans le Monde, journal pourtant favorable à cette décision. On y discerne parfaitement la logique froide des institutions européennes. Quand la journaliste rapporte l’argument d’un ministre de l’agriculture de l’époque, qui affirmait que « l’Etat (..) ne pouvait attendre que la production soit à l’agonie », le représentant de la Commission répond comme un robot administratif : « il y a toujours une flexibilité » et soutient une coopération étatique dont on comprend bien que la lenteur ne permet pas de répondre aux urgences…

La journaliste continue en évoquant la distorsion que représente la différence de coûts salariaux entre les Etats membres, et qui met à mal le principe de « concurrence libre et non faussée ». Il répond alors que « la question de la main d’œuvre n’est pas couverte par la politique agricole commune ». S’il a beau jeu de souligner que « nous sommes les arbitres des règles que les Européens se sont données », son raisonnement a au moins le mérite de souligner le côté ubuesque de règles européennes qui soumettent les hommes à des règles économiques mal conçues et abstraites.

Un gouvernement aux ordres de Bruxelles

Car s’il est important d’avoir des règles pour fonctionner ensemble, comment imaginer que les producteurs de fruits et légumes pourront rembourser des centaines de millions d’euros d’aides perçues de 1992 à 2002 ? La filière a une rentabilité plus qu’aléatoire depuis des années et ses revenus ont plongé en 2008. On note enfin que derrière les rodomontades habituelles du chef de l’Etat, la réalité est que le gouvernement français cède aisément aux autorités européennes, comme sur de nombreux autres sujets (négociations avec la Turquie, Union pour la Méditerranée…).

Cette affaire a aussi le mérite de montrer à quel point certains médias orientent la présentation des faits. Ainsi, le Monde daté du 5 août sous-titre son article sur le sujet « la position du ministre, Bruno Le Maire, favorable à l’Europe, est incomprise ». Un concentré de pensée unique ! Le journal poursuit l’assimilation de toute décision des autorités européennes à l’Europe. Le ministre est ainsi « favorable à l’Europe » et pas à une décision de la Commission Européenne. Mieux, sa position est jugée « incomprise », ce qui sous-entend qu’elle est bonne, mais seulement mal expliquée…

Heureusement, beaucoup d’hommes politiques ont dénoncé la décision du gouvernement d’accepter l’oukase de la Commission Européenne. Nicolas Dupont-Aignan a ainsi publié un communiqué de presse pour dénoncer le « défaitisme de Bruno Le Maire ».

Sources :
Debout la République
Le Monde
Libération

Retrouvez les articles de Laurent Pinsolle sur son blog
Repost 0
Published by La boulange - dans Economie
commenter cet article
10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:20

 

 

Un an après la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin, que reste-t-il de l’esprit d’ouverture tant vanté par les organisateurs et le Comité international olympique ? Pas grand-chose. Certes les journalistes étrangers bénéficient toujours des règles libérales adoptées pendant les olympiades. Ils sont censés pouvoir se déplacer librement dans le pays et interviewer qui ils veulent. Ces règles sont toujours en vigueur, mais leur application est à géométrie variable. Elles ne s’appliquent pas au Tibet et aux régions tibétaines où des dizaines de journalistes étrangers ont été empêchés de travailler en mars 2008, puis en mars 2009. Si le gouvernement a laissé la presse étrangère se rendre au Xinjiang, juste après les émeutes de juillet 2009, des correspondants ont été interpellés quand ils s’intéressaient de trop près au sort des Ouïghours détenus par la police. Les entraves à la liberté de travail se sont également multipliées à l’approche du vingtième anniversaire du massacre de la place Tiananmen. Plusieurs interlocuteurs de correspondants étrangers, notamment des dissidents, ont été arrêtés ou menacés par la police politique. Les autorités centrales tentent également de mieux contrôler les collaborateurs chinois de médias étrangers, en les forçant à s’enregistrer auprès d’organismes officiels ou semi-officiels. Enfin, de nombreux médias étrangers, radios et sites Internet, sont toujours censurés, sans aucune explication officielle.

Dans les autres domaines qui concernent la liberté d’expression et le travail de la presse, un retour en arrière est en train de s’opérer.

Des dizaines de dissidents et de citoyens chinois payent encore de leur liberté le fait de s’être exprimé dans la presse étrangère sur les Jeux olympiques ou d’avoir critiqué le gouvernement alors que l’attention internationale était tournée vers Pékin. Le plus connu d’entre eux est le militant des droits de l’homme Hu Jia, qui purge une peine de trois ans et demi de prison à Pékin.

De son côté, Yang Chunlin, principal initiateur de la campagne « Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques », a été maltraité en détention. Il a été condamné, le 24 mars 2008, à une peine de cinq ans de prison suivie de deux années de privation de ses droits civiques par le tribunal intermédiaire de Jiamusi (nord-est), pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat ». Zheng Mingfang, militante des droits de l’homme, n’est pas mieux traitée puisqu’elle a été envoyée pour deux ans dans un camp de rééducation par le travail, début avril 2008. Elle avait publié une lettre ouverte aux autorités avant les Jeux olympiques. C’est également de s’en être pris aux JO qui a valu au militant démocrate Zhang Wenhe d’être interné de force dans un hôpital psychiatrique. Enfin, Dhondup Wangchen, réalisateur d’un documentaire sur le Tibet, est détenu depuis mars 2008 pour avoir recueilli des témoignages de Tibétains, notamment dans la région de l’Amdo. Son documentaire, intitulé Leaving Fear Behind, a été diffusé clandestinement pendant les Jeux olympiques de Pékin.

Nouvelle stratégie de communication

Si les autorités semblent avoir retenu les leçons de la contestation qui a entouré les derniers JO en investissant des sommes colossales pour mieux diffuser la vision officielle, le Département de la propagande continue d’imposer ses diktats. L’organe de contrôle du PCC ne semble pas avoir tiré les enseignements du scandale du lait contaminé qui avait été occulté en raison des JO. La censure s’impose toujours sur des affaires de santé publique ou d’intérêt général.

Le gouvernement a en tout cas tiré certaines leçons de la crise de ces JO mouvementés. En mettant en place une nouvelle stratégie de communication par exemple. Pendant les événements de mars 2008 au Tibet, puis lors du parcours de la flamme olympique, les autorités chinoises ont dénoncé la presse étrangère, jugée anti-chinoise. Une campagne nationaliste a été lancée pour intimider les médias étrangers et certains pays, accusés de diaboliser la politique de Pékin au Tibet dans le domaine des droits de l’homme. Pour contrer cette « influence occidentale », les autorités chinoises ont déployé de nouveaux moyens pour fournir au niveau international une information qui leur serait plus favorable. Des dizaines de millions d’euros sont investis pour mettre en place une version internationale de la chaîne gouvernementale CCTV et les principaux médias d’Etat sont incités à mieux occuper le terrain. Lors des soulèvements au Tibet et au Xinjiang, les médias chinois ont été contraints de ne reprendre que la version officielle des événements. L’incitation à la haine contre les minorités a été orchestrée par les organismes d’Etat afin de mieux occulter les victimes tibétaines et ouighoures. Le débat sur l’échec des politiques actuelles dans ces provinces rebelles a été vite circonscrit à de trop rares publications libérales.

Le Web toujours plus censuré

Pour ce qui est de la liberté d’expression sur Internet, on assiste à un renoncement systématique des maigres acquis liés aux olympiades. Les internautes chinois avaient bénéficié, grâce à la présence de milliers de journalistes étrangers aux JO, d’une accalmie de la censure au moment des épreuves sportives. Les sites débloqués à l’époque ont pratiquement tous été rendus inaccessibles depuis. Depuis le 5 janvier 2009, une grande campagne de filtrage a été lancée par le ministère de l’Information, afin de lutter contre la pornographie. Les autorités ont demandé aux acteurs de l’Internet de redoubler de vigilance quant au contenu des sites. Ce que les entreprises d’Etat ont fait. Parmi les sites bloqués figure celui du portail de blogs politiques Bullog, car ce dernier « publiait un grand nombre d’informations négatives dans le domaine politique » selon le ministère de l’Information. Celui du New York Times a été lui aussi bloqué à plusieurs reprises. Afin de redoubler d’efficacité dans cette campagne, le gouvernement a également ordonné aux fabricants d’ordinateurs chinois et étrangers d’installer sur leurs produits un logiciel de filtrage appelé Green Dam Youth Escort, destiné à protéger les jeunes internautes des contenus « néfastes » rencontrés sur Internet. Toutefois, les options de filtrage incluent la possibilité de bloquer des contenus politiques et religieux, notamment ceux liés au mouvement Falungong. Face au tollé international, les autorités ont repoussé l’installation obligatoire du logiciel. Mais toute la cybercensure ne se fait pas au nom de la lutte contre la pornographie. Les autorités ont par exemple censuré tous les sites en langue ouïghoure lors des manifestations qui ont eu lieu au Xinjiang en juillet 2009. Ils sont toujours inaccessibles. Le site de partage de vidéos en ligne YouTube est également bloqué depuis le mois de mars, sans motif officiel. Les blogueurs et les internautes continuent leur travail de dénonciation des travers de la société et de l’Etat. Ce qui oblige de plus en plus fréquemment les médias officiels à couvrir ces affaires gênantes. Mais la répression n’a pas cessé, notamment de la part des autorités locales. Entre le 8 août 2008 et le 8 août 2009, au moins dix blogueurs ont été arrêtés en raison de leur activité en ligne.

Un an après l’ouverture en grande pompe des Jeux dans le stade olympique de Pékin, les autorités chinoises ont cessé de vanter l’esprit d’ouverture qui leur avait permis d’obtenir ces olympiades en 2001. Les bénéfices pour la liberté de la presse sont si maigres que le CIO et les chefs d’Etat présents le 8 août 2008 à Pékin devraient se demander comment enfin faire respecter la parole promise.

Vincent Brossel travaille au bureau Asie de Reporters sans Frontières.
Repost 0
Published by La boulange - dans Articles de journaux
commenter cet article
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 11:28
Nous sommes dans la torpeur du mois d'Août. Tout est ramolli, Sarkozy d'abord, qui en même temps qu'il rentre son bide essaye de se refaire une santé pour que le moulin à paroles puisse continuer à tourner.


La presse aussi est ramollie. Encore plus que d'habitude d'ailleurs. Elle n'a rien à raconter et rien à analyser. Si ce n'est le chien de mémé écrasé par une mobylette trafiquée.

D'autres sont au contraire très en forme. Au hasard, les banques. Elles ont reçu un paquet de fric de l'état et continuent à distribuer un max de thune à leurs traders gourmands. Pourtant chouchou Sarkozy avait promis que cela ne se produirait pas.

Merci à Laurent

Et il n'avait rien fait en réalité pour l'empêcher. Les banques sont en position de force et Sarkozy en est réduit à pisser contre le vent.

Merci à Giemsi

Bon il faut dire que ce sont les banques qui l'ont fait élire le malade du coeur !
Merci à Tignous

L'impuissance de Sarkozy est en ce moment totale. Conséquence peut être de son malaise cardiaque, il ne brasse plus d'air comme avant.

Merci à Jiho

Florence Cassez continue à pourrir en prison, alors que Sarkozy a promis de la faire revenir en France.
Merci à Goubelle

Clotilde Reiss est jugée en Iran et sera peut être condamnée à la geôle.

Merci à Grémi

Clinton, qui n'est plus président, a mis 4 heures pour ramener deux américaines de Corée du Nord. Il faut d'urgence qu'il explique au malade du coeur comment on fait pour libérer les otages médiatiques.

Et que les Sarkolatres ne nous reparlent pas des infirmières bulgares pour lesquelles un gros chèque a été signé. Sarko se contentant de faire le beau avec les caméras. Et pour Bettancourt, si il avait fallu lui faire confiance, elle serait encore en train de faire suer ses collègues d'inforture dans la jungle amazonienne.

Sarkozy est de plus en plus impuissant et de moins en moins en forme. Les 3 dernières années de son mandat vont être longues ...

Merci à Jiho
Repost 0
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 11:22
Repost 0
Published by La boulange - dans Propaganda
commenter cet article
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 08:46

 

 

Par Lapin Bleu | Journaliste n°89910

Le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel le 24 juin à l'Elysée (Gonzalo Fuentes/Reuters)

Malin, Nicolas Sarkozy avait encore réservé le « sale boulot » à un ministre d'ouverture. Mais la ficelle était tellement grosse que le gouvernement vient de reculer, annonçant jeudi soir officiellement qu'« aucune réforme de la procédure applicable devant le Conseil des prud'hommes n'est en préparation ».

Une semaine plus tôt, le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel laissait pourtant entendre à des journalistes des Echos, en marge d'une interview sur les prisons, qu'il réfléchissait à une réforme de la procédure prud'hommale. Il confirmait là des propos tenus en juillet lors d'une visite au conseil des prud'hommes de Paris.

Le projet prévoyait de supprimer les deux grandes spécificités de la justice prud'homale : l'oralité des débats et la conciliation préalable obligatoire. Motif officiel : raccourcir les délais d'instruction des procédures, selon le secrétaire d'Etat, cité par les Echos :

« Nous considérons que ça ne fonctionne pas comme ça devrait fonctionner. (…) Les délais sont trop longs. Je sais que je n'ai pas de marge de manoeuvre importante -financière ou en terme de personnels-, mais on peut réfléchir à des simplifications de procédure. »

Magistrats, avocats, centrales syndicales et patronales tombent alors des nues et dénoncent une absence totale de concertation, aux effets pervers prévisibles.

Réforme remisée, jusqu'au prochain « ballon d'essai »

La suppression de l'oralité des débats empêcherait non seulement les salariés de se défendre seuls (puisqu'il faudrait formaliser leur dossier par écrit, d'une façon plus « juridique » nécessitant les compétences d'un avocat) tout en supprimant l'aspect humain des débats, fondamental en matière de litiges au travail.

La fin de l'obligation de conciliation préalable, quant à elle, irait dans le sens contraire de l'Histoire. Cette spécificité qui fait l'honneur des prud'hommes, en enjoignant aux parties en conflit d'essayer de s'entendre entre adultes avant de faire appel à des juges, est en effet une procédure louée de tous bords.

L'accord paritaire du 18 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail, dans son article 11, souligne ainsi :

Il est « indispensable de réhabiliter la conciliation prud'hommale, en lui restituant son caractère d'origine de règlement amiable, global et préalable à l'ouverture de la phase contentieuse proprement dite devant le bureau de jugement ».

Cette nouvelle attaque contre les prud'hommes intervient à la suite d'autres coups de butoir opérés ces dernières années :

  • Obligation de recours à un avocat lors d'un pourvoi en cassation en 2004
  • Baisse des durées légales de travail indemnisé des conseillers prud'homaux en 2008
  • Rréforme de la carte judiciaire en 2008 (suppression de 62 conseils prud'homaux pour 1 créé et 2 qui viennent d'être rétablis par le Conseil d'État),
  • Création de la séparation à l'amiable en 2008 (contournement de la procédure judiciaire au profit d'une procédure contractuelle, effacement de la justice au profit du rapport de forces)…

Face au fiasco annoncé de sa réforme, Jean-Marie Bockel aurait été bien inspiré de revenir à la réalité des conflits sociaux, et de consulter professionnels et usagers de la Justice prud'homale. Le gouvernement vient de lui épargner cette tâche, en remisant -jusqu'au prochain ballon d'essai- cette nouvelle tentative de s'en prendre aux prud'hommes.

Repost 0
Published by La boulange - dans Le programme de Sarkozy
commenter cet article
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 08:31

 

Par Jean Matouk, économiste.

Comme chaque été ou presque, les producteurs de fruits se plaignent des prix d'achat trop bas à la production, qu'ils estiment inférieur de 0,10€ à 0,30€ le kilo par rapport à leur coût de production.

Le consommateur-téléspectateur les plaint, mais quand il fait ses courses, aussi bien dans les grandes surfaces (et plus encore dans leurs « déclinaisons » récentes des centres-villes) que dans les marchés, il ne constate aucune baisse des prix.

Le producteur déclare ne vendre qu'à 80 centimes le kilo de pêche ou brugnon, mais le consommateur continue à le payer, en moyenne, 2,5/2,75€. Et, bien qu'à un degré moindre, les légumes frais donnent souvent lieu aux mêmes manifestations.

Les ventes au déballage sur les parkings des grandes surfaces, avec le chou-fleur à 0,75€ et le plateau de brugnon à 1€ ont été de bonnes opérations publicitaires pour les « hypers » , mais des palliatifs sans lendemain. Que se passe-t-il en vérité ?

0,60€ à la production, 2 ,75€ à la consommation ?

En premier lieu, il est exact que, dans les conditions normales, la main d'œuvre de cueillette est, en France, 45% à 48% plus chère qu'en Espagne ou en Italie. 12€-13€ de l'heure en France contre 7 en Espagne. L'écart est plus large que l'écart moyen des salaires (environ 25% à 30% en moyenne en 2003 (OCDE), ce qui n'a pas dû beaucoup changer).

Les producteurs de fruits espagnols doivent donc bénéficier d'avantages annexes, auquel cas la Commission européenne, si sourcilleuse, devrait intervenir, ou bien le Gouvernement espagnol ferme plus les yeux sur le travail « au noir », notamment marocain. On comprend que le ministre français de l'Agriculture envisage lui aussi une baisse des charges sociales. On y revient plus loin.

En second lieu, la marge totale absorbée par les circuits commerciaux reste incompréhensible. Dans une tribune d'août 2007 (sur son blog De quoi je me M.E.L.), Edouard Leclerc donne « son » coût d'exploitation pour fruits et légumes, à partir de pommes Golden à 2,08€, nectarines blanches à 2,75€, abricots Bergeron à 2,38€, carottes à 1,06€ et courgettes à 1,64€, tous produits en France.

Il chiffre sa marge brute à 36% sur les pommes, 27% sur les nectarines, 44% sur les carottes 19,7% sur les courgettes, mais affirme perdre de l'argent sur les abricots (-13,26%). Moyenne grossière : 20% !

En reprenant le chiffre de 0,80€ le kilo de pêche (confirmé par l'interview d'un arboriculteur des Pyrénées orientales dans Le Monde) sachant , par ailleurs , que le prix trié et mis en cagette, est de 1,30€ , selon la même source , une fois retirée la marge moyenne de 20% exposée par Leclerc, et en supposant que tous les détaillants l'appliquent, soit environ 0,26€ (appliquée au 1,3€), ou est passé l'euro ou l'euro et demi d'écart par rapport au prix de vente moyen au consommateur ?

Le fameux problème des circuits commerciaux reste entier. Et il serait douteux que l'actuel gouvernement y change quoi que ce soit. C'est une bonne part de sa clientèle électorale.

Les prix freinent la consommation de fruits et légumes frais

Par ailleurs, la consommation de fruits qui augmentait régulièrement entre 1950 (40 kilos par habitant) et 1990 (72 kilos) diminue progressivement depuis la fin des années 90 ; celle de légume ne progresse plus (60 kilos en 1950 - 119 kilos en 1995), selon une étude de la Direction générale de la Santé.

C'est une évolution contraire à celle constatée dans d'autres pays européens, et nous sommes loin derrière l'Espagne et l'Italie. La consommation de légumes surgelés, et de plats préparés contenant des légumes, augmente, ce qui réduit d'autant celle des légumes frais ; ces deux mouvements complémentaires sont évidemment liés à un déclin de la cuisine domestique.

Mais pour les légumes comme pour les fruits, le maintien des prix élevés des « frais » est aussi un frein à la consommation. Ce frein, dans une situation de concurrence forte de la part des pays du Sud de l'Europe, entraîne une surproduction, qui explique le maintien de bas prix à la production…. et de belles marges à la distribution.

On nous ressasse qu'il faut manger « au moins cinq fruits et légumes par jour », y compris d'ailleurs les surgelés. Or, selon la source précitée (DGS), la sous consommation de fruits (un ou moins par jour) et légumes (1,5 ou moins par jour) concerne plus de 70% de la population adulte (12-75 ans) française.

Sans doute prend-on l'habitude de ne pas manger assez de fruits et légumes ! Sans doute les produits concurrents offerts par les industries agro-alimentaires à base de céréales et de produits laitiers (mais aussi de sucre, sel et graisses trans… qui menacent notre santé), ainsi qu'une publicité malsaine en direction notamment des enfants, avec les distributeurs automatiques de ces mêmes produits, expliquent-ils cette désaffection relative. Mais l'impératif sanitaire est surtout entravé, pour les moins aisés d'entre nous, par les prix.

Une autre organisation agricole est possible

Le ministre a raison de dire qu'il faut obéir à la demande de la Commission européenne de faire rembourser par les producteurs de fruits et légumes les 500 millions (380 plus les intérêts) versés par le Gouvernement français avant 2002.

Il sait, en effet, que c'est nécessaire pour engager dans de bonnes conditions la prochaine réforme de la Politique agricole commune (au-delà de 2013). Depuis cinquante ans, dans un mouvement initié par de Gaulle, et constamment soutenu par le RPR, notamment par Jacques Chirac, pour « défendre » un monde agricole fidèle client électoral, la France a clairement diminué son poids dans tous les autres domaines de négociation.

Et, sauf changement clair de notre politique agricole nationale, nous assisterons, lors des négociations prochaines, à une répétition de ces marchandages européens globalement défavorables à la France.

Aujourd'hui encore, les producteurs de fruits et légumes seront, d'une façon ou d'une autre, subventionnés à peu près à niveau égal des sommes éventuellement remboursées, par baisse des charges sociales ou remise des intérêts d'emprunt.

Comme on l'a fait depuis cinquante ans, faute d'une réelle planification courageuse des mutations agricoles au départ, la décimation lente, politiquement tolérable, de ce secteur agricole après d'autres, va être géré par ce Gouvernement comme les précédents, en liaison étroite avec la FNSEA et le Crédit agricole.

Or une autre organisation agricole nationale, d'ailleurs soutenue par l'Union européenne, serait possible et même souhaitable, au vu de deux tendances lourdes et irrésistibles : le goût pour le « bio » et le « coefficient carbone » des transports à longue distance.

Elle serait de nature à soutenir les revenus des producteurs et à augmenter le niveau de consommation de produits frais. Il faudrait élaborer un grand projet de « relocalisation » de la production de fruits et légumes près des centres de consommation, ou, pour des raisons de climat, à la distance la plus faible possible.

Et il faudrait, en même temps, que ces productions péri-urbaines déjà relancées à San Francisco -on voit même à Détroit des maraîchers s'installer au centre ville sur les friches industrielles- soient toutes orientées vers un « bio », d'autant plus crédible qu'il serait éventuellement « visible » pour les consommateurs, et, évidemment, moins « chargé » en carbone de transport.

De nouvelles formes coopératives, comme les Amap , sont particulièrement indiquées à cette fin. Des débuts de réalisation de ce type de circuits « courts », laissant de bons revenus au producteur avec des prix plus faibles à la consommation, existent un peu partout. Les généraliser n'est qu'une question de volonté politique et ce devrait être une composante du grand « plan » que financera l'emprunt public.

Repost 0
Published by La boulange - dans Economie
commenter cet article
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 08:30


Nicolas Sarkozy se repose. Les seules images du Monarque complaisamment livrées aux magazines people sont des celles d'un président amaigri se baignant sur les plages du Cap Nègre. On croyait que la zone était sous embargo photographique ? Malgré ces envies de vacances "au calme", les pépins de vacances sont légions.

Les faux chantiers de la rentrée
Sarkozy s'attend à une rentrée sociale "chaude". Les chiffres du chômage sont mauvais. Point de reprise conjoncturelle. En Espagne, la saison touristique fait reculer le chômage depuis 3 mois. En France, qui est pourtant la première destination touristique européenne, l'effet saisonnier ne joue pas. Pour preuve, on constate même une forte hausse des ruptures conventionnelles de contrats à durée indéterminée: 9 200 en janvier, 12 900 en mai, et plus de 17 000 en juin. Sur un an, ces "ruptures à l'amiable" de CDI entre salariés et employeurs se sont élevées à plus de 111 000.
A la rentrée, Nicolas Sarkozy occupera le terrain médiatique avec d'autres "réformes", de belles diversions médiatico-politiques: sa loi Loppsi II ("loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure") complètera l'arsenal répressif en place avec des dispositifs de cyber-surveillance dignes de Big Brother, avec la création d'une nouvelle plate-forme de lutte contre tout type de cybercriminalité , la création d'un délit d'"usurpation d'identité sur Internet"; l'obligation faite aux FAI de bloquer l'accès aux sites interdits par les autorités, notamment pédophiles; la mise en oeuvre d'outils de géolocalisation des internautes et l'autorisation de la mise en place de logiciels mouchards sans garantie de légalité... Pour séduire les foules, le Monarque fera plancher les parlementaires sur deux autres sujets symboliques : une loi sur les moyens dédiés à satisfaire les engagements écologiques du Grenelle de l'Envirronnement, et un rapport, encore une fois rédigé avec la collaboration de Michel Rocard, sur le "Grand Emprunt". La sénateur-maire Verte de Montreuil, Dominique Voynet, a refusé l'invitation à participer à ces travaux.
Nicolas Sarkozy pense surtout à sa réélection. La rentrée sera active. En ligne de mire, les élections régionales. Pour rassembler la droite, il vient de convaincre Philippe de Villiers, l'euro-député souverainiste, de rejoindre l'énigmatique comité de liaison, présidé par Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, qui regroupe déjà Eric Besson et Jean-Marie Bockel. D'autres débauchages sont en vue, comme la nomination au gouvernement, fin août, du radical de gauche corse Paul Giaccobi (quelle prise !). Pour séduire les écologistes et les centristes, l'agenda sera chargé à souhait de déclarations "vertes" tous azimuts : loi Grenelle 2, taxe carbone, sommet de Copenhague... Le redécoupage électoral concocté par Alain Marleix, ancien collaborateur de Charles Pasqua, est prêt. Il a soigneusement "divisé pour régner". Les circonscriptions du Parti Communiste et du Parti Radical de Gauche sont épargnées. A Paris, les deux députés écologistes Martine Billard et Yves Cochet sont sacrifiés au profit des députés socialistes et UMPistes.

Au Cap Nègre, Nicolas se baigne.

Bruno Le Maire, nouveau Darcos ?
C'est un villepiniste qui a fait la une de l'actualité cette semaine. Bruno Le Maire, ancien fidèle et directeur de cabinet de l'ancien premier ministre, devenu en quelques mois secrétaire d'Etat aux Affaires européennes puis ministre de l'Agriculture, a choqué son monde. Une métamorphose sarkozyenne réussie. Lundi, le jeune ministre a lâché qu'il allait commencer à réclamer aux producteurs de fruits et légumes quelques 500 millions d'euros de subventions indûment versées entre 1992 et 2002: "Il est certain que nous devons engager une procédure de remboursements auprès des producteurs". Bruxelles les réclame depuis 7 ans, et un décret de janvier dernier ne laisserait plus aucun choix. Depuis le 29 juillet, la France devrait payer plusieurs millions d'euros d'astreinte...
Aucun choix, vraiment ? La communauté européenne juge illégales ces subventions qui ne devaient être que temporaires. Pourquoi donc les agriculteurs, et non l'Etat français, en seraient-ils jugés responsables ? Il y a d'ailleurs fort à parier que la facture sera in fine payée par le contribuable. Bruno Le Maire avait un autre objectif: frapper les esprits. L'agriculture française devait sentir passer le boulet. Cette bombe médiatique lancée, le ministre a modéré ses propos: tout ne sera pas remboursé, pas immédiatement; une partie des sommes reste contestée, et un plan de soutien sera mis en place. Jeudi, un «premier plan immédiat» d'aides aux producteurs de fruits et légumes de 15 millions d'euros était confirmé à la FNSEA. Un représentant des producteurs du Sud-Ouest se plaint: «Le ministère ne nous a pas laissé beaucoup d'espoir». Le ministre a bien joué. Les syndicats agricoles sont tout ouïe. «Je vais être très précis: j'ai fait tout cela en plein accord avec Matignon et l'Elysée" a-t-il déclaré mercredi. On n'en doute pas. Xavier Darcos, du temps où il était à l'Education Nationale, a largement usé et abusé de cette méthode: anticiper les mauvaises nouvelles. Il n'a gagné que mépris et blocage sectoriel. Mais Darcos ne pensait pas rester à son ministère. Bruno Le Maire prépare-t-il déjà sa sortie dans un an ? Dans l'immédiat, il a dû annulé ses vacances familiales dans le Gers.

Hasard du calendrier, on apprenait que BNP-Paribas avait provisionné (et non pas versé) un milliards d'euros pour les bonus de ses traders en 2009. La crise est loin. La banque a aussi annoncé, en présentant ses résultats semestriels, qu'elle rembourserait au plus vite l'emprunt contracté auprès de l'Etat français en octobre dernier. Comme Obama vis-à-vis de Goldman Sachs il y a quelques jours, Sarkozy est impuissant. Il est loin le temps de la régulation financière. Vendredi, l'Elysée a fait savoir que le Monarque avait convoqué des représentants bancaires le 26 août pour s'expliquer sur ces fâcheux symboles et "vérifier le respect par les banques françaises des règles adoptées par le G20 de Londres, notamment en matière de rémunérations". En novembre dernier, nous nous étonnions déjà de l'absence de contrôle public sur les banques en échange du plan de sauvetage bancaire. Il aurait par exemple suffit d'exiger d'entrer au conseil d'administration des banques. C'est même une exigence légale, comme le souligne un confrère. L'hypocrisie était là. Sarkozy joue le gaucho sur les estrades, mais reste prudemment libéral dans les coulisses. Il préfère soutenir le pantouflage de ses proches, en plein exercice de son mandat.

Au Cap Nègre, Nicolas se baigne.

Sarkozy investit le Web
Cette semaine, le clan présidentiel a également fait part de ses ambitions netosphériques. Les objectifs sont connus : démultiplier la parole présidentielle, conquérir l'électorat jeune, et maîtriser le débat public. Il faut oublier les revers subis les semaines précédentes: l'affaire des sondages manipulés depuis l'Elysée a montré combien le chef de l'Etat attentif au contrôle de l'agenda public. En subventionnant une cascade de sondages, complaisamment relayés par quelques médias dociles, la Présidence de la République a orienté le débat public sur les thèmes qui lui sont chers. Pire, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a édicté, il y a quelques semaines, de nouvelles règles effectives à compter de début septembre, en application d'un jugement du Conseil d'Etat de janvier dernier. Contraint et forcé, le temps de parole présidentielle sera désormais décompté, au profit de l'opposition. Enfin, l'UMP est toujours à bout de souffle, incapable de reconquérir des adhérents après l'hémorragie inévitable subie au lendemain de l'élection présidentielle. Il fallait réagir.
Mercredi, le conseiller en communication de l'Elysée faisait donc part de ses projets Internet: le site présidentiel Elysee.fr doit devenir un "une source d'informations pour l'ensemble des Français" et "un média leader, qui produise de l'information". L'Elysée a toutes ses chances, tant le Web a transformé la transmission de l'information. La course au scoop, accélérée par le Web, conduit souvent les médias à relayer tout et n'importe quoi, sans recul ni contre-enquête. On informe d'abord, on réfléchit après. Sur Facebook, Sarkozy fait semblant de se confier, nous livrant ses dernières lectures (Maupassant, Flaubert, Stendhal, Zola), ou ses dernières rencontres "privées" (Woody Allen ou Bill Gates). Mais le Monarque ne cherche pas l'échange, mais le contrôle et la parole. Point de Twitter en perspective, ce réseau social de micro-blogging qui permet, en 140 caractères, de dialoguer sans censure ni contrainte.

Au Cap Nègre, Nicolas se baigne.

Estrosi hyper-actif
Christian Estrosi, le nouveau ministre de l'Industrie, ne s'épargne pas... devant les caméras. On le voit partout, au point d'agacer ses collègues. "S'il va sur le terrain à chaque fois qu'il y a un conflit violent, il va finir par être séquestré avec deux bouteilles de gaz accrochées à la ceinture" aurait déclaré Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi... Cette semaine, Christian Estrosi a taclé Sanofi-Aventis, qui menace de fermer 4 usines malgré de confortables profits. Il est allé rendre visite à l'un des sites menacés le 4 août. Il a aussi a promis de sauver 400 emplois aux salariés de New Fabris. Estrosi est cependant resté discret sur le conflit opposant la Région Poitou-Charentes et le gouvernement sur le financement de la future ligne ferroviaire à grande vitesse. Ségolène Royal a dénoncé un "chantage immoral": une ligne contre des financements locaux, quelle démarche curieuse ! Patrick Devedjian, le ministre de la Relance appelle cela "l'effet de levier". Chaque euro engagé par l'Etat dans le cadre du plan de relance de novembre dernier déclenche une dépense supplémentaire dans les comptes des collectivités locales... On comprend mieux comment. Estrosi n'a pas non plus dit grand chose sur l'agression d'un dirigeant de l'entreprise Molex. Les salariés de l'usine ont voté jeudi la reprise du travail. Il s'est félicité de leur "sens des responsabilité". Son collègue Hervé Novelli pourra se réjouir de l'avis du Conseil Constitutionnel sur la loi ralative au travail dominical: les "sages" n'ont censuré, jeudi 6 août, qu'une disposition: la mairie de Paris aura tout loisirs de proposer le classement de sa commune en zone touristique. Pour le reste, les «inégalités de traitement» entre salariés et entre territoires prévues dans ce texte sur l'extension des ouvertures dominicales d'activités n'ont pas été jugées anti-constitutionnelles. Les salariés des "communes touristiques" s'en souviendront quand viendra l'heure de la paye, inchangée en cas de travail dominical.

Pépin Afghan
Même au Cap Nègre, Nicolas Sarkozy n'oublie pas l'Afghanistan. Un 29ème soldat français est mort. Le 11ème en moins d'un an. Neuf soldats de l'Otan ont été tués en deux jours, la semaine dernière, dans des attaques de Talibans dans le sud et l'est de l'Afghanistan. Pendant le seul mois de juillet, quelques 75 soldats de l'Alliance sont morts. Un peu moins de 100 000 militaires ont été déployés là-bas. La position de la France se complique au Moyen Orient. La Sarkofrance est devenue une cible de choix d'Al Qaida. La polémique stérile sur le port de la Burqa n'a rien arrangé. Pour 367 Burqa recensées en France avec précision par nos services de renseignement en France, le numéro deux d'Al Qaida s'est épanché sur le Web contre la France. A l'annonce de ce 29ème décès, la présidence de la République a balancé son communiqué, pompeux et énergique: "Le chef de l’État a une nouvelle fois condamné avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan et a réaffirmé la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l’obscurantisme et le terrorisme." On croirait entendre George W. Bush. Au moins, la France a-t-elle son strapontin à l'OTAN. Le 30 juillet dernier, un officier français s'est vu nommé au poste de Commandant suprême allié de la Transformation à Norfolk... quelle promotion !

Au Cap Nègre, Nicolas tente d'oublier ces pépins de vacances. Il se baigne, et soigne sa popularité renaissante de Monarque convalescent.

Ami sarkozyste, où es-tu ?

Publié par Juan
Repost 0
Published by La boulange - dans La semaine de Juan
commenter cet article
8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:39

 

 

 


En direct de désinformations.com le Rédacteur Suprême

Pollution dans le Var : rappel des consignes de sécurité

La vague de chaleur, l'absence de vent et le soleil intense ont povoqué ce matin un rappel par la Préfecture du Var des consignes de sécurité, que nous reproduisons ici pour le bien-être de nos lecteurs. Les personnes à la santé fragile doivent impérativement éviter tout effort physique : enfants, femmes enceintes, personnes malades ou âgées, président de la République. La Préfecture recommande le plus grand repos possible mais rappelle qu'il n'est pas bon de rester au soleil trop longtemps : ceux qui ont emporté de la lecture pour leurs vacances devront les lire à l'ombre, et ce impérativement de 12h à 16h. La Préfecture du Var a aussi mis en place un dispositif d'aide d'urgence pour les personnes fragiles et une ligne téléphonique prioritaire est ouverte en permamence entre l'hôpital de Draguignan et le Val de Grâce.

Repost 0
8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:37

Shinning ou Shaenning

Shaenning

EFG

Repost 0
Published by La boulange - dans Propaganda
commenter cet article