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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 08:16

 

medium_logo-pmu.JPGL'UMP est tellement certaine de remporter haut la main les législatives que François Fillon se laisse aller à quelques dérapages envers ses adversaires. Ainsi selon le Premier ministre, le PS ne serait qu'une "gauche qui n'ose plus aimer la France qui considère comme déplacé d'en être fier", avant d'ajouter : "la gauche attendait le retour du passé et c'est l'avenir qui déboule. Le 6 mai, nous avons pris à contre-pied une gauche fatiguée, dépassée, bardée de certitudes et de préjugés, une gauche qui se faisait par avance une joie de nous caricaturer, de nous diaboliser". Si les propos de François Fillon ne sont pas une caricature et une diabolisation de l'opposition cela y ressemble fort… On le savait aigri et haineux envers Dominique de Villepin suite à son débarquement du gouvernement, il semblerait bien qu'il s'agisse en fin de comptes de son attitude naturelle face à quiconque ne partage pas aveuglement ses vues.
Sans doute porté par cette vague bleue annoncée, François Fillon annonce sa volonté de "poursuivre le nécessaire redressement des finances publiques, tout en respectant les engagements pris devant les Français"… tout en exonérant les heures supplémentaires, y compris de CSG, pour un total estimé à cinq milliards d'euros par an. Une somme proche de ce que devrait également coûter la déductibilité des emprunts immobiliers. Bref le projet de Nicolas Sarkozy qu'assure être capable de mettre en œuvre le Premier ministre, semble aussi bancal, si ce n'est plus, en matière économique que de lutte contre l'immigration

Mais pendant que les électeurs s'apprêtent à communier le 17 juin dans la "France d'après" des dissensions commencent à poindre au sein de… l'UMP. Nombreux sont en effet les barons qui se verraient bien gérer la rue la Boëtie et le magot de financement public qui va avec. Fin manœuvrier, Jean-Pierre Raffarin, tout en lorgnant sur le siège de président du Sénat qu'il échangerait bien à Christian Poncelet contre un déambulateur a d'ores et déjà obtenu de Nicolas Sarkozy une mission sur la future gouvernance de l'UMP et défend l'idée d'une "direction collégiale de l'UMP avec un secrétariat général et un parlement du parti". Ce qui lui a permis de se porter candidat pour la présidence de ce parlement du parti. Une place sur laquelle louche également Renaud Dutreil depuis qu'il a perdu tout maroquin ministériel. Subtil comme toujours, il attaque à la grosse Berta l'ancien Premier ministre : "Jean-Pierre Raffarin propose une usine à gaz, avec un pouvoir bicéphale. Il s'agit d'une réforme ad hominem, qui lui permettrait d'exercer le leadership de l'UMP ne peux pas considérer qu'une réforme est légitime parce qu'elle obéit à une ambition personnelle". Et de préciser sa préférence pour "la création d'un poste de numéro un, que nous nommerions secrétaire général et qui serait entouré de deux vice-présidents délégués. Tout en restant fidèle au principe du triumvirat qui a fort bien réussi à l'UMP jusqu'ici". Si l'idée de Jean-Pierre Raffarin est une usine à gaz, comment qualifier celle-ci ??? Mais plutôt que d'assumer ouvertement son ambition Renaud Dutreil préfère introduire un nouveau candidat dans la course en assurant que Patrick Devedjian "serait effectivement un très bon candidat" pour être ce numéro un car "il a la légitimité pour exercer la fonction et il présente toutes les garanties de loyauté vis-à-vis du président de la République".
Belle performance de l'ancien ministre des PME qui propose un mode de fonctionnement à peu près aussi réaliste que celui des Verts tout en préparant un combat de barons digne des guerres répétitions des éléphants socialistes.

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 07:32

Pour une France plus efficace, nous simplifions vos démarches

Formulaire de délation  |  Par téléphone  |  L'élite des délateurs  |  Toutes les délations  |  Offre d'emploi  |  Liens  |  ?

déjà 87 785 délations, pour lire, cliquez ici

Merci aux 1 000 746 bons citoyens depuis le 10 mai 2007

Aidez-nous à remettre la France sur les rails en signalant tout comportement suspect grâce à ce formulaire*.

Mon :   si autre, précisez :

Ses coordonnées :

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Cochez les cases puis cliquez sur "Balancer"

A des gènes de gauchiste
Prend les transports en commun
A une femme trop belle pour lui
Ne regarde pas TF1 (ni M6)
N'a pas de chien
A des amis qui lui prêtent leur yacht pour les vacances
N'écoute pas Johnny Hallyday
N'a pas vu les bronzés 4
Est "bizarre"
Lit des livres
A des amis étrangers (dont des noirs)
Roule avec des pots non homologués
A fait des remarques (désobligeantes) sur la décongelation de Mireille Mathieu
Ne rit pas aux blagues de Jean-Marie Bigard
Est bronzé toute l'année
Ne croit pas au plein emploi d'ici 5 ans
Vit au dessus de mes moyens
Autre

Si autre, précisez :

Pour contacter le Ministère du Civisme et de la délation, vous pouvez nous écrire à l'adresse suivante :
contact [at] delation-gouv.fr

Notre ministère est affilié au Gouvernement Provisoire

* aucune récompense n'est offerte pour ce service, néanmoins nous vous remercions pour cet acte de civisme. Au cas où votre délation aboutirait à une peine de prison ou à une amende, contactez votre centre local des impôts pour obtenir un crédit d'impôts équivalent à 10% du montant de l'amende. Pour obtenir ce crédit d'impôts, munissez-vous du N.U.D (Numéro Unique de Délation) qui vous sera communiqué en fin de procédure, si vous n'êtes pas soumis à l'impôt sur le revenu, vous n'avez droit à rien. Nos services vous garantissent l'anonymat.

et pour les ramollis du bulbe, les handicapés de l'humour et assimilés, nous précisons qu'il sagit d'un canular

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 05:36
 
 

 
Le rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), qui dépend du ministère de l'intérieur, sur les relations entre la police et la population en Seine-Saint-Denis, dont la publication avait été gelée par le ministère de l'intérieur et dont le contenu a été révélé samedi 2 juin par l'AFP, a provoqué une polémique en pleine campagne législative. Cette étude sur les violences et les relations police-population dans le "9-3", dénonce notamment un "climat d'insécurité permanent entre la police et les habitants des quartiers sensibles" et des "relations difficiles et empreintes de tensions évidentes". Dans ce travail finalisé en décembre 2006, la mission d'étude de l'Inhes souligne une "déferlante de violence" avec un "nombre croissant de mineurs" mis en cause dans la délinquance, mais aussi une "dégradation", voire "parfois une césure", police population.

Selon les experts de l'Inhes, l'état réel de la délinquance "révèle une face cachée significative d'un profond malaise", la Seine-Saint-Denis étant dans une situation de "marginalisation croissante" sur le plan économique et social. Ils demandent en conséquence de "prendre en compte le contexte dans lequel vivent" les habitants du département et préconisent de "renouer les liens avec la population des quartiers" et "réorganiser le travail de la police et de ses techniques d'intervention".

Les conclusions de cette étude et les conditions dans lesquelles elle a été "oubliée" ont suscité de vives réactions politiques. Pour le maire (UMP) de Montfermeil, Xavier Lemoine, la responsabilité de cette situation incombe à la justice qui a perdu de son crédit : "La délinquance est devenue sans risque. Des jeunes ont été interpellés, parfois plusieurs dizaines de fois, et remis en liberté sans être inquiétés." 07-06-04-Alliot-Marie.jpg

"UNE SITUATION DÉGRADÉE DEPUIS TROP LONGTEMPS"

Le nouveau président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, s'est lui interrogé, dimanche sur Radio J, sur les origines de ces violences en Seine-Saint-Denis : "C'est parce que (ce département) était géré par le Parti communiste", a-t-il assuré, ajoutant que "les communistes ont ancré les gens dans la misère parce que c'était aussi une manière pour eux d'asseoir leur pouvoir politique".

L'analyse a fait bondir les élus de gauche et notamment du PCF. "Il faut prendre ce rapport très au sérieux et pas simplement comme un instrument de polémique parce qu'il décrit une situation qui est grave", a réagi le numéro un du PS, François Hollande, lundi sur LCI. Interrogée, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et députée du Blanc-Mesnil, a dénoncé "une manière de détourner l'attention du fond du rapport et de l'échec de la politique de M. Sarkozy". "Nous avons beaucoup de gens en difficultés dans nos villes mais ce ne sont pas les communistes qui ont mis les gens au chômage !", renchérit Stéphane Gatignon, maire de Sevran, qui souhaite un débat sur la répartition des logements sociaux en Ile-de-France.

Le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard, insiste lui sur "une situation dégradée depuis trop longtemps entre la police et les jeunes. Il faut revoir la qualité d'intervention de la police, et notamment de la BAC qui est devenue une police des banlieues. Nous avons besoin d'une police présente pas de police d'exception".

Plusieurs élus ont réclamé des suites au rapport de l'Inhes. Mme Buffet a demandé une "réunion d'urgence" du préfet de Seine-Saint-Denis avec les élus du département, tandis que le maire (Nouveau Centre) de Rosny-sous-Bois, Claude Pernès, recommande "l'organisation d'une table ronde". La députée PS de Seine-Saint-Denis Elisabeth Guigou a demandé lundi au gouvernement de prendre "six engagements pour réduire la délinquance en Seine-Saint-Denis". Elle suggère la création d'une "police des quartiers", un commissariat dans chaque ville, la fin des instructions demandant de "faire du chiffre", l'augmentation des moyens accordés au tribunal de Bobigny et aux éducateurs, une maison de la justice et du droit pour 50 000 habitants, et enfin une mesure qualifiée de "symbolique" : "l'interdiction du tutoiement" de leurs interlocuteurs par les policiers.

 
   
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 07:18

A tour de rôle, chacun pose pour la photo à côté d'elle. Presque tous les candidats socialistes aux législatives dans les Bouches-du-Rhône ont rejoint Ségolène Royal, vendredi 1er juin, à Marseille, venue soutenir en priorité Patrick Mennucci, l'un de ses plus fidèles soutiens dans la campagne présidentielle. Même si ce dernier est l'un des rares, sur la France entière, à avoir apposé sur son affiche de campagne le slogan "Le candidat de Ségolène Royal", même si dans ce département la gauche est restée impuissante face à la vague Sarkozy, personne ne boude le rendez-vous. L'ancienne candidate à la présidentielle reste le meilleur agent électoral du PS pour les législatives. h-9-ill-918327-royal.jpg

 


 
 
"Ce qu'on remarque, en tout cas, c'est que, depuis qu'elle est revenue dans le paysage, on existe à nouveau", se réjouit Eugène Caselli, responsable de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. "Leader de l'opposition, je ne sais pas, mais leader d'opinion, c'est certain", dit-il en observant la foule qui se presse autour d'elle dans les rues populaires du centre de Marseille.

A l'heure du déjeuner, dans un restaurant de la ville prisé pour sa bouillabaisse, un convive supplémentaire s'est invité à la table de Mme Royal. Aquilino Morelle, ancienne plume de Lionel Jospin, rallié à Laurent Fabius, a fait le déplacement depuis la Seine-Maritime, où il est candidat, pour venir chercher un mot de soutien. "Dans ma circonscription, justifie-t-il, j'ai un candidat PRG (radical de gauche) qui fait campagne en se présentant comme l'ami de Ségolène Royal." Sur la page blanche préparée par l'ancien conseiller de Matignon, elle écrit : "Je soutiens mon ami Aquilino Morelle..." L'affaire est réglée.

"JE NE SUIS PLUS LE MÊME"

A Marseille, Mme Royal aurait pu croiser Bertrand Delanoë venu soutenir, lui, Christophe Masse, l'un des deux députés PS sortants, aujourd'hui en difficulté. Le maire de Paris, qui a participé à "une réunion ciblée sur la communauté arménienne", précise M. Caselli, est cependant reparti discrètement en fin de matinée. Dominique Strauss-Kahn n'est pas en reste. L'ancien ministre enchaîne les déplacements et viendra, le 5 juin, encourager à Marseille la candidate de la 1re circonscription, Marie-Arlette Carlotti. Mais, parmi les leaders du PS, bien peu rivalisent avec Mme Royal pour remplir les salles et entretenir des relais. "Je ne suis plus exactement le même depuis la campagne présidentielle, s'est exclamé M. Mennucci. Je serai à tes côtés quoi que tu décides" pour la suite.

Jeudi soir, devant près de 2 000 personnes, au parc des expositions de Digne-les-Bains, elle n'a pas ménagé sa peine pour rendre hommage à Jean-Louis Bianco, codirecteur de sa campagne présidentielle, un homme "solide, fidèle, calme, rassembleur (...) connu des chefs d'Etat étrangers". L'ancien secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand, élu député en 1997 de la 1re circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, réélu en 2002, président du conseil général depuis 1998, est pourtant lui aussi menacé. Même si le département a offert à Mme Royal le meilleur résultat de toute la région à la présidentielle, avec 47,5 % des suffrages, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête partout, à l'exception de Digne, où l'ancienne candidate a gagné par seulement treize voix d'avance...

Opposé à 16 candidats, dont Eliane Barreille, une nouvelle figure féminine sous l'étiquette UMP, conseillère régionale et maire de la commune de Malijai, M. Bianco sillonne sans relâche son territoire, promettant de visiter, une par une, les 103 mairies, à raison de 10 réunions par jour. Les yeux rougis par la fatigue, il dit mener une campagne très locale, sans être gêné par la défaite de la présidentielle et le rôle qu'il y a joué. "Ça a renforcé cette image : "Il a un poids national, il peut parler aux ministres"", assure-t-il. Samedi, Mme Royal devait continuer son périple en Ile-de-France en allant successivement soutenir des candidats en Seine-Saint-Denis, à Paris, dans les Yvelines et en Essonne.

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 07:13
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Jean-Pierre Raffarin estime que la "rupture" est nécessaire pour réformer les statuts de l'UMP, défendant l'idée d'une direction collégiale, à laquelle s'oppose Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP.

"Notre problème est de créer une équipe. Il y a aujourd'hui l'exigence de faire une rupture à l'UMP. Personne ne souhaite aujourd'hui qu'il y ait dans l'UMP, quelqu'un qui puisse avoir la même légitimité à l'intérieur de l'UMP que Nicolas Sarkozy, parce que Nicolas Sarkozy doit rester le leader naturel de l'UMP", a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro.

Jean-Pierre Raffarin propose que l'UMP passe d'un "régime présidentiel à un régime parlementaire", suggérant la création d'un parlement du parti, d'un conseil national, d'un bureau politique et d'une présidence du parlement, poste qu'il a déclaré briguer jeudi soir sur France 2.

Interrogé sur Radio J à la mi-journée, Patrick Devedjian a estimé qu'il n'était "pas souhaitable" de créer un poste de président de l'UMP. "Nicolas Sarkozy n'aura pas de successeur et c'est pour cela qu'il ne faut pas entretenir la confusion. Je pense que la dénomination de président n'est peut-être pas la plus souhaitable dans le fonctionnement de nos institutions pour ne pas créer de conflits de légitimité", a déclaré le successeur de Nicolas Sarkozy à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

 

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 07:47
>> De Lyon à Digne-les-Bains en passant par Privas, Ségolène Royal a repris son bâton de pèlerin, jeudi, pour rendre visite aux candidats dont elle est proche. Tout au long de la journée, elle a multiplié les attaques contre le gouvernement et s'est projetée dans le futur du PS, où, c'est évident, il faudra compter avec elle. Royal s'affirme clairement en leader du PS lors de cette campagne.

Ségolène Royal adopterait-elle le rythme trépidant de Nicolas Sarkozy, qui lui réussi si bien ? Au pas de charge et sur tous les fronts ? En tous cas, elle occupe le terrain: Lyon dans la matinée, Privas dans l'après-midi et Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence en conclusion de sa journée marathon, pour prêter main forte au député local, Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne. En moins de deux heures jeudi matin, la candidate malheureuse à l'élection présidentielle à arpenté trois circonscriptions du Rhône pour apporter son soutien aux candidats PS: la 4e pour son ancienne porte-parole de campagne Najat Belkacem, qui affronte le poids lourd de l'UMP Dominique Perben, la 2e pour Pierre-Alain Muet et la 7e pour le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne. "Mobilisez-vous!", a-t-elle martelé aux badauds sur les marchés de Lyon, la Duchère et Vaulx-en-Velin.

Entre deux haltes chez les commerçants, elle s'est dite favorable à "une opposition constructive". "Il faut un groupe parlementaire d'opposition le plus fort possible" et que "l'opposition soit vigilante, créative, offensive, imaginative", a-t-elle continué. "Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, qui est créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle", a-t-elle précisé. Quelques poignées de mains plus tard, direction l'Ardèche et la ville de Privas, pour soutenir le député PS sortant, Pascal Terasse. Avec toujours le même leitmotiv à la bouche: la mobilisation des électeurs.

"Une vague blanche" pour contrer "la vague bleue"

Plus remontée que jamais, elle a lâché d'emblée devant 500 personnes: "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas", dans une allusion à sa première réunion publique dans le chef-lieu ardéchois en mars 2006, d'où elle avait lancé sa course - gagnante- à l'investiture socialiste. A "la vague bleue" prédite par "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours", elle a exhorté les électeurs à substituer "une vague blanche", sa couleur fétiche, celle de la veste qu'elle portait. Elle a ensuite attaqué la politique proposée par le gouvernement. Certes, "tout est doucereux" côté gouvernement tant qu'il n'a pas gagné les élections, a-t-elle admis, pour avertir dans la foulée: "ce qui se prépare, c'est un creusement des inégalités": baisse des impôts des plus fortunés, franchise médicale et hausse de la TVA "pour tous".

Mais surtout, Ségolène Royal semble s'être décidée à endosser franchement le tailleur de leader du PS, en détaillant sa vision de l'opposition. Si elle ne se représente pas dans les Deux-Sèvres, la président de la région Poitou-Charentes voit au-delà. Il s'agit maintenant "d'imaginer la gauche de demain, celle qui préparera des victoires", de "structurer des contre-pouvoirs avec les élus" grâce à l'internet. Et l'ex-candidate à la présidentielle de se présenter en femme du renouveau politique lorsqu'elle balaye d'une revers de la main l'idée d'"opposition frontale" chère à Laurent Fabius. "Les Français ne veulent plus de ça", confie-t-elle.

Si l'oppostion doit garder son rôle "d'alerte et de surveillance", elle se doit également de rechercher des "convergences" dans l'intérêt du pays. En petit comité cette fois, sur le ton de la confidence et non à la tribune, Ségolène Royal a confié sa vision des choses: il faut "un parti de masse" voire un "dépassement du PS". Dans la droite ligne des déclarations d'un de ses proches lieutenant, Vincent Peillon, dans leJDD.fr.

"Une époque nouvelle s'ouvre, des stratégies sont à inventer"

Son premier souci est d'éviter le départ des nouveaux adhérents, qui ont assuré sa victoire pour l'investiture présidentielle, en s'appuyant sur eux. Il s'agit également d'impliquer les habitants des quartiers qui ont voté massivement pour elle et les jeunes puisque "les anciens se méfient". La candidate a continué de se projeter dans ses "désirs d'avenir": "Il faut que la citoyenneté née pendant la campagne puisse conforter le Parti socialiste", fait-elle valoir. "Une époque nouvelle s'ouvre, des stratégies nouvelles sont à inventer".

Même si elle compte "prendre du temps", il faudra avant l'été "donner des perspectives" aux électeurs de gauche sur la ligne idéologique et s'assurer qu'on ne "retombe pas dans les réunions de section" à l'ancienne. Des propos en forme de piques à l'égard de ses camarades éléphants et de son compagnon, le Premier secrétaire du PS, François Hollande. A la question: êtes-vous le leader de l'opposition? Royal répond par une pirouette: "En tous cas, c'est comme ça que les militants me voient". Pour lâcher, cruellement, à ses intelocuteurs: "Je suis la seule à pouvoir déplacer les foules". Pourquoi minauder quand ses déclarations publiques ou en petit comité sont autant d'actes de candidature à la tête de l'opposition?

A Digne, Royal est même allée plus loin, dans sa vision dela refondation "d'une alternative crédible": "Il nous appartient à nous socialistes, hommes et femmes de toutes les sensibilités de la gauche mais aussi (...) à tous les républicains du centre - je le dis très clairement", a-t-elle insisté. "Eux-aussi ont envie d'un Etat impartial". Des propos qui ne manqueront pas de faire hurler à la gauche du PS, mais qu'elle seule peut désormais se permettre.
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 07:42

 

 

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 15:18
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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 08:17

Edito du 28 mai 2007 de Noël Mamers sur sonsite

François Bayrou a tissé sa pelote sur la contestation de l’ordre médiatique. Souvenons nous de ses attaques virulentes contre TF1, accusée au début de la pré campagne électorale, de participer au bipartisme. Les français lui ont donné raison en laminant les "petites" formations au nom du "vote utile", sous le regard complice de mes confrères journalistes devenus les miroirs du nombril citoyen et les porte-voix du candidat Sarkozy.

 

Les dernières nouvelles qui nous arrivent du monde merveilleux de TF1 montrent que la machine est à l’oeuvre. Le nouveau fait du prince est éloquent : A la demande de Cécilia Sarkozy, l’un des principaux collaborateurs du candidat- devenu- Président, Laurent Solly, est interdit de séjour à l’Elysée où il devait devenir chef de cabinet. Qu’à cela ne tienne, Nicolas sonne Martin Bouygues, son ami de toujours et recase derechef son protégé comme futur directeur adjoint de TF1. Eh oui, ça se passe comme ça dans le Sarkoland ! Un jogging, un portable, et hop, la plus grande chaîne de télévision d’Europe est squattée par un homme lige du clan Sarkozy. Après les décisions prises par Arnaud Lagardère de censurer un article du JDD sur le non vote de la même Cécilia, on commence à percevoir la réalité du système Sarkozy. Si elle n’est pas nouvelle, cette connivence entre politiques, hommes d’affaires et de média, est ici systématisée. Depuis son élection à la mairie de Neuilly, en près de trente ans, le nouveau Président de la République a consolidé ses réseaux dans la sphère médiatique. Les marchands d’armes et du bâtiment, spécialistes des commandes publiques, ont bâti les principaux empires de presse écrite et audiovisuelle. Lagardère, Dassault, Bolloré et Bouygues sont des capitaines d’industrie qui ne conçoivent plus seulement la presse comme une danseuse mais comme un moyen d’influencer l’agenda politique et une source de profit à part entière. Sarkozy a bien capté cet intérêt. Il est leur homme en même temps qu’ils sont les siens. Quant aux journalistes, ils servent de faire-valoir à ces puissances, volontairement ou à contre cœur dans certains cas, mais ils n’ont pas le pouvoir de s’opposer à ces nouvelles machines de guerre. Longtemps la gauche a considéré les médias comme une simple question de propagande. Ce n’est pas vrai. Les médias sont d’abord une question sociale et politique majeure. Comme la santé, l’environnement, le travail, ils sont un champ politique à part entière, avec ses règles et qui influence l’ensemble de la société. Les modèles portés par les séries télévisées de TF1, voire les dessins animés, ont autant d’influence, sinon plus, que les interventions des journalistes les plus fidèles au pouvoir.

Il ne s’agit pas simplement d’exercer la vigilance citoyenne face à l’information télévisée mais d’aider à ce que se constitue une "citoyenneté médiatique", construite avec les journalistes, les travailleurs de l’information au sens large et les médias encore indépendants. Nous devons également faire des propositions pour un service public visant à sauver la presse écrite d’opinion qui est en train de mourir, tuée par les nouvelles technologies et la sous presse gratuite. Nous devons engager la gauche, toute la gauche, à proposer une série de mesures pour bloquer le contrôle des marchands d’armes et de béton sur les media. Entre 1997 et 2002, sous le gouvernement Jospin, la gauche ne m’a pas suivi quand je l’ai proposé à la tribune de l’Assemblée nationale. Elle n’a pas réagi quand TF1, durant plus d’un an (2001- 2002), organisa une campagne sur le thème de l’insécurité. Elle n’a pas plus réagi cette année où elle a fait de la politique à la télévision une course permanente à l’émotion. Parce qu’elle participe à la comédie médiatique, la gauche ne veut pas cracher dans la soupe. Elle a tort. Sans contre - pouvoir, les hommes de TF1, de Paris- Match et des instituts de sondage, se croient tout permis. Bientôt, imitant Séguéla qui a rejoint Sarkozy au second tour, ils exigeront de remettre en cause les règles de l’équité et de la publicité au moment des élections.

Le paradis des médias d’aujourd’hui a un nom : Les Etats- Unis. Refuser l’américanisation du système médiatique c’est déjà refuser l’américanisation de notre vie quotidienne. J’ai publié plusieurs livres sur ce sujet mais j’étais encore loin de la réalité qui se met en place sous nos yeux ébahis. "La dictature de l’audimat" a laissé la place au nouveau monopole de la médiacratie dans laquelle la confusion entre les pouvoirs est devenue la règle d’airain. Montesquieu, au secours, ils sont devenus fous !

J’appelle tous ceux qui souhaitent résister à cette mainmise du pouvoir politico -médiatique à s’engager pour barrer la route à ceux qui veulent nous faire taire. Organisons le contrôle citoyen sur les médias, créons des comités d’usagers des médias. La télé comme l’Etat appartiennent à tous les citoyens. La télé est à nous !

Noël Mamère, le 28 mai 2007

PS : Je reviendrai sur " le Grenelle de l’environnement " qui a permis à Messieurs Juppé et Sarkozy de réaliser à bon compte, avec l’aide de Nicolas Hulot, un hold-up sur le mouvement environnementaliste. C’est un fait important qui oblige les Verts à accélérer leur aggiornamento ou à mourir dans l’indifférence générale.

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 12:33
Lors d'un point presse à la Rochelle, Ségolène Royal, venue soutenir des candidats du Parti socialiste et du PRG aux élections législatives, a lancé samedi un appel à la mobilisation pour les élections législatives aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle au second tour du scrutin présidentiel.

"Je veux lancer ici à La Rochelle, dans ma région, un message de mobilisation aux électeurs. Il faut que les 17 millions d'électeurs qui m'ont donné leur voix viennent voter".

"Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a-t-elle dit. "Quelque chose s'est déclenché qui ne doit pas s'arrêter".

Ségolène Royal voit dans ces échéances "un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas dans les mêmes mains".

Les mensonges du nouveau Président de la République

Ségolène Royal a aussi dénoncé les "mensonges" de Nicolas Sarkozy depuis 10 jours.

"Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy". "Sur ces quelques semaines seulement il va pouvoir faire illusion, sauf qu'au vu de la gestion des premiers dossiers on voit que les promesses ne correspondent à rien et ont été faites, pour un certain nombre d'entre elles, uniquement pour gagner des voix".

"Le moment de vérité arrivera pour Nicolas Sarkozy" parce que "les gens vont se rendre compte qu'ils ont été floués petit à petit par un certain nombre de propositions qui sont intenables".

"Un certain nombre de gens se sont faits avoir lorsqu'ils imaginaient que du jour au lendemain ils allaient pouvoir obtenir des déductions d'intérêts sur les emprunts immobiliers".

Parmi ces Français "floués", elle a évoqué les personnes âgées qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en raison de la promesse d'allégement sur les droits de succession alors que dans "75% des cas il n'y a aucun droit perçu" ou "ceux qui ont acquis leur résidence principale il y a quelques mois et qui pensaient pouvoir bénéficier de déductions de leurs intérêts d'emprunts".

"C'est la même chose pour le service minimum". Après avoir pris contact avec les organisations syndicales le président Nicolas Sarkozy a été contraint de constater "qu'une réforme comme celle-ci aussi brutalement qu'il l'avait promise est impossible".

Les promesses déjà non tenues incluent la candidature de la Turquie à l'Union européenne. Nicolas Sarkozy a fait "une promesse qu'il savait intenable", c'est que "dès son élection il interromprait les négociations avec la Turquie". "A peine son voyage à Bruxelles s'est-il passé qu'il a été aussi obligé de reculer, il n'a aucun pouvoir pour arrêter du jour au lendemain les négociations au long cours et qui ont engagé dans la quinzaine d'années qui sont devant nous la parole de la France".
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