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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 08:01

Interrogé sur BFM-TV et RMC par le pugnace Jean-Jacques Bourdin, Eric Besson s'est lâché contre le GISTI. Ce dernier a publié une liste de citoyens poursuivis et/ou condamnés pour avoir aider des sans-papiers: le ministre rétorque qu'aucun bénévole humanitaire ne figure dans cette liste et que de surcroît "la crédibilité du GISTI en la matière est quasiment nulle".

A écouter le ministre, on se demande si sa propre crédibilité n'est pas quasiment nulle. Lors de cette interview, il a une nouvelle fois restreint la portée de ses propos sur le "délit de solidarité". Quand le film WELCOME, de Philippe Lioret, est sorti en salles il y a quelques semaines, Eric Besson nous expliquait qu'on ne pouvait être condamné pour avoir aider un sans-papier. On rétorqua que c'était faux, que le harcèlement des "aidants" bénévoles , même sans condamnation (garde à vue, interpellation, etc) était réel.

Maintenant, Eric Besson précise sa pensée : "si, de façon épisodique, parce que vous avez rencontré quelqu'un en difficulté, vous l'amenez chez vous, vous le prenez dans la voiture, vous lui donnez à manger, ou vous lui donné un peu d'argent pour repartir, vous ne risquez rien."

En fait, le ministre confirme une constatation de terrain: tous les membres d'association humanitaire risquent des poursuites et des condamnation, puisque leur aide bénévole (ou pas, s'agissant de permanents par exemple) est souvent récurrente et obstinée. Le ministre, grâce au GISTI, vient de confirmer que l'Etat les a en ligne de mire.


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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 07:59
C'est un secret de Polichinelle, Rachida ne connaît rien de rien à l'Europe, images.jpgelle s'en fout ok , mieux et elle en rigole avec les Jeunes Populaires. Ami internaute, je te rappelle que le Jeune Populaire n'est pas lié au Parti communiste malgré les apparences. Non, Le jeune pop' fait partie de la nouvelle garde d'imberbes UMP de Nicolas Sarkozy ,la relève merde quoi , images-1.jpg des jeunes gens de bonnes familles au brushing Maniatis plutôt propres sur eux , le genre " ouuuais tu vooooins , avec mes friends on milite pour Nicolas sur Neuilly après la fac avant de partir en week à Deauville ou à Courch'" . Ils ont donc reçu Rachida Dati fraîchement débarquée du gouvernement avec son billet pour Bruxelles en poche du tailleur Chanel, histoire de. . Rachida devra faire d'urgence un repérage de la ville , histoire d'y trouver bien sûr une succursale Dior de survie et se payer un bouquin sur les Institutions Européennes dont elle se contrefout comme Séguéla de sa première Rolex. images-2.jpgAlors autant se marrer avec ces jeunes branleurs de l'UMP et pas à moitié. Résultat toute la classe politique se marre aussi et notamment ce bon Philippe De Villiers qui l'invite à prendre des cours du soir dans son bus de campagne . Sacré Philippe toujours aussi vert ! Meuh non pas écolo le royaliste ! M'enfin, je n'ai pas dit non plus royaliste au sens Ségolien du terme. Décidément vous comprenez rien à la politique. Tchao les électeurs !






La Cerise sur l'info a encore frappé!!!!
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 07:56

En ce printemps 2009, Dominique de Villepin est partout, squattant les plateaux télé pour réagir à la moindre actualité, et ne loupant pas une occasion de tirer contre Nicolas Sarkozy.

Autant d’interventions qui sont minutieusement répertoriées sur un blog de villepinistes, qui se fait aussi l’écho des voix dissonantes à droite : les anciens ministres chiraquiens François Goulard et Brigitte Girardin, les sorties d’Alain Juppé, l’actualité des oubliés comme Azouz Begag et des retraités comme Jacques Chirac et bien sûr les déclarations des députés villepinistes.

Des idées, des propositions, donc. Mais le « villepinisme », ça existe ? « C’est le gaullisme du XXIe siècle, une vision, une culture, un discours rassembleur, une droite populaire et sociale », s’emballe Jean-Pierre Grand sur Mediapart. Sans l’ombre d’un projet – pour l’instant –, l’ancien locataire de Matignon a en tout cas une idée précise de ce qu’il ne veut pas. Ses salves anti-Sarkozy s’articulent autour de quatre thèmes :

1. Une mauvaise gestion de la crise et un manque de justice sociale :

« Nicolas Sarkozy est dans une logique idéologique, de rapport de force. Il est encore dans le combat de 2007, la rupture, alors qu’on est passé à une autre période, la crise, explique Dominique de Villepin à Mediapart. Le président de la rupture a été balayé par la crise, il a raté toutes les occasions de justice sociale. »

2. Un déséquilibre institutionnel et des libertés publiques menacées (l’hyperprésidence, les droits du Parlement bafoués, la suppression du juge d’instruction, la nomination du président de France Télévisions par le chef de l’Etat, une politique de plus en plus répressive, etc.)

3. Une ambition européenne sacrifiée pour un projet atlantiste (symbolisé par un retour total de la France dans l’Otan)

4. Le style présidentiel (président hyperactif, Sarkozy, son style bling-bling et ses phrases à l’emporte-pièce qui agacent et choquent).

Chez les fidèles sarkozystes, on préfère moquer la faiblesse de ses troupes. « J’en connais qui ont commencé avec moins que ça », réplique souvent Dominique de Villepin. « On dit toujours qu’il y a moins de dix villepinistes mais combien y a-t-il de sarkozystes ? Pas davantage », ironise le député villepiniste, Hervé Mariton, interrogé par Mediapart.

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 07:54


Aujourd'hui, nous sommes le 5 floréal de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

A Rachida Dati, incompétente Diorisée
"Principe de Peter : dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever au niveau de son incompétence." Laurence Peter

C'est arrivé ce 24 avril :


En 1915, les Turcs arrêtent et assassinent 600 notables arméniens d'Istambul dans ce que de nombreux pays, sauf la Turquie, reconnaissent comme le début du génocide arménien.

En 1845, naissance de Carl Spitteler, en 1856 de Philippe Pétain 

En 1960, mort de Max von Laue  

A la Une :  
Rachida Dati, pouffe, cafouille et raconte n'importe quoi. Dati, c'est plus que jamais le contrat de défiance et le marqueur d'une classe politioque sarkozyste, arriviste et incompétente.
Dati patine sur l'Europe  
Dati ou la politique par le rire 
Les réactions  
 
Dexia, l'établissement bancaire franco-belge, tiré des difficulté avec l'argent des contribuable, s'est goinfré avec notre argent  : 8 millions d'euros de bonus distribués à ses dirigeants, et une grosse augmentation de salaire pour son nouveau et très sarkozyste patron. Son ex-pdg, incompétent part avec 825 000 euros! Et tout ça en licenciant des employés!

Pour faire oublier les frasques de son ex-favorite, Sarkoléon devra être plutôt convaincant dans son plan jeunes, que l'on peut résumer ainsi:  "Des jeunes avec du vieux!" Taux de chômage des jeunes depuis 2003   

Chaussettes trouées à Perpignan pour Jean-Paul Alduy! Il faudra revoter!
La caravane UMP caillassée. Tant mieux!

Européennes : le meeting toulousain du Front de Gauche  

Continental : une manif franco-allemande et un plan de relance flou. Espérons que les salariés ne seront aps encore floués eux!
Chez Caterpillar on justiciarise!
C'est Sarkozy qui a provoqué cette radicalité!
La colère sociale monte dans de nombreux pays    

Besson, l'homme de la "jungle"!
Enseignants-chercheurs : le statut validé 
Hortefeux : pas de coup de pouce au Smic. Mais OK pour les coups de pouces aux patrons!
Drucker, ami de Sarkozy et le permis de construire abusif
Le Gouvernement ne limite pas les dépassements d'honoraires. Toujours les mêmes qui paient!

Quand le coq Gaulois monte sur Maître Coq.

Messages aux copines : rassurez-vous, vous êtes les plus minces d'Europe. vous pouvez reprendre du gâteau!

States : cachez ce caleçon que je ne saurais voir!
GM : treize usines au chômage technique 
Monde : les règles du grand jeu nucléaire   

Les poissons pourraient avoir le mal de mer!
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 07:13

 

Le chef de l'Etat, à quelques semaines des élections européennes, se ressaisit du thème de prédilection de sa campagne présidentielle.

JACKY DURAND et PATRICIA TOURANCHEAU


A deux mois des élections européennes, Nicolas Sarkozy martèle à nouveau son credo sécuritaire. Il était en déplacement à Nice mardi chez Christian Estrosi qu’il a chargé de rédiger une proposition de loi sur les bandes. A Orléans le 14 janvier 2009, le chef de l’Etat, qui dressait son bilan dans ce domaine se targuait d’avoir fait baisser la délinquance générale de 13,5 % depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur en 2002. A en croire Nicolas Sarkozy, c’est donc sa politique de fermeté et de «culture du résultat», ses instructions aux services de police et ses textes de loi qui ont fini par payer et ont endigué la criminalité. Le nombre global de crimes et délits constatés (mélange de vols, viols, coups, etc.) dans le pays a chuté, c’est un fait indéniable. Mais selon Sébastian Roché, directeur de recherches au CNRS sur la délinquance, «la France suit la même tendance que tous les autres pays européens, et ce quelles que soient les politiques mises en place». Analyse de sept années de la politique de Sarkozy en matière de sécurité.

1) Chute de 22,2 % des atteintes aux biens

A y regarder de plus près, c’est la masse des vols en tous genres et dégradations qui a reculé. Ces «atteintes aux biens» qui représentent les trois quarts des infractions enregistrées en France ont en effet chuté de 22,2 % en cinq ans (entre 2003 et 2008). A eux seuls, les vols d’automobiles ont quasiment diminué de moitié (-43,2 %) ces cinq dernières années. Si Nicolas Sarkozy l’attribue à l’efficacité de la police, Sébastian Roché impute ce «changement aux efforts des industriels qui protègent mieux leurs produits avec des systèmes d’alarme, de surveillance, d’immobilisation ou de neutralisation qu’il s’agisse des voitures, des téléphones mobiles ou des cartes de crédit.» En revanche, les vols avec une arme à feu, notamment contre des commerces, montent en flèche depuis un an, de 23 %.

2) Montée de 14% des violences aux personnes

Les services de police échouent dans leur mission de «protection des personnes». La violence augmente dangereusement et les victimes se multiplient. Les «atteintes volontaires à l’intégrité physique» ont augmenté de 14 % depuis 2003. Et l’action de Nicolas Sarkozy, qui impute cette hausse en partie aux violences intra-familiales, n’a pas permis d’enrayer ce phénomène amorcé avant son arrivée aux commandes. Si le taux national de violences contre les personnes se situe à 7,3 % pour 1 000 habitants, la Seine-Saint-Denis enregistre le taux le plus élevé du pays avec 18,7 %. Or, les réponses policières paraissent inadaptées puisque 61 % des agents affectés dans ce département sensible ont moins de 30 ans et peu d’expérience.

3) Politique du chiffre

Sarkozy a impulsé une «culture du résultat» dans la police et décrété une «tolérance zéro», à savoir sanctionner toute infraction, même le plus petit délit. Ainsi, les policiers multiplient les contrôles de routine dits «opérations de sécurisation» et ne doivent rien laisser passer. Ils traquent même les fumeurs de joints trouvés en possession d’un gramme de cannabis. Policiers et gendarmes ont ainsi constaté 41,8 % d’infractions à la législation sur les stupéfiants (ILS) supplémentaires en cinq ans. Ce sont surtout les usagers de cannabis qui font grossir ce chiffre, même si de véritables réseaux de trafiquants sont démantelés par la PJ et les 33 Groupes d’interventions régionaux (GIR) institués par Sarkozy.

Les quotas de clandestins à expulser du territoire fixés sous son impulsion ont poussé les services à interpeller de plus en plus de sans-papiers. Les infractions à la législation sur les étrangers (ILE) ont augmenté de 68,2 % depuis 2003. Ces infractions sans victimes et sans plaintes, révélées par la seule action des services, présentent l’avantage pour l’Intérieur d’être aussitôt constatées, aussitôt résolues, et donc de faire monter le taux d’élucidation des affaires que Sarkozy se targue d’avoir fait grimper de «25 % en 2002 à un niveau jamais atteint de 37 %». Les syndicats de police dénoncent cette «politique du chiffre» et les contrôles qui creusent le fossé entre police et population, surtout les jeunes de banlieue.

4) Assertions politico-médiatiques

L’explosion de violences urbaines de l’automne 2005 survenues après la mort de deux mineurs poursuivis par la police dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois entache sérieusement le bilan sécurité de Sarkozy qui imputait à l’époque ces émeutes à des «caïds» protégeant leur business : «Nous ne tolérons plus les cités interdites où les trafics mafieux règnent en maîtres.» Or, sur le terrain, les policiers ont plutôt débusqué de petits «capuchés» de moindre envergure, incendiaires de voitures ou lanceurs de pierres. De plus, une étude des Renseignements généraux a démontré qu’il ne s’agissait «pas de bandes organisées». De la même manière, Nicolas Sarkozy a fait de la surenchère sur le profil des émeutiers placés en garde à vue. Il a prétendu à l’Assemblée nationale le 16 novembre 2005 que «75 à 80 % des interpellés pour ces faits de violence urbaine étaient connus pour de nombreux méfaits et avaient d’ailleurs des antécédents judiciaires. C’étaient déjà des délinquants». Or, ces assertions ont été démenties par les procureurs, à commencer par celui de Bobigny qui a jugé la majorité des auteurs de violences urbaines : «Le passé pénal de certains majeurs âgés de 18 à 22 ans n’était pas important. Il y avait très peu de gros délinquants.» Un juge des enfants relevait que «la très grande majorité des mineurs était des primo-délinquants et quand ils étaient connus, c’était au titre de l’enfance en danger».

5) Démonstrations de force

Dès son arrivée place Beauvau, Sarkozy a tué dans l’œuf la «police de proximité» mise en place par la gauche, et a utilisé la police d’ordre que représentent les CRS en petites patrouilles, appellées «compagnies de sécurisation» pour quadriller les quartiers sensibles. Les coups de filet dans les cités ont été médiatisés à outrance comme les interpellations aux Tarterêts à Corbeil-Essonne (Essonne) en septembre 2006 après le tabassage de deux CRS, puis aux Mureaux (Yvelines) le mois suivant, pour rechercher les agresseurs d’une patrouille. Mais l’opération musclée dans le quartier des Musiciens avec 100 policiers casqués, portes enfoncées, habitants braqués et interpellations tout azimut, s’est soldée par un fiasco. Un seul suspect finalement arrêté à l’issue de cette opération-spectacle vilipendée par le maire de la commune, François Garay : «J’ignore si c’est Sarkozy [qui l’a organisée] et je m’en fous. Mais ça, c’est de la télé-réalité. Ce n’est pas digne d’une République laïque». A l’en croire, la situation dans les banlieues depuis les émeutes se «gère au fil du rasoir» : «On rame et en trois minutes d’images au 20 heures, ils vont détruire tous mes efforts.» En revanche, un autre coup de filet à Villiers-le-Bel (Val d’Oise) en février 2008 mais plus ciblé a permis de retrouver 17 émeutiers suspectés de coups de feu qui avaient blessé 75 policiers.

6) Arsenal de lois souvent inapplicables

Réprimer le racolage passif des prostituées, les délits commis en bandes organisées, accroître les peines pour les récidivistes et bientôt punir le port des cagoules dans les manifs, Nicolas Sarkozy a dégainé treize lois liées à la sécurité depuis 2002 que les policiers ont parfois du mal à appliquer, comme le texte sur les rassemblements dans les halls d’immeubles. Quant au délit de racolage passif, inventé par Sarkozy, il visait à mieux démanteler les réseaux de proxénètes. Mais à l’usage, ce sont surtout les prostituées qui trinquent. Les tapineuses ont été éloignées vers des périphéries dangereuses.

En mai 2006, avant de présenter son projet de loi de prévention de la délinquance, Sarkozy avait résumé sa philosophie en la matière lors d’un déplacement à Evry : «La sanction est une forme d’éducation», avait dit le ministre de l’Intérieur de l’époque dans un discours, intitulé «Une nouvelle politique pour les quartiers sensibles», déjà très programmatique à un an de la présidentielle. La loi promulgée en mars 2007 a placé les maires au centre de la politique de prévention et durcit les sanctions contre les mineurs. Mais deux ans plus tard, le Conseil national des villes (CNV) conclut à «l’absence quasi systématique de mise en œuvre» de cette loi.

Composé notamment d’élus de communes en difficultés de toutes étiquettes politiques, le CNV dresse un constat accablant dans son avis rendu le mois dernier : «La loi n’a pas été précédée d’une large consultation, qui aurait permis de capitaliser l’expérience acquise par les collectivités territoriales et l’Etat sur l’ensemble du territoire depuis parfois vingt années d’expérience ; d’identifier les évolutions de la délinquance et des actions nouvelles à définir ; d’identifier les lacunes de prise en charge auxquelles il faut remédier». Le CNV tire aussi la sonnette d’alarme sur des sujets soulevés lors de ses auditions dans les communes : la déscolarisation des ados ; les liens entre les violences subies par les enfants et l’échec scolaire ; les difficultés des bailleurs concernant l’occupation des halls d’immeubles, des caves…

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 06:09

Par Ségolène Royal

Comment ne pas être inquiet de ce qui se passe aujourd’hui en Guadeloupe ? La presse n’en parle plus – ou presque. Le gouvernement reste silencieux. Mais le conflit social qui a secoué l’archipel en février dernier n’est pas apaisé, car les promesses n’ont pas été tenues.

N’attendons pas les prochaines révoltes.

Yves Jego s’est permis de dire hier que je suis rentrée piteuse des Antilles.

Plutôt que de faire des commentaires politiciens méprisants, il ferait mieux de se hisser à la hauteur des problèmes auxquels font face les Antillais

Je l’informe – puisqu’il ne se rend plus sur place – que la tension est toujours vive en Guadeloupe. Les 200 euros promis dans le protocole d’accord n’ont toujours pas été versés aux salariés, comme me l’a confirmé Elie Domota hier au téléphone.

C’est très grave.
Qu’attend le pouvoir pour agir ?
Qu’il y ait une nouvelle flambée de colère, afin de pouvoir ensuite traiter les salariés excédés de casseurs ?

Comme pour Continental, il ne faudrait pas que, par son silence, le pouvoir soit responsable de la violence, puis fasse mine ensuite de s’en étonner pour s’en indigner et, enfin, réprimer. Dans le cas des salariés de l’équipementier automobile, il a quand même fallu en arriver à des actes extrêmes pour le gouvernement accorde une réunion tripartite. Pourquoi, alors que les salariés le réclament depuis des semaines, le dialogue ne s’est-il pas tenu ?

En Guadeloupe, des mouvements sociaux continuent d’éclater ici et là. Ce qui ne présage rien de bon.

Nicolas Sarkozy vient  d’annoncer le report de son voyage outre-mer. Je lui conseille pourtant de s’y rendre rapidement afin de se rendre compte que les accords conclus ne sont pas appliqués.
Il doit prendre les décisions préventives qui s’imposent. Pour que la paix sociale soit définitivement rétablie en Guadeloupe.

Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 06:07

On connaissait les week-ends à rallonge du président, il va maintenant falloir s'habituer à ses grasses matinées en pleine semaine.



(photo caro*naf-flickr-cc)
(photo caro*naf-flickr-cc)
Dans le Nouvel Obs cette semaine, dès les premières lignes d’un article consacré à « Sarko le flingueur », on peut lire : « Depuis son mariage avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy n’est plus présent chaque matin à l’Elysée, à la réunion de ses principaux conseillers ». Ah bon ? Mais où est-il, alors ?

Réponse sur le site de Gala :
« Il est 7 heures, Paris s’éveille, Nicolas Sarkozy n’a plus sommeil. Porte d’Auteuil, le Président s’extirpe des limbes. Sa nymphe reste au lit et déplore qu’il ne prenne «pas plus de repos». La chanteuse suit son propre tempo. Après un levé tardif, la première dame s’octroie deux heures de sport quotidiennes », raconte le journal people, qui précise que «le couple présidentiel vit de folles soirées parisiennes». En clair : Nicolas sort tous les soirs et sèche sa réunion de 8 heures 30 parce qu’il reste au lit avec Carla. La France qui se lève tôt, Sarkozy l’aime peut-être mais pas au point de dormir avec.

Bénédicte Charles
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 06:05


Le 16 avril dernier est paru au Journal Officiel le décret d'application "n° 2009-404 du 15 avril 2009 relatif au revenu de solidarité active". Ce dispositif entre en vigueur ce mois-ci. Sur le fonds, le décret précise quelques modalités de contrôles déplaisantes.

Le contrôle des allocations de RSA est du ressort du Conseil Général, qu'il délègue aux "organismes chargés du service de l'allocation":
"Lorsque le président du conseil général envisage de réduire ou suspendre en tout ou partie le revenu de solidarité active en application de l'article L. 262-37, il en informe l'intéressé par courrier en lui indiquant les motifs pour lesquels il engage cette procédure et les conséquences qu'elle peut avoir pour lui."
C'est toujours le président du Conseil Général qui décide de la composition de la commission disciplinaire: "Art.R. 262-70.-Le président du conseil général arrête le nombre, le ressort, la composition et le règlement de fonctionnement des équipes pluridisciplinaires mentionnées à l'article L. 262-39."

Pour bénéficier du RSA, le demandeur doit justifier de ses revenus. Une démarche habituelle en matière d'allocation sociale. Les revenus pris en compte sont l'ensemble des ressources, "de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer" (Art.r 262-6) pendant les 3 derniers mois précédant la demande.
Le contrôle repose lui sur les dispositions du Code de l'action sociale et de la famille, qui autorise la Sécurité Sociale à vérifier le "train de vie" des bénéficiaires. Concernant le RSA, les éléments d'évaluation à fournir sont très complets (Art.R. 262-74):
« 1° Propriétés bâties détenues ou occupées par le demandeur ou le bénéficiaire : un quart de la valeur locative annuelle définie aux articles 1494 à 1508 et 1516 à 1518 B du code général des impôts. Pour les propriétés situées sur un territoire dans lequel aucune valeur locative n'est applicable ou ne peut être connue, la valeur locative est celle du logement occupé par le demandeur ou le bénéficiaire ;
« 2° Propriétés non bâties détenues ou occupées par le demandeur ou le bénéficiaire : un quart de la valeur locative annuelle définie aux articles 1509 à 1518 A du code général des impôts. Pour les propriétés situées sur un territoire dans lequel aucune valeur locative n'est applicable ou ne peut être connue, la valeur locative est celle du logement occupé par le demandeur ou le bénéficiaire ;
« 3° Travaux, charges et frais d'entretien des immeubles : 80 % du montant des dépenses ;
« 4° Personnels et services domestiques : 80 % du montant des dépenses ;
« 5° Automobiles, bateaux de plaisance, motocyclettes : 6, 25 % de la valeur vénale de chaque bien lorsque celle-ci est supérieure à 10 000 € ;
« 6° Appareils électroménagers, équipements son-hifi-vidéo, matériels informatiques : 80 % du montant des dépenses lorsque celles-ci sont supérieures à 1 000 € ;
« 7° Objets d'art ou de collection, articles de joaillerie et métaux précieux : 0, 75 % de leur valeur vénale ;
« 8° Voyages, séjours en hôtels et locations saisonnières, restaurants, frais de réception, biens et services culturels, éducatifs, de communication ou de loisirs : 80 % du montant des dépenses ;
« 9° Clubs de sports et de loisirs, droits de chasse : 80 % du montant des dépenses ; « 10° Capitaux : 2, 5 % du montant à la fin de la période de référence.
Les modalités du contrôle sont alors plus perturbantes (Art.R. 262-83): ce dernier passe par l'information du bénéficiaire, par courrier recommandé, émanant du Conseil Général. Mais pas seulement. Le contrôle peut être effectué sans information, en utilisant les fichiers informatiques des "personnes morales compétentes" : "Les organismes peuvent se dispenser de la demande mentionnée au premier alinéa lorsqu'ils sont en mesure d'effectuer des contrôles par d'autres moyens mis à leur disposition et en particulier lorsqu'ils peuvent obtenir auprès des personnes morales compétentes les informations en cause par transmission électronique de données."

Ces dispositions appellent deux remarques :
  • Le bénéficiaire peut se voir contrôle à son insu, sur un simple soupçon administratif. Est-)ce satisfaisant ? Non. On sait combien la justesse d'une loi peut être détournée par des modalités harassantes.
  • Toute "personne morale", publique ou privée, disposant d'informations électroniques sur le bénéficiaire du RSA pourra être sollicitée, sans information préalable du bénéficiaire contrôlé. Toute personne morale compétente sur des sujets aussi variés que l'automobile, le matériel hi-fi, les déplacements, les hébergements en hotels, ou le vendeur d'une automobile.Mais dans quel pays vivons nous donc ?

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 05:58



Victimes de l'insécurité

Le 21 avril est une date symbolique. Il y a 7 ans, Jean-Marie Le Pen accédait au deuxième tour de la présidentielle à la suite d'une campagne dont le thème central était l'insécurité. Le "choc" du 21 avril renvoyait le Parti Socialiste dans l'opposition pour un certain temps. Nommé ministre de l'Intérieur après la victoire de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy s'est donc emparé du thème de l'insécurité et a construit sa popularité sur la baisse des chiffres de la délinquance. Sept ans après, devenu président de la République, Nicolas Sarkozy n'a pas oublié l'insécurité.



Mardi 21 avril 2009, Nicolas Sarkozy a organisé une table ronde sur le thème de la "lutte contre l'insécurité et les violences". Cette réunion extraordinaire a eu lieu à Nice en présence des ministres concernés par le sujet : Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Rachida Dati (justice), Eric Woerth (ministre du budget). Le maire de Nice, Christian Estrosi, était également présent.

Comme toujours, sur ce thème, la communication est essentielle. Le président de la République n'a pas choisi cette date au hasard. Il s'assure ainsi d'une large reprise dans les médias alors qu'aucune nouvelle annonce n'a été faite. Même les sites internet s'y mettent, comme l'a relevé Arrêt Sur Images, puisque la table ronde a été retransmise en direct sur Lefigaro.fr et Liberation.fr !

Au passage, le chef de l'Etat s'est de nouveau félicité d'avoir fait passer le taux d’élucidation de "25% en 2002" à "38% en 2008". Or, comme nous l'avions déjà évoqué, cette hausse est artificielle. (Lire notre article : comment le ministère de l'Intérieur fait grimper artificiellement le taux d'élucidation)

A l'occasion de ce 21 avril, nous poursuivons notre série en 5 épisodes sur l'insécurité en 2009 en abordant aujourd'hui le chiffre des crimes et délits, ou comment Nicolas Sarkozy transforme des lampadaires en victimes de l'insécurité.


Episode 4 : Crimes, délits, victimes, des chiffres identiques ?

Régulièrement, Nicolas Sarkozy vante les statistiques de la délinquance et martèle un chiffre imparable : entre 1997 et 2002, les chiffres de la délinquance ont augmenté de 15%. Depuis 2002, la délinquance a diminué de 13,5%. En janvier 2009, lors de ses vœux, Nicolas Sarkozy expliquait que "c'est 1,5 million de crimes et délits qui ont été évités aux Français".

Parfois, Nicolas Sarkozy va plus loin en assimilant les crimes et les délits à des victimes potentiels en faisant le raisonnement suivant : moins de crimes et délits, moins de victimes. Michèle Alliot-Marie, qui a succédé à Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, a poursuivi le même raisonnement. Or, cette interprétation des chiffres n'a aucun sens, comme l'avait démontré Libération dans sa rubrique "Desintox" :

"En février dernier, [Michèle Alliot-Marie avait déclaré] à France Soir : «Les victimes sont au cœur de mon combat pour la sécurité des Français. Dans les chiffres de la délinquance de proximité de l’an dernier, celui dont je suis la plus fière, c’est le nombre de victimes potentielles épargnées : 103 000 !»
MAM procède par amalgame. Le chiffre de 103 000 évoqué correspond à la baisse du nombre de faits de «délinquance de proximité» constatés entre 2007 et 2008. Cette traduction en nombre de victimes vise à frapper l’opinion en «donnant de la chair» aux chiffres. Pourtant, il est bien peu rigoureux d’établir cette équivalence stricte : certains faits de délinquance peuvent léser plusieurs victimes, d’autres n’en lèsent aucune en particulier, tandis ce que certains lèsent des personnes morales.
Dans l’agrégat que compose la délinquance de proximité, on retrouve aussi bien les vols de voiture, que les cambriolages de locaux industriels ou encore les dégradations de biens publics. Pour aller au plus absurde, parmi les «victimes» évoquées par MAM figurent ainsi du mobilier urbain fracassé"
.

Dans cette confusion des genres, Michèle Alliot-Marie n'a rien inventé, elle s'est inspirée de Nicolas Sarkozy : "En janvier 2003, il déclarait ainsi à propos des chiffres de la délinquance : «En une année, plus de 4 millions de faits constatés, ce sont plus de 4 millions de victimes dont beaucoup ne verront plus l’avenir avec autant de joie et d’insouciance qu’auparavant.» Un décompte des victimes trompeur, voire cocasse. Car Sarkozy parlait de la totalité des faits de délinquance constatés, un ensemble encore bien plus touffu et disparate que la «délinquance de proximité» citée par Alliot-Marie. On y trouve les infractions aux conditions de séjours des étrangers, l’usage de stupéfiants, la fausse monnaie, les vols à l’étalage, les délits de courses et jeux, ou encore les délits de chasse et de pêche, etc..."

Et voilà comment on transforme de la fausse monnaie, des lampadaires dégradés, des sangliers abattus hors-période de chasse... en victimes de l'insécurité.


Episodes précédents

1. Nicolas Sarkozy et l'insécurité : les dessous des statistiques officielles
2. Insécurité : comment le ministère de l'Intérieur fait grimper artificiellement le taux d'élucidation
3. Alain Bauer : "En matière de vols à main armée, on assiste à une véritable perte de contrôle de la situation"

A suivre...

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 05:20


Aujourd'hui, nous sommes le 4 floréal de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Aux "Conti", en lutte et fiers dans leur colère et leur combat
"Même sans espoir, la lutte est encore un espoir." Romain Rolland

C'est arrivé ce 23 avril :


Le Mammouth hier en faisant l'éphéméride a suaté un jour, faisant naitre Shakespeare un jour en avance. Ce dont il s'excuse auprès du grande dramaturge.
Dont si vous avez suivi, l'éphéméride d'aujourd'hui, c'est celui d'hier. et demain sera un autre jour.

A la Une : 
Trahis et fâchés, ceux de chez Continental se rendent aujourd'hui à Hanôvre à l'assemblée générale des actionnaires de leur boîte. Car si l'argent du capital est le sang des ouvrier, l'actionnaire en est le vampire goulu.
C'est eux qu'il faudra un jour enduire de goudron et de plumes avant de les séquestrer. Sans oublier de leur faire rendre leurs rentes qui affament les salariés.
En route pour l'Allemagne  
Continental "La colère a fini par éclater" ( audio)
Après la trahison la criminalisation selon Fillon
Les syndicats et la violence de leur base  

Quand Sarkoléon applaudit Lang qui siffle Royal. Triste spectacle.
Le prince Jean Sarkozy récompensé par le collectif "Sauvons les riches!"

Besson, de plus en plus vichyssiste parle de la "jungle" de Calais. Bientôt des safaris et des trophées aux murs de son ministère?
Fillon fronce les sourcils à props des retraites -chapeaux des grands patrons? Hypocrise! Parlons, des stock-iptions, des salaires, des avantages en nature, des "golden-hello", toutes choses qui passent à la trappe.
Charcutage électoral : un sénile chargé de chapeauter le projet.
HADOPI : le paquet Telécom pourrait l'enterrer.
Le crédit revolving toujours aussi nocif!

La direction de Caterpillar poursuit le CE en justice
. Après les coups bas contre les salariés, le bâton. combien de temps cela sera-t-il supporté?
Toulouse-Freesacle : plus de 1 000 emplois menacés.
MOLEX : fermeture était préméditée  

Santé publique : qu'en est-il des portables et des antennes-relais? Réfléchir avant d'avoir à gérer un scandale sanitaire identique à celui de l'amiante.

Pub télé : Quand France-Télévisions a peur de Sarkoléon Sarkoland censuré  

Afrique du Sud : probable victoire de l'ANC.

Vantards les mâles français?
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