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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:35

 

 

 

En direct de Backchich

 

Les patrons de banques sont convoqués ce vendredi à Matignon, alors que la BNP va verser un milliard d’euros à ses traders. Retour sur les promesses lancées au plus fort de la crise.

« Comme si de rien n’était »… Le titre du dernier album de Carla Bruni pourrait bien être le tube de l’après-crise. Comme Barack Obama, mis en difficulté par les bonus de Goldman Sachs, Nicolas Sarkozy a maintes fois promis que la crise changerait les pratiques indécentes des institutions financières quand l’Etat leur a avancé de l’argent. Résultat : BNP Paribas s’apprête à distribuer à la fin de l’année un milliard d’euros de bonus à ses traders et les autres banques françaises devraient lui emboîter le pas. L’information révélée le 5 août par Libération a provoqué un tel tollé dans l’opinion que le gouvernement s’est senti obligé de convoquer ce vendredi 7 août les dirigeants des banques à Matignon. Sans doute pour une énième menace suivie d’un effet d’annonce à destination des médias. Depuis un an, en effet, les moulins à paroles politiques se battent contre les moulins à vent financiers sans résultats étincelants…

La banque et l’assurance d’un monde qui change

Business is business… Avant de se remémorer les belles promesses, un petit intermède publicitaire pour une banque qui n’en n’a plus vraiment besoin. Histoire de savourer le cynisme involontaire des commerciaux de BNP Paribas dont le slogan est : « La banque et l’assurance d’un monde qui change » !

Pour reprendre un slogan de la concurrence, la BNP-Paribas semble avoir trouvé avec l’Etat « La banque à qui parler ». Sur RTL, le 22 octobre 2008, son directeur général Baudouin Prot assurait que le groupe allait rembourser le prêt « dès que possible ». L’interview date du lancement du plan de sauvetage de Nicolas Sarkozy. L’aide octroyée par l’Etat ne s’élève à l’époque « qu’à » 2,5 milliards d’euros. Quelques mois plus tard, elle sera doublée. Baudouin Prot, qui se targue de « respecter toujours » les recommandations du Medef en matière de rémunération, se veut optimiste. « J’espère fortement que nous pourrons nous en passer », lance le dirigeant en évoquant l’enveloppe supplémentaire que la banque a finalement encaissée au printemps.

La veille des révélations de Libération, dans une interview à La Tribune titrée sans ironie « Baudoin Prot : la crise nous a changé », le patron de la première banque française paraît beaucoup moins pressé de rembourser l’Etat : « Nous allons attendre la fin de l’année pour faire le point sur l’évolution de la conjoncture et celle de nos résultats. En fonction de cela, nous déciderons éventuellement d’une première étape de remboursement en 2010 fondée sur notre capacité bénéficiaire ». On espère que les clients de BNP-Paribas bénéficient d’une marge de manœuvre aussi souple pour l’échéance de remboursement de leur crédit…

Merci les traders

Le directeur général justifie cette lenteur à rembourser (malgré les bénéfices) en se prétendant « inquiet du comportement de certains grands acteurs de Londres et New York, qui sont nos concurrents ». Les bonus toujours plus importants permettent d’attirer les traders de la concurrence. La pratique qui faisait fureur avant la crise s’apprête à ressurgir comme aux plus beaux jours. Les traders sont toujours au centre des transactions financières. Sur les 3,2 milliards de profits de BNP-Paribas au premier semestre 2009, 2,4 milliards proviennent des activités de marchés. Sur RTL, Baudoin Prot ne se vantait pas de cet aspect-là : « Si nous avons traversé la crise jusque-là, quasiment le mieux de toutes les grandes banques mondiales de notre taille, c’est parce que nous sommes restés très proches de l’économie réelle et des métiers de base de la banque qui sont : collecter les dépôts et faire du crédit à ses clients ».

Des promesses et encore des promesses - JPG - 28.1 ko
Des promesses et encore des promesses
© Kerleroux

Comme la BNP-Paribas, les banques françaises craignent la concurrence étrangère. Les groupes financiers d’autres pays justifient aussi par la pression de la concurrence mondiale les bonus pour les traders les plus « méritants » (ceux qui obtiennent les meilleures performances). Un cercle vicieux qui contribue à la surenchère du système de rémunération. L’un des premiers objectifs du G20 était donc de normaliser le capitalisme. Et, à en croire les médias qui ont suivi religieusement les commentaires d’auto-satisfaction des participants, la grande messe a rempli sa mission.

La symphonie du nouveau monde

« Un G20 pas vain » a titré Libération le 3 avril 2009, au lendemain du sommet anti-crise de Londres, au cours duquel les pontes de la planète s’étaient engagés à réguler le système financier. Hormis L’Humanité (« G20 : ils se moquent du monde ! »), la presse quotidienne est unanime pour saluer le succès du G20. « L’incroyable succès du sommet du G20 », titre Le Parisien, alors que La Croix souligne que « Le G20 est entré dans le concret. Dans son édito au Figaro, le mélomane Etienne Mougeotte chante « La symphonie du nouveau monde », Sud-Ouest soutient avec enthousiasme que « cette fois, on ne pourra pas dire que la montagne a accouché d’une souris », pendant que Le Monde s’émerveille de ce « nouveau monde qui émerge à Londres sous nos yeux » »

Il est vrai que les fiers sourires des chefs d’Etat de la planète sur la photo de famille prêtaient à l’optimisme. Car Berlusconi, Obama, Sarkozy et leurs amis ont édicté des règles pour encadrer les bonus. Ou plus exactement des « recommandations » pour « éviter les dérives qui ont favorisé la crise ». Les banques qui acceptent de suivre les recommandations du G20 sont priées d’étaler les bonus sur plusieurs années et de se baser sur « une politique de motivation salariale qui promeuve la stabilité et pas la prise de risque ». C’est-à-dire de limiter profondément le système de rémunération basé sur les primes des traders qui a mené le monde vers la crise. Ce code de bonne conduite basé sur l’auto-discipline des banques montre une nouvelle fois ses lacunes. Le G20 était censé aplanir ces différences de traitement selon les pays. Le résultat était « au-delà de ce que nous pouvions imaginer ! », dixit… Nicolas Sarkozy.

Le sang-froid sarkozyste

Pour le Président « qui dit ce qu’il fait et qui fait ce qu’il dit », pas question d’aides « sans contrepartie ». Lors de son discours de St-Quentin, le 24 mars 2009, Nicolas Sarkozy a annoncé solennellement la fin « des bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat  ». Appuyé par l’opinion publique très majoritairement hostile à ces rémunérations outrancières, le Président a prononcé une allocution pleine de promesses. Nicolas Sarkozy justifiait les aides de l’Etat en prônant un capitalisme beaucoup plus moral.

« Comme elle parait dérisoire et d’une certaine façon un peu méprisable la polémique sur l’argent que l’Etat a prêté aux banques », s’avançait un peu rapidement super Sarko. Grisé par la réussite du plan de relance, il en a surtout profité pour se moquer de l’opposition qui demandait la nationalisation des banques : « Comme elle est étrange la perte de sang-froid de ceux qui en pleine panique financière me demandaient de nationaliser toutes les banques alors que l’Etat n’a eu à prendre le contrôle que d’une seule banque pour la sauver de la faillite. Imaginez un peu ce que cela aurait été si en perdant notre sang-froid j’avais écouté ceux qui s’agitaient et nous demandaient de nationaliser toutes les banques ! ».

« Best-of » du discours de Saint-Quentin

On ne sortira pas de la crise si on élude les questions de principes et de valeurs […] Mon devoir c’est de respecter les Français. Et la première condition du respect c’est de dire la vérité. […]

Si l’on ne veut pas que l’histoire se répète, chacun d’entre-nous doit se sentir responsable non pas simplement vis-à-vis de lui-même mais vis-à-vis de tous […] Et chacun doit se demander tout le temps -et croyez bien que je me le demande à chaque instant- si ce qu’il décide est juste car la crise, avec les sacrifices qu’elle impose, rend l’injustice dans notre pays encore plus insupportable. […]

Chacun doit donc s’interroger sur les conséquences de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. Chacun doit s’efforcer de ne pas céder à la démagogie, car comme toujours la démagogie engendre le populisme. […]

Si l’on ne veut pas faire le jeu des anticapitalistes, alors le capitalisme doit cesser de se caricaturer lui-même. […] Et je le dis comme je le pense, percevoir une grosse rémunération en cas d’échec, ce n’est pas responsable et ce n’est pas honnête. […] Distribuer des bonus dans une entreprise qui met en oeuvre un plan social ou qui reçoit des aides de l’Etat ce n’est pas responsable, ce n’est pas honnête. […]

Je voudrais que chacun me comprenne. Il ne peut pas y avoir d’économie sans morale. Lorsque l’on est patron, on a le devoir d’être exemplaire et ce devoir d’exemplarité est encore plus grand en temps de crise. Alors il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat ou qui met en oeuvre un plan social d’ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel. Pourquoi Mesdames et Messieurs ? Parce que quand on met en oeuvre un plan social ou que l’on recourt au chômage partiel, on recourt aux fonds publics. Et ces fonds publics, ce n’est pas honnête de les utiliser à autre chose que le redressement d’une entreprise et ce n’est pas honnête de les utiliser même de façon petite, pour rémunérer des gens qui ne le méritent pas. Le mérite, cela existe dans la République française. […]

Et quand une entreprise fait des centaines de millions d’euros de bénéfices, des milliards d’euros de bénéfices, il n’est pas acceptable que ne soit pas posée sur la place publique, clairement, la question du partage de la valeur et du partage des profits. […]

Je ne dis pas qu’il faut la même règle pour tout le monde mais je dis que l’on ne peut pas dire : il faut maintenir les salaires bas pour des raisons de compétitivité, maintenir les bonus hauts pour des raisons de motivation et à l’arrivée ne pas accepter de parler de la répartition des bénéfices entre les actionnaires et les salariés et l’investissement pour l’avenir. Ce débat aura lieu et les résultats seront au rendez-vous. […]

La crise nous renvoie à la morale. Elle signe l’échec d’un capitalisme immoral. La crise nous renvoie à la nécessité de la règle. Elle signe l’échec du laisser faire absolu et de la dérégulation à tout va. […]

Mais tous les matins on me dit : M. le Président ce n’est pas possible. Tous les jours à midi on me dit : M. le Président c’est impossible. Et tous les jours, le soir, on me dit : c’est impossible. Et souvent pour des bonnes raisons. Tous les jours je dis : on le fera quand même. Parce que nous n’avons pas le choix […]

Télécharger le discours complet en format PDF en cliquant sur le site de la présidence de la République.

Quatre jours plus tôt, au sommet de Bruxelles, Nicolas Sarkozy était déjà grognon sur la question des rémunérations : « Je répète les choses : quand il y a un plan social ou quand il y a des aides publiques, les bonus, les plans de stock options, les rémunérations exceptionnelles ne sont pas admissibles. […] On ne peut pas solliciter l’argent public pour passer un moment décrit unanimement comme difficile et faire un plan généreux de distribution d’actions ou de bonus ».

Lire le discours complet sur le site de la présidence de la République (format PDF) ou voir la vidéo du passage en question.

Populisme ? Naïveté ? Ou volonté de gagner du temps pour laisser passer la crise ? Toujours est-il que malgré les promesses successives, les nouvelles révélations sur les bonus de BNP-Paribas laissent un désagréable goût de vaseline sur l’huile que l’Etat a injecté dans les rouages de la machine financière. Pourtant, le 27 juillet dernier à l’Elysée, la ministre de l’Economie Christine Lagarde était toujours confiante quant à l’auto-régulation, lors de la cérémonie de signature de l’accord sur la médiation du crédit : « Les banques françaises ont eu une attitude responsable sur la rémunération des dirigeants et des traders. Elles ont eu une attitude responsable sur les paradis fiscaux ». La ministre -qui avait déjà montré l’impuissance de l’Etat français quand Total n’avait lâché à ses salariés que 2% de ses 13 milliards d’euros de bénéfices pour 2008 malgré les injections du gouvernement- lançait quand même une énième menace sans pouvoir évoquer explicitement des sanctions : « Mais nous n’accepterons pas que leur compétitivité soit mise à mal par l’attitude de certains banquiers irresponsables qui ont été sauvés par le contribuable. C’est une question de morale, c’est une question d’équité, c’est une question de responsabilité ».

Six mois avant les deux précédents discours, le 25 septembre 2008, à Toulon, le chef de l’Etat dénonçait déjà les dérives du système financier en promettant des solutions rapides pour moraliser le système de rémunération et responsabiliser les salariés des banques. Fustigeant « la folie » qui s’était emparée du capitalisme « d’avant la crise », Nicolas Sarkozy accusait les spéculateurs qui s’enrichissaient au détriment des travailleurs. Fini le temps des avertissements, l’heure était à l’action : « L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini ».

« Best-of » du discours de Toulon

Dire la vérité aux Français, c’est leur dire d’abord la vérité sur la crise financière. Parce que cette crise, sans équivalent depuis les années 30, marque la fin d’un monde qui s’était construit sur la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide. […]

L’idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle. […]

Pendant plusieurs décennies on a créé les conditions dans lesquelles l’industrie se trouvait soumise à la logique de la rentabilité financière à court terme. […]

On a mis en place des systèmes de rémunération qui poussaient les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés. […]

On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l’épargne au profit du développement économique et d’analyser le risque du crédit. […]

C’était une folie dont le prix se paie aujourd’hui ! L’économie de marché […] ce n’est pas la loi de la jungle, ce n’est pas des profits exorbitants pour quelques-uns et des sacrifices pour tous les autres. […]

Le capitalisme ce n’est pas la primauté donnée au spéculateur. C’est la primauté donnée à l’entrepreneur, la récompense du travail, de l’effort, de l’initiative. […]

Mais ne rien faire, ne rien changer, se contenter de mettre toutes les pertes à la charge du contribuable et faire comme s’il ne s’était rien passé serait aussi une erreur historique. Nous pouvons sortir plus forts de cette crise. […] Si nous agissons au lieu de subir. […]

L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini. Il faut tirer les leçons de la crise pour qu’elle ne se reproduise pas. Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe, on ne peut pas prendre le risque de recommencer. […]

Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année. Voilà quelques principes simples qui relèvent du bon sens et de la morale élémentaire sur lesquels je ne céderai pas. […]

Comment admettre que tant d’opérateurs financiers s’en tirent à bon compte alors que pendant des années ils se sont enrichis en menant tout le système financier à la faillite ? […] L’impunité serait immorale. On ne peut pas se contenter de faire payer les actionnaires, les clients et les salariés les plus modestes en exonérant les principaux responsables. Qui pourrait accepter une telle injustice ? […]

Il faudra imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation. […]

Opposer l’effort du travailleur à l’argent facile de la spéculation, opposer l’engagement de l’entrepreneur qui risque tout dans son entreprise à l’anonymat des marchés financiers, opposer un capitalisme de production à un capitalisme de court terme, accorder une priorité à l’industrie au moment où l’étau de la finance se desserre, voilà tout le sens de la politique économique que je veux conduire. […]

Télécharger le discours complet en format PDF en cliquant sur le site de l’Elysée.

Le Medef s’était étrangement déclaré satisfait du discours présidentiel. « Je partage l’idéal de modération du président de la République quand il prône des comportements raisonnables en matière de rémunération, c’est cela l’esprit du capitalisme », avait écrit la patronne des patrons Laurence Parisot dans un communiqué, le lendemain.

« Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année [NDLR : le Président parlait de l’année 2008]. Voilà quelques principes simples qui relèvent du bon sens et de la morale élémentaire sur lesquels je ne céderai pas. »

Les banques et l’assurance d’un monde qui ne change pas…

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:27
Je peux lire l’heure de ma montre à 90 euros aussi bien que sur une Rolex à 7000€ voire plus. L’interêt que l’on porte à ces objets de luxe est tellement disproportionné d’avec la réalité de tous les jours que cela ne vaut même pas un regard sur ces gens qui se croient nantis parce que Rolex au poignet ou Ferrarri dans les mains. Que feront-ils de leur Rolex le jour où la terre ne tournera plus rond, parce que l’entreprise qu’ils dirigent n’a pas su gerer le temps, qu’il soit divisé en secondes ou en degrés.
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:25


Alors candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis ... un désengagement de l'Afghanistan: "Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive". Un an plus tard, parvenu à l'Elysée, le monarque nous expliqua le contraire: en février 200!, il fallait renforcer le contingent français aux côtés des forces de l'Otan, pour lutter "pour la paix" et combattre "les barbares". Un petit millier d'hommes rejoint alors les troupes sur place. Le 19 août 2008, dix soldats français périssaient dans une embuscade. Nicolas Sarkozy célébrait la mémoire des "combattants de la paix".

Samedi dernier, on apprenait qu'un soldat du Régiment d’infanterie de Marine de Vannes, âgé de 22 ans, avait été tué dans une embuscade qui coûta la vie à 5 autres militaires étrangers. Le communiqué de la présidence française prit des accents bushistes : "Le chef de l’État a une nouvelle fois condamné avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan et a réaffirmé la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l’obscurantisme et le terrorisme." Trois autres militaires français ont été blessés le 21 juillet. Il n'y a eu que 29 morts français depuis 2011, dont près de la moitié depuis 2 ans...

Strapontin à l'OTAN
Il y a quelques mois, la France a rejoint le commandement militaire intégré de l'Otan, après l'avoir quitté en 1966. Le débat sur cette réintégration a été occulté. Sarkozy l'ayant officiellement annoncé sept jours avant le débat parlementaire. Depuis, la Sarkofrance tente de convaincre une opinion française dubitative que ce renforcement signifie rééquilibrage en faveur de l'Europe au sein de l'alliance atlantique. Le 30 juillet dernier, un officier français s'est ainsi trouvé nommé au poste de Commandant suprême allié de la Transformation à Norfolk, l'un des deux strapontins promis aux Français pour leur ralliement. L'Elysée a le communiqué triomphant: "Cette nomination, après celle du général Philippe STOLZ au poste de Commandant de l’état-major de force interarmées le 20 juillet dernier, confirme le renforcement du rôle de l'Europe au sein de l'Alliance, qui était au cœur de la décision de la France de reprendre toute sa place dans la structure de commandement de l'OTAN."

Rupture consommée avec le monde arabe ?
Mardi 4 août, le numéro d'Al Qaida a nommément visé la France. La Sarkofrance est la cible. Ayman al-Zawahiri s'en est pris aux polémiques françaises sur le port du voile et la burqa: «La France prétend être un pays laïque alors que son coeur est plein de haine pour les musulmans». D'après un récent rapport, la police française n'a recensé que 367 burqa. Pas de quoi fouetter un chat. Pourtant, le sujet, utilement symbolique, est pris en exemple par les fondamentalistes.

Nicolas Sarkozy avait tenté de solidifier nos relations au Moyen Orient. Mais l'Union Méditerranéenne s'est brisée sur la guerre à Gaza. Retour au point de départ ?

Au Royaume Uni, un rapport critique de la commission des affaires étrangères de la chambre des Communes est sorti ces derniers jours. La stratégie britannique, mise en oeuvre par Tony Blair depuis les attentats du 11 septembre, est sévèrement tâclée. Nos voisins s'aperçoivent de l'enlisement afghan.

La Sarkofrance reste anachronique.

Publié par Juan
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 08:05

 
 
06 août 2009 - 19:30

Contrairement à ce qu'affirme l'UMP, aucun chef de gouvernement n'a par le passé, comme vient de le faire M. Fillon, menacé une région de ne pas desservir des villes par un TGV si elle ne participait pas aux financements. Comment s'appelle une menace pour obtenir des financements, en l'occurrence à hauteur de 100 millions d'euros ? Cela s'appelle du racket. Cette menace a été faite par courrier du Premier Ministre (voir ci-joint courrier en date du 27 juillet 2009). Sans doute pensait-il qu'elle passerait inaperçu au milieu de l'été. Un TGV relève du financement de l'Etat; les Régions sont chargées des trains régionaux. Mais les caisses de l'Etat sont vides alors que celles de la Région, bien gérées, ne le sont pas.

Si les élus de la Région sont très mécontents contre ce chantage immoral de l'Etat, c'est parce que les investissements dans la croissance verte, où la région est à l'avant-garde, sont prioritaires et que l'on ne veut pas augmenter les impôts. C'est aussi parce que nous avions proposé toutes tendances politiques confondues une solution, l'achat de terrain de la LGV par l'Etablissement Public Foncier Régional, ce que le premier Ministre a refusé sans explication convaincante.

L'UMP ferait mieux d'"appeler à la raison" les banquiers, qui, alors qu'ils ont reçu des fonds publics, viennent d'annoncer des versements de bonus scandaleux aux traders. Ce qui est à comparer avec le sort injuste réservé aux ouvriers de Fabris concernant la prime de départ qu'ils demandaient pour leur dignité suite à la liquidation de leur entreprise.

Documents PDF joints :

1 - Courrier de la Présidente de Région en date du 19 juillet 2009 proposant la solution définie toutes tendances politiques confonfues au financement de la LGV. (Cliquer ici)

2 - Courrier du Premier Ministre en date du 27 juillet 2009 indiquant "qu'en l'absence d'engagements fermes de votre part, les documents de consultation de l'appel d'offres intégreront la possibilité de reporter à une date ultérieure la réalisation de certains raccordements [...]." Sont concernés, sans être mentionnées, les gares de Poitiers et de Chatellerault. (Cliquer ici)

3 - Un argumentaire explicitant la décision de la Présidente de Région. (Cliquer ici)

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:54

 



les banquiers s'inquiètent du sort des producteurs des fruits et lègumes

06082009

Les croisières du Cap Nègre


Coco

Jouer à la baballe avec Opinion Way

EFG


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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:36

La nuit du 4 août 1789 marque l'abolition des privilèges en France. Aujourd'hui, les inégalités de droit ne sont plus admises, mais les privilèges perdurent, notamment dans le domaine éducatif. Un entretien avec Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Le Monde, propos recueilllis par Thomas Wieder.



Deux cent vingt ans après la nuit du 4 août 1789, la notion de privilège vous semble-t-elle toujours pertinente pour penser les inégalités qui traversent la société française ?


Il ne faut pas tomber dans l’anachronisme. Les inégalités de droit qui existaient sous l’Ancien Régime, c’est-à-dire les lois particulières qui permettaient à certains individus de bénéficier d’avantages spécifiques, ont bien été abolies le 4 août 1789.

Sur le rapport entre privilèges et inégalités, il est important d’éviter les visions trop simplistes. La suppression des privilèges n’impliquait pas nécessairement, pour ceux qui s’en firent les promoteurs, l’éradication de toutes les formes d’inégalités. C’était par exemple le cas de Condorcet ou de Mme de Staël. D’un côté, certes, ils combattaient les privilèges au prétexte que ceux-ci figeaient les rapports sociaux autour d’« inégalités factices », fondées sur la naissance ou le rang. Mais, de l’autre, ils considéraient certaines inégalités comme acceptables : celles dont ils disaient qu’elles étaient « naturelles » parce qu’indexées sur le talent ou la compétence.

Plus de deux siècles plus tard, nous continuons de raisonner ainsi dans une certaine mesure : ce qui nous apparaît comme vraiment scandaleux, ce ne sont pas nécessairement les inégalités en soi, mais les seules inégalités illégitimes.

Est-ce à dire que la notion de privilège n’a plus de sens aujourd’hui ?

Comme je le disais, les inégalités de droit ne sont plus admises. Mais on peut considérer qu’il en existe des équivalents fonctionnels. Je veux dire qu’il y a des canaux, qui sont aujourd’hui plutôt de nature sociale que juridique, grâce auxquels certains groupes bénéficient d’avantages dont il est parfois difficile de dire s’ils les doivent réellement à leur mérite.

Voyez par exemple le système éducatif. En théorie, les concours et les diplômes ne sanctionnent que la compétence. Or ceux qui obtiennent les diplômes les plus valorisés et réussissent les concours les plus prestigieux viennent des milieux les plus favorisés. On sait ainsi que 55 % des élèves de classes préparatoires ont des parents cadres ou de professions libérales, tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. L’école en vient à fonctionner comme une sorte d’instance de blanchiment qui estampille comme légitimes des inégalités de naissance qu’elle est par ailleurs incapable de compenser.

Lire la suite de l'entretien sur le site de l'Observatoire des inégalités
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Published by La boulange - dans pipolerie
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:32

"Bien entendu qu’il faut négocier avec les Talibans" (Bernard Kouchner au Figaro, le 3 août 2009) "Le dialogue avec les Talibans, honnêtement, hein, je ne crois pas !" (Nicolas Sarkozy dans son intervention de l’Elysée, le 24 avril 2008)

La France a-t-elle infléchie sa position sur les Talibans pour se mettre au diapason de l’Etat-major américain ? Le Président et son ministre des Affaires Etrangères joueraient-ils au bon flic/mauvais flic (le négociateur et l’intransigeant) ? Ou, plus simplement, les deux hommes ne seraient-ils pas sur la même longueur d’onde quant à un possible dialogue avec les fondamentalistes musulmans d’Afghanistan ? Au lendemain de l’interview de Kouchner au Figaro, le blog anti-Sarkozy larageauventre.blogspot.com a mis en ligne un extrait de l’interview présidentielle datant du 24 avril 2008. Plus inflexible que jamais, Sarkozy répétait son refus catégorique de traiter avec les Talibans au moment de justifier l’intervention française en Afghanistan : "Moi ouvrir un dialogue avec des gens qui ont amputé d’une main une femme parce qu’elle avait mis du vernis à ongles, qui ont empêché des millions de petites jeunes filles d’aller à l’école, qui ont mis à terre des Bouddhas qui avaient plusieurs siècles d’histoire... qui lapident la femme prétendument adultère... Si c’est pour discuter avec cette équipe là, je pense qu’on n’aurait pas grand chose à se dire". Comme le dirait lui-même notre Président, "c’est clair, c’est simple, c’est net !"
site
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:30

Vous y avez cru, hein, bande de nuls qui soutenez encore sa politique, regardez cette vidéo. Elle est datée: Discours de Toulon , le 25 septembre 2008. C'était il y a presque 1 an maintenant. Alors savourez ce petit extrait.


sarkolchevique toulon

Il faut tirer les leçons de la crise pour qu’elle ne se reproduise pas. Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe, on ne peut pas prendre le risque de recommencer. Si l’on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité.
Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année.

Les dirigeants ne doivent pas avoir le statut de mandataire social et bénéficier en même temps des garanties liées à un contrat de travail. Ils ne doivent pas recevoir d’actions gratuites. Leur rémunération doit être indexée sur les performances économiques réelles de l’entreprise. Ils ne doivent pas pouvoir prétendre à un parachute doré lorsqu’ils ont commis des fautes ou mis  leur entreprise en difficulté. Et si les dirigeants sont intéressés au résultat, les autres salariés doivent l’être aussi. S’ils ont des stocks options, les autres salariés doivent en avoir aussi ou à défaut bénéficier d’un système d’intéressement.

Voilà quelques principes simples qui relèvent du bon sens et de la morale élémentaire sur lesquels je ne céderai pas.

la suite
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:06
 


Nicolas Sarkozy semble vouloir déployer les énergies de l'UMP sur le Web. Le chef de l'Etat ne connaît pas grand chose au Web, mais ses équipes se mobilisent. Il aurait décidé de "passer à la vitesse supérieure", explique Franck Louvrier, le conseiller en communication du Monarque. Ce dernier s'est confié aux Echos cette semaine. L'enjeu est simple: comment démultiplier la parole présidentielle.

Contrôler le débat
L'UMP est à bout de souffle. Le parti présidentiel ne communique plus le nombre de ses adhérents. En moins de 18 mois depuis l'élection présidentielle, l'UMP avait perdu plus de 100 000 adhérents, à en croire le comptage officieusement communiqué à l'occasion de l'intronisation de Xavier Bertrand au secrétariat général du Parti. Ce dernier lancera un réseau social propre à l'UMP mais ouvert à tous, baptisé « Les Créateurs du possible ». La formule retenue a été présenté par un publicitaire cinquantenaire le 21 juillet dernier. Une tentative de contrôle des débats supplémentaire, et de faire oublier la polémique sur les sondages manipulés par l'Elysée. Cette affaire a montré combien l'Elysée était attentif au contrôle de l'agenda public. En subventionnant une cascade de sondages, complaisamment relayés par quelques médias dociles, la Présidence de la République a orienté le débat public sur les thèmes qui lui sont chers. Voilà pour les médias traditionnels. Reste le Web, où la communication présidentielle sert davantage de sujet de dérisions et de polémiques qu'autre chose.

Premier objectif, diffuser la propagande gouvernementale. Franck Louvrier affiche même des ambitions de "media global": « Nous voulons qu'elysee.fr soit une source d'informations pour l'ensemble des Français, et nous voulons aussi en faire un média leader, qui produise de l'information ». Il a ses chances. Le web affole les rédactions. Leurs web-journalistes guettent le scoop, l'info du moment, le buzz potentiel. Ils sont otages de l'hyper-réactivité online. Le Web devient une formidable caisse de résonnance. Sur le Web, la nouvelle pravda de la Sarko-monarchie dispose de relais attentifs car dépendants.

Mais ce n'est pas tout. Second objectif, les jeunes ne sont pas là. Le socle électoral de Nicolas Sarkozy, conforté par les derniers scrutins européens, est essentiellement âgé. Investir le Web vise à séduire les jeunes. Il n'est pas sûr qu'ils se laisseront séduire. Il y a 2 ans déjà, le site de l'Elysée avait été refondu sur le modèle du site de campagne Sarkozy.fr. Large place aux videos et aux photos, cascade de communiqués de presse, design modernisé, Elysee.fr est devenu un exemple à suivre de web-TV pour ses ministres et ses proches. Depuis, Eric Besson, Rachida Dati (quand elle était ministre), Luc Chatel, Frédéric Lefebvre, et Laurent Wauquiez se sont lancés dans l'aventure.

Troisième objectif, récupérer du temps de parole perdu. Sur le Web, point de contrôle du temps de parole. Sarkozy n'a pas le choix. A compter du 1er septembre, sa parole radio-télévisée sera décomptée. Chaque minute sarkozyenne donnera davantage de temps de réponse à l'opposition. Le clan présidentiel s'est fait débordé par la justice. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a édicté, il y a quelques semaines, ces nouvelles règles, en application d'un jugement du Conseil d'Etat de janvier dernier.

Eviter les échanges
Nicolas Sarkozy a également investi Facebook. Sa page personnelle lui permet de confier au grand public ses dernières lectures, publier ses communiqués officiels, livrer des informations "exclusives", comme quelques photos de sa rencontre avec Woody Allen ou avec Bill et Melinda Gates, ou des nouvelles de sa santé après son accident cardiaque du 26 juillet dernier. Il compte 141 000 "fans", sans distinction de couleur politique: votre serviteur en fait partie. Cela permet de poster des critiques (sans réponse) sur le "mur" Facebook réservé aux "fans". Ce mur est d'ailleurs squatté par toutes sortes de plaisantins, d'ultra-fans ("Membre de l'UMP grace à votre sens de la politique et votre implication dans le besoin des français; Vous gouvernez un pays difficile à gerer et c'est un challenge à la mesure de votre volonté."), ou d'internautes avides de publicité. En ce début d'août, on y trouve même une pub pour un site de vente sur Internet.

Mais sur le Web, Nicolas Sarkozy ne cherche pas l'échange. Là est le malentendu. Ainsi, Nicolas Sarkozy ne sera-t-il pas sur Twitter, ce réseau de micro-blogging qui a conquis la blogosphère. Certains de ses proches, ministres ou pas, ont déjà "plongé". Pour le chef de l'Etat, Twitter n'est pas d'actualité. Louvrier explique qu'il n'aurait pas le temps: « Il faut être crédible, tout le monde sait qu'il n'aurait pas le temps lui-même de fournir de la vidéo ». On a peine à gober l'argument. Nicolas Sarkozy s'affiche en permanence un portable à la main, en train de téléphoner ou d'envoyer quelques textos. Un "tweet" n'a que 140 caractères, faudrait-il le rappeler. Sur Twitter, le problème est ailleurs : l'échange est obligatoire, consubstantiel au réseau.

Sarko a-t-il peur de Twitter ? Ou de l'échange ?

Publié par Juan
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 07:33

Notre députée socialiste du Médoc , Pascale Got intervient sur la formation des enseignants;

Le gouvernement a préparé les décrets qui lui donnent en partie les moyens juridiques de mettre en œuvre sa réforme de la formation des maîtres. Leur publication est imminente. Pourtant, sur le fond, cette réforme a suscité une opposition quasi unanime des instances universitaires, des organisations syndicales d’enseignants et d’étudiants, des associations professionnelles, des sociétés savantes, des mouvements pédagogiques, des parents d’élèves (FCPE), etc.

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