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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:49

 





Elles sont curieuses, ces premières photos de Nicolas Sarkozy à moitié nu sur un plage du Cap Nègre. Il y a quinze jours, on aurait trouvé notre président "sculptural", les abdo contractés, la preuve que ces efforts ne sont pas vains. Un coach personnel pour entrainer son périnée et éviter une brioche abdominale naissante, des heures de jogging aux quatre coins de la planète à chaque déplacement officiel, du vélo dès qu'il peut, un régime alimentaire pour le moins frugal. Nicolas Sarkozy a lutté contre les bourlets d'un été 2007, ceux-là mêmes immortalisés par quelques photos quand il ramait sur un lac américain en compagnie de son fils Louis. Bref, les premières photos de Nicolas S au bord des plages du Cap Nègre devaient être celles d'un succès contre l'âge, une démonstration publique que Nicolas II est bien cet hyperprésident volontariste contre qui rien ne résiste.

Le scénario fut différent. Quelques jours avant de partir, la réalité s'est rappelée au bon souvenir de l'hyperactif. Un petit évanouissement dans le bois de Versailles, un hélicoptère, 24 heures d'examens médicaux, une Sarkofrance en suspens. Dimanche 26 juillet, Nicolas Sarkozy est devenu vieux, en l'espace de quelques minutes et deux communiqués. Du coup, ces premières photos d'un monarque amaigri ont pris une toute autre valeur. Son corps paraît presque sec, sûrement fatigué, sans doute surmené.

Il bombe le torse pour cacher une brioche que de multiples exercices du périnée n'ont pas totalement gommée. On regarde moins les abdos que la maigreur des bras. Le visage grimace, les pectoraux sont contractés. Le short est toujours ample, une gourmette bling-bling rebondit sur le torse. Le coup de pompe d'un dimanche de juillet l'a transformé en convalescent, et ses premières photos ne disent rien d'autre.

Cruelle déception.

Lire aussi :

Publié par Juan    

roman_photo_cap_negre

 

 

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:48



Poitiers le 31 juillet 2009

Monsieur le Premier Ministre,

Dans le cadre du financement de la ligne LGV Sud-Europe Atlantique pour laquelle le Gouvernement exige une participation des collectivités territoriales, je vous ai proposé le 19 juillet dernier une solution recueillant le consensus de tous les départements et de toutes les agglomérations du Poitou-Charentes. Vous m’indiquez dans votre courrier du 27 juillet que le Gouvernement écarte cette solution et vous demandez que la Région s’engage sur le protocole de financement.

Je déplore cette attitude politicienne qui méprise la démocratie locale. La poursuite du chantage que vous faites, consistant à conditionner les raccordements assurant la desserte des villes de Poitou-Charentes à l’apport des collectivités locales, traduit un manque de respect et de connaissance des contraintes locales. Je relève d’ailleurs que votre menace de ne pas engager immédiatement ces raccordements (rendant leur réalisation assez illusoire dans le futur) est contradictoire avec les objectifs de rentabilité de la nouvelle ligne.

Face à cette menace, nous avons décidé les départements et les agglomérations, pour protéger Poitiers et Châtellerault, de céder à votre chantage immoral, malgré l’irresponsabilité de votre démarche. L’Etat qui gère mal a les caisses vides et rançonne la Région qui gère bien, et n’a pas les caisses vides.

La bonne gestion de la Région, sans augmentation d’impôt, ne permet toutefois pas de compenser la défaillance du Gouvernement et nous devons remettre en cause d’autres investissements pour compenser cette dépense indue car je ne veux pas qu’elle pénalise les contribuables qui souffrent déjà beaucoup de la vie chère. Nous observons également que les annonces du plan de relance gouvernemental ne correspondent à rien de sérieux.

La bonne gestion de la Région démontre que le pays pourrait être géré autrement avec efficacité et justice.

L’apport financier de la Région Poitou-Charentes sera de 110 millions d’euros d’autorisation de programme pour les infrastructures ferroviaires nationale (LGV et autoroute fret ferroviaire). Sur cette base, je vous informe que j’ai fait remettre au Préfet de Région le protocole de financement signé.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.

Ségolène Royal

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:45

 

 

Aujourd’hui plus que jamais, tandis que les idéologies d’antan s’effritent avec la « peoplisation » des hommes politiques et la dictature de l’Europe libérale, il importe, dans l’optique des futures échéances électorales, de dresser un tableau des tendances actuelles des différents partis politiques. Le flou et l’ambiguité caractéristiques de l’époque, notamment en ce qui concerne les divergences entre la droite et la gauche, rendent une mise au point nécessaire, qui prendra certes du temps, mais qui s’avérera très utile au moment où les Français devront choisir leur projet de société.
Pour ce premier article, nous nous intéresserons à la situation actuelle de la droite.

 
Nicolas Sarkozy et la droite libérale
 
Le mouvement de droite majoritaire est sans aucun doute celui que personnifie le président de la République Nicolas Sarkozy. Mais qu’est-ce que le sarkozysme ? Le parti dont il est issu, l’Union pour un Mouvement Populaire, se veut à la fois représentatif des gaullistes, des libéraux et des démocrates chrétiens, et reconnaît son affiliation au Parti Popuaire Européen, qui regroupe tous les grands partis de droite d’Europe (le Peuple de la liberté de Berlusconi, l’Union chrétienne-démocrate de Merkel...). Toutefois, dans la réalité, l’héritage purement gaulliste est souvent mis en parenthèses, notamment du fait d’un atlantisme patent, de la proximité avec les patrons plutôt qu’avec les salariés, en raison aussi de l’acceptation totale du libéralisme économique. Ainsi, Nicolas Sarkozy se distingue plus par son libéralisme que par ses héritages historiques supposés (il a de la sorte condamné le véritable parti libéral, Alternatives Libérales, à un score de moins de 1 % aux élections européennes de juin 2009) ; on lui trouve à la fois des inspirations légitimistes (mise en avant de la religion...), orlénistes (proximité avec la bourgeoisie d’affaires...), mais surtout des traits bonapartistes (stratégie d’occupation de l’espace médiatique, volonté de puissance inassouvie, appui sur une garde rapprochée -Hortefeux, Estrosi, Lellouche, Lefebvre- qui rappelle les hommes forts de Napoléon III : Billault, Morny, Walewski...). Pour résumer, le sarkozysme semble être un vaste amalgame des diverses tendances de droite, un "patchwork" idéologique qui explique sa force dans les urnes : personne n’y adhère complètement, mais tout le monde semble un peu s’y retrouver...
 
Les autres tendances
 
a/ la droite qui s’assume en tant que telle
 
La droite nationale d’influence légitimiste
 
C’est l’extrême droite traditionnelle qui correspond le mieux à cette sensibilité. Dominée depuis les années 1960 par la personnalité de Jean-Marie Le Pen, président du Front National, souvent taxée de racisme et de nostalgie pour le régime de Vichy, elle défend le patrimoine de la France et les Français en promouvant la préférence nationale, la limitation de l’immigration ou encore la souveraineté nationale vis-à-vis de l’Union européenne et des Etats-Unis. Se présentant comme le parti des "petits" contre la bourgeoisie d’affaires, le Front National rejoint partiellement le Parti Communiste, mais s’avère contradictoire au niveau idéologique en défendant la baisse des impôts et ainsi l’affaiblissement de l’Etat français, pourtant pilier de la nation à l’époque de la mondialisation. C’est sans doute cette prise de position démagogique, destinée à séduire l’électorat anticommuniste, qui explique que la doctrine frontiste n’ait jamais véritablement franchi les lignes politiques et soit resté un parti clairement ancré à droite dans l’imaginaire collectif.
 
 
La droite nationale et gaulliste
 
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, est aujourd’hui considéré comme le flotteur droit du président de la République. Se retrouvant en réalité sur de nombreux points avec Nicolas Sarkozy (notamment sur la question économique, où il soutient le libéralisme), il est en revanche surtout connu pour sa défense de la "vieille France" (il est lui-même vicomte) et particulièrement de la France rurale (il est élu local, président du Conseil général de Vendée), ce qui explique largement son alliance avec Frédéric Nihous, président de Chasse, Pêche, Nature et Traditions au sein du mouvement Libertas pour les élections européennes de juin 2009. Il souligne ainsi le rôle de l’autorité, de la famille, mais aussi la fierté d’être français (son rejet de "l’islamisation de la France" a été le point fort de son programme lors des présidentielles de 2007).
 
 
La droite gaulliste
 
Debout La République, le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, est le véritable parti héritier du gaullisme. Dans la droite filiation du général de Gaulle, Dupont-Aignan se veut le représentant de la souveraineté nationale (contre l’OTAN et l’Europe supranationale), de l’identité française (opposition au port de la burqa...), de l’union nationale en voulant "redonner aux Français le goût de vivre ensemble" et en défendant les services publics, notamment l’hôpital. Au niveau économique, Nicolas Dupont-Aignan souhaite mettre en place la "troisième voie" dont de Gaulle avait parlé (une association capital-travail) ; ainsi, il refuse "le libre échange déloyal qui entraîne les délocalisations et la baisse des salaires" en proposant par exemple "l’obligation pour les entreprises de réserver 15% de leur capital à leurs salariés".
Cette doctrine originale rejoint ce qu’il est convenu d’appeler le gaullisme social, une certaine conception de la politique dans laquelle Dominique de Villepin pourrait se reconnaître. Comme le soulignait le site Mediapart le 2 août, les deux homme s’entendraient très bien, et discuteraient actuellement d’une alliance en vue des régionales de 2010 avec... François Bayrou. Il est d’ailleurs temps de passer à la droite qui prétend ne pas l’être.
 
b/ La droite qui ne s’assume pas en tant que telle
 
La droite humaniste
 
Le courant humaniste, catholico-compatible, de François Bayrou (MoDem), continuation du parti de centre droit, le Mouvement Républicain Populaire issu de la Résistance, est clairement identifié à droite. D’inspiration quasiment messianique, il met certes en avant les "petites gens" et les campagnes (il jouit d’une grande sympathie chez les agriculteurs), ce qui pourrait le rapprocher du populisme de gauche, mais son affiliation au Parti Libéral Européen ne laisse guère de doutes sur ses motivations réelles, d’autant plus qu’entre 2002 et 2007, il a la plupart du temps voté à l’Assemblée nationale avec la majorité présidentielle de droite. Avançant toutefois comme principal argument pour son antisarkozysme le fait qu’il ne considère pas l’argent comme la valeur suprême, il apparaît plus proche du peuple, plus humain, si ce n’est que sa culture classique en fait plus un patricien qu’un plébéien...
 
 
La droite socialiste
 
L’oxymore utilisé comme appellation de la dernière catégorie pourrait faire sourire ; elle est bien plutôt le signe d’une perte de sens idéologique. L’aile droite du Parti Socialiste (Strauss-Kahn, Valls...) appartient sans le moindre doute à ce qu’il est convenu de rattacher à la tradition de droite.
Dominique Strauss-Kahn se distingue ainsi par son acceptation du libéralisme économique (en tant que ministre de l’économie sous le gouvernement Jospin, il a privatisé de nombreuses entreprises d’Etat) et de la mondialisation. Le plus social-démocrate des socialistes, aujourd’hui directeur du Fonds Monétaire National, organisme qui conditionne son aide aux pays les plus pauvres au passage à une économie extravertie, apparaît même comme le complice de la politique actuelle menée par son bienfaiteur Nicolas Sarkozy, qui a proposé sa candidature au FMI...
Manuel Valls, qui veut « aider à concilier la gauche avec la pensée libérale » (Libération du 24 avril 2009), se veut également le défenseur de la sécurité et de l’union nationale, dans un amalgame entre un certain conservatisme identitaire et l’insistance sur le droit aux différences et le règne de l’individu, typique du Parti Socialiste et de l’idéologie droit-de-l’hommiste.
 
En conclusion, on peut se demander si la force de la droite en France, et sa faiblesse, ne résident pas dans la personnalisation à outrance de ses responsables. Entre Jean-Marie Le Pen et Dominique de Villepin, en passant par le président de la République, Nicolas Sarkozy, c’est d’abord grâce au talent d’un homme que les partis de droite sont si populaires, mais aussi parfois si décriés (Le Pen accusé d’être fasciste, Sarkozy d’avoir des pulsions d’autoritarisme...).
Au contraire, la gauche française se caractérise par l’insipidité de ses dirigeants (Martine Aubry, Cécile Duflot, Marie-George Buffet ou Laurent Fabius n’ont rien de commun avec les grands rhéteurs de droite).
C’est sans doute que la volonté de puissance des hommes de droite, les ambitions personnelles de ces grands tribuns, sont plus motivantes que les projets de société défendus vaille que vaille, souvent médiocrement, par les dirigeants de gauche...
 
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:43
 


Dans l'affaire des sondages manipulés par l'Elysée, un autre sondeur et "spin-doctor" a fait surface. Pierre Giacometti émarge sur le budget du premier ministre. Mais il travaille en fait pour l'Elysée, comme l'expliquait Philippe Cohen dans Marianne le 25 juillet dernier.

Pierre Giacometti a travaillé pour l'institut BVA puis IPSOS avant de fonder son propre cabinet. Il a également assisté Nicolas Sarkozy avant son élection à la Présidence de la République. Le 6 mai 2007, il travaillait encore pour IPSOS, mais il était invité à la soirée du Fouquet's, par son "client privilégié".

A l'instar de Patrick Buisson, le fondateur de Publifact et heureux bénéficiaire d'un contrat annuel de 1,5 millions d'euros auprès de la Présidence - et d'une aide de 270 000 euros du gouvernement pour la chaîne thématique qu'il dirige en 2008 et 2009 - Pierre Giacometti s'est vu confier une mission auprès du Président une fois élu. Les amis, ça compte en Sarkofrance !

« C'est une relation qui dure depuis de longues années, mais ce n'est pas quelque chose dont je parle beaucoup, dont je pense qu'il faille se vanter… Ce n'est pas mon tempérament de répondre à tout ce que je peux lire ou entendre.

Se connaître dans la vie n'empêche pas d'avoir des relations professionnelles. Mieux, cela permet de travailler en confiance, et c'est vrai qu'un lien de confiance nous unit. De la confiance, mais aussi quelque compétences. »

Pierre Giacometti, cité par Rue89.

Le contrat conclu entre Giacometti et l'Elysée n'a pas été dévoilé. Il est connu depuis longtemps. Dès la création de sa propre agence, Giacometti a émargé auprès de Sarkozy, à compter de mars 2008. Cette prestation de Pierre Giacometti pour l'Elysée a été obtenue sans appel d'offre. Elle n'est pas mentionnée par la Cour des Comptes dans son rapport de la mi-juillet.
« Bien sûr qu'il y a un contrat », confie Pierre Giacometti à Rue89. « Il s'agit d'un contrat de gré à gré [contrat librement négocié entre les parties, ndlr], passé sans appel d'offre, comme il est de coutume à l'Elysée, bien avant 2007. » Pour la durée ou le coût, il faudra cependant repasser : « Là, seul le client peut vous renseigner. »

« Il s'agit de conseil en stratégie fondé sur l'intelligence d'opinion, c'est-à-dire sur toutes les ressources documentaires disponibles, que ce soit par les médias, par les études qualitatives… »
Tout juste a-t-on appris qu'il avait également gagné un appel d'offre auprès du Premier Ministre. La prestation est redondante avec les missions du Service d'Information du Gouvernement. Thierry Saussez, qui dirige ce dernier, n'était pas au courant. D'après Rue89 les services du Premier ministre rémunère ainsi Pierre Giacometti, quelques 358 000 euros par an:
« La mission sera constituée continûment et simultanément de deux unités d'oeuvre» :
  • « La première consistera en l'élaboration et la présentation de diagnostics hebdomadaires synthétiques basés sur les différents matériaux d'information relatifs au Gouvernement, et sur la veille média. »
  • « La seconde consistera notamment en l'accompagnement des investissements du Cabinet du Premier ministre en matière d'achat d'études.»
Quand il intervient dans les médias, Pierre Giacometti ne mentionne pas, à destination du grand public, qu'il travaille en fait pour l'Elysée. On ne mentionne que son titre, jamais son commanditaire. Le 22 juin dernier, peu avant l'intervention de Sarkozy au Congrès à Versailles, le "fondateur du cabinet Giacometti Péron & Associés" expliquait ainsi sur BFM qu' "il y finalement deux éléments majeurs dans l’intervention du président de la République qui seront probablement au cœur des débats qui suivront immédiatement et dans les jours qui viennent." Ou encore : "On a fait une réforme des institutions qui a entraîné un rééquilibrage des pouvoirs en faveur du Parlement et la fin d’une forme de relation équivoque entre le Parlement et le président de la République, qui est une vieille histoire de la République en France."

Le 22 mai dernier, Giacometti était invité par le fiston Jean Sarkozy à une réunion de l'UMP locale. Sans commentaire.

Publié par Juan
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:36

 

Jean-Philippe Huelin

Le salaud d'ouvrier qui roule 30 km pour se rendre chaque matin à son usine sera taxé. Le publicitaire parisien qui vient à son agence en vélo sera indemnisé. Et c'est une figure historique de la gauche qui a inventé un tel système.



La taxe carbone de Rocard suinte le mépris du peuple

Michel Rocard en sarko-boy : décidément la taxe carbone ne recycle pas que le CO2 ! Après les pôles et avant le grand emprunt, le plus dévoué des membres de la Gauche collaboratrice du pouvoir sarkozyste est décidément toujours vert en matière d’usine à gaz bureaucratique, amphigourique et impopulaire. Ne revenons pas sur les principes de ce qu’il est convenu d’appeler dans les hautes sphères « Contribution Climat Energie », seul Claude Allègre, l’ami de Jospin Sarkozy, nie le réchauffement climatique, demandons-nous plutôt qui paiera cette taxe carbone ?

Selon les bons enseignements de l’Ecole (l’ENA bien sûr), un bon impôt touche d’abord les plus nombreux, cela garantit un rendement acceptable. Donc pour faire court, les pauvres paieront la taxe carbone. Les choses sont rarement dites aussi simplement et pourtant c’est la vérité : la taxe pèsera surtout sur les ménages utilisant leur véhicule personnel et se chauffant au fioul. Cela fait certainement très ringard pour les écolos bobos des centres-villes mais ces Français franchouillards qui préfèrent leur bagnole à un Vélib existent, ils vivent en périphérie des villes ou à la campagne, ils sont majoritaires en France et la taxe carbone pourrait les rendre vert de rage. A force de mépriser le peuple, nos élites placées en orbite autour de l’Elysée ont oublié les Français.

Pollueur payeur, un principe de classe ?
Comment pourrait-on autrement se permettre de rendre public un rapport d’experts, présidé par un soi-disant homme de gauche, qui vise à taxer de plus de 300 euros par an les ménages avec enfants vivant à la campagne ? Parce que ce sont des salauds qui polluent la planète, répond implicitement ce rapport. Le comble de l’abject serait encore d’adopter le « chèque vert » de Nicolas Hulot : on taxerait le salaud d’ouvrier qui se lève à 4 heures du mat’ pour faire les trente kilomètres entre son domicile et son boulot dans sa vieille (donc polluante) bagnole et on rendrait de l’argent au publicitaire parisien qui a le bon goût de prendre son vélo entre le 3ème et le 5ème arrondissement de Paris !
Dans ce système de mépris généralisé pour les couches populaires, les marchands de sommeil ont toute leur place. Comme Sarkozy, leur maître à tous, qui se fait élire par 53% des Français pour ne servir les intérêts que des 0,1% les plus riches, les nouveaux convertis de l’écologie surfent sur la vague verte, aujourd’hui très tendance, pour humilier et culpabiliser le peuple. Au passage, l’épisode met en évidence la porosité entre la deuxième gauche et la droite néolibérale avec un Rocky en vieux sage hyperactif : on croit voir Sarkozy dans 30 ans. Au secours !
Et si la Gauche retrouvait le peuple, peut-être se donnerait-elle des chances de l’emporter en 2012 ?
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:19


Nicolas Sarkozy fait trempette sur les plages du Cap Nègre. Mais les vacances ne sont pas pour tout le monde. Christian Estrosi veut profiter de l'été pour se montrer partout où il peut. Et François Pérol, le nouvau patron de la banque fusionnée BPCE doit convoquer un nouveau comité d'entreprise en août pour finaliser sa fusion...

Sarkozy passif
Les premières photos de Nicolas et Carla Sarkozy se baignant sur un plage du Cap Nègre (Var) ont surgi sur les sites d'informations. "À peine arrivé, Nicolas Sarkozy a tombé la chemise et enfilé son short de bain. Carla Bruni portait un paréo au-dessus de son maillot ainsi qu’un chapeau de paille. Carlita et Chouchou se sont promenés au sein du domaine surplombant la mer Méditerranée. Un lieu idyllique, dans un cadre très reposant, pour des vacances bien méritées." commente l'hebdomadaire Voici.

Estrosi suractif
Christian Estrosi choisit d'occuper le terrain médiatique laissé vacant par son patron. Après avoir concédé 12 000 euros par personne vendredi dernier, le ministre de l'Industrie a promis de sauver 400 emplois aux salariés de New Fabris. ces derniers avaient fait parler d'eux en menaçant de faire sauter leur usine avec des bombonnes de gaz. Une menace qu'ils n'ont pas mis à exécution vendredi dernier, quand leur ultimatum expirait. Estrosi ne manque pas de promesse et d'engagement: «Je veux d’abord me battre pour redonner du travail aux ouvriers qui l’ont perdu et sauver les industries de France». Il peut se battre. Il y a du boulot. La rhétorique du ministre est rodée. C'est la même que celle de Sarkozy depuis sa campagne présidentielle: il hurle dans le vide. Il promet... de rencontrer, discuter, se déplacer. Que pourrait il promettre d'autre ?

«La page New Fabris ne s’est d’ailleurs pas tournée hier. Je prends l’engagement de me rendre à la rentrée à Châtellerault [là où était implanté l’équipementier automobile] pour leur parler avenir. Je travaille à ce que des activités s’implantent là-bas dans six à huit mois» (source)
Estrosi a également taclé Sanofi-Aventis, qui a annoncé la fermeture de 4 sites, alors que le groupe est toujours bien profitable: «certaines entreprises profitent sans doute de la crise pour licencier». Le ministre aurait "obtenu du PDG de Sanofi France que le site de Porcheville, dans les Yvelines, sur lequel pesait les plus gros risques, ne fermera pas". A quel prix ?

Pérol contesté
Un autre proche du chef de l'Etat est presque parvenu à ses fins : François Pérol, l'ancien conseiller économique du président propulsé à la tête des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires a . Mais "la fusion a des ratés". En Ile-de-France, la Cour d'appel de Paris a bloqué l'opération au motif que les représentants des salariés n'avaient pas été dûment informés. Un coauc dans le processus présidentiel de prise du contrôle des deux établissements. Le syndicat Sud est en pointe. "Selon cet arrêt, la justice estime que la Caisse d'épargne Ile-de-France n'a pas valablement informé son personnel sur le projet de fusion des deux groupes bancaires, dont les assemblées générales ont entériné vendredi la création de la nouvelle banque BPCE." La cour d'appel précise que "si la Caisse d'épargne entend poursuivre la mise en oeuvre du projet, la Caisse d'épargne Ile-de-France devra reprendre le processus d'information à l'origine". La direction générale des caisses se veut optimiste : "Le syndicat requérant a été débouté (d'une) demande visant cette fois la Caisse nationale des Caisses d'épargne. Ce jugement ne remet donc pas en cause la création de BPCE". Un nouveau comité d'entreprise extraordinaire a été convoquée fin août.

Bourbier persistant
On meurt français en Afghanistan. Un 29ème soldat français est décédé en Afghanistan, notre nouveau bourbier. 5 soldats étrangers ot péri avec lui. Anthony Bodin, 22 ans, était caporal au 3e RIMa de Vannes. Comme le rappelle le Point, "la présence de plus de 100.000 soldats étrangers engagés dans deux opérations - celle de l'ISAF sous conduite de l'Otan et Enduring Freedom sous conduite américaine - n'a pas permis de remplir les objectifs que leur ont fixés les différentes capitales." En Afghanistan, la France a déployé 3.000 soldats, aux côtés des États-Unis (26.000), du Royaume-Uni (9.000), de l'Italie (3.600) et de l'Allemagne (3.400). La présidence de la République a balancé son communiqué, pompeux et énergique:
"Le Président de la République s’associe à la douleur de la famille et de ses proches. Il leur exprime ses condoléances attristées et souhaite un prompt rétablissement aux deux blessés.
Ses pensées vont également à leurs compagnons d’armes du 3ème Régiment d’Infanterie de Marine de Vannes.

Depuis 2001, 29 soldats français sont tombés au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan.

Le chef de l’État a une nouvelle fois condamné avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan et a réaffirmé la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l’obscurantisme et le terrorisme."
Tuer un soldat ennemi dans un pays en guerre, est-ce "lâche et barbare" ?
Publié par Juan
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 09:07

Les banques américaines savent que la crise n'est pas finie. D'ailleurs, sous couvert de redistribution de fonds, elles mettent leur argent de côté pour faire face à toute éventualité. Mais selon Paul Jorion, elles n'ont pas prévu une chose: et si le capitalisme mourait vraiment? (Si vous aimez les chroniques de Paul Jorion, n'oubliez pas de cotiser sur son site!)



Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans ma chronique du mois de juin dans Le Monde, reproduite dans mon billet Le Monde - Économie, lundi 29 – mardi 30 juin : Etats-Unis : de bien curieux remboursements, j’essayais de comprendre pourquoi un certain nombre de banques américaines avaient voulu rembourser de manière anticipée les fonds qui leur avaient été donnés dans le cadre du TARP (le Troubled Asset Relief Program), le programme mis en place pour leur permettre de se recapitaliser et de procéder à nouveau à l’allocation de crédits. Je rappelle que le TARP avait été mis en place une fois qu’avait été écartée la formule envisagée en premier : celle d’une « bad bank », d’une banque de défaisance, où seraient mis en quarantaine les produits financiers dévalorisés : les Residential Mortgage-Backed Securities dévalués en raison des défauts des emprunteurs, en particulier dans le secteur « subprime », celui qui regroupe les ménages les moins nantis.

Je dressais un parallèle entre ce comportement des banques échappant au carcan du TARP et ce que j’avais pu personnellement observer à l’époque où j’étais cadre chez Countrywide, le principal établissement financier américain dans le domaine des crédits hypothécaires. À une série de rumeurs très favorables à la firme – et dont on affirmait parmi les cadres qu’elles émanaient probablement de la direction – succédait la vente par ses dirigeants de la quasi-totalité de leurs actions. Opération que l’on pouvait résumer de la manière suivante : vider la caisse avant de s’éclipser.

Une rémission plus que relative

Alors que le remboursement des sommes avancées dans le cadre du TARP par, en particulier, Goldman Sachs, JP Morgan Chase et Morgan Stanley, apparaissait aux yeux du public comme un signe de bonne santé de la finance, je me demandais s’il ne fallait pas y lire au contraire le signe d’une aggravation de la situation : le signe d’une désespérance de la part de leurs dirigeants, déterminés à tirer le maximum d’argent de leurs opérations avant que celles-ci ne doivent s’interrompre une fois pour toutes.

Un autre élément vient confirmer cette interprétation, un indice utilisé généralement comme baromètre d’une reprise économique éventuelle : l’achat d’actions de leur propre firme par les dirigeants d’entreprises. Or cet indice demeure en baisse : profitant d’un rebond boursier favorisé par le relâchement des règles comptables relatives à la valorisation des produits financiers, les patrons continuent de vendre les actions de leur compagnie et n’en rachètent toujours pas. Si l’on répète partout que les choses vont mieux, une chose est sûre en tout cas : les chefs d’entreprise n’en sont pas eux persuadés.

Autre indice, allant lui aussi dans le même sens, des chiffres disponibles depuis hier, révélés dans un rapport diffusé par Andrew Cuomo, l’Avocat Général de l’État de New York : sur les 175 milliards de dollars distribués dans le cadre du TARP, 36,2 milliards, soit 18,6 % de la somme furent immédiatement redistribués en bonus aux dirigeants de ces entreprises, mieux, si l’on concentre son attention sur les trois principales banques qui remboursèrent les fonds obtenus dans le cadre du TARP : JP Morgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley, la somme distribuée en bonus atteint 18 milliards de dollars, à comparer aux 45 milliards reçus, soit 40 % du total.

Bien sûr, ces trois banques ont remboursé les fonds obtenus, mais s’agissait-il d’une véritable prouesse quand les 60 % restants, les 27 milliards, ont pu être utilisés pour la spéculation dans un univers de concurrence décimé ? Ces firmes continuaient aussi de bénéficier de la garantie du gouvernement américain dans leurs opérations, et avaient toujours accès aux fonds procurés par la Federal Reserve à un taux extrêmement bas.

Mettre l'argent à l'abri...


Pourquoi cette prodigalité choquante alors que les chiffres seraient nécessairement connus ? Les montants des bonus apparaissent en effet au bilan, la presse américaine et les blogueurs sont par ailleurs extrêmement curieux et, dans le monde du travail américain où les licenciements sont extrêmement aisés et ne requièrent aucune justification, les employés éprouvant du ressentiment envers leur firme présente ou passée sont extrêmement nombreux et toujours disposés à vendre la mèche.

Sans doute parce que la période où ce partage des restes demeure possible présente un créneau de très courte durée, obligeant du coup à agir dans la précipitation. Ces dirigeants envisageraient-ils même qu’ils puissent être arrêtés et punis, agir au plus vite leur permet de mettre les sommes soustraites à l’abri d’une confiscation éventuelle, tactique utilisée par des gangsters sachant déjà qu’ils seront pris mais prenant toutes les précautions nécessaires pour pouvoir récupérer le plus gros des sommes volées à leur sortie de prison.

Si donc ces dirigeants d’entreprise et moi pensons – au contraire du public – que la situation continue inexorablement de se dégrader, partagent-ils avec moi le sentiment que l’on observe ici les signes de la fin du capitalisme ? Probablement non : leur attitude révèle sans doute qu’ils considèrent la crise comme beaucoup plus sévère que celles qui furent observées dans les années récentes, mais le fait qu’ils tentent de constituer des réserves dans la précipitation et en se souciant peu que ce soit au vu de tous, suggère qu’ils envisagent un « come-back » futur dans un cadre identique à celui qui existait auparavant.

Si l’on parle en effet beaucoup d’inflation, voire même d’hyperinflation, à venir, en raison des sommes énormes injectées depuis deux ans par les autorités monétaires, le fait est que ces fonds sont en réalité indisponibles, une portion importante en étant placée par les établissements financiers auprès de leur banque centrale, ou bien étant, comme on vient de le voir, directement redistribuée entre dirigeants d’entreprises. Ces fonds sont donc, de fait, gelés sous la forme de réserves et, ne circulant pas, ne génèrent aucune pression inflationniste. Rien ne vient du coup contrer les tendances déflationnistes que constituent de leur côté la récession et les pertes d’emplois. Lorsque les prix seront tombés au plus bas, les sommes que l’on voit raflées en ce moment pourront sortir de leur cachette et racheter à bas prix les biens dévalorisés.

... avant la fin du capitalisme?

Les événements se dérouleront-ils selon ce scénario ? Je ne le pense pas personnellement, et ceci, pour deux raisons. La première est que les sommes perdues cette fois-ci sont beaucoup plus considérables que lors de crises précédentes : la taille des dettes accumulées est cette fois disproportionnée par rapport aux richesses créées entretemps, trait qui a empêché que le recours à la formule bien rodée de la « privatisation des profits, socialisation des pertes » ait pu constituer cette fois la réponse appropriée : la socialisation des pertes ne suffit plus à la tâche, le corps social étant incapable cette fois de l’absorber. On a vu Mr. Alan Grayson, parlementaire américain, ironiser sur le fait que le prêt de la Federal Reserve à la banque centrale néo-zélandaise représente 33.000 dollars par ménage de ce petit pays, soulignant la disproportion que j’évoque.

La deuxième raison, c’est l’horizon de la planète elle-même : le fait que l’orgie productive que lui ont permis au cours des deux derniers siècles les carburants fossiles arrive à sa fin et que le réchauffement de la planète – le fait que ce soient les hommes qui en soient responsables ou non étant indifférent – nous obligera désormais de vivre dans un monde beaucoup moins accueillant à l’espèce.

    (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un« jo urnaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 04:33



Régis Soubrouillard - Marianne

Les promesses de Christine Lagarde de ne pas liquider La Poste n'ont pas convaincues SuperNo. Pas plus que les mariannautes, très attentifs à la rhétorique de la locataire de Bercy. Evoquant la mission de la Poste, Christine Lagarde ne parle déjà plus de «service public» mais de «service universel». L'expression, inoffensive, au premier abord fleure bon la novlangue.



Public/privé: le jeu des sept différences (ccflickr by 02mcgovern)
Public/privé: le jeu des sept différences (ccflickr by 02mcgovern

« Expliquez-moi pourquoi ils réussissent finalement toujours à dépecer secteur par secteur la République (alors qu'eux-mêmes ont toujours été grassement rémunérés par l'état et les deniers publics) sans qu'il y ait une levée en masse de toute la population contre ce hold-up permanent et ces voleurs patentés ? »
s’interroge Mchar à la lecture de l’article de SuperNo qui raconte l’histoire de La Poste et notamment l’ambigüité de la rhétorique gouvernementale à son propos.

De service public, peu à peu, le service devient universel. Le mot rassurant, relève de la novlangue comme le souligne Pierre Antoine car le statut de La Poste change : « Ce « service universel », est très loin d'être le service public, ce terme, ce seul terme employé à la place de service public » en dit long : le service universel, c'est le service minimum, alors que le service public se veut bien plus qu'un service minimum. Mais forcément, le mot « universel », est tellement connoté, qu'on ne peut le comprendre ». Et un service universel peut tout à fait être assuré par une entreprise privée.

Nombre de mariannautes pointent les dysfonctionnements de La Poste. Plutôt que de s’en prendre à un engourdissement conséquence de son statut de service public, Set y voit plutôt les premiers symptômes de la mise en œuvre de pratique « managériales » notamment pour ce qui concerne la précarité des emplois ou la durée des missions : « Vous avez déjà essayé de vous plaindre auprès de la Poste pour vol ou perte d'un courrier important mais non-envoyé en recommandé ? « Rien à signaler ma bonne dame , mon bon monsieur , tout va bien de notre côté ... » Je n'ai commencé à déplorer des  pertes de plus en plus banales et banalisées par la Poste que depuis qu'on a introduit des intérimaires et du personnel en mission courte ou ultra-courte dans l'acheminement du courrier . Les colis qui ne sont pas livrés sous le prétexte ( faux ) d'absence au domicile ou au travail , Pourquoi se soucier de la qualité du travail quand vous n'êtes là que pour une durée très brève ? »

Modernisation inéluctable ou idéologie du fait accompli ?

Intéressé par l’histoire de La Poste, Marc ne paraît guère surpris par cette évolution : « La privatisation prochaine de la Poste ne constitue pas une surprise. Certes, chacun déplorera le recul du service public, mais est-ce réellement étonnant ? Avec l'Etat régulateur ou modeste, la remise en cause du service public débute dès les années 1970 et se poursuit sous la gauche et la droite réunies. Le débat sur l'autonomie des universités n'est qu'un nouvel exemple, celles-ci pouvant désormais recruter sous condition élargie des personnels de droit privé et des contractuels de droit public. Enfin, le projet de loi relatif à la mobilité professionnelle dans la fonction publique adopté le 23 juillet dernier ouvre la porte au recours à l'intérim , aux restructurations de service et aux salariés de statut privé . La boucle est bouclée!  Dans ces conditions, la Poste deviendra un service privé au service de l'intérêt général mais en concurrence avec d'autres opérateurs ».

De son côté Bibop s’impatiente et  réclame une modernisation rapide de La Poste « Il faut prendre conscience que le marché est ouvert. Si la poste reste comme elle est, elle va mourir d'ici une dizaine d'année. Impossible d'affronter la concurrence, comme la France est incapable de l'affronter (il suffit de voir le nombre d'usines qui ferment et de ce demander pourquoi, encore et toujours en France). Soit la poste se modernise, soit elle meure. Je crois, et que cela plaise ou non, qu'il faut prendre conscience du monde où nous vivons. Nous ne sommes plus en 1950 ou au mieux, en 1960. La France est simplement une province de l'Europe ».

La réponse ne se fait pas attendre, c’est Al qui s’y colle : « C'est ce genre de fausses alternatives, d'idéologies du fait accompli, qui conduisent des sociétés dans le mur. La modernité, ce n'est pas suivre le mouvement d'un marché dont l'arbitraire montre aujourd'hui où cela mène : à la ruine de millions de personnes. La modernité, c'est construire des sociétés durables faites pour que des êtres humains y vivent une existence d'êtres humains. En ce sens, votre « modernité » fait déjà partie d'un monde archaïque dont il nous faut nous débarasser des derniers vestiges qui sont en train de nous détruire ».
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Published by La boulange - dans Economie
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 04:19
Cela fait maintenant deux ans que les égouts de belle maman, au cap Nègre, posent d'insolubles problèmes. Malgré de nombreuses intervention au sein de l'assemblée des propriétaires concernés, Chouchou Sarkozy n'a pas réussi à dénouer le souci.

Chouchou va pouvoir se reposer de ne pas avoir beaucoup travaillé ces derniers mois. Sarkophage entend d'ici les thuriféraires en tongs UMP crier que Sarkozy travaille même en dormant. Sans doute parce que eux mêmes ne savent pas vraiment la signification du mot.
Merci à Goubelle

Sarkozy ne travaille pas, il gesticule. Tout le monde peut le faire, et beaucoup sans faire de malaise cardiaque. Sarkophage a des listes impressionnantes à faire valoir.

Au menu des congés surpayés de Sarkozy cela va être photos pipoles, rencontres avec les copains qui gagnent beaucoup de blé, footing avec déambulateur pour les caméras de télé et bronzage pour faire croire à la bonne santé.

Merci à Goubelle
Merci à Delucq

Et entre deux siestes pas du tout méritées, on parlera fosse septique et tout à l'égo !



Merci à Chimulus
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 04:14


Le gouvernement veut confier la gestion de 250 à 320 000 chômeurs à des prestataires privés. Vendredi 31 juillet, les résultats de l'appel d'offre ont été partiellement publiés. Sur les 64 lots définis, une dizaine n'ont pu être attribués, à cause de contestation.

Appel d'offre contesté
En mars dernier, Pôle emploi avait lancé son appel d'offres, dénombrant 64 lots. La semaine dernière, 54 lots ont pu être attribués à quelques-uns des 281 candidats. Deux types de prestations sont concernées: trouver un emploi à des chômeurs de longue durée, et accompagner des licenciés économiques. Vendredi 31 juillet, Pôle emploi a publié la liste des 31 premiers prestataires choisis.

Sur deux ans, quelques 450 millions d'euros seront dépensés par pôle emploi pour cette sous-traitance. Le placement des chômeurs devrait être efficace. Primo, ces cabinets privés auront une obligation de résultat. "Chasseurs d'emploi", ils seront rémunéré quelques 3500 euros par emploi retrouvé. Deuxio, les conseillers privés gèreront près de deux fois de chômeurs chacun que leurs homologues de pôle emploi, à en croire les expériences en cours déjà menées. Actuellement, le traitement de quelques 87 000 chômeurs est déjà sous-traité.

Dans son communiqué de presse vendredi dernier, Pôle emploi conclue sobrement : "La notification de 10 lots complémentaires a été reportée de quelques semaines en raison de procédures de référé suspension devant le Tribunal administratif de Paris."

Altedia, le cabinet du conseiller
Grand gagnant de l'opération, l'entreprise Sodie, ex-filiale d'Usinor et désormais propriété du groupe Alpha, a emporté 12 lots (Est-francilien, Centre, Pas-de-Calais pour les publics éloignés de l'emploi, et Ouest francilien, Est francilien, Sud-est francilien, Bourgogne, Nord, Pas-de-Calais, Lorraine, Bretagne, Poitou-Charentes pour les licenciés économiques). Suivent ensuite Manpower (11 % des lots), Vedior Bis (groupe Randstad, 7 %), Arcade Conseil (7 %), Eurydice (groupe Synergie, 6 %), le partenariat AFPA-Altedia (6 %), et Adecco (5 %).

Parmi les autres prestataires retenus, on découvre ... Altedia. Nous avions déjà mentionné l'information: Altedia est un cabinet appartenant au conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie. Mélange des genres ? Dans les résultats communiqués par Pôle Emploi vendredi, Altedia récupère le lot numéro 40, l'accompagnement des licenciés économiques en Haute Normandie.

Publié par Juan
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