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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 05:48

Merci à actuchômage pour sa viligance sans faille.

02089850974_web.jpg"Dans cet article des Echos, on apprend qu'au 1er juillet 70.800 salariés avaient signé une convention de reclassement personnalisée. En mai, ils étaient déjà 66.900. En avril, 58.000... En l'espace d'un an, leur nombre a crû de 250%.

Ce qui signifie qu'au total 70.800 salariés licenciés depuis un an et moins figurent actuellement dans la catégorie D de Pôle Emploi (chômeurs non immédiatement disponibles en arrêt maladie, en stage ou en formation, en CRP ou CTP [1], non tenus d'effectuer des actes positifs de recherche), et non dans l'officielle catégorie A qui sert de référence pour la propagande médiatique (chômeurs disponibles immédiatement, n'ayant exercé aucune activité dans le mois et tenus d'effectuer des actes positifs de recherche). "

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:25

la polémique continue contre le versement des bonus bancaires. Certains, comme Bernard Maris, suggère de taxer lourdement ces bonus. Le gouvernement n'y songe pas. Surpris ? La Sarkofrance préfère mettre les bonus bancaires à l'ordre du jour du prochain sommet du G20 à Pittsburg (USA) en septembre prochain. Un an jour pour jour après le déclenchement de la crise boursière.

Publié par Juan
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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 07:05



La crise est finie en Sarkofrance. Nicolas Sarkozy a réussi. Il bronze toujours au Cap Nègre, mais la crise est finie. Les 4 millions de chômeurs qui pointent au pôle emploi en sont ravis. Les salariés de Molaix, NewFabris, Renault, ou Sanofi-Aventis aussi.

"L'UMP note avec une grande satisfaction la croissance retrouvée du PIB au deuxième trimestre de cette année dans notre pays.Ce résultat dû très largement aux effets de la politique gouvernementale de soutien à l'économie, à travers notamment le plan de relance, démontre la justesse des choix réalisés par la majorité présidentielle"
Communiqué de l'UMP, jeudi 13 août 2009.
Au second trimestre, le produit intérieur brut français a cru de +0,3%. Grâce à qui ? Sarkozy, pardi ! le pauvre Patrick Devedjian, éphémère ministre de la relance, ne sait plus quoi dire. Jeudi 13 août sur France Info, il expliquait que l'essentiel du "plan de relance" allait être dépensé ... au second semestre. Au 26 milliards d'euros de grands travaux se sont ajoutés 28 milliards de dépenses supplémentaires des collectivités locales. 54 milliards à dépenser d'ici décembre. C'est trop tard mon gars ! La crise est finie !
"C'est un chiffre évidemment très positif qui nous surprend et qui nous réjouit"
Christine Lagarde, jeudi 13 août 2009.
Plus sérieusement, la France résiste, encore et toujours, grâce au modèle que notre Monarque voulait détruire: la consommation des ménages s'en tire toujours relativement bien (+0,3%), et tire la croissance. Près de la moitié des revenus des Français n'ont pas été affectés par la récession, grâce à tous ces filets sociaux avec lesquels Nicolas 1er voulait rompre : retraites par répartition, indemnités chômage, fonction publique, assurance maladie, allocations familiales, etc. Les ménages ont délaissé l'investissement (pour preuve, la chute du marché immobilier), et largement profiter de la baisse de l'inflation, quasi-réduite à zéro depuis des mois. Dans une interview au Figaro le 14 août, Christine Lagarde se fécilite de ce "regain" de pouvoir d'achat pour lequel son gouvernement n'est pour rien: "C'est l'un des effets positifs du ralentissement de l'inflation en début d'année, qui a conforté leur pouvoir d'achat."
La seconde raison à cette reprise trimestrielle est à trouver du côté des exportations, modestement tirées par l'égale reprise de nos voisins allemands (+1,0%). L'investissement ("nos emplois de demain") a reculé encore de 1%, exception faite de l'investissement public (un timide +0,1% grâce à 'l'énorme' plan de relance sarkozyen). Enfin, personne n'oubliera que les seules mesures sociales de Nicolas Sarkozy depuis le début de la crise "officielle" en septembre dernier ont été réalisées sous la contrainte: en janvier dernier, la forte mobilisation sociale avait conduit Sarkozy à lâcher 2,6 milliards d'euros de soutien à la demande (comme la suppression d'un deuxième tiers de l'impôt sur le revenu pour la première tranche de ménages imposables, qui aurait, d'après Christine Lagarde, permis "d'injecter 1 milliard d'euros directement dans la consommation")

Eclair de lucidité aoûtienne : jeudi, Patrick Devedjian ne prévoyait aucune amélioration de l'emploi avant ... 2011.
Publié par Juan
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:24

 

 

Par Lapin Bleu | Journaliste n°89910

Attendue depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement, la loi Grenelle I, survendue par le gouvernement comme le gage de son engagement pour la planète, supprime la nécessité d'un « avis conforme » de l'architecte des bâtiments de France pour les projets immobiliers en zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP).

A Marseille le 14 octobre 2008 (Jean-Paul Pelissier/Reuters)

L'architecte des bâtiments de France est un empêcheur de bétonner en rond bien connu des promoteurs. Son pouvoir est énorme dans les ZPPAUP, dans lesquelles aucun projet ne pouvait voir le jour sans son « avis conforme ». En adoptant la loi « Grenelle I » le 23 juillet, le législateur vient de muer ce pouvoir en « avis simple », qui pourra être outrepassé.

La clef de voute de la protection du patrimoine

Mais que fait cette mesure dans la loi sur le Grenelle ? Elle y a été introduite à la hâte, après avoir été invalidée au sein de la loi pour l'accélération des programmes de construction et d'investissement votée en février.

A l'époque le Conseil Constitutionnel avait jugé qu'il s'agissait d'un cavalier parlementaire (un article de loi qui introduit des dispositions qui n'ont rien à voir avec la loi en question). Quelques mois plus tard, les députés l'ont introduite dans la loi Grenelle, les sénateurs l'en ont rejetée, avant qu'elle ne soit réinjectée finalement en commission mixte parlementaire, à une voix près !

Le motif officiel, alors invoqué lors des débats parlementaires pour justifier cette mini-libéralisation, était que les architectes des bâtiments de France se montrent trop regardants sur les projets photovoltaïques…

Mais le changement émeut l'Association nationale des villes et pays d'art et d'histoire, qui a écrit le 22 juillet au ministre de la Culture pour lui demander « de tout mettre en oeuvre pour que cette décision puisse être reconsidérée dans l'immédiat ou, au plus tard, à l'occasion de l'examen de la loi Grenelle II ».

Estimant que le projet est susceptible de porter atteinte « à la protection du patrimoine dans des centaines de villes qui se sont précisément engagées dans des politiques volontaires de préservation », l'association d'élus locaux interpelle Frédéric Mitterrand :

« La motivation de ceux qui ont emporté ce choix me paraît liée bien davantage à quelques différends locaux qu'à la vision globale qui doit être celle de votre ministère. »

Les maires en première ligne

Pour l'association des villes et pays d'art et d'histoire, l'enjeu dépasse de loin la simplification administrative d'un dispositif ZPPAUP que les communes apprécient parce qu'il les implique activement dans la gestion de leur patrimoine urbain. Dans une lettre écrite à Jean-Louis Borloo le 27 mai, l'association liste 6 arguments.

L'un rappelle que l'architecte des bâtiments de France engage l'Etat, ce qui assure une cohérence nationale au droit dans les ZPPAUP :

« Sans règle commune à tous les territoires, c'est l'avis de l'ABF qui garantit la cohérence, l'unicité d'une vision politique culturelle sur l'ensemble du territoire. »

Mais surtout, l'association craint une loi laissant les élus locaux seuls face aux promoteurs, avec tous les risques induits de pressions, qu'elles soient électorales, financières, voire même judiciaires. L'association relève une autre conséquence du changement, juridiquement pas neutre :

« Dans la pratique, si l'avis du maire qui délivre l'autorisation d'urbanisme est différent de l'avis simple de l'ABF, cela ouvre un risque de contentieux a posteriori auprès du tribunal administratif et non auprès de la commission ad hoc. »

Mais au-delà de la responsabilité des maires, l'association des villes et pays d'art et d'histoire lève le plus gros lièvre de la suppression de l'avis conforme :

« Une telle loi laisserait sans protection l'abord des monuments historiques en ZPPAUP [dans lesquelles] le périmètre de protection des monuments historiques inscrits ou classés a été supprimé puisque les pouvoirs de l'ABF sur les permis de construire et de démolir dans le périmètre sont encadrés par l'avis conforme du fait de la ZPPAUP ».

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 06:47

 

 

Par François Krug | Eco89

Les bonus de BNP Paribas relancent la polémique. Mais derrière les annonces, combien l'Etat a-t-il vraiment déboursé ? Les banques ont-elles respecté les contreparties prévues ? Et l'Etat sera-t-il au final gagnant, comme le promettait Nicolas Sarkozy ?

Le siège de la Société générale à La Défense (Benoit Tessier/Reuters)

Combien l'Etat a-t-il vraiment déboursé ?

Près de 118 milliards d'euros, sur les 360 milliards prévus par le plan présenté en octobre. Ce total regroupe les prêts accordés aux banques pour garantir leurs crédits, et les fonds propres apportés pour les renflouer.

Les prêts : 75 milliards d'euros. L'Etat emprunte sur les marchés financiers, et prête ensuite l'argent aux banques.

Les fonds propres : 14,75 milliards d'euros. Ils ont été apportés en deux temps. En octobre, l'Etat a distribué 10,5 milliards via des « titres super-subordonnés ». Des obligations dont le détenteur est remboursé en dernier, après tous les autres créanciers.

L'Etat a ensuite proposé d'entrer au capital des banques. En se contentant d'actions « de préférence » : il touchera des dividendes, mais n'aura pas de droit de vote. Les banques ont jusqu'au 31 août pour accepter. Pour l'instant, seules la Société Générale et BNP Paribas l'ont fait.

Le cas de Dexia : une aide spécifique est prévue pour la banque franco-belgo-luxembourgeoise. L'Etat lui a déjà apporté 28 milliards d'euros.

Selon un rapport de la Cour des comptes, à la fin de l'année, l'Etat aura déboursé 173 milliards d'euros pour les banques. Soit, tout de même, 9,1% du PIB. Mais on reste loin des 360 milliards annoncés, un « montant considérable qui a frappé les esprits et qui visait, par son ampleur même, à rassurer », selon la Cour.

Les banques ont-elles rempli leurs engagements ?

En apparence, oui, mais la réalité est plus compliquée. Les banques devaient accorder davantage de crédits, pour relancer l'économie. Et assainir le système financier, notamment en encadrant les bonus des traders.

Les crédits : le montant des prêts a augmenté de 3,5% sur un an, selon la Banque de France. L'objectif se situait entre 3% et 4%. La Fédération bancaire française (FBF) se félicite donc d'avoir respecté cet engagement.

Les chiffres de la Banque de France ne sont pas aussi encourageants que la FBF l'assure. Les prêts aux particuliers affichaient une hausse 4,4% en juin par rapport au même mois de l'année dernière, mais la hausse était de 5% en mai. Ralentissement plus net pour les prêts aux entreprises : +4,2% en mai, +2,4% en juin.

La Cour des comptes avertissait dès juin que « les objectifs (…) pourraient ne pas être tenus à la fin de l'année ». Vendredi, après une réunion avec les banquiers, le gouvernement leur a demandé « d'accentuer l'assouplissement des conditions de crédit ». Et même si la conjoncture s'est dégradée, la baisse des taux directeurs leur a permis d'augmenter leurs marges.

Les rémunérations : les banques françaises se targuent de respecter les règles fixées par le G20 au printemps. Mieux, elles avaient adopté leur propre charte dès février.

Le partage entre salaires fixe et variable serait rééquilibré, et les bonus seraient liés aux performances à long terme des traders. Il faudra attendre les fiches de paye de l'an prochain pour savoir si les banques ont tenu promesse.

Mais rien n'oblige à plafonner le montant des bonus. BNP Paribas a suscité une violente polémique en prévoyant de les augmenter cette année, comme l'a révélé Libération. Ses résultats s'étant améliorés, la banque a peut-être raison, comme l'affirmait une tribune très controversée sur Eco89.

Moralement, c'est plus difficile à défendre. Christine Lagarde demande « la plus grande vigilance » à la Banque de France, chargée du dossier, mais elle ne peut pas faire plus. A moins de légiférer. Comme le note la Cour des comptes, les règles restent floues et leur interprétation varie d'une banque à l'autre.

L'Etat va-t-il récupérer ses milliards ?

Oui, et même beaucoup plus, assurait Nicolas Sarkozy en janvier. L'opération « n'a pas coûté un centime d'euro » aux Français et, mieux, « à la fin de l'année 2009, l'argent que nous avons prêté aux banques (…) rapportera au budget de l'Etat 1,4
milliard d'euros ». Le problème, c'est que le calcul du gain réel pour l'Etat est encore impossible.

Les prêts : ils ont déjà rapporté 1,16 milliard d'euros à l'Etat, affirmait Christine Lagarde fin juillet devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Les banques avaient en effet accepté un système de paiement par avance des intérêts.

L'opération oblige tout de même l'Etat à s'endetter sur les marchés financiers, en empruntant à des taux compris entre 2% et 3,5%. Mais les banques lui reversent des intérêts de 4%. Selon la Cour des comptes :

« D'un point de vue budgétaire, le refinancement des banques (par ces prêts) ne coûte donc directement rien à l'Etat et procure même des recettes. »

Selon ses prévisions, ce volet du plan d'aide aux banques aura rapporté au total 1,28 milliard fin 2009.

Les fonds propres : le gain est plus difficile à estimer. Selon la Cour des comptes, l'Etat touchera à la fin de l'année 730 millions d'euros d'intérêts sur les « titres super-subordonnés ». Mais il faudra en déduire le manque-à-gagner subi par le fisc, ces intérêts étant déductibles de l'impôt sur les sociétés. Dans l'hypothèse très optimiste où ces titres seraient tous remboursés fin 2009, le gain final serait de 1,81 milliard d'euros.

Et combien rapporteront les actions ? Encore plus difficile à évaluer. L'Etat détient 15,19% de BNP Paribas, 7,2% de la Société Générale et 5,7% de Dexia. Avec les deux premières, qui viennent d'annoncer de bons résultats, l'Etat semble avoir fait une bonne affaire.

Rien ne dit que leurs cours ne repartiront pas à la baisse. Rien ne garantit, non plus, qu'elles décideront de verser des dividendes à leurs actionnaires cette année. Et l'Etat n'aura pas son mot à dire : ses actions « de préférence » ne lui donnent aucun pouvoir. BNP Paribas se dit en tout cas déjà prête à rembourser dès l'an prochain.

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:23

 

Bruxelles demande aux producteurs de fruits et légumes français de rembourser 500 millions d'aides de l'Etat. Le gouvernement avait accepté. Aujourd'hui, il aimerait se rétracter, mais il ne peut pas. Pourquoi? Selon Laurent Pinsolle, il est tout simplement aux ordres de la Commission Européenne.



C’est la polémique de la semaine : la Commission Européenne demande aux producteurs de fruits et légumes français de rembourser des aides étatiques perçues de 1992 à 2002. Après avoir accepté la demande de Bruxelles, le gouvernement tente de corriger le tir.

Le dogmatisme européen

 
Je vous conseille vivement de lire l’interview du porte-parole de la Commission Européenne dans le Monde, journal pourtant favorable à cette décision. On y discerne parfaitement la logique froide des institutions européennes. Quand la journaliste rapporte l’argument d’un ministre de l’agriculture de l’époque, qui affirmait que « l’Etat (..) ne pouvait attendre que la production soit à l’agonie », le représentant de la Commission répond comme un robot administratif : « il y a toujours une flexibilité » et soutient une coopération étatique dont on comprend bien que la lenteur ne permet pas de répondre aux urgences…

La journaliste continue en évoquant la distorsion que représente la différence de coûts salariaux entre les Etats membres, et qui met à mal le principe de « concurrence libre et non faussée ». Il répond alors que « la question de la main d’œuvre n’est pas couverte par la politique agricole commune ». S’il a beau jeu de souligner que « nous sommes les arbitres des règles que les Européens se sont données », son raisonnement a au moins le mérite de souligner le côté ubuesque de règles européennes qui soumettent les hommes à des règles économiques mal conçues et abstraites.

Un gouvernement aux ordres de Bruxelles

Car s’il est important d’avoir des règles pour fonctionner ensemble, comment imaginer que les producteurs de fruits et légumes pourront rembourser des centaines de millions d’euros d’aides perçues de 1992 à 2002 ? La filière a une rentabilité plus qu’aléatoire depuis des années et ses revenus ont plongé en 2008. On note enfin que derrière les rodomontades habituelles du chef de l’Etat, la réalité est que le gouvernement français cède aisément aux autorités européennes, comme sur de nombreux autres sujets (négociations avec la Turquie, Union pour la Méditerranée…).

Cette affaire a aussi le mérite de montrer à quel point certains médias orientent la présentation des faits. Ainsi, le Monde daté du 5 août sous-titre son article sur le sujet « la position du ministre, Bruno Le Maire, favorable à l’Europe, est incomprise ». Un concentré de pensée unique ! Le journal poursuit l’assimilation de toute décision des autorités européennes à l’Europe. Le ministre est ainsi « favorable à l’Europe » et pas à une décision de la Commission Européenne. Mieux, sa position est jugée « incomprise », ce qui sous-entend qu’elle est bonne, mais seulement mal expliquée…

Heureusement, beaucoup d’hommes politiques ont dénoncé la décision du gouvernement d’accepter l’oukase de la Commission Européenne. Nicolas Dupont-Aignan a ainsi publié un communiqué de presse pour dénoncer le « défaitisme de Bruno Le Maire ».

Sources :
Debout la République
Le Monde
Libération

Retrouvez les articles de Laurent Pinsolle sur son blog
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 08:31

 

Par Jean Matouk, économiste.

Comme chaque été ou presque, les producteurs de fruits se plaignent des prix d'achat trop bas à la production, qu'ils estiment inférieur de 0,10€ à 0,30€ le kilo par rapport à leur coût de production.

Le consommateur-téléspectateur les plaint, mais quand il fait ses courses, aussi bien dans les grandes surfaces (et plus encore dans leurs « déclinaisons » récentes des centres-villes) que dans les marchés, il ne constate aucune baisse des prix.

Le producteur déclare ne vendre qu'à 80 centimes le kilo de pêche ou brugnon, mais le consommateur continue à le payer, en moyenne, 2,5/2,75€. Et, bien qu'à un degré moindre, les légumes frais donnent souvent lieu aux mêmes manifestations.

Les ventes au déballage sur les parkings des grandes surfaces, avec le chou-fleur à 0,75€ et le plateau de brugnon à 1€ ont été de bonnes opérations publicitaires pour les « hypers » , mais des palliatifs sans lendemain. Que se passe-t-il en vérité ?

0,60€ à la production, 2 ,75€ à la consommation ?

En premier lieu, il est exact que, dans les conditions normales, la main d'œuvre de cueillette est, en France, 45% à 48% plus chère qu'en Espagne ou en Italie. 12€-13€ de l'heure en France contre 7 en Espagne. L'écart est plus large que l'écart moyen des salaires (environ 25% à 30% en moyenne en 2003 (OCDE), ce qui n'a pas dû beaucoup changer).

Les producteurs de fruits espagnols doivent donc bénéficier d'avantages annexes, auquel cas la Commission européenne, si sourcilleuse, devrait intervenir, ou bien le Gouvernement espagnol ferme plus les yeux sur le travail « au noir », notamment marocain. On comprend que le ministre français de l'Agriculture envisage lui aussi une baisse des charges sociales. On y revient plus loin.

En second lieu, la marge totale absorbée par les circuits commerciaux reste incompréhensible. Dans une tribune d'août 2007 (sur son blog De quoi je me M.E.L.), Edouard Leclerc donne « son » coût d'exploitation pour fruits et légumes, à partir de pommes Golden à 2,08€, nectarines blanches à 2,75€, abricots Bergeron à 2,38€, carottes à 1,06€ et courgettes à 1,64€, tous produits en France.

Il chiffre sa marge brute à 36% sur les pommes, 27% sur les nectarines, 44% sur les carottes 19,7% sur les courgettes, mais affirme perdre de l'argent sur les abricots (-13,26%). Moyenne grossière : 20% !

En reprenant le chiffre de 0,80€ le kilo de pêche (confirmé par l'interview d'un arboriculteur des Pyrénées orientales dans Le Monde) sachant , par ailleurs , que le prix trié et mis en cagette, est de 1,30€ , selon la même source , une fois retirée la marge moyenne de 20% exposée par Leclerc, et en supposant que tous les détaillants l'appliquent, soit environ 0,26€ (appliquée au 1,3€), ou est passé l'euro ou l'euro et demi d'écart par rapport au prix de vente moyen au consommateur ?

Le fameux problème des circuits commerciaux reste entier. Et il serait douteux que l'actuel gouvernement y change quoi que ce soit. C'est une bonne part de sa clientèle électorale.

Les prix freinent la consommation de fruits et légumes frais

Par ailleurs, la consommation de fruits qui augmentait régulièrement entre 1950 (40 kilos par habitant) et 1990 (72 kilos) diminue progressivement depuis la fin des années 90 ; celle de légume ne progresse plus (60 kilos en 1950 - 119 kilos en 1995), selon une étude de la Direction générale de la Santé.

C'est une évolution contraire à celle constatée dans d'autres pays européens, et nous sommes loin derrière l'Espagne et l'Italie. La consommation de légumes surgelés, et de plats préparés contenant des légumes, augmente, ce qui réduit d'autant celle des légumes frais ; ces deux mouvements complémentaires sont évidemment liés à un déclin de la cuisine domestique.

Mais pour les légumes comme pour les fruits, le maintien des prix élevés des « frais » est aussi un frein à la consommation. Ce frein, dans une situation de concurrence forte de la part des pays du Sud de l'Europe, entraîne une surproduction, qui explique le maintien de bas prix à la production…. et de belles marges à la distribution.

On nous ressasse qu'il faut manger « au moins cinq fruits et légumes par jour », y compris d'ailleurs les surgelés. Or, selon la source précitée (DGS), la sous consommation de fruits (un ou moins par jour) et légumes (1,5 ou moins par jour) concerne plus de 70% de la population adulte (12-75 ans) française.

Sans doute prend-on l'habitude de ne pas manger assez de fruits et légumes ! Sans doute les produits concurrents offerts par les industries agro-alimentaires à base de céréales et de produits laitiers (mais aussi de sucre, sel et graisses trans… qui menacent notre santé), ainsi qu'une publicité malsaine en direction notamment des enfants, avec les distributeurs automatiques de ces mêmes produits, expliquent-ils cette désaffection relative. Mais l'impératif sanitaire est surtout entravé, pour les moins aisés d'entre nous, par les prix.

Une autre organisation agricole est possible

Le ministre a raison de dire qu'il faut obéir à la demande de la Commission européenne de faire rembourser par les producteurs de fruits et légumes les 500 millions (380 plus les intérêts) versés par le Gouvernement français avant 2002.

Il sait, en effet, que c'est nécessaire pour engager dans de bonnes conditions la prochaine réforme de la Politique agricole commune (au-delà de 2013). Depuis cinquante ans, dans un mouvement initié par de Gaulle, et constamment soutenu par le RPR, notamment par Jacques Chirac, pour « défendre » un monde agricole fidèle client électoral, la France a clairement diminué son poids dans tous les autres domaines de négociation.

Et, sauf changement clair de notre politique agricole nationale, nous assisterons, lors des négociations prochaines, à une répétition de ces marchandages européens globalement défavorables à la France.

Aujourd'hui encore, les producteurs de fruits et légumes seront, d'une façon ou d'une autre, subventionnés à peu près à niveau égal des sommes éventuellement remboursées, par baisse des charges sociales ou remise des intérêts d'emprunt.

Comme on l'a fait depuis cinquante ans, faute d'une réelle planification courageuse des mutations agricoles au départ, la décimation lente, politiquement tolérable, de ce secteur agricole après d'autres, va être géré par ce Gouvernement comme les précédents, en liaison étroite avec la FNSEA et le Crédit agricole.

Or une autre organisation agricole nationale, d'ailleurs soutenue par l'Union européenne, serait possible et même souhaitable, au vu de deux tendances lourdes et irrésistibles : le goût pour le « bio » et le « coefficient carbone » des transports à longue distance.

Elle serait de nature à soutenir les revenus des producteurs et à augmenter le niveau de consommation de produits frais. Il faudrait élaborer un grand projet de « relocalisation » de la production de fruits et légumes près des centres de consommation, ou, pour des raisons de climat, à la distance la plus faible possible.

Et il faudrait, en même temps, que ces productions péri-urbaines déjà relancées à San Francisco -on voit même à Détroit des maraîchers s'installer au centre ville sur les friches industrielles- soient toutes orientées vers un « bio », d'autant plus crédible qu'il serait éventuellement « visible » pour les consommateurs, et, évidemment, moins « chargé » en carbone de transport.

De nouvelles formes coopératives, comme les Amap , sont particulièrement indiquées à cette fin. Des débuts de réalisation de ce type de circuits « courts », laissant de bons revenus au producteur avec des prix plus faibles à la consommation, existent un peu partout. Les généraliser n'est qu'une question de volonté politique et ce devrait être une composante du grand « plan » que financera l'emprunt public.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 09:07

Les banques américaines savent que la crise n'est pas finie. D'ailleurs, sous couvert de redistribution de fonds, elles mettent leur argent de côté pour faire face à toute éventualité. Mais selon Paul Jorion, elles n'ont pas prévu une chose: et si le capitalisme mourait vraiment? (Si vous aimez les chroniques de Paul Jorion, n'oubliez pas de cotiser sur son site!)



Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans ma chronique du mois de juin dans Le Monde, reproduite dans mon billet Le Monde - Économie, lundi 29 – mardi 30 juin : Etats-Unis : de bien curieux remboursements, j’essayais de comprendre pourquoi un certain nombre de banques américaines avaient voulu rembourser de manière anticipée les fonds qui leur avaient été donnés dans le cadre du TARP (le Troubled Asset Relief Program), le programme mis en place pour leur permettre de se recapitaliser et de procéder à nouveau à l’allocation de crédits. Je rappelle que le TARP avait été mis en place une fois qu’avait été écartée la formule envisagée en premier : celle d’une « bad bank », d’une banque de défaisance, où seraient mis en quarantaine les produits financiers dévalorisés : les Residential Mortgage-Backed Securities dévalués en raison des défauts des emprunteurs, en particulier dans le secteur « subprime », celui qui regroupe les ménages les moins nantis.

Je dressais un parallèle entre ce comportement des banques échappant au carcan du TARP et ce que j’avais pu personnellement observer à l’époque où j’étais cadre chez Countrywide, le principal établissement financier américain dans le domaine des crédits hypothécaires. À une série de rumeurs très favorables à la firme – et dont on affirmait parmi les cadres qu’elles émanaient probablement de la direction – succédait la vente par ses dirigeants de la quasi-totalité de leurs actions. Opération que l’on pouvait résumer de la manière suivante : vider la caisse avant de s’éclipser.

Une rémission plus que relative

Alors que le remboursement des sommes avancées dans le cadre du TARP par, en particulier, Goldman Sachs, JP Morgan Chase et Morgan Stanley, apparaissait aux yeux du public comme un signe de bonne santé de la finance, je me demandais s’il ne fallait pas y lire au contraire le signe d’une aggravation de la situation : le signe d’une désespérance de la part de leurs dirigeants, déterminés à tirer le maximum d’argent de leurs opérations avant que celles-ci ne doivent s’interrompre une fois pour toutes.

Un autre élément vient confirmer cette interprétation, un indice utilisé généralement comme baromètre d’une reprise économique éventuelle : l’achat d’actions de leur propre firme par les dirigeants d’entreprises. Or cet indice demeure en baisse : profitant d’un rebond boursier favorisé par le relâchement des règles comptables relatives à la valorisation des produits financiers, les patrons continuent de vendre les actions de leur compagnie et n’en rachètent toujours pas. Si l’on répète partout que les choses vont mieux, une chose est sûre en tout cas : les chefs d’entreprise n’en sont pas eux persuadés.

Autre indice, allant lui aussi dans le même sens, des chiffres disponibles depuis hier, révélés dans un rapport diffusé par Andrew Cuomo, l’Avocat Général de l’État de New York : sur les 175 milliards de dollars distribués dans le cadre du TARP, 36,2 milliards, soit 18,6 % de la somme furent immédiatement redistribués en bonus aux dirigeants de ces entreprises, mieux, si l’on concentre son attention sur les trois principales banques qui remboursèrent les fonds obtenus dans le cadre du TARP : JP Morgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley, la somme distribuée en bonus atteint 18 milliards de dollars, à comparer aux 45 milliards reçus, soit 40 % du total.

Bien sûr, ces trois banques ont remboursé les fonds obtenus, mais s’agissait-il d’une véritable prouesse quand les 60 % restants, les 27 milliards, ont pu être utilisés pour la spéculation dans un univers de concurrence décimé ? Ces firmes continuaient aussi de bénéficier de la garantie du gouvernement américain dans leurs opérations, et avaient toujours accès aux fonds procurés par la Federal Reserve à un taux extrêmement bas.

Mettre l'argent à l'abri...


Pourquoi cette prodigalité choquante alors que les chiffres seraient nécessairement connus ? Les montants des bonus apparaissent en effet au bilan, la presse américaine et les blogueurs sont par ailleurs extrêmement curieux et, dans le monde du travail américain où les licenciements sont extrêmement aisés et ne requièrent aucune justification, les employés éprouvant du ressentiment envers leur firme présente ou passée sont extrêmement nombreux et toujours disposés à vendre la mèche.

Sans doute parce que la période où ce partage des restes demeure possible présente un créneau de très courte durée, obligeant du coup à agir dans la précipitation. Ces dirigeants envisageraient-ils même qu’ils puissent être arrêtés et punis, agir au plus vite leur permet de mettre les sommes soustraites à l’abri d’une confiscation éventuelle, tactique utilisée par des gangsters sachant déjà qu’ils seront pris mais prenant toutes les précautions nécessaires pour pouvoir récupérer le plus gros des sommes volées à leur sortie de prison.

Si donc ces dirigeants d’entreprise et moi pensons – au contraire du public – que la situation continue inexorablement de se dégrader, partagent-ils avec moi le sentiment que l’on observe ici les signes de la fin du capitalisme ? Probablement non : leur attitude révèle sans doute qu’ils considèrent la crise comme beaucoup plus sévère que celles qui furent observées dans les années récentes, mais le fait qu’ils tentent de constituer des réserves dans la précipitation et en se souciant peu que ce soit au vu de tous, suggère qu’ils envisagent un « come-back » futur dans un cadre identique à celui qui existait auparavant.

Si l’on parle en effet beaucoup d’inflation, voire même d’hyperinflation, à venir, en raison des sommes énormes injectées depuis deux ans par les autorités monétaires, le fait est que ces fonds sont en réalité indisponibles, une portion importante en étant placée par les établissements financiers auprès de leur banque centrale, ou bien étant, comme on vient de le voir, directement redistribuée entre dirigeants d’entreprises. Ces fonds sont donc, de fait, gelés sous la forme de réserves et, ne circulant pas, ne génèrent aucune pression inflationniste. Rien ne vient du coup contrer les tendances déflationnistes que constituent de leur côté la récession et les pertes d’emplois. Lorsque les prix seront tombés au plus bas, les sommes que l’on voit raflées en ce moment pourront sortir de leur cachette et racheter à bas prix les biens dévalorisés.

... avant la fin du capitalisme?

Les événements se dérouleront-ils selon ce scénario ? Je ne le pense pas personnellement, et ceci, pour deux raisons. La première est que les sommes perdues cette fois-ci sont beaucoup plus considérables que lors de crises précédentes : la taille des dettes accumulées est cette fois disproportionnée par rapport aux richesses créées entretemps, trait qui a empêché que le recours à la formule bien rodée de la « privatisation des profits, socialisation des pertes » ait pu constituer cette fois la réponse appropriée : la socialisation des pertes ne suffit plus à la tâche, le corps social étant incapable cette fois de l’absorber. On a vu Mr. Alan Grayson, parlementaire américain, ironiser sur le fait que le prêt de la Federal Reserve à la banque centrale néo-zélandaise représente 33.000 dollars par ménage de ce petit pays, soulignant la disproportion que j’évoque.

La deuxième raison, c’est l’horizon de la planète elle-même : le fait que l’orgie productive que lui ont permis au cours des deux derniers siècles les carburants fossiles arrive à sa fin et que le réchauffement de la planète – le fait que ce soient les hommes qui en soient responsables ou non étant indifférent – nous obligera désormais de vivre dans un monde beaucoup moins accueillant à l’espèce.

    (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un« jo urnaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 04:33



Régis Soubrouillard - Marianne

Les promesses de Christine Lagarde de ne pas liquider La Poste n'ont pas convaincues SuperNo. Pas plus que les mariannautes, très attentifs à la rhétorique de la locataire de Bercy. Evoquant la mission de la Poste, Christine Lagarde ne parle déjà plus de «service public» mais de «service universel». L'expression, inoffensive, au premier abord fleure bon la novlangue.



Public/privé: le jeu des sept différences (ccflickr by 02mcgovern)
Public/privé: le jeu des sept différences (ccflickr by 02mcgovern

« Expliquez-moi pourquoi ils réussissent finalement toujours à dépecer secteur par secteur la République (alors qu'eux-mêmes ont toujours été grassement rémunérés par l'état et les deniers publics) sans qu'il y ait une levée en masse de toute la population contre ce hold-up permanent et ces voleurs patentés ? »
s’interroge Mchar à la lecture de l’article de SuperNo qui raconte l’histoire de La Poste et notamment l’ambigüité de la rhétorique gouvernementale à son propos.

De service public, peu à peu, le service devient universel. Le mot rassurant, relève de la novlangue comme le souligne Pierre Antoine car le statut de La Poste change : « Ce « service universel », est très loin d'être le service public, ce terme, ce seul terme employé à la place de service public » en dit long : le service universel, c'est le service minimum, alors que le service public se veut bien plus qu'un service minimum. Mais forcément, le mot « universel », est tellement connoté, qu'on ne peut le comprendre ». Et un service universel peut tout à fait être assuré par une entreprise privée.

Nombre de mariannautes pointent les dysfonctionnements de La Poste. Plutôt que de s’en prendre à un engourdissement conséquence de son statut de service public, Set y voit plutôt les premiers symptômes de la mise en œuvre de pratique « managériales » notamment pour ce qui concerne la précarité des emplois ou la durée des missions : « Vous avez déjà essayé de vous plaindre auprès de la Poste pour vol ou perte d'un courrier important mais non-envoyé en recommandé ? « Rien à signaler ma bonne dame , mon bon monsieur , tout va bien de notre côté ... » Je n'ai commencé à déplorer des  pertes de plus en plus banales et banalisées par la Poste que depuis qu'on a introduit des intérimaires et du personnel en mission courte ou ultra-courte dans l'acheminement du courrier . Les colis qui ne sont pas livrés sous le prétexte ( faux ) d'absence au domicile ou au travail , Pourquoi se soucier de la qualité du travail quand vous n'êtes là que pour une durée très brève ? »

Modernisation inéluctable ou idéologie du fait accompli ?

Intéressé par l’histoire de La Poste, Marc ne paraît guère surpris par cette évolution : « La privatisation prochaine de la Poste ne constitue pas une surprise. Certes, chacun déplorera le recul du service public, mais est-ce réellement étonnant ? Avec l'Etat régulateur ou modeste, la remise en cause du service public débute dès les années 1970 et se poursuit sous la gauche et la droite réunies. Le débat sur l'autonomie des universités n'est qu'un nouvel exemple, celles-ci pouvant désormais recruter sous condition élargie des personnels de droit privé et des contractuels de droit public. Enfin, le projet de loi relatif à la mobilité professionnelle dans la fonction publique adopté le 23 juillet dernier ouvre la porte au recours à l'intérim , aux restructurations de service et aux salariés de statut privé . La boucle est bouclée!  Dans ces conditions, la Poste deviendra un service privé au service de l'intérêt général mais en concurrence avec d'autres opérateurs ».

De son côté Bibop s’impatiente et  réclame une modernisation rapide de La Poste « Il faut prendre conscience que le marché est ouvert. Si la poste reste comme elle est, elle va mourir d'ici une dizaine d'année. Impossible d'affronter la concurrence, comme la France est incapable de l'affronter (il suffit de voir le nombre d'usines qui ferment et de ce demander pourquoi, encore et toujours en France). Soit la poste se modernise, soit elle meure. Je crois, et que cela plaise ou non, qu'il faut prendre conscience du monde où nous vivons. Nous ne sommes plus en 1950 ou au mieux, en 1960. La France est simplement une province de l'Europe ».

La réponse ne se fait pas attendre, c’est Al qui s’y colle : « C'est ce genre de fausses alternatives, d'idéologies du fait accompli, qui conduisent des sociétés dans le mur. La modernité, ce n'est pas suivre le mouvement d'un marché dont l'arbitraire montre aujourd'hui où cela mène : à la ruine de millions de personnes. La modernité, c'est construire des sociétés durables faites pour que des êtres humains y vivent une existence d'êtres humains. En ce sens, votre « modernité » fait déjà partie d'un monde archaïque dont il nous faut nous débarasser des derniers vestiges qui sont en train de nous détruire ».
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 08:08

par matthius (son site)
La droite a toujours voulu favoriser les plus forts. C’est son leitmotiv. Seulement elle a toujours dit le contraire au peuple pour pouvoir faire cela. On a l’exemple en 2007 du président du pouvoir d’achat parlant du zéro chômage pour pouvoir s’installer au pouvoir ou celui de Chirac et la fracture sociale. Notre président cuvée 2007 savait qu’il y avait une crise qui se préparait. Ses conseillers ne pouvaient pas ne pas être au courant. Les Etats-Unis le modèle de notre président commençaient leur crise. La crise des subprimes a été mise en place en 2002 selon l’Internaute pour trouver de l’argent facile.

Mais la droite aime faire de la magie avec des mesures irresponsables comme les fonds de pension. Elle se le permet car elle a de plus en plus de moyen grâce à ses mesures de rentes personnelles. Les Hedge Funds ne pouvaient que s’effondrer dès une récession boursière. Ils ne dépendaient que de la montée des actions. On voit en 2008 les Hedge Funds s’effondrer après avoir fait beaucoup de profits selon LE MONDE. Ils établissaient un contrat entre le futur retraité et le fond de pension donnant l’argent au retraité s’il permet de placer ses économies en bourse ou en spéculation. Selon l’Expansion « Les fonds spéculatifs se distinguent en effet par les risques très élevés qu’ils prennent dans leurs placements financiers alors qu’ils ne rendent pas de comptes aux autorités de régulation. ».

Les Subprimes n’avaient donc été décidés que pour retarder l’effet fonds de pension. Nos droites nous indiquaient qu’il fallait aussi des fonds de pension en France. Selon eux c’était vital pour nos entreprises. Pourtant les entreprises du CAC 40 licencient à cause des fonds de pension américains qui cherchent de l’argent rapidement et cela dès leur mise en action. Vous pouvez lire des articles comme « Comment les fonds de pension ont racheté le CAC 40 » sur www.marianne.fr .

On comprend que ce système soit opaque grâce à l’utopie du libéralisme économique, le leitmotiv de la plupart des journalistes dits « libéraux ». Il est à rappeler que le libéralisme humain n’est pas compris par les journalistes. On a vu par exemple M. DELANOE afficher le libéralisme de gauche à tort. Le libéralisme humain et de gauche essaie de réduire les inégalités créés par l’économie grâce à des lois et taxes sur les entreprises. Le libéralisme économique consiste à favoriser l’économie libérale donc ce bordel de droite servant à favoriser ceux qui dirigent. Seul le libéralisme économique est compris comme le libéralisme par l’excellence des journalistes « libéraux ». Il y a beaucoup de journalistes « libéraux ». Nous nous croyons naïvement qu’ils parlent du libéralisme humain.

Actuellement nous croyons que le RSA et le statut d’auto-entrepreneur pourront nous aider. Vous y croyez vraiment ? En fait le statut d’auto-entrepeneur n’est qu’un moyen pour réduire la couverture sociale que les journalistes « libéraux » et comptables appellent charges d’entreprise. En effet le statut d’auto-entrepeneur consiste à réduire le pourcentage de charges pour aider à entreprendre ce qui semble intéressant. En même temps les journalistes libéraux nous font croire donc que ce sont des charges « inutiles » puisque ce terme indique qu’elles nuiraient aux entreprises. Pourtant ces charges servent à payer la couverture sociale du salarié qui lui enrichit ensuite les entreprises en achetant plus. Le statut d’auto-entrepeneur n’est donc qu’un moyen pour appauvrir les salariés licenciés réutilisés en auto-entrepeneurs. Vous pouvez voir sur www.journaldesseniors.com qu’il est maintenant possible pour les seniors de devenir auto-entrepreneurs puisque que grâce à ce statut ils n’en n’ont plus de retraite.

Le RSA lui n’est qu’un moyen pour les entrepreneurs indélicats de payer en dessous du SMIC ses salariés pour les entreprises à plus d’un individu. En effet le MEDEF a tendance à ne compter que le travail effectif des salariés, pas la préparation au travail. On voit sur leurs sites des opportunités et des renseignements fournis aux entrepreneurs sur les lois favorisant cela. La droite a donc décidé de ne compter que 2/3 du travail effectif pour être intermittent du spectacle sur 12 ou 18 mois ( source www.lefourneau.com ). Des intermittents acteurs n’ont comme travail effectif que le spectacle, pas l’apprentissage. Ils sont donc obligés d’être au chômage en ayant beaucoup travaillé leur préparation. Rappelons pour ceux qui sont payés en pour 39 Heures que Nicolas SAKROZY veut la fin des 35 Heures tout comme le MEDEF qui veut « récompenser le travail ». Il faut savoir que selon FRANCE INTER les pays faisant le moins travailler les salariés sont ceux qui disposent des salaires les plus élevés.

Si vous croyez que l’obligation d’aller voir le médecin généraliste avant d’aller voir le médecin spécialiste est une bonne mesure. Détrompez-vous ! Comment une consultation suplémentaire pourrait être une bonne mesure alors que nous hésitons à aller voir le médecin ? Chaque fois que j’interrogeais mes amis ils me disaient qu’ils allaient voir plus souvent leur généraliste depuis cette mesure. Certains pensaient que cette mesure permettait d’éviter les fraudes ce qui est vrai. Ce qu’on ne sait pas c’est qu’il y a peu d’intérêt à frauder la CPAM ou l’administration puisqu’il faudra tout rembourser si on est pris.

Vous croyez aussi qu’une mesure de droite comme le deuxième salarié embauché sans les charges est une bonne mesure de droite. Détrompez-vous ! Cette mesure existait déjà avec en plus de la formation pour le salarié. C’est le contrat de professionnalisation.

Aussi nos chers concitoyens néanmoins patients sont en train d’inventer la phrase « Les génériques c’est pas automatique ». En effet les médicaments génériques ne sont pas comme les princeps. Il peut y avoir des allergies ou différences. Rassurez-vous les patients finissent par s’apercevoir de la supercherie. Ils doivent pour certains demander à leur médecin une ordonnance pour ne pas en prendre s’il y a des allergies ou fatigues. En effet il est difficile de mieux copier un médicament récent si en plus les contraintes sur les génériques ne concernent que la durée d’action du médicament comme le disent les pharmaciens. Si le médicament est pris sur une longue durée cela n’est pas suffisant si on ne fait que se fier sur l’expertise des laboratoires, s’ils ont eux-mêmes créés le médicament générique.

Le conseil sera donc : Méfier de la droite car elle est assez puissante pour faire croire au miracle. Le libéralisme économique n’est qu’une théorie qu’ils disent avoir oublier. On se rend compte qu’elle ne permet que d’enrichir ceux qui ont déjà beaucoup d’argent. C’est d’ailleurs la seule chose que sait bien faire la droite que l’on voit toute puissante. Rassurez-vous le libéralisme économique reviendra sous une autre forme quand on aura à nouveau oublié l’histoire. Il a été créé à la Révolution quand les aristocrates ont vus qu’il fallait bien faire avec la démocratie.

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