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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 04:10




En direct du microcosme de Desinformations .com

Place Beauvau, Paris - L'Institut de veille sanitaire a annoncé le décès, en France, d'une jeune fille atteinte du virus A(H1N1), qui souffrait déjà d'une "maladie grave, compliquée d'une autre infection pulmonaire sévère". La France comptabilisait mercredi 1.022 cas (confirmés et probables) de grippe A, Outre-mer compris. Un décret de sécession temporaire serait envisagé avec les Dom.

La mobilisation continue à travers le monde pour tenter de lutter contre la grippe A (H1N1) inventée par le Mexique. Barak Obama considérerait l'arme nucléaire pour "venir à bout de ce terrible fléau". En France, afin de contenir la pandémie mexicaine de grippe porcine A/H1N1, Brice Hortefeux, ministre de de la désimmigration radicale en France, a décidé "la fermeture de nos frontières avec le Mexique". Par ailleurs, mobilisant la loi "JFCQJV" destinée à maintenir l'ordre public contre n'importe quel risque, les préfets ont reçu l'ordre de faire interner tous les ressortissants Mexicains ou individus au profil approchant, dans des lieux de détentions prévus à cet effet.

Claude Guéant aurait bien tenté d'assouplir la réaction de notre ministre de l'inférieur, mais celui-ci serait resté très ferme sur ses positions : "je donne aussi l'autorisation aux forces de l'ordre de tirer sans sommation sur tout individu aux caractéristiques physiques probablement mexicaines, qui aurait un comportement suffisamment louche pour laisser penser qu'il ou elle serait contaminée par la grippe porcine ou pourrait l'être dans les jours qui viennent, et opposerait une nette hésitation à son incarcération..."

Un portrait type du ressortissant mexicain est en cours de diffusion massive sur les murs de nos belles villes de France et à la télévision : "petit et râblé, mal rasé, parlant mal voire très mal le français, teint basané, regard torve, mine louche, cheveux noirs... attention : la femme se distingue de ces traits généraux par sa taille encore plus petite, mais porte tout autant le poil."

Des armes seraient en cours de distribution auprès des milices agréées par le ministère de la désimmigration.

Le président Mexicain, Felipe Calderón Hinojosa, aurait dénoncé les conditions hygiéniques délabrées et irrespectueuses de ces centres de détention. Les gouvernements algérien, marocain et tunisiens soutiendraient officiellement la démarche mexicaine et auraient demandé à ce que les milices ne se fassent pas toujours usage de balles réelles.

Nous avons voulu nous assurer que la population comprenait bien la nécessité de ces mesures d'urgence et nous l'avons interrogé aux différentes buvettes des sites de camping. Jean Carton, 27 ans, bagagiste à Roissy, se veut modéré : "Nous payons déjà nos immigrés 4 euros de l'heure pour vivre dans des conditions délabrées. Pourquoi faudrait-il en plus verser des cotisations sociales et leur offrir des logements sociaux ?" Jeannine Trèfade, 56 ans, coiffeuse à Clichy sous bois, est réaliste : "Enfin ! Faut quand même voir que le couscous mexicain n'a pas assez de fibres... ça m'étonne pas qu'ils aient tous la grippe du porc là-bas..." Mais c'est Albert Unepierre qui a eu le dernier mot : "Cette grippe est une terrible nouvelle pour nos adolescents qui ne vont plus pouvoir se binch-drinker à la tequila. En revanche, la consommation de calva pourrait redémarrer... surtout que la TVA n'est plus que de 5,5% maintenant."

Roselyne Bachelot, ministre des franchises médicales, a voulu aussi montrer qu'elle était très présente sur le terrain grippal : "j'ai fait prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la population française soit vaccinée. Cela relancera l'industrie pharmaceutique. Les incarcérés Mexicains se verront offrir une remise de peine assortie d'une extradition à leurs frais s'ils acceptent de servir de tests à nos vaccins militaires. Tout est placé sous le sceau du secret défense pour des raisons que je ne peux évidemment pas divulguer."

Par ailleurs, les services de la ministre du déficit de l'assurance maladie nous ont fait savoir que 1,7 milliard de masques avaient été achetés à la Chine et serait revendus à la population dès son retour de vacances. Des points de vente sont prévus sur tous les péages des autoroutes. Le gouvernement prévoit de réaliser une marge nette de 5% sur chaque masque. Précisons qu'il sera formellement interdit de porter ces masques dans les manifestations sociales ou pas, mais que le port du masque pour tous sera obligatoire dès septembre. Les manifestations seront donc de fait interdites dès septembre, ce qui est une bonne nouvelle pour la tranquillité du contribuable de droite qui n'est pas plus favorable au chômage que le contribuable de gauche, mais voudrait juste pouvoir faire ses courses tranquillement le dimanche sans se sentir tenu de prendre des tracts réclamant la justice sociale pour les autres.

Il est bon de savoir que le citoyen légal n'a pas de soucis à se faire, puisque le gouvernement, même en l'absence de notre présidentissime Nicolas Sarkozy, est tout à fait responsable et capable de gérer des situations difficiles.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 03:58



Le Collectif des familles des victimes de l'attentat de Karachi en mai 2002 a un site. Il permet de relayer leurs inquiétudes, d'informer des progressions de l'enquête, de pousser des cris d'alarme.
Ces derniers jours, l'association lance une pétition, que je vous invite à signer.

Cette affaire est bizarre. Elle traîne depuis longtemps. On soupçonne des commissions occultes en faveur d'une certaine campagne électorale française. On nous a promis la levée du secret défense... pour septembre. Le Monarque a refusé de revoir les familles depuis les révélations récentes.

Cette affaire est bizarre.

"NON AU MEPRIS DU CHEF DE L’ETAT A L’EGARD DES FAMILLES DES VICTIMES DE L’ATTENTAT DE KARACHI !
En Avril 2008, l’ensemble des familles de victimes de l’attentat du 8 Mai 2002 à Karachi était reçu, par Le Président Nicolas SARKOZY alors qu’une instruction était en cours au Tribunal de Grande Instance de Paris depuis plusieurs années.
Il s’était alors engagé à nous informer des avancées de l’enquête et à nous recevoir chaque année pour nous assurer de la volonté de l’Etat français que toute la vérité et la lumière soient faites sur cet acte criminel odieux.

A la suite des révélations parues dans plusieurs grands quotidiens nationaux courant décembre 2008, nous avons souhaité être à nouveau reçu par le Président de la République à l’Elysée comme il s’y était engagé.

Le 20 Janvier 2009, Le Chef de l’Etat nous fit savoir de manière stupéfiante, par l’un de ses plus proches conseillers, qu’il ne pouvait faire droit à cette demande puisqu’« en application du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs, le chef de l’Etat ne peut intervenir dans le cours d’une procédure judiciaire ».

C’est à se demander si ces mêmes principes n’étaient pas présents à l’esprit du Chef de l’Etat lorsqu’il nous avait reçus en Avril 2008.
Face à notre incompréhension, nous avons réitéré notre demande d’être reçu par le Chef de l’Etat le 8 mai 2009, cette requête est restée sans réponse à ce jour et pour cause….

En effet, le 18 Juin 2009, lors de notre rencontre à Cherbourg avec les Juges d’Instruction en charge de l’information, ceux-ci nous informaient notamment du fait que le mobile de l’attentat pouvait être lié à l’arrêt du versement de commissions du fait de l’existence de rétrocommissions illicites en relation avec la vente de sous-marins au Pakistan. Cette décision de ne plus honorer la parole de la France ayant été prise sous la Présidence de Monsieur Jacques Chirac.


Le lendemain, soit le 19 Juin 2009, Le Président Nicolas Sarkozy déclarait en réponse à une question d’un journaliste de l’AFP : « C’est ridicule […] C’est grotesque […] Qui peut croire à une fable pareille ? ».

Nous demandons instamment au Chef de l’Etat de tenir ses engagements à notre égard et de nous recevoir afin qu’il réitère la volonté solennelle de l’Etat français que rien ne viendra s’opposer à la recherche de la vérité et que le crime de nos proches ne restera pas impuni.
Soutenez nous en signant la pétition."
Pour signer la pétition, rendez-vous ici.
Publié par Juan
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 08:12

 

 

 

En direct du microcosme sous la surveillance du rédacteur suprème

Nicolas Sarkozy se repose au Cap Negre (Chimulus)

Cap-Nègre - Arrivés vendredi après-midi non loin de Toulon dans la résidence d'été de la famille Bruni-Tedeschi, notre présidentissime Nicolas Sarkozy et son épouse de guitariste raffinée, Carla Bruni, vont enfin profiter de quelques moments de repos. La résidence est simple, ne comptant que 69 chambres et 7 plages privées. Nicolas Sarkozy avait bien pensé faire déplacer le château de Versailles pour se sentir plus à l'aise, mais son épouse aurait fait la moue: "mais même les réverbères ont un air impatient et les cailloux se donnent l’air important". Elle a raison Carla. Nicolas Sarkozy aurait donc abandonné son projet, mais se demanderait déjà s'il ne va pas faire raser l'Elysée pour y construire une réplique de la Maison Blanche, mais en plus grand... Quel créatif ce Nicolas Sarkozy.

À peine arrivé, le présidentissime Nicolas Sarkozy a tombé la chemise et s'est mis son short de bain, suscitant un émoi très sensuel de son entourage à la vue de son torse musculeux. Les plus fins observateurs auront remarqué son tatouage sur son épaule gauche "A Carl+a". De sources bien désinformées, nous pouvons affirmer qu'il s'agit de son ancien tatouage "A Cécilia" modifié pour la circonstance: le "é",le "c" et le "i" ont été fusionnés en un "$". Trois heures quotidiennes de musculation ont permis ensuite d'étirer la nouvelle lettre afin de lui donner sa forme lisible "r"; le dernier "i" transformé en "+". Notre présidentissime Nicolas Sarkozy est donc condamné a resté une bête de muscles. Ce qui ne gêne pas Carla. On remarquera d'ailleurs son air stupéfait et admiratif dans une photo publiée par "Voila" et volée à l'intimité du couple présidentiel: Carla Bruni, vêtue d'un simple paréo Givenchy au-dessus de son maillot Armani, bouche bée, tate sans y croire et visiblement très émue, le volume très impressionnant et la densité du bras de son époux, dur comme du fer.

Au menu des vacances présidentielles, détente et rires. Pendant ces huit semaines de congés, Nicolas Sarkozy partagera son temps entre « la lecture, le repos et un peu de sport ». Ce programme est le bienvenu après le malaise vagal dont a été victime le chef de l'Etat dimanche dernier après 4 minutes de sport intensif. Carla a donc tout organisé et prévu pour prendre soin de son amoureux, en toute simplicité. Tout d'abord, pour faire perdre 20 à 30 kilos à son président de mari, un régime de type Dr Magestorg s'impose: barbecue de tofu vietnamien préparé sur place par Pierre Hermé, sushi de piranhas amazoniens importés vivants d'Amérique du sud que Yann Arthus-Bertrand a lui-même pêché, omelette d'oeufs de martin-pêcheur rapporté par Jean Reno d'un trek en Afrique du sud...

Un peu de sport aussi : 35 kilomètres en crawl tous les matins avant le petit-déjeuner sous la supervision de Philippe Lucas, rejoint par Laure Manaudou pour motiver le président, sous l'oeil vigilant de Carla Bruni. Alain Bernard aurait en retour accepté de venir donner à notre sensuelle première dame quelques leçons particulières de natation quand il aura fini son championnat du monde de natation à Rome. Carla se sent plus en confiance dans de gros bras.

Moins de stress aussi, histoire de mettre en vacances cette épaule présidentielle visiblement nerveusement autonome. Carla aurait fait limiter le forfait téléphonique Bouygues de son hyper-actif de mari pour l'empêcher de trop s'occuper de coups d'Etat ici et là, ou de remettre Barack Obama à sa place.

Des vacances simples en somme, comme tout bon citoyen en rêve, sans jamais y accéder.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 08:09

 

 
 


Pour sa 117ème semaine à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a découvert que le travail pouvait être mauvais pour la santé. Situation cocasse pour le chantre du "Travailler plus"! Dimanche dernier, la France s'est arrêtée de respirer, l'espace de quelques heures. Le Monarque avait flanché lors d'un jogging dans les bois du Chateau de Versailles. On nous a expliqué qu'il était "surmené".

Le travail peut nuire à la santé
Frédéric Lefebvre n'a pas conseillé à Nicolas Sarkozy de travailler pendant son arrêt maladie. Le prolixe porte-parole de l'UMP, qui a perdu son mandat de député il y a peu, avait suggéré d'autoriser les salariés en congés pour maladie à poursuivre leur activité à domicile. L'idée avait été rapidement retoquée. Pour Nicolas Sarkozy, son "coup de pompe" à Versailles lui a valu un transport express en hélicoptère à l'hôpital militaire du Val de Grâce, 24 heures d'examens médicaux intensifs et l'annulation totale de tous ces déplacements et réunions prévus lundi et mardi. On a peine à croire que l'accident fut bénin. Les proches du président ont eu peur. Mais du malaise au martyr, il n'y eut qu'un pas, aisément franchi. La communication élyséenne a été réactive, opaque et schizophrène. Réactive car dès 15 heures et quelques minutes, un communiqué laconique de l'Elysée informait la France du malaise présidentiel; opaque car l'Elysée n'a fourni que le lendemain de premières explications ("un malaise lipothymique"). Schizophrène, car les services présidentiels ont tenté de concilier l'assurance que le malaise était bien bénin malgré la surenchère de moyens médicaux et de précautions déployés.

Surtout, l'Elysée a habilement retourné cet accident. On a vendu l'image d'un président "surmené", "éprouvé" par une année chargée et son "activisme" légendaire. Le "story-telling" est à l'oeuvre. Dimanche soir, l'Elysée innove: peu avant les journaux radio-télévisés de 20 heures, Franck Louvrier, le conseiller en communication du Président a transmis aux médias le "prêt-à-raconter" des évènements de la journée. Tout ça pour un coup de chaleur lors d'un jogging par 30 degrés à l'ombre !

Quoiqu'il en soit, le mythe du président hyper-actif qui dompte les éléments, y compris sa propre santé physique, a vécu. Nicolas Sarkozy doit maintenant trouver comment positiver la réalité de son âge, et l'abandon du mythe du président "jeune", "sportif". Il a 54 ans, point barre. Vendredi, on a même appris qu'il allait devenir grand-père. "Papi" a même reçu 4000 boîtes de chocolats à l'Elysée d'admirateurs transis d'inquiétude.. Comme sur les terrains politique et économique, la réalité reste le pire ennemi de la communication sarkozyenne.

Les ministres ne chôment pas
Profitant de cette absence présidentielle inattendue, les ministres n'ont pas chômé. Mardi, Christine Lagarde a dressé un rapide bilan de sa Loi de Modernisation de l'Economie, votée il y a un an. A l'entendre, la France n'est plus en crise: 182 000 auto-entrepreneurs, des créations d’entreprise en hausse de 60 %, la "résistance" de la consommation des ménages, etc... Elle se félicite même d'une baisse de l'inflation, les prix des produits de grande consommation ayant baissé de 0,65 % depuis décembre 2008 . la ministre oublie sans doute que la crise a failli nous faire tomber en déflation, et qu'une mesure récente, la baisse de la TVA sur la restauration, n'a toujours pas produit d'effet concluant dans nos assiettes... Anachronique comme toujours, Mme Lagarde s'est aussi réjouie des 23 813 opérations de soldes "libres" organisées depuis un an. Les commerçants indépendants ne l'entendent pas de cette oreille, fustigeant l'échec des soldes d'été, qui se sont clôturées mardi: étaler les soldes tout au long de l'année détruit les marges et n'a jamais augmenté le pouvoir d'achat.

La ministre a pu également commenté les fausses bonnes nouvelles du chômage : 33 000 chômeurs ne se sont pas réinscrits à pôle emploi. Le nombre total de demandeurs d’emploi, toutes catégories confondus, a encore progressé, pour atteindre 3.634.800 personnes (+18,7% sur un an, et + 9000 personnes par rapport à mai 2009). Son collègue du ministère du Travail, Xavier Darcos, est franchement pessimiste pour la fin de l'année. Les 650 000 chômeurs suppléme,taires seront dépassés. Ce triste constat s'est complété d'une annonce de l'iNSEE: en France, on dénombre 8 millions de pauvres, soit 13% des ménages français. Entre 2004 et 2007, plus de 500 000 personnes sont tombés sous le seuil de pauvreté. C'est l’un des bilans de la droite classique au pouvoir depuis 2002. Le taux de pauvreté remonte depuis ... 2003. Bizarrement, Nicolas Sarkozy a reporté sine die son grand chantier sur le partage des richesses.

Mercredi, on parlait démantellement des services publics. Christian Estrosi a défendu la réforme de la Poste, un changement de statut qui prépare l'ouverture du capital, et, sans doute, la privatisation à terme de l'établissement public. Le gouvernement tente de rassurer une opinion plus que réticente. Rien n'y fait. Surtout, il se garde bien de rendre possible l'organisation d'un référendum d'initiative parlementaire et populaire. Cette possibilité, l'une des rares mesures démocratiques de la réforme constitutionnelle de juillet 2008, n'a toujours pas été traduite, un an après, dans une loi organique.

Alain Marleix, le discret secrétaire d'Etat à l'Intérieur, a dû présenter la future carte électorale, mercredi en conseil des ministres. Le Conseil d'Etat lui a donné raison sur l'essentiel. Au total, 33 circonscriptions seront supprimées, dont 18 actuellement tenues par la gauche. Et les Français de l'étranger, qui ont toujours voté majoritairement à droite à chaque élection présidentielle depuis 1965, héritent de 11 députés. La gauche crie au scandale.

Mercredi encore, l'attention s'est aussi portée sur la taxe carbone: Michel Rocard rendait sa copie, le rapport d'une commission d'experts sur cette contribution "Climat-Energie". L'unanimité est de façade sur le bel objectif de réduire la pollution générée par la consommation d'énergies fossiles. A y regarder de plus près, les divergences sont nombreuses. A droite, certains se préparent à vider de son sens cette proposition inédite. On critique son niveau (32 euros par tonne de CO2), on évite la question sociale, on laisse les lobbies industriels s'indigner. A gauche, on s'inquiète donc que cette taxe ne tienne pas compte des revenus les plus modestes. Borloo l'a promis, mais Christine Lagarde - encore elle - a refusé d'entériner une compensation intégrale, se contentant de promettre que le niveau général des prélèvements obligatoires en France ne sera pas augmenté. Les écologistes souhaitent que l'électricité soit également taxée, au motif que chaque surconsommation d'électricité conduit EDF à puiser dans ses centrales à charbon pour faire face à la demande, et que l'énergie nucléaire est sous-tarifée en France.

Les casseroles de Sarkofrance
L'ampleur médiatique donnée au malaise "lipothymique" du président a permis de cacher certaines casseroles de Sarkofrance. Ces derniers jours furent pourtant riches en révélations. On n'avait d'abord pas fini de commenter l'affaire des sondages manipulés par la Présidence de la République. Divers articles ont toutefois détaillé l'importance de la manipulation, reprenant un à un les différents sondages publiés l'an passé, aux questions complaisantes et à l'agenda sarko-compatible. Depuis deux ans, les Français sont abreuvés de sondages dont les questions, pour une soixantaine d'entre eux d'après la Cour des Comptes, ont été financées par l'Elysée. Voici comment le chef de l'Etat manipule le débat public.

Mardi soir, un court article du Monde révélait que Patrick Buisson, le consultant à 1,5 millions d'euros de l'Elysée et par ailleurs directeur d'une petite chaîne thématique (Histoire), avait convaincu le ministère de la Culture d'acheter certaines de ses émissions et de parrainer sa chaîne à 3 reprises entre 2008 et 2009, le tout pour 270 000 euros. Pour une chaîne qui culmine à quelques dizaines de milliers de téléspectateurs en part d'audience moyenne, cela fait cher l'achat d'espace publicitaire pour une mention aux génériques !

Jeudi, les deux dirigeants d'Opinion Way ont répondu aux attaques des précédents jours dans "l'affaire des sondages de l'Elysée" : il y a 15 jours, la Cour des Comptes révélait dans un rapport sur les dépenses de l'Elysée qu'un cabinet de conseil (depuis identifié comme étant Publifact, créé et géré par Patrick Buisson), avait déboursé pour le compte de la Présidence de la République 392 000 euros au titre des baromètres mensuels "Politoscope" réalisés par OpinionWay. Hugues Cazenave et Denis Pingaud, président et vice-président dudit institut, ont expliqué jeudi que l'Elysée était un client marginal (3% du chiffre d'affaires de leur entreprise), et que leurs sondages n'étaient pas "trafiqués". Ils ont surtout soigneusement évité de répondre aux questions qui fâchent : est-il normal, et moral, d'avoir caché que l'Elysée finançait une soixantaine de sondages publics (dont les trente "Politoscopes" réalisés par Opinion Way) ? Est-il normal, et moral, que l'Elysée manipule ainsi le débat public ? Reste que les deux sondeurs confirment une information embarrassante pour Sarkozy: Publifact refacturait leurs sondages à l'Elysée environ le double du montant payé à Opinion Way.

La semaine dernière, les médias français ont aussi négligé une belle information : le nouveau premier ministre bulgare a accusé son prédécesseur d'avoir payé 72 millions de dollars pour libérer les infirmières bulgares en juillet 2007. A l'époque, Cécilia Sarkozy était allée les chercher en Libye pour les ramener en Bulgarie, tandis que son mari Nicolas célébrait ce succès diplomatique. Quelques mois plus tard, il avait fallu accueillir en grandes pompes le colonel Khadafi à Paris, un jour de décembre 2007, et lui promettre une centrale nucléaire en dédommagement. On apprend donc maintenant que le leader libyen aurait également touché plusieurs dizaines de millions d'euros. Voici qui écorne sérieusement le mythe du talent diplomatique de l'hyper-président !

Mercredi, autre affaire: l'Elysée cherche à faire annuler une décision de justice qui constitue une fâcheuse jurisprudence. Depuis septembre 2008, Nicolas Sarkozy était partie civile contre des présumés pirates de son compte bancaire. Le tribunal de grande instance de Nanterre a déclaré les accusés coupables, sauf pour les comptes présidentiels: le TGI a en effet décidé de «surseoir à statuer» sur cette plainte, en argumentant noir sur blanc que le jugement ne serait pas "équitable" : il y aurait, selon la juge de Nanterre, "atteinte au principe de l’égalité des armes" : primo, l’article 67 de la nouvelle Constitution accorde une totale immunité au Président de la République, et, deuxio, ce dernier est "juge et partie" car il préside le Conseil Supérieur de la Magistrature qui décide de la carrière des juges. Selon Libération, L'Elysée cherche à faire annuler cette décision. En septembre, se profile le procès Clearstream. Sarkozy n'a pas envie que les juges s'appuient sur cette décision pour s'abstenir de se prononcer...

Le lendemain, le site Mediapart révèle qu'un proche du chef de l'Etat n'aurait pas été inquiété par la justice malgré des menaces de mort proférées à l'encontre du présumé coupable de violences contre l'un de ses collaborateurs. Robert F. Agostinelli - c'est son nom - est cet ami qui a accueilli Nicolas Sarkozy dans sa demeure de Wolfeboro, dans le Massachusetts aux Etats Unis, pour ses premières vacances de président en août 2007.

Il est vraiment temps de partir en vacances. Nicolas Sarkozy s'est donc envolé, dès mercredi. Trois semaines de repos au Cap Nègre, où il espère ne pas être dérangé par une nouvelle crise internationale, une explosion de grippe A ou des salariés licenciés menaçant de faire sauter leur outil de travail. Mais au Cap Nègre, il retrouvera d'encombrants riverains, et leur problème de tout-à-l'égoux que la copropriété ne veut pas financer... Petite consolation, le nouveau préfet, nommé grâce à la mutation express de son prédécesseur le 5 juin dernier, sera peut être plus conciliant.

Ami sarkozyste, où pars-tu en vacances ?

Publié par Juan
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Published by La boulange - dans La semaine de Juan
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 08:08

par matthius (son site)
La droite a toujours voulu favoriser les plus forts. C’est son leitmotiv. Seulement elle a toujours dit le contraire au peuple pour pouvoir faire cela. On a l’exemple en 2007 du président du pouvoir d’achat parlant du zéro chômage pour pouvoir s’installer au pouvoir ou celui de Chirac et la fracture sociale. Notre président cuvée 2007 savait qu’il y avait une crise qui se préparait. Ses conseillers ne pouvaient pas ne pas être au courant. Les Etats-Unis le modèle de notre président commençaient leur crise. La crise des subprimes a été mise en place en 2002 selon l’Internaute pour trouver de l’argent facile.

Mais la droite aime faire de la magie avec des mesures irresponsables comme les fonds de pension. Elle se le permet car elle a de plus en plus de moyen grâce à ses mesures de rentes personnelles. Les Hedge Funds ne pouvaient que s’effondrer dès une récession boursière. Ils ne dépendaient que de la montée des actions. On voit en 2008 les Hedge Funds s’effondrer après avoir fait beaucoup de profits selon LE MONDE. Ils établissaient un contrat entre le futur retraité et le fond de pension donnant l’argent au retraité s’il permet de placer ses économies en bourse ou en spéculation. Selon l’Expansion « Les fonds spéculatifs se distinguent en effet par les risques très élevés qu’ils prennent dans leurs placements financiers alors qu’ils ne rendent pas de comptes aux autorités de régulation. ».

Les Subprimes n’avaient donc été décidés que pour retarder l’effet fonds de pension. Nos droites nous indiquaient qu’il fallait aussi des fonds de pension en France. Selon eux c’était vital pour nos entreprises. Pourtant les entreprises du CAC 40 licencient à cause des fonds de pension américains qui cherchent de l’argent rapidement et cela dès leur mise en action. Vous pouvez lire des articles comme « Comment les fonds de pension ont racheté le CAC 40 » sur www.marianne.fr .

On comprend que ce système soit opaque grâce à l’utopie du libéralisme économique, le leitmotiv de la plupart des journalistes dits « libéraux ». Il est à rappeler que le libéralisme humain n’est pas compris par les journalistes. On a vu par exemple M. DELANOE afficher le libéralisme de gauche à tort. Le libéralisme humain et de gauche essaie de réduire les inégalités créés par l’économie grâce à des lois et taxes sur les entreprises. Le libéralisme économique consiste à favoriser l’économie libérale donc ce bordel de droite servant à favoriser ceux qui dirigent. Seul le libéralisme économique est compris comme le libéralisme par l’excellence des journalistes « libéraux ». Il y a beaucoup de journalistes « libéraux ». Nous nous croyons naïvement qu’ils parlent du libéralisme humain.

Actuellement nous croyons que le RSA et le statut d’auto-entrepreneur pourront nous aider. Vous y croyez vraiment ? En fait le statut d’auto-entrepeneur n’est qu’un moyen pour réduire la couverture sociale que les journalistes « libéraux » et comptables appellent charges d’entreprise. En effet le statut d’auto-entrepeneur consiste à réduire le pourcentage de charges pour aider à entreprendre ce qui semble intéressant. En même temps les journalistes libéraux nous font croire donc que ce sont des charges « inutiles » puisque ce terme indique qu’elles nuiraient aux entreprises. Pourtant ces charges servent à payer la couverture sociale du salarié qui lui enrichit ensuite les entreprises en achetant plus. Le statut d’auto-entrepeneur n’est donc qu’un moyen pour appauvrir les salariés licenciés réutilisés en auto-entrepeneurs. Vous pouvez voir sur www.journaldesseniors.com qu’il est maintenant possible pour les seniors de devenir auto-entrepreneurs puisque que grâce à ce statut ils n’en n’ont plus de retraite.

Le RSA lui n’est qu’un moyen pour les entrepreneurs indélicats de payer en dessous du SMIC ses salariés pour les entreprises à plus d’un individu. En effet le MEDEF a tendance à ne compter que le travail effectif des salariés, pas la préparation au travail. On voit sur leurs sites des opportunités et des renseignements fournis aux entrepreneurs sur les lois favorisant cela. La droite a donc décidé de ne compter que 2/3 du travail effectif pour être intermittent du spectacle sur 12 ou 18 mois ( source www.lefourneau.com ). Des intermittents acteurs n’ont comme travail effectif que le spectacle, pas l’apprentissage. Ils sont donc obligés d’être au chômage en ayant beaucoup travaillé leur préparation. Rappelons pour ceux qui sont payés en pour 39 Heures que Nicolas SAKROZY veut la fin des 35 Heures tout comme le MEDEF qui veut « récompenser le travail ». Il faut savoir que selon FRANCE INTER les pays faisant le moins travailler les salariés sont ceux qui disposent des salaires les plus élevés.

Si vous croyez que l’obligation d’aller voir le médecin généraliste avant d’aller voir le médecin spécialiste est une bonne mesure. Détrompez-vous ! Comment une consultation suplémentaire pourrait être une bonne mesure alors que nous hésitons à aller voir le médecin ? Chaque fois que j’interrogeais mes amis ils me disaient qu’ils allaient voir plus souvent leur généraliste depuis cette mesure. Certains pensaient que cette mesure permettait d’éviter les fraudes ce qui est vrai. Ce qu’on ne sait pas c’est qu’il y a peu d’intérêt à frauder la CPAM ou l’administration puisqu’il faudra tout rembourser si on est pris.

Vous croyez aussi qu’une mesure de droite comme le deuxième salarié embauché sans les charges est une bonne mesure de droite. Détrompez-vous ! Cette mesure existait déjà avec en plus de la formation pour le salarié. C’est le contrat de professionnalisation.

Aussi nos chers concitoyens néanmoins patients sont en train d’inventer la phrase « Les génériques c’est pas automatique ». En effet les médicaments génériques ne sont pas comme les princeps. Il peut y avoir des allergies ou différences. Rassurez-vous les patients finissent par s’apercevoir de la supercherie. Ils doivent pour certains demander à leur médecin une ordonnance pour ne pas en prendre s’il y a des allergies ou fatigues. En effet il est difficile de mieux copier un médicament récent si en plus les contraintes sur les génériques ne concernent que la durée d’action du médicament comme le disent les pharmaciens. Si le médicament est pris sur une longue durée cela n’est pas suffisant si on ne fait que se fier sur l’expertise des laboratoires, s’ils ont eux-mêmes créés le médicament générique.

Le conseil sera donc : Méfier de la droite car elle est assez puissante pour faire croire au miracle. Le libéralisme économique n’est qu’une théorie qu’ils disent avoir oublier. On se rend compte qu’elle ne permet que d’enrichir ceux qui ont déjà beaucoup d’argent. C’est d’ailleurs la seule chose que sait bien faire la droite que l’on voit toute puissante. Rassurez-vous le libéralisme économique reviendra sous une autre forme quand on aura à nouveau oublié l’histoire. Il a été créé à la Révolution quand les aristocrates ont vus qu’il fallait bien faire avec la démocratie.

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Published by La boulange - dans Economie
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 07:40

Classé dans Little Nikos & Carla par Pensezbibi

 

Sarkophage ?

Le Travail c’est la Santé.
aimait beaucoup notre Président. Sa chanson aurait pu être le refrain-fétiche du Quinquennat. Seulement, il y a eu ce sprint de trop qui vient rappeler qu’il faut du repos et du répit pour les vieilles jambes du futur Pappy. La Tribune de Genève du 28 juillet en dit l’essentiel en deux lignes : «Il restera de cet incident l’image d’un Président fatigué. Ce qui va à l’encontre de ses plans médias».

Changement d’image pour notre Chouchou.
Pour du 29 juillet, va désormais surveiller son alimentation. Une nouveauté qui va faire grand-bruit, un énorme scoop que reprend BiBi : l’HypoPrésident va désormais «picorer moins de chocolat entre les repas».

Le repos du guerrier à .
est une somptueuse villa consacrée aux fins de semaine du Couple Chouchou-Chochotte. Edifiée en 1787 par le Prince de Poix ( Pouah !), gouverneur de Versailles, la bâtisse comporte un corps principal d’un étage. Cette résidence bénéficie d’un grand jardin qui jouxte le Parc du Château de Versailles. Piscine, courts de tennis complètent le site bien aimé de Michel Rocard, de Lionel le Trotskyste du temps de leurs Splendeurs solaires.
Résidence réservée aux Premiers Ministres mais avec Chouchou, le rebelle, foin des convenances. Notre Président se l’est accaparée dès sa prise de pouvoir au grand dam de François Fillon - à qui le malicieux Jean-Pierre Raffarin souffla gentiment : «Cher François, en te faisant enlever , tu as perdu le meilleur du job».
Merci à pour l’éclairage sur .

Les journaux français font la sieste.
On cherche en vain un mot sur Chouchou dans le Monde du jour (30 juillet). Chuuuttt sur la chute (de tension). Par contre, la première page nous offre un grand reportage sur la Salle des Etoiles, cabaret du Monte-Carlo Bay Hotel and Resort.
BiBi rappelle pour l’occasion son récent entrefilet où il avait signalé l’embauche de trois experts par Albert pour redorer le blason écorné de la Principauté. Nos trois experts se payent déjà le Monde ! Bon boulot de Propagande, les gars. Félicitations.

Coups bas sur Hauts-de-Seine.
La charmante , la Margaret Thatcher des Hauts-de-Seine, a choisi son (petit) Chouchou : , 23 ans, le Mike Brant de la Nouvelle Politique, rejeton doré Neuilly-Auteuil-Passy. Contre lui, Patrick Devedjian pour la Présidence des Hauts-de-Seine, département le plus riche de France.
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 07:17

 

 

EFG

tradition_familiale

france_maudite

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 06:55


Il y a 15 jours, la Cour des Comptes révélait dans un rapport sur les dépenses de l'Elysée qu'un cabinet de conseil (depuis identifié comme étant Publifact, créé et géré par Patrick Buisson), avait déboursé pour le compte de la Présidence de la République 392 000 euros au titre des baromètres mensuels "Politoscope" réalisés par OpinionWay.

Les dirigeants d'OpinionWay ont cru bon de se défendre dans une tribune publiée par ... Le Monde. Pourquoi donc Le Monde, et non pas le Figaro, leur client habituel ? Curieuse manière de répondre dans un autre journal que celui habituellement friand et client des sondages de l'institut. Les lecteurs du Figaro ne méritent-ils pas d'informés ?

Qu'écrivent donc Hugues Cazenave et Denis Pingaud, respectivement président et vice-président d’Opinion Way ? Ils menacent les critiques de procès en diffamation. Ils expliquent également que (1) l'Elysée ne représente que 3% du chiffre d'affaires de leur entreprise, (2) leurs sondages ne sont pas trafiqués, (3) ils font des jaloux dans la profession comme tout nouvel entrant qui bouscule le marché.

Bref, Opinion Way répond... à côté.

1. L'Elysée finance des sondages de manière occulte.
Ces sondages sont achetés et publiés par le Figaro, sans qu'il soit fait mention du financement élyséen. La somme déboursée par le Figaro est ridiculement faible par rapport au financement de l'Elysée, 50 000 euros pour 30 sondages en 2008. Ce qui fait dire à certains que la Présidence de la République est le commanditaire principal de ces sondages. N'aurait-il pas été plus transparent et "moral" d'afficher clairement ce financement présidentiel ?

2. En période électorale, ce financement occulte est illégal.
Quand un sondage a un lien direct ou indirect avec une élection, la loi impose de publier tous ses commanditaires. Or certains baromètres du "Politoscope", mentionnés par la Cour des Comptes, publiés avant les élections (municipales ou européennes) tombent sous le coup de cette obligation légale de transparence. Les deux dirigeants ne répondent pas sur ce problème.

3. Grâce à la publication de sondages qu'elle finance, l'Elysée manipule le débat public.
On aurait aimé connaître l'avis de ces deux experts sur la profusion de sondages publics ainsi financés par l'Elysée. Il ne se passe pas une semaine sans qu'un sondage déboule dans les colonnes d'un journal ou les ondes d'une radio. Tout est sondé, et tout le temps. Par leurs questions/réponses, les sondages orientent le débat politique. Quand on apprend, grâce à la Cour des Comptes, que l'Elysée en finance une soixantaine par an, on mesure combien l'entreprise de manipulation est importante. Si les sondages d'OpinionWay ne sont pas trafiqués, le débat politique en sarkofrance l'est assurément.

4. OpinionWay confirme que Publifact émarge à 50%
Les deux dirigeants démentent avoir perçu l'intégralité des 392 000 euros facturés par Buisson à l'Elysée au titre de leurs propres sondages: "OpinionWay a facturé, en 2008, au cabinet-conseil moins de la moitié de la somme évoqué par la Cour - 392 000 euros - comme étant la facturation de ce même cabinet à l'Elysée." Publifact émarge donc à 50% sur une prestation de service d'une simplicité troublante.

5. Opinion Way n'exagère-t-il pas son travail spécifique pour l'Elysée ?
Les deux dirigeants expliquent leur prestation élyséenne recouvrait en fait "trois prestations distinctes : un baromètre d'image du président de la République ; des études confidentielles ad hoc sur des sujets d'actualité ; les analyses détaillées, enfin, du fameux Politoscope, c'est-à-dire les tris par catégories de population - ce qui représente des centaines de pages de compte rendu". Visiblement, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée et plus proche collaborateur du Président, ne voit pas vraiment la différence avec ce que le Figaro publie, lorsqu'il déclare il y a 15 jours au micro d'Europe1: "On commande des sondages, si des journaux veulent acheter les mêmes, nous on n'y peut rien."

6. OpinionWay menace.
L'article se clot sur une menace de procès. Pourtant, Hugues Cazenave et Denis Pingaud accusent leurs confrères de financement passé par les fonds secrets de la Présidence de la République. Diffamation contre diffamation ?

Lire aussi :

Publié par Juan
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 06:41

 

Certainement pas le fisc.

La crise actuelle n'est pas une promenade de santé pour les riches. La période de boom économique qui l'avait précédée avait été une véritable aubaine pour les plus riches qui en ont été les principaux bénéficiaires. Il est donc normal que ce soit les plus gros patrimoines et les plus gros revenus qui aient aujourd'hui le plus à perdre. Et comme le fait remarquer mon confrère Robert Samuelson dans Newsweek, entre la baisse des marchés, l'implosion du secteur financier, la dégradation du marché immobilier qui frappe même les immeubles de luxe et les escroqueries des Bernard Madoff et autres Allen Stanford - ces millionnaires qui arnaquaient d'autres millionnaires - les riches ne sont pas tous les jours à la fête.

Et comme si les marchés et les aigrefins ne suffisaient pas à leur malheur, les riches se retrouvent dans le collimateur des responsables politiques à un moment où les collectivités locales et l'Etat à court d'argent cherchent à les pressurer - ou du moins à les imposer au même taux marginal qu'à l'époque de Reagan - ce qui fait pousser des cris d'orfraie à beaucoup à droite, comme si on voulait les assassiner. Certains responsables politiques sont même allés jusqu'à proposer que la réforme de l'assurance maladie soit financée par une tranche d'imposition spéciale sur la partie des revenus annuels supérieure à 1 million de dollars.

Cette proposition n'a toutefois que peu de chances d'aboutir, ne serait-ce qu'à cause de l'influence que les riches exercent sur le pouvoir politique et des nombreux relais dont ils bénéficient. Comme le Wall Street Journal (WSJ), par exemple, qui consacrait une chronique en mai à l'exode des millionnaires du Maryland après que cet Etat a porté à 6,25% la tranche supérieure d'imposition sur le revenu acquittée par 0,3% de ses contribuables. «En 2008, trois milliards de dollars d'impôt sur le revenu avaient été déclarés» pouvait-on lire «ce qui représente une «baisse considérable» comme le reconnaît elle-même la direction des impôts de l'Etat.» Le WSJ utilise cet exemple pour inviter l'Etat fédéral et les Etats, comme ceux de New York, du New Jersey et de Californie dont l'impôt est progressif et où vivent de nombreuses grosses fortunes à retenir la leçon: si vous imposez trop les riches, ils déménageront.

Ce raisonnement est normal pour les chroniqueurs du WSJ qui vivent dans un monde fictif dans lequel les gens décident, chaque matin au réveil, de leur activité dans la journée en fonction du taux marginal d'imposition en vigueur. Mais si les gens ne choisissaient leur résidence qu'en fonction de ce critère, il n'y aurait aucun patron, investisseur ou banquier fortuné à New York ou en Californie et tous se retrouveraient dans des Etats comme le Dakota du Sud, l'Alaska ou le Wyoming qui ne prélèvent aucun impôt sur le revenu. Et si 2008 avait été une mauvaise année pour les riches habitants du Maryland? Robert Frank, spécialiste des grandes fortunes dans le WSJ note en s'appuyant sur les chiffres de l'Institute of Taxation and Economic policy qu'il «semblerait que les millionnaires n'ont pas déménagé, mais qu'il y a simplement moins de millionnaires [dans le Maryland].»

Et puis, il y a millionnaires et millionnaires - il a ceux, et ils sont très peu nombreux, dont les revenus imposables sont supérieurs à 1 million de dollars par an, et ceux, beaucoup plus nombreux, dont le patrimoine est supérieur à 1 million de dollars. Si l'on en croit le livre de Thomas J. Stanley, Mon voisin le millionnaire, des Américains en apparence moyens parviennent à faire partie de cette élite au bout d'une vie d'épargne et d'investissements judicieux. Un grand nombre d'américains qui se situent dans les tranches d'imposition intermédiaires disposent en effet d'un patrimoine supérieur à 1 million de dollars. Mais leur nombre est lui aussi en diminution, bien qu'ils n'aient fait l'objet d'aucune sanction particulière.

La société de conseil CapGemini réalise tous les ans une enquête sur les grosses fortunes, celles dont le patrimoine est supérieur à 1 million de dollars, résidence principale non comprise. «Nous réalisons cette enquête chaque année depuis 13 ans, explique Ileana van der Linde, responsable du secteur gestion d'actifs de CapGemini, et c'est la première fois que nous constatons une telle destruction de richesse.» Le nombre des grosses fortunes en Amérique du Nord a baissé de 18,5% entre 2007 et 2008, passant de 3,02 millions à 2,46 millions et l'ensemble de leur patrimoine a diminué de 22,2% (tout en se diversifiant probablement pour inclure des obligations et des liquidités et plus seulement des actions), passant de 10 850 milliards en 2007 à 8 440 milliards de dollars en 2008. Les très grosses fortunes, celles dont le patrimoine est supérieur à 30 millions de dollars, ont même plus souffert encore: leur nombre a diminué de 25 %.

La répartition géographique des grandes fortunes telle qu'elle ressort de l'enquête réalisée par CapGemini est également intéressante: des Etats comme celui de New York ou la Californie, où les impôts sont élevés et qui envisagent de les augmenter encore pour les riches pour résoudre leurs problèmes budgétaires résistent mieux que la moyenne. Le nombre de grosses fortunes (561 000) vivant à New York et dans sa région (où la concentration de grandes fortunes est le plus élevé des Etats-Unis) n'a baissé que de 13% en 2008, celui de Los Angeles et de San Francisco de 17,8% et 15,3% respectivement, tandis que celui de la région de Baltimore, dans le Maryland, baissait de 19%.

Des Etats comme la Floride, le Nevada et l'Arizona où les impôts sont relativement faibles n'ont pas constaté d'afflux de millionnaires en 2008. Bien au contraire. En 2008, Las Vegas a perdu 38% de ses grosses fortunes et Phoenix 34%. Les grosses fortunes de l'Etat de Floride, qui ne prélève pas d'impôt sur le revenu et n'envisage pas d'en créer, ont connu une véritable hécatombe. Les trois plus grandes agglomérations des Etats-Unis dans lesquelles le nombre de millionnaires a baissé de plus de 40% en 2008 se trouvent toutes les trois en Floride: Orlando (42 %), Miami (42 %) et Tampa (51%). Cette baisse n'a rien à voir avec le fisc. Elle est étroitement liée à l'éclatement de la bulle des actifs. L'activité économique en Floride, à Las Vegas et à Phoenix était très dépendante des marchés immobiliers qui se sont effondrés et la plupart des fortunes y sont détenues par des chefs d'entreprises de construction, de tourisme ou des loisirs, des secteurs qui ont été frappés de plein fouet par la crise en 2008.

On ne peut pas nier pour autant qu'un certain nombre de millionnaires a quitté les Etats où les impôts sont élevés. On sait par exemple que Bernard Madoff a quitté New York pour aller s'installer en Caroline du Nord.

Daniel Gross est chroniqueur de Slate.com et de Newsweek.

Traduit par Francis Simon

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 06:39

 

Sylvain Lapoix - Marianne

Pour compenser des recettes publicitaires qui plongent, TF1, BFM et autres M6 comptent sur la libéralisation du secteur des paris sportifs en ligne pour renouer avec les bénéfices soit en les organisant, soit en en faisant la pub !



Il n'y a pas que les casinotiers qui attendent avec impatience l'ouverture du marché des paris sportifs en ligne le 1er janvier 2010 : il y a aussi Patrick Le Lay ! L'ancien patron de TF1 expliquait en mai au Figaro son nouveau projet : créer une plate-forme de jeux en ligne s'appuyant sur la marque Eurosport afin de financer la chaîne sport, propriété de TF1, en misant sur les paris des familles ! Gérée par son fonds, Serendipity (propriété du groupe Bouygues et du groupe Pinault par sa filiale Artemis), il espérait à l'époque que chaque foyer dépense 30 à 40€ par mois en jeux sur Internet, l'équivalent d'un abonnement à un bouquet satellite. Loin d'être une lubbie du groupe Bouygues, l'idée titille sérieusement TF1 et le groupe NextRadio.

M6 veut diffuser du poker pour donner envie de parier

Le marché de la publicité télévisée ayant chuté de 18% au premier semestre 2009, les résultats des groupes audiovisuels s'en ressentent fortement : TF1 a accusé une chute de 23% de ses recettes publicitaires sur la période. Les projets d'investissements dans les jeux en ligne n'en deviennent que plus tentants pour ceux qui en ont les moyens.

A commencer par le groupe Metropole Télévision, propriétaire de M6, qui aurait, selon le quotidien La Tribune, entamé un rapprochement avec l'Autrichien BWin, un des plus gros opérateurs européens de jeux en ligne. Fin 2008, une rumeur avait même évoqué un rapprochement avec la chaîne interactive Cash TV, propriété du groupe de casino Partouche, alors que la Six est entré à son capital depuis fin 2005.

Loin d'être un simple investissement, l'implication dans les jeux en ligne pourrait modifier la grille des programmes : Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6 déclarait ainsi au Journal des Finances en mai : «nous réfléchissons à proposer des émissions de jeux comme le poker, qui peuvent dynamiser la fréquentation des jeux en ligne». Eurosport pourrait de son côté faire, en plateau, la pub de sa propre plate-forme, à la manière des animateurs de télé réalité appelant à utiliser les numéros surtaxés. Du grand spectacle en perspective !

Les jeux en ligne, un enjeu... publicitaire !

Mais la manne ne se limite pas à la gestion des jeux. Pour Patrick Le Lay, les opérateurs de jeux en ligne qui se lanceront avec l'ouverture du marché n'auront pas tant besoin des médias comme partenaires financiers que comme panneaux d'affichage «ces derniers vont dépenser beaucoup d'argent en publicité pour se faire connaître du grand public.»

Le groupe NextRadio, propriétaire de RMC, BFM et des télévisions dérivées, compte ainsi s'appuyer sur la publicité pour les paris sportifs en ligne pour «résister» à la chute générale du marché, qui pourrait durer jusqu'au second semestre 2010. Selon Le Lay, le boom pourrait être comparable à celui engendré par l'ouverture de la concurrence entre les numéros de renseignement téléphonique il y a trois ans.
Et la série pourrait bien ne pas s'arrêter aux médias «traditionnels» : le site Internet Bakchich.info a ainsi noué un partenariat avec la filiale jeux en ligne du groupe Partouche pour organiser un site sous la double-marque, le «Bakchich Poker Tour» ! Une opération qui n'aura coûté à Patrouche Online que quelques milliers d'euros. Malgré les nouvelles méthodes, les règles ne semblent pas changer : même en matière de paris sportifs, le web casse les prix !
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Published by La boulange - dans Le programme de Sarkozy
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