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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 09:21


L'omerta médiatique semble jouer à plein concernant la traque des sans-papiers. Mercredi, la Ligue des Droits de l'Homme a interpellé Eric Besson. Les polices du ministre de l'identité nationale continuent leurs (basses) oeuvres, pendant cette période fragile et propice à la discrétion médiatique.

  • Deux familles avec des enfants, scolarisés en France et âgés de 3 et 4 ans, sont détenues depuis le 30 juillet au centre de rétention de Marseille.
  • Deux autres familles avec enfants ont été interpellées à domicile et placées au centre de rétention de Metz à la fin du mois de juillet: la famille Tatli, turque d’origine kurde, vivant à Lure en Haute Saône, avec le père Turabi, son épouse Gulcan et leurs trois enfants Godge (lycéenne), Guriezm (collégienne) et Halil (9 ans) ont été emprisonnés le 27 juillet . La petite Zandala, albanaise, 8 ans, est retenue au même endroit avec ses deux parents. Son père est menacé en Albanie.
  • Au centre de rétention de Toulouse, une mère togolaise et sa petite fille de 2 ans sont toujours détenue.
  • A Lyon, deux familles ont été placées en détention.
  • A Lille, deux familles avec des enfants de 4 ans et de 8 mois sont également retenues dans un centre.
  • Près de Mulhouse, deux parents et leur bébé de six mois ont été arrêtés et transférés à Nîmes. (Source: HNS-info)
Certaines d'entre elles ont été libérées par les juges des libertés et de la détention. Une militante de RESF expliquait, dimanche 8 août, la vacuité de cette traque: "A cause de la politique du chiffre, la police vise sans distinction les sans-papiers seuls ou accompagnés de leur famille. Seulement dans le cas des familles, les préfectures hésitent à expulser des enfants donc elles n'expulsent qu'un parent, le plus souvent le père. Cette politique favorise les escroqueries: les parents expulsés finissent par revenir en France en utilisant les réseaux clandestins et en s'endettant lourdement, certaines associations profitent également de la détresse des sans-papiers en leur promettant des régularisations en échange d'argent".

Eric Besson a répondu aux critiques de la LDH, qui s'indignait de la rétention d'enfants. La réponse est surprenante. Le ministre explique que les conventions internationales impliquent surtout de ne pas séparer les parents de leurs enfants: "le maintien de l’unité familiale constitue dès lors la priorité des pouvoirs publics." Tous au coffre ! Besson ajoute: "la bonne application de la loi implique que le seul fait d’avoir un enfant mineur ne puisse constituer un obstacle à la reconduite d’une famille en situation irrégulière. Toute autre pratique contreviendrait à notre politique de maîtrise des flux migratoires, indissociable de la lutte contre l’immigration irrégulière." Chacun son éthique, chacun son chemin.

Ces situations d'infortune ne sont pas l'apanage de la France. En Grande-Bretagne, une nouvelle loi a été votée le mois dernier. En Italie, une nouvelle loi est entrée en vigueur le 8 août. L'immigration clandestine est désormais un délit.

Lire aussi :
Publié par Juan
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 08:08

 

 

EFG

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 07:56




Il est le bon l'aiglon du cap Nègre . C'est un super gestionnaire . Non seulement, en moins de 2 ans,  de mettre en place 19 taxes supplémentaires (promesse de campagne en 2007 , pas de nouvelles taxes ou d'augmentation d'impots)  , il creuse l'ensemble des déficits (soi disant il n'y a que la droite pour réduire les déficits!!!) . Ce n'est pas DA Lacanau qui le dit mais le journal gauchiste "les échos".

Dans une entreprise "lambda" , PME ou multinationale, ce cadre dirigeant (c'est bien le cadre dirigeant de la France: non ???) aurait été licencié en moins de 6 mois d'exercice. Mais non avec un bon plan de COM, il est toujours là.

Allons nous le laisser "couler" la France?

 

"Sans surprise, le déficit budgétaire de la France a plus que doublé au premier semestre, par rapport à l'an dernier. Le déficit s'est creusé sur un an à 86,6 milliards d'euros à fin juin, contre 32,8 milliards un an plus tôt, en raison du plan de relance et de la crise qui réduit les recettes fiscales, a annoncé mardi le ministère du Budget.

L'écart de 49,8 milliards d'euros d'une année sur l'autre s'explique à hauteur de 21,5 milliards par le coût budgétaire des différentes mesures de relance de l'économie, précise le ministère dans un communiqué. Le reste est surtout lié à la diminution des recettes fiscales due à la récession que traverse la France.

Ainsi, le produit des recettes fiscales nettes s'élève fin juin à 108,5 milliards d'euros, en baisse de 35,6 milliards par rapport à la même date en 2008, note le ministère. Les recettes nettes de l'impôt sur les sociétés (IS) sont les plus touchées et affichent une baisse de 80,5% par rapport à un an auparavant. A la fin mai 2009, le déficit du budget de l'Etat était de 88,7 milliards d'euros.

Selon les dernières prévisions de Bercy, le déficit budgétaire serait compris entre 125 et 130 milliards d'euros à la fin 2009. D'après les dernières prévisions de l'OCDE, le plan de relance et la baisse des recettes fiscales liée à la crise devraient faire grimper le déficit public à 6,7% du PIB en 2009 et 7,9% du PIB en 2010

.

La dette publique devrait, elle, exploser à 86% du PIB d'ici 2010."

Les Echos (Source AFP)

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 07:28


Tout le monde l'a compris. L'heure de vérité est arrivée. Le temps de la régulation financière a vécu. Ces grandes banques et institutions financières ou d'assurance avaient failli disparaître il y a à peine un an. Elles étaient plombées par des paris boursiers hasardeux et une surenchère de crédits insolvables. Un an plus tard, elles sont de nouveau profitables, et veulent rembourser au plus vite les aides et prêts publics dont elles ont bénéficié il y a quelques mois. Insulte de symboles, on reparle aussi de bonus. Et toujours en millions d'euros.

Les banques n'ont-elles rien compris ?
Les banques ont tout compris. Rembourser vite pour gagner plus. Aux Etats-Unis, le schéma est le même. Goldman Sachs est soigneusement sortie du piège de la quasi-nationalisation, sous l'administration Bush, avant de ne de devoir rien à personne, et surtout pas à l'Etat: elle va rembourser les 10 milliards de dollars reçus, et pouvoir verser quelques 11 milliards de bonus à ses traders! L'assureur mondial AIG, nationalisé en août 2008, vient d'annoncer de juteux profits (1,8 milliards de dollars pour le seul second trimestre 2009). En France, BNP-Paribas a confirmé (1) qu'elle rembourserait d'ici la fin de l'année le prêt public (5,1 milliards d'euros) dont elle a bénéficié fin 2008; (2) qu'elle avait déjà dégagé quelques 3 milliards d'euros de profits au premier semestre, et (3) qu'elle prévoyait de verser un milliard d'euros de bonus à ses collaborateurs compte tenu de leurs performances. Colette Neuville, l'active présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM), s'indigne: "On retombe dans les mêmes errements qu’avant la crise. Ce qui est extrêmement choquant, plus encore que le versement des bonus en lui-même, c’est que les banques continuent à prendre des risques sur les marchés pour accroître leurs bénéfices et persistent à employer un mode de rémunération qui incite les traders à le faire." BNP Paribas se sent tranquille, "droite dans ses bottes": « Les chefs d'Etat réunis dans le cadre du dernier G20 de Londres ont, non pas proscrit ces bonus, mais édicté des règles pour éviter les dérives qui ont favorisé la crise », a déclaré un porte-parole du groupe à l'AFP.

Sur Marianne2, on peut lire la réaction, également indignée mais nettement plus riche en constats et propositions, de Didier Cornardeau, président de l'Association des petits porteurs actifs (APPAC): primo, le secteur bancaire français est oligopolistique ("Il faut savoir que BNP Paribas aujourd’hui est presque sans concurrence"); deuxio, le gouvernement n'a pas le choix que d'édicter une loi de véritable régulation ("L’efficacité passe par une loi votée au parlement et non pas par des recommandations qui n’aboutissent à aucune sanction.").

Les Etats impuissants.
On vous l'avait dit. Les garanties et aides que la Sarkofrance s'est empressée, avec raison, d'accorder aux grandes institutions financières du pays à l'automne 2007 pêchaient par l'absence de contre-parties sérieuses. La seule "intervention" publique fut le pantouflage de quelques conseillers de Nicolas Sarkozy: Mariani, Pérol, etc. Le pantouflage des copains comme nouvelle régulation ? En Sarkofrance, les vessies ne sont jamais assez grosses. Colette Neuville n'est pas optimiste: "Qu’il y ait un débat parlementaire sur les métiers de la banque me paraît utile. Mais le problème ne peut pas être réglé au niveau national. C’est une affaire de régulation mondiale." Autant dire que cette dernière n'a pas eu lieu. Les déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy en avril à Londres ou en juillet en Italie n'étaient qu'annonces sans lendemain.

Ces derniers jours, le monarque français a tenté de réagir. Convalescent, Nicolas Sarkozy s'est empressé de convoquer les représentants du secteur bancaire à une réunion chez lui... le 25 août prochain. Eric Woerth, son ministre du budget, a souvent l'indignation facile, ... mais pas sur les bonus bancaires. Ces derniers jours, il a pu parler des projets de jeu en ligne de l'Olympique Lyonnais (jeudi), de l'augmentation des loyers de logements de fonction (lundi), ou de la taxe carbone (vendredi). Mais rien sur les banques. De son côté, Christine Lagarde aboie, comme son chef et faute de mieux : elle aura "une tolérance zéro pour les excès".

Or le problème est ailleurs. Le principe même des bonus induit des comportements collectivement irresponsables. Mais cela, Lagarde ne veut visiblement pas l'entendre...



Publié par Juan
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 05:30



par Jules Vireviale (son site) 

Dans « l’ossevatore Romano », notre ministre du travail a donné un article où il se fait « l’apôtre » de l’encyclique « Caritas in veritate » de notre saint père le Pape Benoît XVI.

Cette encyclique d’une grande hauteur de vue, expose la doctrine sociale de l’église avec une vision, une clarté et une humanité dont tous nos gouvernants devraient prendre inspiration pour sortir le monde de la crise financière et mettre de la philosophie dans la conduite du monde.

Ce même Xavier Darcos, vient de militer et de faire adopter, avec les difficultés que l’on sait, la loi Mallié qui vise à supprimer le repos dominical, une mesure chère à son Président qui par malheur est celui de TOUS les français.Nous pensons qu’en tant que catholique pratiquant, Monsieur Xavier Darcos continuera à aller chaque dimanche à la messe, malgré ses occupations professionnelles, comme d’ailleurs tous les catholiques et chrétiens croyants.

Mais le devoir premier d’un catholique n’est-il pas de faire oeuvre de charité pour TOUS, croyants et non croyants.

Est-il charitable de ne pas défendre, le petit peuple qui n’ayant pas cette foi qui vous permet de ne pas accepter et de résister à une disposition qui va à l’encontre de vos convictions ?

Est-ce charitable que de livrer ceux qui ont le plus besoin de ne pas sombrer dans le "metro-boulot-conso" à la merci de patrons à la recherche du profit à tous prix ?

Est-il charitable de favoriser le grand commerce, pollueur, menteur, importateur au détriment du commerce de proximité qui développe les produits français, les centres villes, la convivialité, la vie locale et rurale ?

Les convictions de nos hommes politiques pèsent peu devant la volonté de notre Président, devant les lobbies financierset la puissance de l’argent, devant le matérialisme défendu aussi bien par le marxisme que par le capitalisme sans contrôle.

La vérité, c’est que nous n’avons plus d’homme politique, au sens noble du terme, qui défende le bien commun, le bien vivre ensemble et qui se batte, non pas pour le progrés mais pour l’HOMME.

Nos députés et sénateurs, quelques exceptions près sont des professionnels qui ne pensent qu’à sauver leur future élections.

Léon Daudet disait : "Que veut un élu ? Etre réélu !"

Le cas de Xavier Darcos, ministre de son Président n’est pas plus emblématique que celui des députés UMP de Moselle, du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et du Rhône qui ont obtenu d’être "dispensés" de la loi Mallié et qui à quatre exception près à l’assemblée et trois au sénat, ont voté la loi.

Est-ce là un comportement digne d’un élu du peuple que, par des négociations de couloir vous obteniez que les dispositions de la loi ne s’appliquent pas sur votre territoire et que vous votiez néanmoins pour que la gangrène soit possible soit innoculée chez les autres. Vos électeurs vont vous encensez pour continuer à profiter, en commun de leur dimanche et les électeurs des autres circonscriptions ne pourront pas sanctionner cette attitude lâche et indigne.

Sans ce vote indigne, cette loi ne serait pas passée à l’assemblée et encore moins au sénat !

Nous aimerions savoir pourquoi les députés ou pur quelle contrepartie : Grommerch, Grosdidier, Lang, Lett, Mary et Wojciechowski de la Moselle, Blessig, Herth, Loos, Reiss et Scneider du Bas-Rhin, Christ, Grosskott, Reiser et Straumann du Haut-Rhin, Cochet, Durand, Guilloteau, Havard, Meunier, Perben, Perrut, Terrot Verchère du Rhône et les sénateurs Leroy de la Moselle, Grignon, Richert et Sittler du Bas-Rhin, Buffet, Dini, Lamure ont exprimé leur accord à des dipositions qu’ils ont refusé pour leur région.

Ils auraient dû voter contre ou au moins s’abstenir !

Mesdames et messieurs les électeurs de ces circonscriptions, rappelez vous, au moment du prochain vote que ces candidats à vos suffrages, voteront peut-être, le lendemain, une loi, sans votre assentiment pour plaire à notre Président ou à quelques grands groupes financiers auxquels ils ne pourront pas résister !

Notre démocratie est bien fragile face au pouvoir de l’argent !
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 08:46

 

 

Par Lapin Bleu | Journaliste n°89910

Le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel le 24 juin à l'Elysée (Gonzalo Fuentes/Reuters)

Malin, Nicolas Sarkozy avait encore réservé le « sale boulot » à un ministre d'ouverture. Mais la ficelle était tellement grosse que le gouvernement vient de reculer, annonçant jeudi soir officiellement qu'« aucune réforme de la procédure applicable devant le Conseil des prud'hommes n'est en préparation ».

Une semaine plus tôt, le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel laissait pourtant entendre à des journalistes des Echos, en marge d'une interview sur les prisons, qu'il réfléchissait à une réforme de la procédure prud'hommale. Il confirmait là des propos tenus en juillet lors d'une visite au conseil des prud'hommes de Paris.

Le projet prévoyait de supprimer les deux grandes spécificités de la justice prud'homale : l'oralité des débats et la conciliation préalable obligatoire. Motif officiel : raccourcir les délais d'instruction des procédures, selon le secrétaire d'Etat, cité par les Echos :

« Nous considérons que ça ne fonctionne pas comme ça devrait fonctionner. (…) Les délais sont trop longs. Je sais que je n'ai pas de marge de manoeuvre importante -financière ou en terme de personnels-, mais on peut réfléchir à des simplifications de procédure. »

Magistrats, avocats, centrales syndicales et patronales tombent alors des nues et dénoncent une absence totale de concertation, aux effets pervers prévisibles.

Réforme remisée, jusqu'au prochain « ballon d'essai »

La suppression de l'oralité des débats empêcherait non seulement les salariés de se défendre seuls (puisqu'il faudrait formaliser leur dossier par écrit, d'une façon plus « juridique » nécessitant les compétences d'un avocat) tout en supprimant l'aspect humain des débats, fondamental en matière de litiges au travail.

La fin de l'obligation de conciliation préalable, quant à elle, irait dans le sens contraire de l'Histoire. Cette spécificité qui fait l'honneur des prud'hommes, en enjoignant aux parties en conflit d'essayer de s'entendre entre adultes avant de faire appel à des juges, est en effet une procédure louée de tous bords.

L'accord paritaire du 18 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail, dans son article 11, souligne ainsi :

Il est « indispensable de réhabiliter la conciliation prud'hommale, en lui restituant son caractère d'origine de règlement amiable, global et préalable à l'ouverture de la phase contentieuse proprement dite devant le bureau de jugement ».

Cette nouvelle attaque contre les prud'hommes intervient à la suite d'autres coups de butoir opérés ces dernières années :

  • Obligation de recours à un avocat lors d'un pourvoi en cassation en 2004
  • Baisse des durées légales de travail indemnisé des conseillers prud'homaux en 2008
  • Rréforme de la carte judiciaire en 2008 (suppression de 62 conseils prud'homaux pour 1 créé et 2 qui viennent d'être rétablis par le Conseil d'État),
  • Création de la séparation à l'amiable en 2008 (contournement de la procédure judiciaire au profit d'une procédure contractuelle, effacement de la justice au profit du rapport de forces)…

Face au fiasco annoncé de sa réforme, Jean-Marie Bockel aurait été bien inspiré de revenir à la réalité des conflits sociaux, et de consulter professionnels et usagers de la Justice prud'homale. Le gouvernement vient de lui épargner cette tâche, en remisant -jusqu'au prochain ballon d'essai- cette nouvelle tentative de s'en prendre aux prud'hommes.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:35

 

 

 

En direct de Backchich

 

Les patrons de banques sont convoqués ce vendredi à Matignon, alors que la BNP va verser un milliard d’euros à ses traders. Retour sur les promesses lancées au plus fort de la crise.

« Comme si de rien n’était »… Le titre du dernier album de Carla Bruni pourrait bien être le tube de l’après-crise. Comme Barack Obama, mis en difficulté par les bonus de Goldman Sachs, Nicolas Sarkozy a maintes fois promis que la crise changerait les pratiques indécentes des institutions financières quand l’Etat leur a avancé de l’argent. Résultat : BNP Paribas s’apprête à distribuer à la fin de l’année un milliard d’euros de bonus à ses traders et les autres banques françaises devraient lui emboîter le pas. L’information révélée le 5 août par Libération a provoqué un tel tollé dans l’opinion que le gouvernement s’est senti obligé de convoquer ce vendredi 7 août les dirigeants des banques à Matignon. Sans doute pour une énième menace suivie d’un effet d’annonce à destination des médias. Depuis un an, en effet, les moulins à paroles politiques se battent contre les moulins à vent financiers sans résultats étincelants…

La banque et l’assurance d’un monde qui change

Business is business… Avant de se remémorer les belles promesses, un petit intermède publicitaire pour une banque qui n’en n’a plus vraiment besoin. Histoire de savourer le cynisme involontaire des commerciaux de BNP Paribas dont le slogan est : « La banque et l’assurance d’un monde qui change » !

Pour reprendre un slogan de la concurrence, la BNP-Paribas semble avoir trouvé avec l’Etat « La banque à qui parler ». Sur RTL, le 22 octobre 2008, son directeur général Baudouin Prot assurait que le groupe allait rembourser le prêt « dès que possible ». L’interview date du lancement du plan de sauvetage de Nicolas Sarkozy. L’aide octroyée par l’Etat ne s’élève à l’époque « qu’à » 2,5 milliards d’euros. Quelques mois plus tard, elle sera doublée. Baudouin Prot, qui se targue de « respecter toujours » les recommandations du Medef en matière de rémunération, se veut optimiste. « J’espère fortement que nous pourrons nous en passer », lance le dirigeant en évoquant l’enveloppe supplémentaire que la banque a finalement encaissée au printemps.

La veille des révélations de Libération, dans une interview à La Tribune titrée sans ironie « Baudoin Prot : la crise nous a changé », le patron de la première banque française paraît beaucoup moins pressé de rembourser l’Etat : « Nous allons attendre la fin de l’année pour faire le point sur l’évolution de la conjoncture et celle de nos résultats. En fonction de cela, nous déciderons éventuellement d’une première étape de remboursement en 2010 fondée sur notre capacité bénéficiaire ». On espère que les clients de BNP-Paribas bénéficient d’une marge de manœuvre aussi souple pour l’échéance de remboursement de leur crédit…

Merci les traders

Le directeur général justifie cette lenteur à rembourser (malgré les bénéfices) en se prétendant « inquiet du comportement de certains grands acteurs de Londres et New York, qui sont nos concurrents ». Les bonus toujours plus importants permettent d’attirer les traders de la concurrence. La pratique qui faisait fureur avant la crise s’apprête à ressurgir comme aux plus beaux jours. Les traders sont toujours au centre des transactions financières. Sur les 3,2 milliards de profits de BNP-Paribas au premier semestre 2009, 2,4 milliards proviennent des activités de marchés. Sur RTL, Baudoin Prot ne se vantait pas de cet aspect-là : « Si nous avons traversé la crise jusque-là, quasiment le mieux de toutes les grandes banques mondiales de notre taille, c’est parce que nous sommes restés très proches de l’économie réelle et des métiers de base de la banque qui sont : collecter les dépôts et faire du crédit à ses clients ».

Des promesses et encore des promesses - JPG - 28.1 ko
Des promesses et encore des promesses
© Kerleroux

Comme la BNP-Paribas, les banques françaises craignent la concurrence étrangère. Les groupes financiers d’autres pays justifient aussi par la pression de la concurrence mondiale les bonus pour les traders les plus « méritants » (ceux qui obtiennent les meilleures performances). Un cercle vicieux qui contribue à la surenchère du système de rémunération. L’un des premiers objectifs du G20 était donc de normaliser le capitalisme. Et, à en croire les médias qui ont suivi religieusement les commentaires d’auto-satisfaction des participants, la grande messe a rempli sa mission.

La symphonie du nouveau monde

« Un G20 pas vain » a titré Libération le 3 avril 2009, au lendemain du sommet anti-crise de Londres, au cours duquel les pontes de la planète s’étaient engagés à réguler le système financier. Hormis L’Humanité (« G20 : ils se moquent du monde ! »), la presse quotidienne est unanime pour saluer le succès du G20. « L’incroyable succès du sommet du G20 », titre Le Parisien, alors que La Croix souligne que « Le G20 est entré dans le concret. Dans son édito au Figaro, le mélomane Etienne Mougeotte chante « La symphonie du nouveau monde », Sud-Ouest soutient avec enthousiasme que « cette fois, on ne pourra pas dire que la montagne a accouché d’une souris », pendant que Le Monde s’émerveille de ce « nouveau monde qui émerge à Londres sous nos yeux » »

Il est vrai que les fiers sourires des chefs d’Etat de la planète sur la photo de famille prêtaient à l’optimisme. Car Berlusconi, Obama, Sarkozy et leurs amis ont édicté des règles pour encadrer les bonus. Ou plus exactement des « recommandations » pour « éviter les dérives qui ont favorisé la crise ». Les banques qui acceptent de suivre les recommandations du G20 sont priées d’étaler les bonus sur plusieurs années et de se baser sur « une politique de motivation salariale qui promeuve la stabilité et pas la prise de risque ». C’est-à-dire de limiter profondément le système de rémunération basé sur les primes des traders qui a mené le monde vers la crise. Ce code de bonne conduite basé sur l’auto-discipline des banques montre une nouvelle fois ses lacunes. Le G20 était censé aplanir ces différences de traitement selon les pays. Le résultat était « au-delà de ce que nous pouvions imaginer ! », dixit… Nicolas Sarkozy.

Le sang-froid sarkozyste

Pour le Président « qui dit ce qu’il fait et qui fait ce qu’il dit », pas question d’aides « sans contrepartie ». Lors de son discours de St-Quentin, le 24 mars 2009, Nicolas Sarkozy a annoncé solennellement la fin « des bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat  ». Appuyé par l’opinion publique très majoritairement hostile à ces rémunérations outrancières, le Président a prononcé une allocution pleine de promesses. Nicolas Sarkozy justifiait les aides de l’Etat en prônant un capitalisme beaucoup plus moral.

« Comme elle parait dérisoire et d’une certaine façon un peu méprisable la polémique sur l’argent que l’Etat a prêté aux banques », s’avançait un peu rapidement super Sarko. Grisé par la réussite du plan de relance, il en a surtout profité pour se moquer de l’opposition qui demandait la nationalisation des banques : « Comme elle est étrange la perte de sang-froid de ceux qui en pleine panique financière me demandaient de nationaliser toutes les banques alors que l’Etat n’a eu à prendre le contrôle que d’une seule banque pour la sauver de la faillite. Imaginez un peu ce que cela aurait été si en perdant notre sang-froid j’avais écouté ceux qui s’agitaient et nous demandaient de nationaliser toutes les banques ! ».

« Best-of » du discours de Saint-Quentin

On ne sortira pas de la crise si on élude les questions de principes et de valeurs […] Mon devoir c’est de respecter les Français. Et la première condition du respect c’est de dire la vérité. […]

Si l’on ne veut pas que l’histoire se répète, chacun d’entre-nous doit se sentir responsable non pas simplement vis-à-vis de lui-même mais vis-à-vis de tous […] Et chacun doit se demander tout le temps -et croyez bien que je me le demande à chaque instant- si ce qu’il décide est juste car la crise, avec les sacrifices qu’elle impose, rend l’injustice dans notre pays encore plus insupportable. […]

Chacun doit donc s’interroger sur les conséquences de ce qu’il dit et de ce qu’il fait. Chacun doit s’efforcer de ne pas céder à la démagogie, car comme toujours la démagogie engendre le populisme. […]

Si l’on ne veut pas faire le jeu des anticapitalistes, alors le capitalisme doit cesser de se caricaturer lui-même. […] Et je le dis comme je le pense, percevoir une grosse rémunération en cas d’échec, ce n’est pas responsable et ce n’est pas honnête. […] Distribuer des bonus dans une entreprise qui met en oeuvre un plan social ou qui reçoit des aides de l’Etat ce n’est pas responsable, ce n’est pas honnête. […]

Je voudrais que chacun me comprenne. Il ne peut pas y avoir d’économie sans morale. Lorsque l’on est patron, on a le devoir d’être exemplaire et ce devoir d’exemplarité est encore plus grand en temps de crise. Alors il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat ou qui met en oeuvre un plan social d’ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel. Pourquoi Mesdames et Messieurs ? Parce que quand on met en oeuvre un plan social ou que l’on recourt au chômage partiel, on recourt aux fonds publics. Et ces fonds publics, ce n’est pas honnête de les utiliser à autre chose que le redressement d’une entreprise et ce n’est pas honnête de les utiliser même de façon petite, pour rémunérer des gens qui ne le méritent pas. Le mérite, cela existe dans la République française. […]

Et quand une entreprise fait des centaines de millions d’euros de bénéfices, des milliards d’euros de bénéfices, il n’est pas acceptable que ne soit pas posée sur la place publique, clairement, la question du partage de la valeur et du partage des profits. […]

Je ne dis pas qu’il faut la même règle pour tout le monde mais je dis que l’on ne peut pas dire : il faut maintenir les salaires bas pour des raisons de compétitivité, maintenir les bonus hauts pour des raisons de motivation et à l’arrivée ne pas accepter de parler de la répartition des bénéfices entre les actionnaires et les salariés et l’investissement pour l’avenir. Ce débat aura lieu et les résultats seront au rendez-vous. […]

La crise nous renvoie à la morale. Elle signe l’échec d’un capitalisme immoral. La crise nous renvoie à la nécessité de la règle. Elle signe l’échec du laisser faire absolu et de la dérégulation à tout va. […]

Mais tous les matins on me dit : M. le Président ce n’est pas possible. Tous les jours à midi on me dit : M. le Président c’est impossible. Et tous les jours, le soir, on me dit : c’est impossible. Et souvent pour des bonnes raisons. Tous les jours je dis : on le fera quand même. Parce que nous n’avons pas le choix […]

Télécharger le discours complet en format PDF en cliquant sur le site de la présidence de la République.

Quatre jours plus tôt, au sommet de Bruxelles, Nicolas Sarkozy était déjà grognon sur la question des rémunérations : « Je répète les choses : quand il y a un plan social ou quand il y a des aides publiques, les bonus, les plans de stock options, les rémunérations exceptionnelles ne sont pas admissibles. […] On ne peut pas solliciter l’argent public pour passer un moment décrit unanimement comme difficile et faire un plan généreux de distribution d’actions ou de bonus ».

Lire le discours complet sur le site de la présidence de la République (format PDF) ou voir la vidéo du passage en question.

Populisme ? Naïveté ? Ou volonté de gagner du temps pour laisser passer la crise ? Toujours est-il que malgré les promesses successives, les nouvelles révélations sur les bonus de BNP-Paribas laissent un désagréable goût de vaseline sur l’huile que l’Etat a injecté dans les rouages de la machine financière. Pourtant, le 27 juillet dernier à l’Elysée, la ministre de l’Economie Christine Lagarde était toujours confiante quant à l’auto-régulation, lors de la cérémonie de signature de l’accord sur la médiation du crédit : « Les banques françaises ont eu une attitude responsable sur la rémunération des dirigeants et des traders. Elles ont eu une attitude responsable sur les paradis fiscaux ». La ministre -qui avait déjà montré l’impuissance de l’Etat français quand Total n’avait lâché à ses salariés que 2% de ses 13 milliards d’euros de bénéfices pour 2008 malgré les injections du gouvernement- lançait quand même une énième menace sans pouvoir évoquer explicitement des sanctions : « Mais nous n’accepterons pas que leur compétitivité soit mise à mal par l’attitude de certains banquiers irresponsables qui ont été sauvés par le contribuable. C’est une question de morale, c’est une question d’équité, c’est une question de responsabilité ».

Six mois avant les deux précédents discours, le 25 septembre 2008, à Toulon, le chef de l’Etat dénonçait déjà les dérives du système financier en promettant des solutions rapides pour moraliser le système de rémunération et responsabiliser les salariés des banques. Fustigeant « la folie » qui s’était emparée du capitalisme « d’avant la crise », Nicolas Sarkozy accusait les spéculateurs qui s’enrichissaient au détriment des travailleurs. Fini le temps des avertissements, l’heure était à l’action : « L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini ».

« Best-of » du discours de Toulon

Dire la vérité aux Français, c’est leur dire d’abord la vérité sur la crise financière. Parce que cette crise, sans équivalent depuis les années 30, marque la fin d’un monde qui s’était construit sur la chute du Mur de Berlin et la fin de la guerre froide. […]

L’idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle. […]

Pendant plusieurs décennies on a créé les conditions dans lesquelles l’industrie se trouvait soumise à la logique de la rentabilité financière à court terme. […]

On a mis en place des systèmes de rémunération qui poussaient les opérateurs à prendre de plus en plus de risques inconsidérés. […]

On a laissé les banques spéculer sur les marchés au lieu de faire leur métier qui est de mobiliser l’épargne au profit du développement économique et d’analyser le risque du crédit. […]

C’était une folie dont le prix se paie aujourd’hui ! L’économie de marché […] ce n’est pas la loi de la jungle, ce n’est pas des profits exorbitants pour quelques-uns et des sacrifices pour tous les autres. […]

Le capitalisme ce n’est pas la primauté donnée au spéculateur. C’est la primauté donnée à l’entrepreneur, la récompense du travail, de l’effort, de l’initiative. […]

Mais ne rien faire, ne rien changer, se contenter de mettre toutes les pertes à la charge du contribuable et faire comme s’il ne s’était rien passé serait aussi une erreur historique. Nous pouvons sortir plus forts de cette crise. […] Si nous agissons au lieu de subir. […]

L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini. Il faut tirer les leçons de la crise pour qu’elle ne se reproduise pas. Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe, on ne peut pas prendre le risque de recommencer. […]

Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année. Voilà quelques principes simples qui relèvent du bon sens et de la morale élémentaire sur lesquels je ne céderai pas. […]

Comment admettre que tant d’opérateurs financiers s’en tirent à bon compte alors que pendant des années ils se sont enrichis en menant tout le système financier à la faillite ? […] L’impunité serait immorale. On ne peut pas se contenter de faire payer les actionnaires, les clients et les salariés les plus modestes en exonérant les principaux responsables. Qui pourrait accepter une telle injustice ? […]

Il faudra imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation. […]

Opposer l’effort du travailleur à l’argent facile de la spéculation, opposer l’engagement de l’entrepreneur qui risque tout dans son entreprise à l’anonymat des marchés financiers, opposer un capitalisme de production à un capitalisme de court terme, accorder une priorité à l’industrie au moment où l’étau de la finance se desserre, voilà tout le sens de la politique économique que je veux conduire. […]

Télécharger le discours complet en format PDF en cliquant sur le site de l’Elysée.

Le Medef s’était étrangement déclaré satisfait du discours présidentiel. « Je partage l’idéal de modération du président de la République quand il prône des comportements raisonnables en matière de rémunération, c’est cela l’esprit du capitalisme », avait écrit la patronne des patrons Laurence Parisot dans un communiqué, le lendemain.

« Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année [NDLR : le Président parlait de l’année 2008]. Voilà quelques principes simples qui relèvent du bon sens et de la morale élémentaire sur lesquels je ne céderai pas. »

Les banques et l’assurance d’un monde qui ne change pas…

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:30

Vous y avez cru, hein, bande de nuls qui soutenez encore sa politique, regardez cette vidéo. Elle est datée: Discours de Toulon , le 25 septembre 2008. C'était il y a presque 1 an maintenant. Alors savourez ce petit extrait.


sarkolchevique toulon

Il faut tirer les leçons de la crise pour qu’elle ne se reproduise pas. Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe, on ne peut pas prendre le risque de recommencer. Si l’on veut reconstruire un système financier viable, la moralisation du capitalisme financier demeure la priorité.
Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales. Alors ou bien les professionnels se mettent d’accord sur des pratiques acceptables, ou bien nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année.

Les dirigeants ne doivent pas avoir le statut de mandataire social et bénéficier en même temps des garanties liées à un contrat de travail. Ils ne doivent pas recevoir d’actions gratuites. Leur rémunération doit être indexée sur les performances économiques réelles de l’entreprise. Ils ne doivent pas pouvoir prétendre à un parachute doré lorsqu’ils ont commis des fautes ou mis  leur entreprise en difficulté. Et si les dirigeants sont intéressés au résultat, les autres salariés doivent l’être aussi. S’ils ont des stocks options, les autres salariés doivent en avoir aussi ou à défaut bénéficier d’un système d’intéressement.

Voilà quelques principes simples qui relèvent du bon sens et de la morale élémentaire sur lesquels je ne céderai pas.

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:06
 


Nicolas Sarkozy semble vouloir déployer les énergies de l'UMP sur le Web. Le chef de l'Etat ne connaît pas grand chose au Web, mais ses équipes se mobilisent. Il aurait décidé de "passer à la vitesse supérieure", explique Franck Louvrier, le conseiller en communication du Monarque. Ce dernier s'est confié aux Echos cette semaine. L'enjeu est simple: comment démultiplier la parole présidentielle.

Contrôler le débat
L'UMP est à bout de souffle. Le parti présidentiel ne communique plus le nombre de ses adhérents. En moins de 18 mois depuis l'élection présidentielle, l'UMP avait perdu plus de 100 000 adhérents, à en croire le comptage officieusement communiqué à l'occasion de l'intronisation de Xavier Bertrand au secrétariat général du Parti. Ce dernier lancera un réseau social propre à l'UMP mais ouvert à tous, baptisé « Les Créateurs du possible ». La formule retenue a été présenté par un publicitaire cinquantenaire le 21 juillet dernier. Une tentative de contrôle des débats supplémentaire, et de faire oublier la polémique sur les sondages manipulés par l'Elysée. Cette affaire a montré combien l'Elysée était attentif au contrôle de l'agenda public. En subventionnant une cascade de sondages, complaisamment relayés par quelques médias dociles, la Présidence de la République a orienté le débat public sur les thèmes qui lui sont chers. Voilà pour les médias traditionnels. Reste le Web, où la communication présidentielle sert davantage de sujet de dérisions et de polémiques qu'autre chose.

Premier objectif, diffuser la propagande gouvernementale. Franck Louvrier affiche même des ambitions de "media global": « Nous voulons qu'elysee.fr soit une source d'informations pour l'ensemble des Français, et nous voulons aussi en faire un média leader, qui produise de l'information ». Il a ses chances. Le web affole les rédactions. Leurs web-journalistes guettent le scoop, l'info du moment, le buzz potentiel. Ils sont otages de l'hyper-réactivité online. Le Web devient une formidable caisse de résonnance. Sur le Web, la nouvelle pravda de la Sarko-monarchie dispose de relais attentifs car dépendants.

Mais ce n'est pas tout. Second objectif, les jeunes ne sont pas là. Le socle électoral de Nicolas Sarkozy, conforté par les derniers scrutins européens, est essentiellement âgé. Investir le Web vise à séduire les jeunes. Il n'est pas sûr qu'ils se laisseront séduire. Il y a 2 ans déjà, le site de l'Elysée avait été refondu sur le modèle du site de campagne Sarkozy.fr. Large place aux videos et aux photos, cascade de communiqués de presse, design modernisé, Elysee.fr est devenu un exemple à suivre de web-TV pour ses ministres et ses proches. Depuis, Eric Besson, Rachida Dati (quand elle était ministre), Luc Chatel, Frédéric Lefebvre, et Laurent Wauquiez se sont lancés dans l'aventure.

Troisième objectif, récupérer du temps de parole perdu. Sur le Web, point de contrôle du temps de parole. Sarkozy n'a pas le choix. A compter du 1er septembre, sa parole radio-télévisée sera décomptée. Chaque minute sarkozyenne donnera davantage de temps de réponse à l'opposition. Le clan présidentiel s'est fait débordé par la justice. Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a édicté, il y a quelques semaines, ces nouvelles règles, en application d'un jugement du Conseil d'Etat de janvier dernier.

Eviter les échanges
Nicolas Sarkozy a également investi Facebook. Sa page personnelle lui permet de confier au grand public ses dernières lectures, publier ses communiqués officiels, livrer des informations "exclusives", comme quelques photos de sa rencontre avec Woody Allen ou avec Bill et Melinda Gates, ou des nouvelles de sa santé après son accident cardiaque du 26 juillet dernier. Il compte 141 000 "fans", sans distinction de couleur politique: votre serviteur en fait partie. Cela permet de poster des critiques (sans réponse) sur le "mur" Facebook réservé aux "fans". Ce mur est d'ailleurs squatté par toutes sortes de plaisantins, d'ultra-fans ("Membre de l'UMP grace à votre sens de la politique et votre implication dans le besoin des français; Vous gouvernez un pays difficile à gerer et c'est un challenge à la mesure de votre volonté."), ou d'internautes avides de publicité. En ce début d'août, on y trouve même une pub pour un site de vente sur Internet.

Mais sur le Web, Nicolas Sarkozy ne cherche pas l'échange. Là est le malentendu. Ainsi, Nicolas Sarkozy ne sera-t-il pas sur Twitter, ce réseau de micro-blogging qui a conquis la blogosphère. Certains de ses proches, ministres ou pas, ont déjà "plongé". Pour le chef de l'Etat, Twitter n'est pas d'actualité. Louvrier explique qu'il n'aurait pas le temps: « Il faut être crédible, tout le monde sait qu'il n'aurait pas le temps lui-même de fournir de la vidéo ». On a peine à gober l'argument. Nicolas Sarkozy s'affiche en permanence un portable à la main, en train de téléphoner ou d'envoyer quelques textos. Un "tweet" n'a que 140 caractères, faudrait-il le rappeler. Sur Twitter, le problème est ailleurs : l'échange est obligatoire, consubstantiel au réseau.

Sarko a-t-il peur de Twitter ? Ou de l'échange ?

Publié par Juan
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 06:05
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