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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:47


Les jours se succèdent et se ressemblent. Quelque soit la formule retenue pour poser les questions sondagières, la tendance est là. Nicolas Sarkozy n'arrive à convaincre sur aucun sujet. Voit-il simplement la même chose que nous ?

1. Les Français n'y croient plus. D'après un sondage CSA du 20 février, 60% des Français interrogés ne sont pas convaincus par ses annonces sociales du 18 février : "Au total, 60% des sondés jugent que les mesures fiscales et sociales de lutte contre la crise sont "plutôt pas" ou "pas de tout" efficaces." 54% trouvent que la politique du chef de l'Etat est injuste, après son discours de mercredi.

2. Les Français n'adhèrent pas. D'après un sondage de l'IFOP du 19 février, les deux tiers des Français sondés pensent que supprimer des postes à l'Education Nationale affaiblit le système éducatif : "68% contestent l'argument du gouvernement selon lequel ces suppressions permettraient de "dégager des fonds pour améliorer la rémunération et les conditions de travail des enseignants".

3. Les Français craignent l'enlisement. Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro, 61% des Français interrogés (+11 points en un mois) estiment "que les mouvements sociaux actuels vont se transformer en un mouvement de grande ampleur et une grève comparable à celle de 1995". 63% des mêmes sondés pensent que le conflit et les violences qui ont lieu en Guadeloupe pourraient s'étendre à la métropole. Samedi, le patronat local a proposé ... 50 à 70 euros d'augmentation des bas salaires.

4. Les banques s'en fichent. Deux banques, bénéficiaires de la fameuse garantie de l'Etat à l'automne dernier, ont annoncé vouloir verser 1,6 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires. L'une d'entre elles, la BNP, a tout de même afficher un endettement total de 2 017 milliards d'euros fin 2008, en progression de 800 millions d'euros en 3 ans... Deux mille milliards d'euros, c'est environ ... le PIB de la France.

5. Sarkozy mélange les genres. Le couple présidentiel s'est fait prêté (donné) des 4X4 Nissan tous neufs pour leur week-end à Mégève. l'Elysée aurait contacté Nissan 15 jours avant "pour demander que cinq 4X4 Pathfinder soient mis à la disposition du Président. Nissan se serait exécuté dans l'urgence, en fournissant des modèles neufs."

6. Certains ministres font semblant d'ignorer. Roselyne Bachelot n'a pas reçu les représentants des personnels hospitaliers depuis ... octobre dernier. Pourtant, les motifs étaient légions : décès accidentels, polémiques de fin d'année, loi Bachelot en examen depuis 10 jours à l'Assemblée. Brice Hortefeux, le ministre des Affaires Sociales, pouvait déclarer au lendemain de l'intervention présidentielle du 18 février: "La justice est la colonne vertébrale de toutes les actions engagées" par le Président.



7. Sarkozy déroule les mêmes sketches. Quand il s'exprime dans un micro-public choisi sur le thème de l'agriculture, il fait son show habituel: mêmes phrases, mêmes anecdotes, mêmes gimmicks. On dirait un amuseur public.


8. La police se rebiffe. Les commissaires de police s'inquiètent : leur principal syndical, classé à droite, a écrit à la ministre de l'intérieur. Il critique les inégalités de traitement entre gendarmes et policiers, désormais réunis; les limogeages sur ordre du Président pour des motifs futiles; et l'absence de gestion des carrières. Quand on sait le soin apporté par Sarkozy au corps de police ...
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:45
Aujourd'hui, nous sommes le 6 ventôse de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

A Sarkoléon qui pose ses pattes ultralibérales sur tout.
"Toute influence est immorale. Influencer quelqu'un c'est lui donner son âme." Oscar Wilde

C'est arrivé ce 24 février :

En 1663, Louis XIV, depuis peu au pouvoir, après avoir demandé des comptes à la Compagnie des Cent-Associés, et remarquant qu'elle n'a pas rempli son devoir d'assurer la colonisation de la Nouvelle-France, dissout la Compagnie et rattache la colonie à la Couronne. Le Canada devient donc une province française

En 1709, naissance de Jacques de Vaucanson         

En 1704, mort de Marc-Antoine Charpentier       

A la Une : 
Les déboires de Natixis ont accéléré la fusion BNP-Ecureuil. Ce groupe qui va devenir un géant de la Banque donne des envies à Sarkoléon qui va faire nommer au pas de charge, et contre beaucoup d'avis, un de ses proches : François Pérol. Le Sarkozysme, une maladie honteuse qui touche et pourrit toutes les parties de l'économie.
La confusion des genres  
La nomination de Pérol est-elle légale?

Sarkoléon VRP de la dissémination nucléaire.

Pas d'éclaircie en Gaudeloupe. Au contraire, appel à un durcissement quand "l'Etat se débine" selon Domota. Après la visite, la polémique sur Royal.

La préfecture du Gers pratique le revisionnisme colonial.
Du côté des embastillés : Coupat se voit refuser une demande de mise en liberté.
Le rapport Balladur : une volonté de brouiller les cartes.

Aubry ouvre un strapontin aux Royalistes.

ISF : ils se portent de mieux en mieux!

L'UNEF appelle à manifester le 5 mars. Onze enseignants collabos léchent la gamelle de Sarkoléon. Grèves et blocages d'universités dans l'Ouest. La filière ES n'est pas une voie de garage.
Pour un 19 mars encore plus fort qu'en janvier.
Biasses de prix : la grande distribution nous vole!

325 000 emplois détruits dans le cesteur financièr mondial.

Le procès Colonna en cale sèche et dans la confusion.
AZF : les juges face aux victimes. Face à face sinistrés et anciens salariés.

Dans le monde, les pays baissent la garde face aux menaces sanitaires.
Réchauffement climatique  : de grace effets à moins d'un degré de hausse.

Attentat du Caire : le tourisme en ligne de mire.
Les USA aideront Gaza.

Naked people, le site qui déshabille les gens...
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:43
On l'entend de moins en moins notre mini président qui prétendait régler tous les problèmes de la planète. La colère de quelques français lointains aura eu raison de sa verve habituelle. Bon cela ne l'empêche pas de continuer à balancer des énormités avec le sourire et l'air satisfait, mais décidément la confiance et l'omniprésence sur tous les supports médiatiques c'est fini.

Merci à Snut

Sarkozy se cache et a décidé la mise en place de la stratégie de la sucette. Qu'est ce donc ? Simple à comprendre, aux insatisfaits de sa politique nullissime de gestion de la crise (après l'avoir largement amplifié avec des décisions désastreuses) il répond : je vous offre une sucette.

Merci à Pancho

Aux licenciés qui perdent aujourd'hui leur boulot par milliers chaque semaine il demande : voulez vous une sucette ?

Merci à Tropical Boy

Aux impatients qui réclament du pouvoir d'achat rapido et pas 10 ans après l'avoir entendu rabaché par un type qui a du mal à parler correctement français il affirme : allez, pour vous tous que j'ai bien eu avec des promesses pour mous du bulbe et bas du plafond : vous prendrez bien une sucette !

Merci à Abadidon

La sucette c'est le petit cadeau que l'on donne au gamin qui a bien lavé la voiture, sorti les poubelles ou eu une bonne note. C'est la même chose avec les français : 50 euros par ci, une exonération par là et tout le monde devrait être content.

Merci à Cabu

D'ailleurs la politique de la sucette a beaucoup de succès. Regardez en Guadeloupe, cela fait 5 semaines que le succès est quotidiennement au Rendez vous. Avec des Guadeloupéens très contents de la sucette que leur propose le patronnat (il s'agit ici d'une sucette rectale) et du carambar offert par l'état.

Et pendant ce temps là ce sont des camions de billets qui sont donnés aux banques pour renflouer des comptes dans le rouge.

Merci à Delucq

Par des gestionnaires à qui Sarkophage ne confierait pas les pissotières publiques de la place du village.
Merci à Delambre

La question est maintenant de savoir combien de temps la sucette va satisfaire le petit monde qui trépigne devant tant d'incompétence et de nullité. Et le montre dans les sondages ! A quand un Sarkozy en dessous de zéro ?
Merci à Snut



Proposez un échange de lien si votre site traite du cas Sarkozy ! Courriel de Sarkophage

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:40



Coïncidence des polémiques cette semaine. Un proche de Nicolas Sarkozy reprendrait la tête de la future seconde banque française, issue du rapprochement des Caisses d'Epargne et des Banques Populaire. Et l'UMP dénonce la "récupération politique" par Ségolène Royal des "évènements" aux Antilles.

François Pérol, la nomination en question
Lundi 23 février, Christine Lagarde a confirmé qu'"il y aura un nouvel établissement qui sera créé pour constituer la fusion". Aux Etats Unis, Barack Obama a fait prêter serment à ses conseillers, il y a un mois, de ne jamais travailler pour une entreprise ou un lobby d'un secteur qu'ils auraient en charge pendant l'intégralité de son mandat. En France, cette précaution éthique ne semble pas de mise. L'Elysée se refusait à confirmer la nomination de François Pérol à la tête de la banque issue de la fusion de l'Ecureuil et de la Banque Populaire. François Pérol a conseillé Nicolas Sarkozy quand il était ministre des Finances en 2004, puis l'a rejoint à l'Elysée en mai 2007, après un passage à la banque Rotschild, comme secrétaire général adjoint et conseiller en matière de politique financière. les compétences ne l'homme ne sont pas en cause, bien au contraire. Jean-Louis Bianco, député PS proche de Ségolène Royal, a même déclaré que cette nomination éventuelle ne le dérangeait pas.

Pourtant, la question éthique se pose: François Pérol travaille sur la régulation du secteur financier et le voici qui rejoindrait une banque majoritairement privée. Primo, on peut supposer qu'il a eu connaissance d'informations privilégiées sur l'ensemble du secteur bancaire, et donc sur ses futurs concurrents. Deuxio, il aura sans doute l'écoute présidentielle mieux que d'autres à un moment où les banques doivent être sous contrôle. Tertio, il a largement travaillé sur le dossier de fusion proprement dit entre ces deux banques françaises. Les critiques contre cette nomination sont multiples. Benoit Hamon, pour le Parti Socialiste, s'est sans doute planté en fustigeant une mainmise de Sarkozy lui-même sur les banques («ce n'est pas que l'Etat Sarkozy, c'est le patronat Sarkozy»).... François Pérol travaillera pour l'intérêt de son futur employeur, pas pour Sarkozy. Jean Arthuis (Nouveau Centre) a jugé cette décision "extrêmement choquant(e)". François Hollande a également parlé de problème déontologique. La bonne décision aurait été de se contenter de nommer des administrateurs représentant l'Etat, puisque ce dernier sera vraisemblablement un actionnaire significatif de la nouvelle entité. Après des garanties bancaires sans contre-parties, voici un président de la république qui tombe dans l'excès inverse en faisant nommer l'un de ses proches à la tête d'un établissement en pleine crise. A quand Henri Guaino patron de la Poste ? République bananière ?

Ségolène Royal aux Antilles
L'UMP a violemment critiqué le déplacement de l'ancienne candidate en Guadeloupe pour les funérailles du syndicaliste du LKP tué la semaine dernière: "Je suis venue en amie des peuples antillais et guyanais, d'abord pour rendre hommage à un syndicaliste tué" a-t-elle expliqué. Faudrait-il rester coi et distant ? Si Nicolas Sarkozy a la trouille, sincère, de venir en Guadeloupe dans les conditions actuelles, par crainte de débordement, c'est avant tout son problème. Ségolène Royal, comme Olivier Besancenot, font leur travail d'opposant et de responsables politiques en se déplaçant là où ça fait mal. Jean-Louis Bianco a justement rappelé que "C'est ridicule, c'est débile de réagir comme ça. Ségolène Royal est sur place parce qu'elle connaît très bien les lieux [elle a passé quelques années dans l'île voisine de la Martinique, dans son enfance, NDLR]. C'est le monde à l'envers, car ce qui est choquant, c'est qu'aucun membre du gouvernement ne s'y trouve".


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 21:34

De mieux en mieux!!

Contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, la commission de déontologie ne s'est pas prononcée sur la nomination du conseiller de l'Elysée à la tête du futur groupe Banque populaire - Caisse d'épargne.

voir liberation de ce jour

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 09:33
Quels sentiments éprouveraient les Français de Métropole si le gouvernement, la haute fonction publique, une grande partie de la propriété et de la direction des entreprises étaient aux mains des singes ? Il existerait bien une représentation politique des Français, des députés, des maires, des conseillers généraux, etc., mais pour toutes les décisions importantes, celles mettant en jeu de l’argent public, il faudrait d’abord tendre la main vers les singes. Même si ces derniers se montraient, dans l’ensemble, bienveillants, même si les Français étaient conscients du fait que le gouvernement des singes leur garantit un niveau de vie plus élevé que s’ils étaient livrés à eux-mêmes, il n’est pas difficile d’imaginer que nos Français ne seraient pas vraiment satisfaits de leur sort, et qu’ils souhaiteraient en changer, ou plutôt qu’il seraient en permanence déchirés entre une légitime aspiration à l’indépendance et un non moins légitime souci de ne pas perdre la prospérité apportée par les singes.


Pour improbable qu’il paraisse, un scénario du même genre se déroule en Guadeloupe et en Martinique. La situation de ces îles – comme de l’outre-mer français en général – est caractérisée par ce que certains ont appelé la surconsommation, un régime économique original qui permet de consommer bien plus qu’on ne produit, grâce aux subventions et avantages de toute sorte en provenance de la Métropole (suivant d’innombrables mécanismes, le plus souvent opaques, si bien qu’il est impossible de savoir exactement combien la France paye pour conserver les « confettis de l’empire »). La population adopte des comportements ostentatoires, attachant une grande importance aux fétiches de la réussite, comme le démontre par exemple l’état du parc automobile. On a pu dire également que la légitimité de la France outre-mer n’était qu’alimentaire. Il est alors inévitable que toute menace sur le niveau de vie se traduise par des réactions violentes.
Dans des « pays » – tel est le mot en usage dans nos îles – où les autorités locales (maires, conseils généraux, régionaux) sont à-demi fantoches, puisqu’elles ne tirent pas l’essentiel de leurs ressources du pays lui-même, mais des subventions venues d’ailleurs, le mécontentement des populations se tourne immédiatement vers le gouvernement français, sommé d’apporter la solution, autant que possible en espèces sonnantes et trébuchantes. Et c’est généralement ainsi que les conflits se terminent, par quelques cadeaux supplémentaires.
Chaque département, chaque territoire d’outre-mer est spécifique. Néanmoins la Guadeloupe et la Martinique ont un trait commun : la grande majorité de la population y est constituée de descendants d’esclaves d’origine africaine. Bien que le métissage soit visible partout, la population est très majoritairement noire et se revendique comme telle. Tandis que les Métropolitains aux commandes dans la haute administration, comme les « békés » (blancs créoles) qui continuent à contrôler une part non négligeable de l’économie de l’île, sont blancs. Or une telle situation n’existe plus – Dieu merci – nulle part ailleurs, depuis que le dernier bastion est tombé en Afrique du Sud. Pas étonnant que les Guadeloupéens et les Martiniquais aient tendance à se sentir exilés sur la planète des singes !
Dans ces conditions, il n’y a pas trente-six chemins possibles pour revenir sur terre. Il n’y en a qu’un : l’indépendance. Le problème, c’est que les Antillais la désirent sans la vouloir. Ils regardent autour d’eux, les îles voisines qui doivent se débrouiller par elles-mêmes, et ils sont frappés par la différence des niveaux de vie. Ils sont donc convaincus que l’indépendance signifierait une régression, sur ce plan là, qu’ils refusent. Pourtant, deux Etats insulaires de la Caraïbe (Bahamas et Barbade) ont un revenu par tête[i] du même ordre de grandeur que celui des Antilles françaises : la voie de l’indépendance n’est donc pas aussi « économiquement absurde » qu’il y paraît.
Mais alors, un deuxième obstacle surgit. Si les Antillais n’ont évidemment aucune envie d’être gouvernés par des singes blancs, ils ne manifestent pas aujourd’hui envers leurs propres responsables politiques une confiance suffisante pour vouloir leur confier les rênes de leurs pays. On en a eu une nouvelle preuve à la fin de l’année 2003. Un référendum a été organisé pour décider d’une évolution du statut des deux départements : fusion des assemblées régionale et départementale[ii] en vue de rationaliser les décisions et, dans un deuxième temps, de déboucher sur une autonomie renforcée. C’est le deuxième point qui a provoqué le rejet de la réforme par la population antillaise. Comme l’a montré une enquête réalisée à ce moment-là, elle ne voulait pas de cette autonomie aux contours imprécis, à la fois parce qu’elle y voyait un risque de « lâchage », à terme, de la part de la Métropole, et parce qu’elle était loin d’être persuadée que ses élites politiques étaient mues avant tout par le souci de l’intérêt général.
Rêvons un peu. Mettons-nous à la place des grands singes parisiens. Comment devraient-ils se comporter s’ils voulaient vraiment apporter le bonheur à leurs lointains sujets des Antilles ? D’abord reconnaître publiquement que la seule solution raisonnable, à l’heure actuelle, conforme tant à l’histoire qu’au bon sens, est l’indépendance. Et, aussitôt après, mettre tout en œuvre pour accompagner ces deux îles vers leur destin. Paradoxalement, cela supposerait, pour commencer, de traiter les Antillais comme des citoyens français à part entière, et non comme des enfants gâtés. Qu’ils aient droit à la même sollicitude que les autres Français, ni plus ni moins. Plus de subventions aussitôt gaspillées que reçues, plus de cadeaux fiscaux, plus de sur-rémunération des fonctionnaires, plus de complaisance de la part des préfets envers les pratiques d’un autre âge de nombre de politiciens locaux. Cette moralisation de la vie politique paraît en effet indispensable si l’on veut que les Antillais prennent en charge leur destin dans des conditions satisfaisantes.
Quid des handicaps dus à l’insularité, à la petite taille ? La France ne doit-elle pas s’en préoccuper ? Si, bien sûr : l’égalité entre les citoyens n’exclut pas toute forme de discrimination positive. Mais il faut toujours veiller à ce que celle-ci ne se transforme en un privilège inacceptable. Rien ne peut justifier par exemple que pour le même travail, au même échelon indiciaire, un fonctionnaire en poste outre-mer gagne davantage et paye moins d’impôt qu’un fonctionnaire parisien[iii]. Le scandale n’existe d’ailleurs pas seulement par rapport au fonctionnaire parisien mais tout autant par rapport au salarié du secteur privé qui ne bénéficie pas, en général, d’une telle sur-rémunération.
Le chômage est un mal endémique aux Antilles françaises, plus du double de la Métropole. Il serait trop long d’en analyser ici les causes. Le fait est que les politiques suivies jusqu’ici pour y porter remède ont échoué. Le transfert massif de pouvoir d’achat s’est traduit par un déficit commercial non moins massif et la « défiscalisation » des investissements n’a pas suffi à créer une industrie compétitive. N’est-il pas temps d’essayer autre chose, de regarder ce que font les îles voisines indépendantes, qui atteignent un niveau de vie à peu près équivalent à celui des départements français des Antilles, avec un taux de chômage deux fois moindre, tout en préservant, bon an mal an, l’équilibre de leurs comptes extérieurs ?


[i] Après correction des chiffres bruts en dollars, pour tenir compte des écarts entre les coûts de la vie.
[ii] A l’heure actuelle, les DOM sont tous des « régions monodépartementales ».
[iii] Si le coût de la vie s’avérait significativement plus élevé aux Antilles qu’à Paris, il serait juste d’instaurer une prime de vie chère, forfaitaire et non proportionnelle au traitement, puisque les titulaires de traitements moyens et élevés consacrent à l’épargne une part qui croît avec leur revenu.
agoravox
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 09:06
Aujourd'hui, nous sommes le 5 ventôse de l'an 217 de ( mais pour combien de temps encore?) la République.

Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Pour Tital, pollueur reconnu et tueur en cette occasion, qui a courageusepment fui ses responsabilités 
"La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu'on refuse." Julio Cortazar

C'est arrivé ce 23 février :


En 1455, Johannes Gutenberg imprime son premier livre : la Bible.

En 1685, naissance de Georg Friedrich Haendel           

En 1855, mort de Carl Friedrich Gauss, en 1955 de Paul Claudel       

A la Une :   
AZF : catastrophe totale dans laquelle Total cherche à fuir ses responsabilités et laisse sur le banc un lampiste, le directeur de l'usine.  La compagnie, devant l'ampleur des dégâts humains et matériels n'a jamais assumé ses responsabilités et continuent à brouiller les pistes.
On savait Total pollueur et fort peu payeur. On a Tital tueur et toujours lâche.
La société connaissait le risque.
Prévenir   

Guadeloupe : la crise. Les négociations reprennent et les médiateurs présentent l'usine à gaz de Sarkoléon. Les funérailles se transforment en manifestation. L'heure est à la mobilisation.
Trois touristes politiques en Guadeloupe : Bové, Besancenot et Royal    

Sarkozy et Fillon chutent encore dans l'opinion. Il n'y a qu'eux que cela étonne!
Quand Bachelot met du vin dans son eau!    
Les enfants souffre-douleur de la politique anti-immigrés de Sarkoléon 
Heures sup' : Nadine Morano ment!
Quinze grandes régions mais pas de fusion avec les départements.
Le Gouvernement préfre les bétonneurs aux archéologues.

Groupe Ecureuil-Banque Populaire : l'Etat dans le capital.  Quand même!

Consommation : polémique sur des hausses de prix que Chatel n'a pas vues!

Une jeune française tuée au Caire dans un attentat.
La Scientologie en correctionnelle.

Mardi-Gras : des crêpes sans allergènes.

Le dilemme de Tzipi Livni.
La mine tue encore en Chine.
Le Pakistan arme les villages contre les Talibans.
Obama doit rompre avec les sales pratiques de Bush.

Facebook accroit le risque du cancer?
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 06:17


Il a pris sur lui le mini président trouillard et voyageur gratuit. Il a bien fallu qu'il serre les fesses et fasse le service minimum pour visiter le salon de l'agriculture cette année.

Merci à  Photo en Délire

Il n'en garde pas un bon souvenir le petit président qui applaudit avec les fesses tellement la pression est importante. L'année dernière il a pris dans les dents un "touche moi pas tu me salis" et, avec toute l'éducation dont il peut disposer, a répliqué : "cass' toi pauv con".
Merci à Bar

Le spécialiste de l'insulte improvisée (Chirac avec beaucoup plus de hauteur et de répartie, De Gaulle étant lui hors concours) s'est fait violence pour aller à la rencontre des bouseux (ce mot dans la bouche de Sarkophage n'a pas de connotation péjorative, loin s'en faut. La terre et les vaches lui sont très familières !).

Merci à Chimulus

Il avait déjà anticipé la chose en se déplaçant dans le Maine et Loire, accompagné de 700 volatiles à plume, pour visiter une exploitation agricole.

Merci à Laurent

Sans doute pour faire fuire les renards et sangliers. La peur d'attraper la rage fait faire des choses parfois démesurées.

Merci à Laurent

Se sachant attendu par des agriculteurs dont la finesse le dispute à l'esprit vindicatif et revendicatif, Sarkozy a donné des consignes précises pour que personne ne vienne l'interpeller.
Merci à Chimulus

Vous ajoutez à cela la mobilisation de la brigade des applaudissements pour faire croire qu'il existe encore des soutiens spontanés, et vous avez une belle promenade tout à fait naturelle et improvisée.

Merci à Kerleroux

Il parait qu'il a même répondu à plusieurs appels sur son téléphone portable pendant la visite. Sans doute pour marquer son respect de la profession et de l'activité agricole.

Merci à Chimulus

Bon, on ne va pas plaindre les agriculteurs qui ne font que découvrir (pour ceux qui ont le cerveau lent) que leur favori est comme souvent un maillon faible beau parleur mais incapable de passer à l'action.

Merci à Snut

Notamment quand il faut aller en Guadeloupe pour autre chose que se dorer la pillule !

Merci à Snut
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 05:29

Sarkozy et Fillon dévissent dans les sondages. Ainsi le Figaro commente-t-il l'impopularité présidentielle.

Yves Jego nie vouloir quitter le gouvernement. Qui a dit qu'il était désavoué, épuisé ? Elie Domota, le leader de l'opposition guadeloupéenne, a déclaré que Sarko n'a toujours pas répondu à la crise aux Antilles.

Il se murmure que François Pérol, conseiller xdu président, prendrait la tête du nouvel ensemble fusionné des Caisses d'Epargne et de la Banque Populaire. Qui a parlé de république bananière ?

L'Etat va prendre autour de 20% du capital de la banque issue de la fusion entre les Banques populaires et les Caisses d'épargne et François Pérol prendra sa direction, ont rapporté samedi 21 février des médias français.
François Pérol est actuellement secrétaire général adjoint de l'Elysée et conseiller économique de Nicolas Sarkozy.
Laurence Parisot critique la gestion de la crise par le Président.

"Qu'est-ce qu'on est en train de faire aujourd'hui? On est en train de recréer des rigidités, voire de bureaucratiser", a-t-elle estimé. "Quand j'entends certaines choses, et bien je sais que certains doutent".

La patronne des patrons a notamment critiqué la volonté de Nicolas Sarkozy de permettre aux comités d'entreprise de donner un avis consultatif chaque fois qu'une entreprise recevra une aide directe: "un avis consultatif, c'est vraiment beaucoup, beaucoup de bureaucratie en plus", a souligné la présidente du Mouvement des entreprises de France. "C'est quelque chose qui aurait mérité d'être discuté avec nous auparavant". (source)

Nicolas Sarkozy était à Berlin, dimanche. Il est arrivé bon dernier, en retard. Les dirigeants préparaient le futur G20...Ils sont toujours d'accord sur les grands principes...

 

Les dirigeants européens réunis dimanche à Berlin pour préparer le sommet du G-20 à Londres début avril sont d'accord sur la nécessité de règles d'encadrement du système financier et des fonds spéculatifs, selon des responsables du gouvernement allemand.

Ils ont également décidé de doubler leurs contributions au Fonds monétaire international (FMI) afin de lutter contre la crise économique, selon un texte d'accord diffusé par des responsables allemands.


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Published by La boulange - dans Le programme de Sarkozy
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 20:46
Oui Médias de m......, c'est le seul mot pour qualifier l'information de la télévision en France.

Non seulement, ils vont que dans un sens.

A savoir le soutien à Sarkozy et à ses amis mais,si,  en plus , cela était discret , mais ils ajoutent le mensonge avéré, le mensonge par omission, la désinformation, la présentation tendancieuse de l'info, le déséquilibre entre les interventions des partis en France..

Quelques exemples de ce soir aux "Ji-Té" du 20h, les grandes messes qui distillent la bonne soupe qu'ingurgitent nos bons français.

Que se soit Chazal et l'autre pantin de France2 (type NAP, Neuilly-Auteuil-Passy) ont fait l'impasse à part 24 secondes sur la mort d'un syndicaliste en Guadeloupe , ni d'ailleurs qu'il y avait un autre mort;  un motocycliste qui s'est tué en fonçant sur un barrage routier-.

Non c'est le tourisme entre 150 et 320 secondes sur les pooooovres français et étrangers blancs la plus part  qui ne peuvent pas faire de bonnes vacances où le fric dépensé va toujours aux riches békés et autres groupes type ACCOR et non aux guadeloupéens à 800€ par mois.

Comme dit Ségolène (ciel une apparition  d'aprés le cadrage tendancieux de F2 et pas plus de 10 secondes) , il y a des guadeloupéens qui crèvent la faim , mais cela Chazal et l'autre guignol, ils ne savent pas ou ne veulent pas le dire.

Autre truc: un flic se fait descendre en banlieue parisienne . Ca c'est du "prime time" et cela fait entre 3 et 5 mn d'info et que ce policier, non en service, avait x enfants, était marié (?) et que MAM, vous savez la sinistre de l'intérieur, s'est déplacé  que ce fonctionnaire était trés bien , etc etc..

Et déja en moins de 24h , on a arreté 6 suspects (si possible basanés et du 93 et aussi chomeurs, voir drogués pour le bouquet).

Au fait pour le syndicaliste qui est mort en Guadeloupe? il était marié? , il avait des enfants? et les tueurs, ce sont qui? ils ont été arrétés? ....

Et MAM, elle a réagi en combien de temps pour la Guadeloupe (il parait qu'elle "coiffe" Jego) , elle s'est déplacé?

Non, elle laisse pourrir la situation comme son mentor Sarkoléon.

Pas d'info des TV sarkozystes...

Nous avons une ile française qui est completement bloquée, une ile en désespérance, des français (et oui ils sont français avant les niçois) encore dans une société coloniale  et cela la TV coca ou la voix de son maître ne voient rien et ne disent rien.

Il faudra combien de morts.

Ecoutez ce que dit Taubira , députée de la Guyane.

", le club de la presse Internet de France Info,

Désirs d'Avenir Lacanau


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