Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Compteurs

Pages lues: ype="text/javascript" src="http://www.ovnet.net/cpt/?code=5/56/7102/7/3&ID=414678637"></script>

Visiteurs:

Recherche

Texte Libre

Archives

7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 05:43

emeutes_strasbourg

P
Repost 0
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 05:35


Paraphrasant Ségolène Royal (et son livre "Femme debout"), Nicolas Sarkozy avait qualifié la France d'"ami debout" des Etats-Unis, à l'occasion du sommet de l'OTAN samedi 4 avril 2009. Le lendemain, le président français suivait son homologue américain à Prague, en République Tchèque, pour un sommet Etats-Unis/Union européenne sur la paix et le désarmement. Après un 60ème anniversaire de l'OTAN très "militaire" vendredi et samedi, le contraste était saisissant. Obama a affirmé vouloir oeuvrer pour la paix et la protection du climat: "Les Etats-Unis, en tant que seule puissance nucléaire à avoir jamais utilisé une arme nucléaire, ont la responsabilité morale d'agir. En conséquence, aujourd'hui je souligne clairement avec conviction l'engagement des Etats-Unis et son désir d'oeuvrer en faveur de la paix et de la sécurité d'un monde sans armes nucléaires. (...) "Je ne suis pas naïf, cet objectif ne sera pas atteint rapidement, peut-être pas durant mon existence".

Turquie or not Turquie ?
A Prague, Barack Obama a aussi affirmé son souhait de voir la Turquie intégrer l'Union Européenne:

"The United States and Europe must approach Muslims as our friends, neighbors and partners in fighting injustice, intolerance and violence, forging a relationship based on mutual respect and mutual interests" ("Les Etats Unis et l'Europe doivent approcher les musulmans comme nos amis, nos voisins et nos partenaires dans la lutte contre l'injustice, l'intolérancen et la violence, et bâtir une relation basée sur le respect et l'intérêt mutuels."). "Moving forward toward Turkish membership in the EU would be an important signal of your (EU) commitment to this agenda and ensure that we continue to anchor Turkey firmly in Europe" ("Progresser vers l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne serait un signal important de l'engagement européen à cet égard et garantirait que nous incluons fermement la Turquie au sein de l'Europe".)
Une déclaration qui n'était pas du goût de Nicolas Sarkozy. Dimanche midi, ce dernier intervenait sur TF1...
"Je travaille main dans la main avec le président Obama, mais s'agissant de l'Union européenne, c'est aux pays membres de l'Union européenne de décider", a déclaré M. Sarkozy. "J'ai toujours été opposé à cette entrée et je le reste. Je crois pouvoir dire qu'une immense majorité des Etats membres (de l'UE) est sur la position de la France", a-t-il ajouté."La Turquie, c'est un très grand pays allié de l'Europe et allié des Etats-Unis. Elle doit rester un partenaire privilégié, ma position n'a pas changé" (source)
Dimanche soir, Obama terminait son périple sur le vieux continent par une visite de deux jours en Turquie.



Energies renouvelables contre nucléaire
Le président français s'est aussi permis d'encourager les Etats Unis à faire davantage en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Un G20 du climat peut être ? "On est heureux que les Américains veuillent prendre le leadership de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais il faut les convaincre d'en faire autant que les Européens". Il s'est bien gardé de rappeler que l'Union Européenne n'avait finalement pas voté, en mars dernier, les moyens nécessaires, financiers ou coercitifs, pour atteindre ses objectifs de réduction de 20% de ses émissions de gaz carbonique, d'augmentation à 20% d'énergies renouvelables, et de 20% d'efficacité énergétiques de plus qu'en 1990. En fait, Nicolas Sarkozy a surtout protéger l'industrie atomique française: "J'ai également dit à Barack Obama qu'il n'y avait pas à choisir entre le nucléaire et les énergies renouvelables". Le président américain n'est spécialement pas hostile à l'énergie nucléaire. Mais il a surtout insisté, depuis son entrée en fonction, sur les énergies renouvelables: le plan de relance américain de février dernier inclue 13 milliards de dollars d'aides à ces développements, sur les 10 ans à venir, et 6 milliards de dollars de garanties à des projets dans le domaine des énergies renouvelables, 3 milliards de dollars de crédits d'impots prolongés pour 3 ans supplémentaires pour les projets éoliens en cours et de 4 ans pour les projets hydroélectriques, géothermiques et à partir de biomasse. Qui dit mieux ?

Obama agacé
Les discordances, masquées par des assauts d'amabilité réciproques, ressortent clairement de ces derniers jours : après les gesticulations françaises avant le G20, Barack n'a pas non plus relevé l'insistance de "Nicolassss" à le faire venir le 6 juin prochain sur les plages de Normandie pour le 65ème anniversaire du débarquement anglo-américain du 6 juin 1944. Le voyage a été annoncé (par Sarkozy), puis reporté, puis confirmé. Vendredi, "Nicolassss" en a remis une couche, mais Barack n'a pas bronché.

Repost 0
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 05:25
Repost 0
Published by La boulange - dans Le programme de Sarkozy
commenter cet article
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 04:28

Pour un sommet de l'OTAN, ce fut un sommet de l'ouverture et la fraternité, il semble que tout ne fut pas dit dans nos "bons" médias nationaux comme TF1 ou le Figaro.

Tout cela ressemble de plus en plus à de la provocation, provocation d'un état UMP avec son Uberpresident en manque ou plutot pour faire diversion sur l'état catastrophique  de la France .
Ce type est en train de démolir les valeurs qui ont fait la France: valeurs de solidariité, de liberté , de fraternité.
Il sert la soupe à ses copains du Fouquet.

Même un journal considéré comme à droite comme les DNA (Dernières nouvelles d'Alsace ) se posent des questions .

Sommes nous toujours dans un état de droit?
Sommes nous toujours dans une démocratie européenne?

Ceci n'excuse pas les bandes de jeunes venant de toute l'Europe pour casser.
Le mythe de la bande si cher à notre Sarkoléon , super-menteur (vous vous souvenez de Grandange, le bouclier fiscal allemand, le séjour au Mexique, etc) est à l'oeuvre comme pour nos chers jeunes des banlieues.


Regardez ce que dit le blog de Rimbus



2 vidéos édifiantes relevées par le génial Gilles Klein sur @rrêt sur Images !

Bien sûr, les black blocs sont des alliés subjectifs des forces de l'ordre. Ce mouvement clairement anarchiste revendique même dans son "manifeste" la volonté de s'opposer aux pacifistes, en parfaits partisans de l'action violente. Une petite provocation par-ci par là permet de faire dégénérer une manifestation pacifiste en émeute anarchiste. Tout cela est parfait pour discréditer les revendications légitimes des opposants à l'Otan, à condition bien sûr que la presse ne soit pas présente pour montrer la vérité. Dès lors, on est en droit de suspecter la police de manipulation contrôlée de la chaîne de violence, en laissant le black bloc s'infiltrer et dégrader. C'est en tout cas la question que se pose le très honorable Jean-Marcel Bouguereau sur son blog.



On en vient à se demander si le fait de ne pas être d'accord avec les décisions de Nicolas Sarkozy est autorisé et si la presse a le droit d'en rendre compte. J'en connais qui vont encore dire que j'éxagère, que je fais de l'antisarkozysme primaire...
L'attitude hystérique de monsieur Lellouche, porte parole des atlantistes, face au sénateur Mélenchon, est révélatrice du respect qui est porté à la parole contradictoire. La violence verbale des membres du gouvernement est semblable à la violence policière qu'elle commande.



Le sénateur Mélenchon, si il a confondu l'article 2 avec l'article 5, n'a pas tort :
Article 5 du traité de l'Atlantique nord
Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l'article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord.


Un article édifiant de Rue89 faisant le paralléle entre Strasbourg et la Corse.

Autre article de Agoravox sur le comportement et l'impunité des casseurs à Strasbourg .

Notre ami Sarkofrance ne manque pas de signaler le role de pyromane du lobyiste Lefebvre

Décidement en France, la "démocratie" sarkozienne commence à sentir le brulé ou la m....

Quelle différence entre les comportements de Sarkoko et  de Ségolène!!
Repost 0
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 05:17
La tenue du sommet de l'OTAN, à Strasbourg puis Baden-Baden, a été l'occasion de manifestations, de heurts et de centaines d'interpellations. Anachroniques, les chefs d'Etat ont surenchi dans l'autocongratulation et les appels au "combat pour la liberté".

Sarkozy jubile
La réintégration de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN intervient au meilleur moment : le détesté George W. Bush est parti, et Sarkozy peut poser à côté d'un Barack Obama triomphant. "Nous sommes des alliés, nous sommes des amis. Nous avons nos convictions. Nous voulons être des alliés et des amis debout." a-t-il déclaré samedi matin.
Le Premier ministre danois, prochain secrétaire général de l'Otan, a eu des propos curieux, lors de sa déclaration de clôture des travaux du sommet, samedi 4 avril vers 15H30 : "La France reprend toute sa place au sein de l'Otan et, je pense, au sein de l'Union Européenne." Quelques minutes plus tard, Nicolas Sarkozy enchaîne : il déclare sa joie d'avoir travaillé avec Angela Merkel, et "la totale identité de vues sur tous les sujets". "Le temps des sommets internationaux ou on parle pour ne rien décider est révolu." Sarkozy a aussi remercié Barack Obama de son "leadership". A la première question d'un journaliste du Monde sur la disproportion des moyens américains au sein de l'OTAN, Sarkozy a attaqué cette "provocation sympathique". Il s'est même permis une petit mensonge en déclarant que les Etats Unis s'étaient enfin ralliés à la stratégie européenne en Afghanistan. Mais de quoi parle-t-il ?
Il a ensuite insisté, ré-insisté sur le nouvel axe franco-allemand. On pouvait croire que le sommet n'était pas celui de l'OTAN mais de Sarkozy et Merkel.

L'OTAN, une alliance américaine contestée
Samedi à la mi-journée, on dénombrait quelques 400 interpellations. Une trentaine de personnes ont été retenues à l'issue de leur garde à vue. Pourquoi une telle opposition ? Primo, le débat sur la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN a été occulté. Rappelez-vous. Le gouvernement a choisi de poser la question de confiance sur ce sujet, une façon de limiter la portée des voix discordantes au sein de son camp. Belle hypocrisie du président. sa décision était prise, et il ne le cachait pas mercredi 11 mars dans un discours à l'Ecole Militaire: "Après avoir pris connaissance du résultat du débat, j'écrirai à nos Alliés pour les informer de ma décision".
Deuxio, Sarkozy a menti. Pendant la campagne électorale, il expliquait qu'il retirait les troupes françaises d'Afghanistan.
Deuxio, l'état de siège imposé à Strasbourg ne pouvait que provoquer des heurts : la pression policière était à son maximum: intrusion de patrouilles de BAC (Brigade Anti-Criminalité), survol nocturne par hélicoptère équipé de projecteurs, blocage des cuisines mobiles allemandes aux frontières, contrôles d'identité préventifs... Le JDD explique que les "alters" étaient déboussolés, "en fin de course." Daniel Cohn Bendit a au contraire dénoncé le retrait des drapeaux anti-OTAN dans les rues de Strasbourg. Sommes nous en démocratie si de simples drapeaux gênent à ce point le monarque ?

L'Afghanistan, un bourbier et une erreur
In fine, l'OTAN reste une alliance sous domination américaine. L'effort européen en Afghanistan se limite à quelques milliers d'hommes (dont 150 gendarmes français supplémentaires...). Les Etats Unis aligneront plus de 20 000 hommes... Actuellement, la "force internationale d'assistance à la sécurité" (FIAS), déployée par l'Otan en Afghanistan compte quelque 55100 soldats originaires de 41 pays, la plus grande opération terrestre de l'Otan hors d'Europe. Le combat en Afghanistan semble aussi caricatural que la guerre en Irak. Samedi matin, Sarkozy avait déclaré: "Nous n'avons pas le droit de perdre, parce que là-bas se joue une partie de la liberté du monde. Mais nous ne sommes pas contre les Afghans. Nous sommes avec eux, à leur côté, nous devons développer l'afghanisation". En fait, le soutien européen en Afghanistan est simplement ... piteux.
Pourtant, cela fait près de 8 ans que les forces de l'Alliance tentent de débusquer Al Quaida et les Talibans. En vain. L'excellent Rimbus est récemment revenu sur la caricature des justifications occidentales. Tous les dirigeants occidentaux parlent de combat pour les droits de la femme, les libertés publiques et la démocratie, ignorant la culture locale. C'est stupide.
L'hebdomadaire Marianne a récemment publié quelques extraits du livre de Jean-Dominique Merchet: ce dernier se demande pourquoi faudrait il mourir pour l'Afghanistan: "Sept ans après la chute du régime des talibans, où en sommes-nous? D'incontestables progrès ont été accomplis, surtout si l'on se rappelle de l'état pitoyable dans lequel se trouvait le pays à la veille du 11 septembre 2001. [...] Le problème est que les échecs sont tout aussi incontestables."
Pire, on découvre aujourd'hui, grâce au Guardian, que le président Karzaï, installé par l'administration Bush en décembre 2001, s'apprêt à publier une loi des plus restrictives à l'encontre des droits des femmes. Nicolas Sarkozy y a fait allusion, lors de sa conférence de presse samedi 4 avril après midi. Barack Obama, quelques heures plus tard, a été plus explicite : "cette loi n'a pas lieu d'être."



Lire aussi:

Repost 0
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 05:05


Le copain de Sarkozy est en fait un ami lointain, pour ne pas dire un lointain ami. Parce que quand on regarde ce qui s'est passé ces derniers jours, on constate que le soutien à Bush lui est sans doute resté en travers de la gorge. Et il n'y a sans doute pas que cela.

Merci à Chimulus

La vérité est là : Obama s'est bien payé la tête du gesticulateur précoce et l'a ignoré d'une manière plus que visible.

Merci à Philippe Tastet

En cela il ne fait que continuer à lui montrer son importance sur la scène internationale : une petite crotte qui bouge beaucoup en fonction du vent.

Merci à Chimulus

Regardez cette petite vidéo qui montre un Obama qui ne voit pas Sarkozy (volontairement !). Lequel a bien du mal à s'en remettre. Au fait c'est du Chewing Gum qu'il mâche ?





Repost 0
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 04:51


Aujourd'hui, nous sommes le 16 germinal de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

No to Nato!
"Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix." Guglielmo Ferrero

C'est arrivé ce 5 avril :


En 1242, Alexandre Nevski, fils du grand-prince russe Iaroslav (gouverneur de Vladimir), massacre les Chevaliers Teutoniques et les Chevaliers Porte-Glaives sur les glaces du lac Peïpous, à la frontière de l'Estonie actuelle.

En 1732, naissance de Jean-Honoré Fragonard, en 1832 de Jules Ferry 

En 1794, mort de Georges Jacques Danton, de Camille Desmoulins, de Fabre d'Eglantine  

A la Une :  
Pendant les violents affrontements à Strasbourg, entre anti-OTAN et forces de l'ordre, un hôtel Ibis  a cramé. Le Mammouth ne va pas porter le deuil pour cette chaîne hôtelière. Mais il remarque qu'avec son attitude pro-américaine, Sarkoléon importe sur notre territoire les réactions violentes qui étaient auparavant plutôt le fait de l'Allemagne : chair à crise et à canons!
Quoi qu'il fasse, et partout où il passe, Sarkoléon avec son armada sécuritaire sème des troubles.
MAM félicite les forces de l'ordre!
Entre marteau et enclume 
Quand Obama punit Sarkoléon...
Sommet de l'OTAN, les temps forts ( page de liens )

Quand ce n'est pas à Strasbourg, ça pète à Bastia. Au lieu de chercher la paix ailleurs, Sarkoléon ferait bien de la faire chez lui!

Le Gouvernement est radin avec les Pupilles de la Nations.

Trente suicides en prison depuis le début de l'année!

Jaurès à toutes les sauces.
Après 1789, 2009?

Rome, les dortoirs de la honte.

Les Nord-Coréens ont tiré leur fusée, au nez et à la barbe de ceux qui ne voulaient pas.

La fessée au tribunal...
Repost 0
6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 04:29

Interessant et navrant pour nous français cet article qui nous compare à la tchéquie.

Une conclusion s'impose : vivons nous, encore dans un état de droit démocratique avec Sarkozy?:

Article de Liberation par Jean Quatremer.

La République tchèque vient, à distance, de donner une bonne leçon de démocratie à la France. 20090405 Praha 18 Alors que Barack Obama s’est déplacé durant deux jours dans une ville fantôme quadrillée par 10.000 policiers et vidée de ses habitants, il a pu se faire sans problème acclamer par 30.000 personnes à Prague, ce matin (chiffre donné par une dépêche AFP). Les Tchèques ont fait la tranquille démonstration que l’on peut assurer la sécurité d’un président américain sans décréter l’état de siège, comme les autorités françaises l’ont fait à Strasbourg pendant le sommet de l’OTAN.

Si Obama n’avait pas demandé à rencontrer des citoyens dans un gymnase de la ville pour répondre à leurs questions (4000 personnes présentes), il n’aurait vu que quelques dizaines de militants UMP soigneusement sélectionnés, vendredi matin. La sécurité des vingt-huit chefs d’État et de gouvernement n’explique pas l’hystérie policière de Strasbourg, comme viennent de le montrer les Tchèques : les personnes admises au château de Prague pour écouter le président américain ont dû passer sous des portiques de sécurité et le tour était joué. Certes, il y a eu des manifestations violentes à Strasbourg – quelques centaines d’agités —, mais elles n’ont jamais menacé les chefs. Bruxelles, qui accueille au minimum quatre sommets européens par an, n’est jamais bloqué de cette façon. Seules quelques rues sont barrées et lesforces de l’ordre savent se faire très discrètes.

En haut, Obama à Prague, en bas, Obama à Strasbourg, tel que les Strasbourgeois ne l'ont pas vu...

DSC07152

 

D’autant que les mesures adoptées étaient kafkaïennes : les points de passage étaient à sens unique (on sort de la zone rouge ou orange par un endroit, mais on ne peut rentrer que par un autre endroit situé à quelques centaines de mètres), leur disposition était incompréhensible et variable, on passait parfois par des portiques de sécurité, parfois pas (avec Arnaud Leparmentier du Monde, nous sommes entrés samedi dans le centre de presse sans être contrôlés puis de là, nous avons pu nous rendre aux conférences de presse, toujours sans être fouillés puisque nous étions censés l’avoir été au point d’arrivée…), etc. J’avoue avoir ressenti une certaine admiration pour les gendarmes mobiles qui, en dépit de nos coups de gueule, sont toujours restés aimables.

On peut se demander si ce qui s’est passé à Strasbourg ne manifeste pas un véritable mépris des20090405 Praha 32 citoyens qui ont été privés de la fête que représente la visite du premier président noir des États-Unis (à droite, le bain de foule praguois d'Obama). Comme le faisaient remarquer les Strasbourgeois, « ils auraient au moins pu installer des écrans géants pour qu’on suive les conférences de presse et ses déplacements ». Même cela leur a été refusé. Ils n’avaient sans doute qu’à regarder TF1. Décidément, quelle que soit la façon dont on prend cette affaire, la France ne sort pas grandie par son obsession sécuritaire. Avec Michèle Alliot-Marie aux manettes, Obama aurait prêté serment devant un parterre de gendarmes mobiles…

Repost 0
5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 09:34

SB

Dilem

___________________________________________________

03042009

______________________________________

RdM

_______________________________________________________

 
Repost 0
5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 09:32


Cent semaines déjà que Nicolas Sarkozy a été élu. Il a été cette fois-ci affiché son volontarisme dans les plus hautes sphères internationales : la réunion du G20 à Londres, qu'il avait initiée, puis un sommet de l'OTAN à Strasbourg. Il retrouvait enfin un rôle à jouer à l'extérieur de nos frontières. Pourquoi faut-il qu'il caricature le débat, exagère ses colères, fustige des bouc-émissaires ? Sans doute pour cacher son désarroi face à la crise.

Président satisfait
Avant de partir aux sommets du G20 puis de l'OTAN, Nicolas Sarkozy a voulu partager son autosatisfaction avec les auditeurs d'Europe1. Mercredi, Jean-Pierre Elkabach s'est déplacé dans le salon Murat de l'Elysée, quelques heures avant le Conseil des Ministres, pour recueillir la parole présidentielle : il a répété son annonce sécuritaire de la semaine précédente, passée inaperçue. "Le simple fait d'appartenir à une bande armée, menaçante (...) sera punie d'une peine de 3 ans d'emprisonnement." Comme il a sauvé Gandrange, il a promis de sauver le site de Caterpillar en Isère.

La veille, à Châtellerault, dans la Vienne, le président français avait lâché quelques renforts au pôle emploi : un temps désorganisé par la fusion des Assedic (15 000 agents) et de l'Anpe (30 000) en début d'année, le service de l'emploi va pouvoir recruter 1 840 agents supplémentaires. Le nombre de chômeurs a pourtant augmenté de près de 300 000 en trois mois. Côté médias, il a fait confirmer qu'il nommerait Jean-Luc Hees, réputé à gauche, à la tête de Radio-France le 12 mai prochain. L'ouverture à gauche se loge désormais dans les médias... Bref, tout va bien. Le Président à la "banane" !

Sarkozy caricature le G20
On ne reprochera pas à Nicolas Sarkozy de vouloir améliorer la régulation de la finance mondiale: la rémunération des traders incite à la prise de risques, les fonds spéculatifs sont mal encadrés; les paradis fiscaux pullulent au grand désespoir d'Etats surendettés. La critique vise ailleurs : Sarkozy caricature le débat. Et il a occulté systématiquement d'autres éléments fondamentaux de la réunion du G20: pourquoi l'Europe ne procède-t-elle pas à une véritable relance ? Quels moyens supplémentaires faut-il doter le FMI ? Quelle aide et quelle place dans la gouvernance mondiale accorde-t-on aux pays dits émergents ? Dans la crise actuelle, les économies, émergées ou émergentes, ont besoin d'un soutien financier public. A cet égard, le G20 n'a pas vraiment tenu ses promesses: les moyens du Fonds Monétaire International, comme ceux de la Banque Mondiale, ont été considérablement renforcés. Les 20 se sont également mis d'accord sur une relance de l'économie et de l'emploi, notamment par une accélération de "la croissance verte", l'augmentation de 4% du PIB de l'économie, et à fournir l' effort budgétaire nécessaire pour restaurer la croissance. Néanmoins, aucun plan de relance coordonné ni effort supplémentaire de l'Europe n'a été retenu. Et la publication, jeudi en fin de journée, d'une nouvelle liste des paradis fiscaux ne change rien au secret bancaire. Mathieu Pigasse relevait cette semaine que le G20 est resté "très silencieux" sur les sanctions et les mesures de rétorsion à prendre à l'encontre de ces "zones de non-droit." Chacun sait que tout G20 ne règlera pas tous les problèmes. Il eut été simple de le dire, d'expliquer qu'un tel accord est déjà très bien Mais non. Pour Nicolas Sarkozy, le G20 a "éradiqué" le secret bancaire et les paradis fiscaux. C'est faux, mais ça impressionne le téléspectateur du journal télévisé de TF1.

Président immature ?
Avant le G20, le président français a gesticulé. Il a fait semblant d'être terriblement déçu par la frilosité anglo-saxonne à l'égard du souci de régulation. Avant même d'en être, il a menacé de quitter le G20. On aurait dit un petit garçon tapant du pied pour qu'on cède à ses caprices. Barack Obama a semblé surpris. En arrivant à Londres, il s'est empressé de calmer le petit monarque : "Nous avons la responsabilité de coordonner nos actions et de nous concentrer sur les points communs et non sur des divergences épisodiques"" ; "les divergences entre les différentes parties [au G20] ont été très exagérées". Exagérées ? Par qui ? Lors des réunions du G20, Barack Obama a usé de diplomatie pour rapprocher les positions. Une attitude à l'opposé des menaces françaises: ""Je me suis engagé à respecter différents points de vue et à forger un consensus au lieu de dicter nos conditions. C'est comme cela que nous avons avancé ces derniers jours" a-t-il expliqué jeudi soir. Mercredi, Sarkozy s'était un peu calmé: «C’est embêtant pour moi de partir alors que je viens d’arriver». Il a rejoué l'énervement contre les bouc-émissaires de la finance mondiale: la crise, c'est la faute aux "techniciens", une explication très vaseuse, que personne ne reprend ni ne comprend.
Jeudi soir, mêmes caricatures : Nicolas Sarkozy tient à expliquer à la presse que son G20 a "acté que c'est la défaillance de la régulation qui est à l'origine de la crise financière, laquelle crise financière est à l'origine de la crise de l'économie". Pourquoi dépenser autant d'énergie à caricaturer la réalité ? Pour sauver la face ? Ou pour masquer un désarroi ?

Président boudé
Vendredi, Nicolas Sarkozy avait enfin son entretien avec Barack Obama. Lequel a salué le leadership du président français. Dans la cour d'école européenne, le caïd, c'est Nicolas. Oublié l'affront du mois de janvier. Le 20 janvier, le président français avait félicité Obama le jour de son inauguration, tout en critiquant la débauche "bling bling" de cette célébration. Le président américain avait attendu deux semaines avant de le remercier. Cette fois-ci, Sarkozy jubile enfin. Après une heure et demi d'entretiens, il pouvait tenir une conférence de presse commune avec l'élu américain. Et Barack Obama ne tarit pas d'éloges... à double tranchant : «Sans son leadership, ce sommet (du G20) n'aurait pas été celui qu'il a été», puis : «Nicolas Sarkozy ne cesse de faire preuve d'imagination, de créativité» (...) «il est présent sur tellement de fronts qu'on a du mal à suivre». Il a même remercié Sarkozy pour la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN: «La France fait preuve d'un leadership courageux au sein de l'Otan grâce au président Sarkozy». Plus loin, des heurts violents opposaient manifestants anti-OTAN et forces de l'ordre.
En fait, Barack Obama ne pouvait faire mieux: à Londres, tous les observateurs avaient noté combien le président américain avait snobé son homologue français. Lors de la "photo de famille", Obama passe devant lui sans le saluer, pour aller surjouer son enthousiasme avec Medvedev et Berlusconi un rang derrière. Le petit caïd gaulois est remis à sa place.

Président impuissant
Finalement, Nicolas Sarkozy ne semble ni comprendre ni vouloir comprendre les causes de la crise. La croissance mondiale s'est appuyée sur une bulle, celle d'un endettement généralisé des Etats et des ménages. On vit à crédit depuis des lustres, et pour toutes sortes de raisons comme financer des guerres (Irak, Afghanistan), ou compenser des pouvoirs d'achats sacrifiés (cf. le surendettement des ménages américains, la crise des subprimes, la faillite espagnole). On épuise aussi la planète. Dans une petite vingtaine d'années, les énergies fossiles seront inaccessibles, hors de prix ou épuisées. Face à ces défis, la France est impuissante. Et elle n'a pas le président visionnaire, ou à l'écoute que la crise exige. Il faudrait réflechir à une nouvelle économie, et non pas un toilettage incomplet, un nouveau partage des richesses, une nouvelle vision. Après son "travailler plus pour gagner plus", Sarkozy a simplement trouvé un nouveau slogan, simple et creux comme le précédent, sa réponse unique à tous nos maux : "moraliser le capitalisme".
Le contraste avec la situation américaine est saisissant. Barack Obama parle d'investissements dans la recherche fondamentale, l'éducation des esprits, la protection du plus grand nombre, la responsabilité de chacun. Certes, il fait des erreurs et des compromis. Mais il les reconnaît et les assume. Il ne cherche pas systématiquement un bouc-émissaire. Quand AIG sert des millions de dollars de bonus à ses cadres, sa colère est publique, forte. Il a déjà plafonné le salaire des patrons des entreprises qu'il soutient, et viré le PDG de General Motors. En France, Sarkozy joue de sa grosse voix, publie un décret ridicule de minimalisme sur les bonus et stock-options (8 entreprises concernées !!), protège François Pérol, et couvre les dépôts occultes de ses amis dirigeants africains dans les banques nationales: on a en effet appris mercredi que le parquet de Paris s'oppose à l'ouverture d'une information judiciaire sur la plainte visant trois chefs d'Etat africains accusés d'avoir acquis en France des biens immobiliers grâce à des détournements de fonds... Belle Sarkofrance !

Président moralisateur de pacotille
En Sarkofrance, le ménage n'est donc pas fait. Nicolas Sarkozy a beau jeu de crier au loup. Le magazine Alternatives Economiques, relayé par Marianne, a relevé combien les grandes entreprises françaises usent et abusent des paradis fiscaux. Terra Nova a rappelé que les listes noires sont inutiles si des sanctions fortes et précises ne sont pas établies et partagées. Pourquoi ne pas commencer en France ? Chaque jour qui passe révèle son lot de scandales en tous genres sur la gouvernance d'entreprise : retraites dorées pour les dirigeants de la Société Générale (lundi), de BNP Paribas (jeudi); enquête préliminaire sur la nomination de François Pérol à la tête des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne (mercredi), etc... Le fameux décret, que le gouvernement a fini par lâcher mardi 31 mars, pour encadrer les stock-options et rémunérations variables des dirigeants de banques et des constructeurs automobile est stupéfiant de timidité. La question centrale, le partage des revenus et des efforts, est occultée, oubliée, sous-évaluée. Mercredi soir, le Sénat s'est même rebellé contre le gouvernement en élagissant la porté du décret anti-stock options et bonus à tous les sous-traitants de l'automobile et les entreprises aidées par le Fonds stratégique d'investissement (FSI). On attend toujours de la part de cette présidence si volontariste, un plafonnement des rémunérations des patrons d'entreprises aidées par l'Etat, sur le modèle de la décision de Barack Obama il y a deux mois. Du bouclier fiscal à la gouvernance d'entreprise, "Pas touche aux copains !" semble nous dire Sarkozy.

Les électeurs sont des citoyens adultes. Ils méritent un discours adulte et responsable. Moins de 100 jours après son entrée en fonction, Barack Obama est clairement président.

Plus de 100 semaines après son élection, Nicolas Sarkozy n'est toujours qu'un caïd.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?
Repost 0
Published by La boulange - dans La semaine de Juan
commenter cet article