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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 07:08


On ne se refait pas à 54 ans. Celui qui est né une cuillère d'argent dans la bouche, qui n'a jamais vraiment travaillé et qui ne connait donc que de loin la valeur de l'effort, ne veut plus que l'on voit son amour du bling bling !

Vous avez tous reconnu le mini président du maxi déficit public : Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa. Un fils d'aristocrate hongrois qui ne parvient pas, le pauvre, à sortir de sa condition.



Ainsi, dernier avatar en date de son long règne bling bling, s'est il fait inviter dans d'obscures conditions dans un palace mexicain. Jusqu'ici c'est juste un manque de savoir vivre.

Merci à Chimulus

Après enquête le gentil philantrope qui l'a invité pourrait être un vendeur de schnouf. Dans le genre grossiste pas détaillant si vous voyez ce que Sarkophage veut dire.

Pire, on apprend maintenant que l'Elysée a menti pour couvrir toute cette histoire qui sent le bling bling à plein nez. Remarquez, l'Elysée n'a plus besoin de faire grand chose puisque comme le révélait Le Canard de mercredi, c'est l'AFP qui choisit le silence opportunément.

Merci à Tropical Boy

Nous en sommes donc là. Un mini président qui ne renonce pas à ses illusions matérialistes, contraint de mentir pour continuer à profiter des largesses de sa fonction. Pendant que les français par milliers découvrent les joies du chômage, du pôle emploi, de la galère.

Merci à Placide

Au passage ce voyage à 49000 euros minimum a accouché comme à chaque fois en tout et pour tout d'un léger bronzage. Mais c'est tout. Celui qui se prend pour le zorro des opprimés, a une fois de plus fait chou blanc. Après Betancourt, après les infirmières bulgares (qu'il n'a jamais fait libérer comme il veut le faire croire) voici l'échec Cassez.

Merci à  Photo en Délire

Sarkozy a le bling bling complexé. Il n'assume plus sa propension pour ce qui brille. Ou plutôt il sait que l'opinion n'en peut plus de ses frasques et de son goût pour le luxe.
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 07:03



Philippe Bilger, avocat, que l'on ne soupçonnera pas d'anti-sarkozysme primaire, s'est fendu d'une tribune sur Marianne2 initulé "Nicolas Sarkozy est-il digne de sa fonction ?"
La question de l'éthique est centrale en politique. Nicolas Sarkozy la méprise, la néglige. Il a tort. Il nous fait honte. Les raisons sont connues, Nicolas Sarkozy est éthiquement coupable. Il n'est pas le seul. Il n'est pas le premier. Mais l'indignation reste intacte.
Moralement condamnable.

1. Nommer ses proches sans contrôle
Comme son conseiller économique à la tête de la future seconde banque française, mentir sur la validité déontologique de cette nomination; nommer l'un de ses anciens directeurs de cabinet à la tête de Dexia.

2. Profiter de la fonction pour son usage personnel
Comme se faire régulièrement invité pour des séjours privés par des millionnaires français ou étrangers; ou partir régulièrement en vacances dans des lieux de viullégiature luxueuse.

3. Laisser filer ses propres dépenses de fonctionnement.
Comme doubler son propre salaire dès son arrivée à l'Elysée, augmenter les dépenses de l'Elysée, en pleine crise (nouvel avion, etc).

4. Ne pas supporter la critique
Comme multiplier les plaintes pour délit d'outrage.

Nicolas Sarkozy a le malheure d'ajouter à cette liste de comportements indignes quelques dérapages narcissiques ridicules, comme se porter candidat au Prix Nobel de la Paix.


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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 07:01


Il y a peu de temps, en lisant un article sur la toile, j’ai piqué une grosse colère par rapport au propos raciste de Lefévre qui s’en prenait aux membres du LKP en les comparant à des tontons macoutes…Colère légitime quand on est frappé de plein fouet par autant de bassesse de langage servant à dénigrer des gens qui somme toute ne faisaient que défendre leurs intérêts.

Ma réaction fut immédiate et mon commentaire un peu acerbe. Disons que j’avais subodoré à l’encontre du fallacieux porte-parole de l’UMP, par conséquence de Sarkozy, une solution un peu extrême en cas de prise de pouvoir par le peuple. Sans que soit exagéré le sens de mon intervention elle était suffisamment marquée pour que certains internautes s’offusquent du fait que je mettais la vie du site en péril. Diable, pensais-je, à ce point là !

Sur le coup, je ne me suis pas inquiéter plus que ça en sachant qu’il y a des individus atteint par le syndrome de la persécution, mais en y réfléchissant, leurs réflexions m’avaient laissé perplexe. Est-ce que par hasard notre société ne serait envahie par une peur viscérale de la répression, empêchant les individus de s’exprimer en toute liberté…

Par nature je suis contre toutes contraintes morales ou physiques et considère par conséquence la liberté d’expression incontournable pour le citoyen. Donc, la censure m’est assez intolérable en règle générale. Cependant, malgré tout et en dépit d’une tolérance totale et d’une ouverture d’esprit non restrictif il est difficilement concevable de cautionner certaines idées, des façons de faire immorales. On ne peut en aucun cas autoriser des individus de propager des propos faisant l’apologie de la pédophilie, du racisme et de la xénophobie. Mais ce ne sont là qu’exceptions indiscutables. Je passe sur l’insulte, qui même lorsqu’elle est violente, voire diffamatoire, n’est pas à mon avis une cause profonde de censure. Alors, pour le reste, pourquoi ce sentiment qu’il ne faut pas dire ci, pas dire çà, pourquoi cette peur presque irraisonnée de dire un mot plus haut que l’autre.

Par quel réflexe les gens vont-ils faire de l’autocensure en dehors des cas indiscutables que l’on a cités ? Pourquoi d’eux-mêmes vont-ils s’empêcher d’exprimer leurs opinions en toute liberté…

J’ai repensé alors à mes propos qui m’avaient amené à cette interrogation. En regardant de près le cas j’ai été amené à faire plusieurs constations. D’abord je dois reconnaître que mon analyse sur ce quidam fut primaire et que je me suis trompé à son sujet. Pour tout dire j’avais pris Lefévre pour un moins que rien, mais il s’avère qu’en y regardant de plus prés on s’aperçoit qu’il n’est pas si bête qu’il veut bien laisser accroire et par là même, un type dangereux. D’ailleurs il suffisait de l’écouter vendredi soir sur Inter pour s’apercevoir que son ton mielleux volontairement calme pour montrer un personnage fréquentable cachait une sournoiserie incomparable. L’art consommé de faire de la provoc, et après d’avoir une attitude sibylline qui fait croire aux naïfs : "vous voyez que je suis un gentil garçon !"

Et aussitôt, l’air de rien, c’est Domota qui est poursuivit en justice pour « incitation à la haine raciale ». A première vue on croirait à une plaisanterie de mauvais goût, c’est Lefèvre qui utilise des propos racistes et c’est Demota que l’on veut mettre en taule parce qu’il a dit aux « békés » colonialistes de partir s’ils ne voulaient respecter les acquits obtenus par la volonté du peuple. Toutefois, c’est l’exemple du moment, mais l’on se souvient aussi du militant de RSF, Hervé Eon, qui avait brandi une pancarte reprenant les propos vulgaires de Sarkozy sur le passage du susnommé. Amende, mis à l’index par les béats sans jugeote de la politique sarkosienne. Je citerai bien d’autres exemples, mais ressasser tant d’iniquité me traumatise !

Donc par la contrainte, morale et physique d’ailleurs puisque certains ont écopé de peines de prison, ils ont réussi à créer un tel état d’esprit délétère, où l’on est obligé de peser chaque mot de ce que l’on va dire pour que cela ne soit pas considéré comme : soit une insulte, un crime de lèse majesté, si bien que des coups de colère et des propos biens sentis sont devenus difficile à faire connaitre tant la peur de la répression devient une obsession nuisant à la liberté d’expression. C’est la marque de tous les régimes qui vont à la dictature, réussir à cadenasser l’expression individuelle par la peur, avant la contrainte, est l’exemple de ce qui se produit en France et la provoc de Lefèvre n’y est pas étrangère, entre autres. De surcroit, comme on ne peut faire aucune confiance aux margoulins exécuteurs des basses œuvres de Sarkozy il ne serait donc pas étonnant que pour le net ils s’arrangent pour contrôler et sanctionner ce qui ne leur semblera aller à l’encontre du totalitarisme du pouvoir par le biais de la loi « Hadopi ».

Pour ma part, même si j’ai utilisé parfois des circonvolutions diplomatiques pour dépeindre ce qui me semble injuste, immoral, les abus de pouvoir, le non respect de la démocratie, je pense que c’est faire le jeu de cette droite pourrie en s’aplatissant et évitant de clamer haut et fort notre indignation. Notre liberté en dépend même si parfois les mots sont forts. Après tout, il vaut peut-être mieux qu’il soit forts, c’est par là que nous gagnerons sur ceux qui ne se gênent pas pour écraser le prolétaire.

Ainsi nous pourrons nous regarder en face après avoir vaincu la peur de la répression qui est l’arme première des dictatures !

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 06:58
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 06:09


Aujourd'hui, nous sommes le 25 ventôse de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

A tous ceux qui veulent réformer le capitalisme et non l'abattre.

"Quand diable arrêterons-nous de proposer de l'aspirine contre la pauvreté, l'exploitation, l'illégalité, le crime ?" Janusz Korczak


C'est arrivé ce 15 mars :

En 1917, le
Tsar Nicolas II signe son abdication.


En 1854, naissance d'Emil Adolf von Behring

En 044, mort de Jules Cesar   

A la Une : 

20 000 manifestants en Martinique pour célébrer la victoire populaire; ferons-nous aussi bien le 19 mars ?

Le G20, traduisez les barons du capitalisme, veulent renflouer le système: ça vous étonne?

Le cavalier seul du facteur passe mal. Le CHE vènement explique pourqoui "notre" gauche est muette
Les deux Jean Sarkosy et Coppé règlent leurs comptes tandis que la peste brune montre les crocs

Le recyclage des politiciens passe de Cuba avec Lang au pôle nord avec Rocard

Un suicide par jour dans les prisons françaises, tu dors bien Rachida?

Dospration d'Alain Bahung, vertige de la mort; un diaporama

Vive l'imagination du troixième âge: une grand-mère triche et gagne le jackpott

C'est dimanche avec un avant goût printannier. Tous et toutes au jardin avant de retrouver le pavé jeudi prochain!
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 09:25

 

Alain Bashung

 

Hommage Alain Bashung Résidents de la république

Un jour je t'aimerai moins, jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus.
Un jour je sourirai moins, jusqu'au jour où je ne sourirai plus.
Un jour je parlerai moins, jusqu'au jour où je ne parlerai plus.
Un jour je courrai moins, jusqu'au jour où je ne courrai plus.

Hier, on se regardait à peine, c'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus.
Nous, résidents de la République où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République, des atomes, fais ce que tu veux.

Un jour je te parlerai moins, peut-être le jour où tu ne me parleras plus.
Un jour je voguerai moins, peut-être le jour où la terre s'entrouvrira.

Hier, on se regardait à peine, c'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus.
Résidents, résidents de la République, où le rose a des reflets de bleu.
Résidents, résidents de la République, chérie, des atomes, fais ce que tu veux.

 

Hommage Alain Bashung vidéo Fantaisie militaire

Alain Bashung est mort Ma Petite Entreprise

Décès Alain Bashung Vertige de l'amour

Vidéos Alain Bashung Madame rêve

Vidéos Alain Bashung La nuit je mens

Vidéos Alain Bashung Osez Joséphine

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 09:16
Continental a annoncé la fermeture de son usine de Clairoix en 2010.

Il y a deux ans, la droite se félicitait que Continental demande à ses salariés d’abandonner les 35 heures.

N’était-ce pas le symbole de la liberté de travailler retrouvée ?


sarkopossible2.jpg

La droite et le Medef applaudissaient cette initiative !

C’était, hé oui !, la démocratie, la vraie, à bulletins secrets !

Les travailleurs devaient choisir entre travailler 40 heures par semaine y compris les jours fériés (le tout payé 35 heures) ou se retrouver au chômage suite à la fermeture du site .

Le ministre du travail de l’époque, un certain Xavier Bertrand s’exprimait ainsi :

"Voilà un résultat plus qu’intéressant, qui montre que lorsqu’on pose directement la question aux salariés, ils répondent clairement..."

Le ministre fanfaronnait :

"Je note avec satisfaction, avec bonheur, que certaines entreprises, lorsque l’on questionne à bulletin secret leurs salariés sur la durée du travail, préfèrent travailler davantage, produire davantage"...

Xavier Bertrand ajoutait :

"C’est la meilleure réponse à tous les Cassandre qui ne manquent pas d’intervenir sur ce sujet".

Le sieur Bertrand n’avait pas remarqué le cynisme de cette initiative patronale, encouragée par le pouvoir de droite.

L’annonce de la fermeture de l’usine de Clairoix démontre à tous l’arnaque du travailler plus pour gagner plus et l’échec de la politique économique de Sarkozy.

En 2007, Continental faisait des bénéfices colossaux. En 2009 aussi ! Le retour aux 40 heures lui a permis d’en engranger encore plus sur le dos de ses salariés... et d’investir sur d’autres sites !

En 2010, la production ira dans l’est de l’Europe...

Les travailleurs de Continental peuvent remercier :

  • la droite qui n’interdit pas les entreprises bénéficiaires de licencier ;
  • l’Union européenne qui encourage la concurrence entre les travailleurs et le dumping social et fiscal (hélas, le programme des partis sociaux-démocrates et socialistes pour les européennes de 2009, le fameux manifesto, ne remet pas en cause de telles pratiques)...

Le néo-libéralisme sévit dans l’Europe. Aux yeux des néo-libéraux, seuls comptent le libre exercice de la concurrence et la bonne tenue de l’euro. Les salariés ne sont que des variables d’ajustement au service du patronat...

L’histoire de Continental le démontre. Celles de Total et de Grandange également...

Dans cette crise, plus injuste que jamais, une lueur d’espoir nous vient des Antilles où la mobilisation a permis d’inverser le rapport de forces en faveur des travailleurs.

Une bonne leçon qu’il conviendrait d’appliquer en métropole...

 

Source:  pas perdus (Paris)

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 08:59
Où est passée la droite décomplexée ? Celle qui nous martelait, sourire aux lèvres, qu'il fallait rompre avec nos pratiques étatistes, étriquées et paresseuses ? Celle qui nous assénait qu'il fallait travailler plus, s'enrichir plus, expulser plus, punir plus ?
Où est passée cette droite qui assumait le franc-parler de son "jeune" président, son dynamisme à dynamiter tous les tabous, sa propension à dénoncer la repentance inutile du passé ?
Cette droite a disparu. Chaque nouveau plan social l'embourbe dans un discours contre-nature, qu'elle appelle "pragmatisme", prônant la protection de l'Etat. Sarkozy cache ses invitations luxueuses en vacances. Eric Besson cache ses expulsions de clandestins. Xavier Darcos se terre. Fillon recadre Wauquiez à propos de Total. Martin Hirsch embauche sur ebay. Rachida Dati est "loanisé".

Idéologiquement, la droite semble morte, finie, disparue, cassée, cachée. En un mot, recomplexée ! Et politiquement, elle n'existe encore que parce que la gauche est absente.

Sarkozy n'assume plus son "Bling Bling"
En déplacement officiel au Mexique, Nicolas Sarkozy a sauvé les apparences dans l'affaire "Florence Cassez". Cette jeune Française, condamnée à 96 années de réclusion dans une sombre manipulation, avait fait appel au président français. Sarkozy a trouvé une issue à cette situation inextricable : la rapatrier en France, et confier à un groupe d'experts franco-mexicains le soin de réfléchir à un compromis. Mais on ne passera pas sous silence les tristes tractations commercialo-militaires (des hélicoptères, un peu de videosurveillance), ni les 3 jours de vacances du couple présidentiel qui ont précédé ce voyage protocolaire. Se reposer aux frais de l'Etat aux quatre coins du globe est devenu habituel en Sarkofrance. Comme le notait l'humoriste Stéphane Guillon sur France inter lundi 9 mars, Nicolas Sarkozy préfère Petra, New York ou Mexico à Gandrange, Saint-Lô ou Nîmes. Cette fois-ci, l'Elysée est bien embarrassé. Le "Bling Bling" colle aux fesses du président. On s'est demandé comment Nicolas Sarkozy pouvait s'offrir un séjour à 49 000 euros dans un luxueux hôtel mexicain. On nous fit comprendre qu'il était invité, non pas par l'Etat mexicain, mais par un milliardaire, membre du Conseil d'administration de Citigroup, soupçonné de narco-trafic dans les années 1990.
Il fallait écouter Frédéric Lefebvre, un brin honteux, un brin mal à l'aise, justifier les vacances de son président de patron. Trois jours qui ont coûté une quarantaine de smic mensuels. Bel exemple ! Puis vendredi 13 mars, la Présidence livra sa vérité : le couple présidentiel n'est resté qu'"un jour et demi" dans une "résidence" de la station balnéaire mexicaine de Manzanillo, "à l'invitation" du président Felipe Calderon. Raté, le gouvernement mexicain a démenti un peu plus tard : Nicolas et Carla Sarkozy ont été hébergés par des chefs d’entreprises lors de la partie privée de son séjour.
L'affaire des vacances luxueuses au Mexique est la cerise sur le gâteau d'une semaine bien chargée.

Droite recomplexée.

Pécresse et Darcos ne sauvent plus les meubles
La grogne dans l'Education Nationale ne s'éteint pas. En juin 2007, la secrétaire d'Etat criait victoire. L'autonomie des universités était votée. Vingt établissements peuvent, depuis le 1er janvier 2009, se faire concurrence pour attirer les meilleurs élèves et les meilleurs professeurs. 18 mois plus tard, la photographie a jauni. Valérie Pécresse souffre. Xavier Darcos, son ministre de tutelle, s'est mis à dos la totalité du corps enseignant, les élèves, les étudiants et même des parents d'élèves. En janvier dernier, fidèle à lui-même, Nicolas Sarkozy fait une belle bourde, en critiquant la flemmardise supposée des enseignants-chercheurs. Le projet de décret sur leur statut enflamme un peu plus le milieu. Fillon croit le calmer en gelant les suppressions de postes. Puis, il y a 8 jours, la secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur a encore passé  quelques heures avec 4 organisations syndicales à réécrire intégralement son projet de décret. Echec et mat ! Mercredi, une quarantaine des 79 universités françaises étaient encore bloquées. Xavier Darcos, le ministre de tutelle de Pécresse, se terre. A l'université de Provence (Aix-Marseille I), les enseignants-chercheurs ont démissionné de leurs fonctions administratives pour protester contre "l'attitude du gouvernement". Le même mercredi, Sarkozy cache sa misère en invitant à déjeuner une quinzaine de chercheurs, triés sur le volet. Jeudi, Darcos lâche que la réforme de la formation des futurs professeurs du primaire et du secondaire sera étalée jusqu'en 2011. Insuffisant ! rétorquent les syndicats. L'Education nationale est devenu le Stalingrad du Napoléon de l'Elysée.


Droite recomplexée.


Eric Besson, ou les expulsions à visage humain
La sortie du film Welcome approchant, la polémique opposant le ministre de l'identité nationale à l'équipe du film enfla quelque peu. Eric Besson avait d'abord choisi de nier qu'on puisse harceler ceux qui aident les sans-papiers en leur fournissant un hébergement "de détresse." On a cru qu'il était sincère, et cherchait à justifier la lutte légitime contre les passeurs. Manque de chance, les exemples de traques et harcèlements divers contre de simples citoyens, que l'on ne peut soupçonner d'être membres de réseaux mafieux, se multiplient: une militante de France Terre d'Asile, 59 ans, 10 heures de garde à vue; un président d'association humanitaire, 72 ans, 3 procès; un philosophe, accusé d'avoir suscité la rébellion des passagers d'un avion emportant un sans-papier expulsé; une militante calaisie, pour la 4ème fois au tribunal pour avoir photographié des expulsions. Décourager les témoins, traquer les clandestins, la politique d'immigration est inchangée depuis l'arrivée d'Eric Besson.
Le ministre veut cacher la réalité répressive de sa politique. La page de garde de son site Web figure des communiqués de presse officiels sur des passeurs arrêtés, des injonctions aux Préfets de la République pour lutter contre les discriminations dans les entreprises, ou sa rencontre avec un jeune champion de boxe sans-papier qu'il a régularisé. Eric Besson tait les consignes données aux policiers d'Anger d'interpeller les SDF en situation régulière (car "les étrangers en situation régulière sont expulsables à certaines conditions cumulatives, dont la mendicité"). Nulle trace également sur ce site de propagande de la situation de ces parents séparés de leurs enfants car "retenus" dans des centres de détention. Cette semaine, que pouvaient penser de la "justice française" les enfants d'Omer Ahmetovic, père Bosniaque détenu au Centre de Rétention de Geispolsheim (Bas-Rhin), ou ceux de Ramela Hakobyan, mère détenue (puis libérée) au CRA de Rennes ? La Sarkofrance se cache. Elle a honte.

Droite recomplexée.

Pérol, symbole d'une monarchie bananière ?
Mercredi 11 mars, la désormais fameuse "Commission de déontologie de la Fonction Publique" se réunissait. Il y a 15 jours, Nicolas Sarkozy voulait nous faire croire que la nomination de son conseiller économique à la tête des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires avait été avalisée par la dite Commission. Son président n'avait commis qu'un courrier rappelant la jurisprudence en la matière. Il fallait écouter cet Olivier Fouquet, jeudi, lors de son audition devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale. On y apprit que les membres de la Commission ont été "tout près de démissionner collectivement". "Si j'avais été intelligent, je n'aurais pas envoyé ma lettre." a expliqué Fouquet, " Mais nous avons l'habitude, à la commission, lorsque nous sommes saisis, de répondre dans les quarante-huit heures. Honnêtement, je n'avais pas imaginé le scénario. Je ne pouvais imaginer qu'elle serait utilisée pour la polémique extérieure."

François Pérol risque 2 ans de prison. La saisine de la Commission "n'est obligatoire que dans le cas où la personne qui part dans le secteur privé a exercé effectivement des fonctions qui l'ont conduit à contrôler une entreprise", "à passer des marchés avec elle", ou à "participer à des décisions favorables à cette entreprise". N'est-ce pas le cas de Monsieur Pérol ?

Droite recomplexée.

Travailler plus ? Vraiment ?
Evidemment, la crise occulte la vacuité du slogan sarkozyen "Travailler plus pour gagner plus." Les salariés de Continental n'ont cependant pas apprécié d'avoir abandonné il y a 2 ans leurs 35 heures, soit-disant pour travailler plus. Cette semaine, ils ont appris que certains seraient virés. La crise impose à Sarkozy de changer d'idéologie. Tout son système s'est écroulé en quelques mois. Aucun paradigme n'est valable. L'emploi se dégrade, le pôle emploi n'est pas à la hauteur, les précaires et les entreprises réclament la protection de l'Etat. Les 35 heures servent d'amortisseurs pour ajuster la baisse des charges de travail. Un comble !
Le discours sarkozyen officiel reste pourtant inchangé. La défiscalisation des heures supplémentaires a tué l'intérim dès le mois de mars, comme s'en alarme la fédération patronale du secteur.  Mercredi 11 mars, l'UNEDIC a aggravé ses prévisions en réévaluant à 454 000 (contre 282.000 il y a quelques semaines) le nombre de demandeurs d'emplois (de catégorie 1) supplémentaires cette année. L'essentiel de cette dégradation concerne les salariés les plus précaires, des fins de CDD ou d'intérim, marginalement concernés par la réforme de l'assurance-chômage qui entrera en vigueur le 1er avril.
Pire, la fusion des Assedics avec l'Unedic, cette nième réforme de la Rupture, plombe la situation ("Il y a aussi sans doute eu des retards liés à la fusion" expliquait le DG du pôle emploi cette semaine), provoquant retards et attentes (pour 50 à 55 000 chômeurs). L'Offre Raisonnable d'Emploi ne sert à rien (si ce n'est à faire peur). Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'emploi, est déboussolé. Il s'accroche à une compassion de circonstance. Quand Total annonce supprimer 550  postes en France, malgré 14 milliards d'euros de bénéfice net en 2008, le voici qui exprime son "indignation", puis il se fait gifler par son premier ministre, qui qualifie la multinationale du pétrole d'"une des plus belles entreprises françaises".

Droite recomplexée.

Droite sécuritaire, toujours

Il n'y a bien qu'un domaine où la droite est restée fidèle à elle-même: la répression. Cette semaine, on a beaucoup débattu  de la loi "Création et Internet", jugée liberticide (ou idioticide ?), et très peu de la réforme pénale. Nadine Morano a participé indirectement au débat. Sa plainte pour diffammation sur le Net a conduit la police à demander à DailyMotion les adresses IP des commentateurs insultants à son encontre:"Je ne me suis pas engagée en politique pour me faire traiter de pute." Elle n'a pas tort. La violence de certains commentaires, abrités par leur anonymat, fait débat. La loi Hadopi a été l'occasion d'un concours de démagogie sans limite. Les artistes peuvent se mordre les doigts d'être défendus par un ministère défaillant et des députés UMP provocateurs. Les internautes auraient pu se mobiliser contre la réforme pénale : la commission Léger a remis son rapport, comme prévu, à Mme la Garde des Sceaux lundi dernier. Et comme prévu, ses recommandations verrouillent un peu plus la justice avec la suppression du juge d'instruction, ce trublion incontrôlable, et le renforcement du rôle du procureur, véritable directeur de l'enquête.
Le Parti Socialiste a choisi la bonne semaine pour publier son livre noir des libertés publiques, une description par ordre alphabétique des surveillances imposées à nos libertés publiques et individuelles. Un ouvrage partisan mais terrifiant de réalité.

La droite s'est recomplexée. Les Français ne cherchent plus à travailler plus, mais à travailler tout court; ils sont davantage à comprendre que la répression et la précarisation les concernent. La droite devient hargneuse, provocante, énervée, agaçée.

Ami Sarkozyste, où es-tu ?
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Published by La boulange - dans La semaine de Juan
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 08:54
Aujourd'hui, nous sommes le 24 ventôse de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

A la gauche de gauche et au NPA ...

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin » (Lénine)


C'est arrivé ce 14 mars :

En 1682,
l'explorateur Robert Cavelier de la Salle prend possession de la Louisiane.
En 1881, mort d'Alexandre II        

A la Une : 
Fillon se félicite que Total supprime des emplois.Les élus n'ont pas l'air d'accord.
Le gouvernement restera sourd à la grève du 19 : raison de plus pour lui crever les tympans!
Occupons la rue, occupons les usines, les sièges sociaux comme la Poste, séquestrons les patrons puisqu'ils ne veulent rien entendre... même si cela ne rapporte pas sur le coup.

Sarkosy hébergé par les patrons mexicains à l'insu de son plein gré: où le menteur !

Chauffez-vous au gaz l'été: c'est moins cher !

La justice a déjà condamné Yvan Colonna. Juilen Coupat, prisonnier politique ,ne baisse pas les bras... Un député UMP condamné pour favoritisme, oui mais avec sursis.

Combien de milliards jetés à la mer pour faire fonctionner le joujou de nos petits soldats: Le Charles de Gaulle en panne sèche.

Le Nouveau Mexique vote l'abolition de la peine de mort

Les loups sont entrés
... en son corps
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 07:29
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Published by La boulange - dans Le programme de Sarkozy
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