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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:37
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:05

 

 

par petit cardinal (son site)

Où le lecteur apprend que Ministre, c’est un métier

Que ces vacances doivent lui sembler, bien longue, à notre auvergnat.

Ce ministère il en rêvait. Prêt pour l’obtenir à porter sa croix de l’immigration et de l’identité nationale. Après un dernier coup de purgatoire au ministère des affaires sociales, maroquin qu’il a brillamment porté de son absence d’action, le voici enfin place Beauveau. A lui l’un des ministères régaliens les plus importants, pensez celui du patron, son ami de.................oh la la au moins.
En plus l’avenir semblait radieux, le gouvernement part en vacances de manière sérieuse. Avertissement à tous d’être proche de Paris (la crainte d’un malaise présidentiel, peut-être) et joignable au téléphone.

En fait, dixit le Dauphiné d’avant hier sur Woeth et Hirsch ou le Figaro d’hier pour Nadine Morano, les ministres paradent à la montagne ou racontent comment que les copains ils font bien la cuisine. La preuve ils prennent des photos.

Mais alors le Brice, lui, pas de pot.

Coup sur coup en 48h. Et vas-y que des voyous sèment le box dans une station balnéaire, la police ferme un peu les yeux (c’est difficile de surveiller le cap nègre et Royan), les commerçants font une expédition punitive façon Charles Bronson et hop le Brice arrive.

"Je ne comprend pas", "c’est intolérable", "je vais dépêcher 45 CRS à Royan". C’est un peu tard pour la livraison de poulet. Les jeunes ils sont soit en taule soit exilés en région parisienne. Alors les 45 CRS, à part protéger les cornets de glace italienne, je vois pas.

Bon, heureusement dans la presse il a échappé à Brice de Royan, Cassé. Mais je ne désespère pas de nos amis du Canard.

 Et pan v’la t’y pas que l’affaire des cadets vient l’empoisonner. Les promus de cette année, reçoivent un courrier leur expliquant que faute de sous dans le budget de l’Etat, leur admission est ajournée. Les enfants de Sarkozy, ses p’tits choses en quelque sorte, et bien circulez y a rien à voir. Vous me direz pour remplacer le boulot qu’ils font, il suffira d’envoyer les 45 CRS de Royan en septembre.

 Ce matin le Brice, lui, s’exprime dans le Figaro, journal qui s’est rappelé qu’il était "dit" d’information. Le ministre de l’intérieur nous explique qu’il n’était pas au courant, que ce n’est pas à l’administratif de gérer mais au politique. Et que tout cela ce n’est qu’une erreur de l’administration. Dans ce cas, soit il à tort et je pense qu’il commence bien sa carrière de premier flic de France (il va être aimé des syndicats) ou alors il a raison et moi je m’inquiète d’un ministre de l’intérieur qui n’est pas au courant de la suppression du recrutement de plus d’un millier de futurs policiers.

Bon, critiquer le Brice, c’est facile me direz-vous. Ses petits camarades ils font rien à part de l’escalade ou de la photo. Mais à ne rien dire, on ne gagne pas grand chose mais on ne perd pas beaucoup non plus. Une maxime que méditera certainement notre ministre de l’intérieur qui clôt son interview au Figaro en disant que s’il y a recrudescence de violences, ce sont essentiellement des violences domestiques dues à la précarisation sociale des Français. Au moment où le Premier Ministre, la ministre des finances et les conseillers de Nicolas expliquent que la France se redresse....Tu as raison mon poulet, tu tiens la queue du Mickey.

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 07:35

Page Vue sur Arrêt Sur Images
Arrêt sur Images - Fillon en vacances

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 07:36

La nuit du 4 août 1789 marque l'abolition des privilèges en France. Aujourd'hui, les inégalités de droit ne sont plus admises, mais les privilèges perdurent, notamment dans le domaine éducatif. Un entretien avec Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités. Extrait du quotidien Le Monde, propos recueilllis par Thomas Wieder.



Deux cent vingt ans après la nuit du 4 août 1789, la notion de privilège vous semble-t-elle toujours pertinente pour penser les inégalités qui traversent la société française ?


Il ne faut pas tomber dans l’anachronisme. Les inégalités de droit qui existaient sous l’Ancien Régime, c’est-à-dire les lois particulières qui permettaient à certains individus de bénéficier d’avantages spécifiques, ont bien été abolies le 4 août 1789.

Sur le rapport entre privilèges et inégalités, il est important d’éviter les visions trop simplistes. La suppression des privilèges n’impliquait pas nécessairement, pour ceux qui s’en firent les promoteurs, l’éradication de toutes les formes d’inégalités. C’était par exemple le cas de Condorcet ou de Mme de Staël. D’un côté, certes, ils combattaient les privilèges au prétexte que ceux-ci figeaient les rapports sociaux autour d’« inégalités factices », fondées sur la naissance ou le rang. Mais, de l’autre, ils considéraient certaines inégalités comme acceptables : celles dont ils disaient qu’elles étaient « naturelles » parce qu’indexées sur le talent ou la compétence.

Plus de deux siècles plus tard, nous continuons de raisonner ainsi dans une certaine mesure : ce qui nous apparaît comme vraiment scandaleux, ce ne sont pas nécessairement les inégalités en soi, mais les seules inégalités illégitimes.

Est-ce à dire que la notion de privilège n’a plus de sens aujourd’hui ?

Comme je le disais, les inégalités de droit ne sont plus admises. Mais on peut considérer qu’il en existe des équivalents fonctionnels. Je veux dire qu’il y a des canaux, qui sont aujourd’hui plutôt de nature sociale que juridique, grâce auxquels certains groupes bénéficient d’avantages dont il est parfois difficile de dire s’ils les doivent réellement à leur mérite.

Voyez par exemple le système éducatif. En théorie, les concours et les diplômes ne sanctionnent que la compétence. Or ceux qui obtiennent les diplômes les plus valorisés et réussissent les concours les plus prestigieux viennent des milieux les plus favorisés. On sait ainsi que 55 % des élèves de classes préparatoires ont des parents cadres ou de professions libérales, tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. L’école en vient à fonctionner comme une sorte d’instance de blanchiment qui estampille comme légitimes des inégalités de naissance qu’elle est par ailleurs incapable de compenser.

Lire la suite de l'entretien sur le site de l'Observatoire des inégalités
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 07:19

 

Backchich

Champion de France de moto devenu ministre de l’Industrie, Christian Estrosi cultive le registre d’une droite décomplexée. Portrait.

Comme Nicolas, Christian Estrosi est né en 1955 et a toujours été fasciné par son mentor du même âge. Leur engagement politique date de la fin des années 70. Aux côtés de Chichi et du RPR face à un Giscard Président. Les deux ne sont ni des énarques ni des héritiers. L’un comme l’autre a bâti rapidement un fief politique local duquel grimper dans le jeune parti chiraquien. Sarkozy en plus jeune maire de Neuilly à 28 ans, Estrosi en benjamin du conseil général des Alpes-Maritimes en 1985. Une même génération donc ! Et plus encore : une vision de la droite qui tranche avec une partie de l’héritage gaulliste. Sur la sécurité, l’immigration, la chasse des voix du Front national pour remporter les élections locales et nationales.

Jeune Pouce

L’as des deux roues a su bien gérer les premiers virages escarpés de sa jeune carrière politique : de maire adjoint aux sports en 1983 de Jacques Médecin, maire de Nice qui prit la fuite en 90 pour échapper à la justice française (rattrapé en 94), Estrosi réussit le pari en 1988 de se faire élire dans une circonscription jugée ingagnable face au député socialiste Jean-Hugues Colonna, père d’Yvan. Il devient le seul député RPR élu contre un socialiste sortant cette année-là.

Sa gouaille de notable provençal a le don de donner de l’herpès au poudré (de teint) Jean-Louis Debré, baron du RPR qui lui refuse de briguer la mairie de Nice en 90, en lui prédisant un avenir politique aux allures de traversée du désert. Le jeune gominé perd la fédération des Alpes-Maritimes sous les ordres du chouchou de Chichi et se console auprès de sa seule oasis de fortune : la vice-présidence du conseil régional PACA, sous les bons auspices de l’actuel maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin.

Estrosi ne rêve que d’une chose : devenir comme Nicolas - JPG - 11.3 ko
Estrosi ne rêve que d’une chose : devenir comme Nicolas
© Oliv’

Gagnée grâce aux voix courtisées du parti lepéniste, Estrosi ose les rapprochements avec la victoire de Sarko en 2007 par ces mots doux : « La campagne qu’a menée Nicolas Sarkozy, c’est déjà celle que je menais en 1992 pour dire aux électeurs tentés par Le Pen dans les Alpes-Maritimes : nous avons des valeurs partagées sur la sécurité, l’identité et le travail, ne vous tournez pas vers les extrêmes ! ».

Eaux troubles

Car le sort de Sarko à la même période est d’une étrange similitude. Pour avoir trahi le père de toujours, Chirac, au profit du dissident Balladur lors de la campagne présidentielle de 95. Qui lui en fît payer cher le prix, l’excluant de tout poste ministériel durant son premier septennat. De cette épreuve, une solidarité de fortune lie les laissés-pour-compte du chiraquisme triomphant. Estrosi devient un intime de Sarkozy et se fait le porte-drapeau décomplexé de celui-ci.

C’est à partir de 1997, en retrouvant son siège de député, profitant de la dissolution ratée du grand duc corrézien, qu’Estrosi fait son coming-out sarkozyste du haut des tribunes de l’Hémicycle. Par ses prises de positions sécuritaires et conservatrices aux coudées franches. Comme du débat sur le Pacte civil de solidarité (PACS) en 1999, lorsqu’il déclare que « tous ces milliards devraient plutôt aller aux familles qui construisent la France ». Le « patron » des Hauts-de-Seine lui confie les clés du RPR départemental. Tout heureux de se constituer un réseau agrémenté de porte-flingues en vue du torpillage de la Chiraquie en place.

Plus royaliste que le roi

La vulgate sarkozyste en germe à la sauce provençale a connu ses heures de gloire. Ainsi en 98, lors de l’examen de la loi Guigou, il apostrophe la ministre : « Quand vous supprimez l’AGED (Allocation de Garde d’Enfant à Domicile) pour certaines familles, […] ne s’agit-il pas de faire des réserves contre les familles françaises au bénéfice des futures familles immigrées ? ». Ou en 2002, par le dépôt d’un amendement pour la suppression des allocations familiales pour les parents d’enfants placés en centres éducatifs fermés. Avant de batailler ferme pour les peines planchers pour les récidivistes. D’être le rapporteur de la loi sur la sécurité intérieure (LSI) en 2003 et des lois anti-bandes en mai dernier.

Tout comme sa dernière sortie ces jours-ci, où l’actuel ministre de l’Industrie se pose en « ministre des ouvriers » pour rassurer les 366 salariés de New Fabris. Echo lointain à l’héritage de Jaurès revendiqué lors de la campagne présidentielle de 2007. Du Sarko dans le texte. Estrosi copie, lit et récite.

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 07:18
Vous l'avez remarqué en ces périodes de taxe carbone et d'écolo-comportement on doit tout recycler et trier. C'est ainsi que je trie mes ordures: papier, verre, emballages et le reste ailleurs. En faisant cela je participe à un truc collectif qui améliore la vie de tout le monde.  Si Si je vous l'assure. On devrait faire pareil avec tout, et y compris avec certaines ordures qui agissent le jour du 4 aout (abolition des privilèges) pour annoncer la distribution de cadeaux à une classe de nantis, la nouvelle noblesse poudrée elle aussi.
'la suite)
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:49

 





Elles sont curieuses, ces premières photos de Nicolas Sarkozy à moitié nu sur un plage du Cap Nègre. Il y a quinze jours, on aurait trouvé notre président "sculptural", les abdo contractés, la preuve que ces efforts ne sont pas vains. Un coach personnel pour entrainer son périnée et éviter une brioche abdominale naissante, des heures de jogging aux quatre coins de la planète à chaque déplacement officiel, du vélo dès qu'il peut, un régime alimentaire pour le moins frugal. Nicolas Sarkozy a lutté contre les bourlets d'un été 2007, ceux-là mêmes immortalisés par quelques photos quand il ramait sur un lac américain en compagnie de son fils Louis. Bref, les premières photos de Nicolas S au bord des plages du Cap Nègre devaient être celles d'un succès contre l'âge, une démonstration publique que Nicolas II est bien cet hyperprésident volontariste contre qui rien ne résiste.

Le scénario fut différent. Quelques jours avant de partir, la réalité s'est rappelée au bon souvenir de l'hyperactif. Un petit évanouissement dans le bois de Versailles, un hélicoptère, 24 heures d'examens médicaux, une Sarkofrance en suspens. Dimanche 26 juillet, Nicolas Sarkozy est devenu vieux, en l'espace de quelques minutes et deux communiqués. Du coup, ces premières photos d'un monarque amaigri ont pris une toute autre valeur. Son corps paraît presque sec, sûrement fatigué, sans doute surmené.

Il bombe le torse pour cacher une brioche que de multiples exercices du périnée n'ont pas totalement gommée. On regarde moins les abdos que la maigreur des bras. Le visage grimace, les pectoraux sont contractés. Le short est toujours ample, une gourmette bling-bling rebondit sur le torse. Le coup de pompe d'un dimanche de juillet l'a transformé en convalescent, et ses premières photos ne disent rien d'autre.

Cruelle déception.

Lire aussi :

Publié par Juan    

roman_photo_cap_negre

 

 

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:45

 

 

Aujourd’hui plus que jamais, tandis que les idéologies d’antan s’effritent avec la « peoplisation » des hommes politiques et la dictature de l’Europe libérale, il importe, dans l’optique des futures échéances électorales, de dresser un tableau des tendances actuelles des différents partis politiques. Le flou et l’ambiguité caractéristiques de l’époque, notamment en ce qui concerne les divergences entre la droite et la gauche, rendent une mise au point nécessaire, qui prendra certes du temps, mais qui s’avérera très utile au moment où les Français devront choisir leur projet de société.
Pour ce premier article, nous nous intéresserons à la situation actuelle de la droite.

 
Nicolas Sarkozy et la droite libérale
 
Le mouvement de droite majoritaire est sans aucun doute celui que personnifie le président de la République Nicolas Sarkozy. Mais qu’est-ce que le sarkozysme ? Le parti dont il est issu, l’Union pour un Mouvement Populaire, se veut à la fois représentatif des gaullistes, des libéraux et des démocrates chrétiens, et reconnaît son affiliation au Parti Popuaire Européen, qui regroupe tous les grands partis de droite d’Europe (le Peuple de la liberté de Berlusconi, l’Union chrétienne-démocrate de Merkel...). Toutefois, dans la réalité, l’héritage purement gaulliste est souvent mis en parenthèses, notamment du fait d’un atlantisme patent, de la proximité avec les patrons plutôt qu’avec les salariés, en raison aussi de l’acceptation totale du libéralisme économique. Ainsi, Nicolas Sarkozy se distingue plus par son libéralisme que par ses héritages historiques supposés (il a de la sorte condamné le véritable parti libéral, Alternatives Libérales, à un score de moins de 1 % aux élections européennes de juin 2009) ; on lui trouve à la fois des inspirations légitimistes (mise en avant de la religion...), orlénistes (proximité avec la bourgeoisie d’affaires...), mais surtout des traits bonapartistes (stratégie d’occupation de l’espace médiatique, volonté de puissance inassouvie, appui sur une garde rapprochée -Hortefeux, Estrosi, Lellouche, Lefebvre- qui rappelle les hommes forts de Napoléon III : Billault, Morny, Walewski...). Pour résumer, le sarkozysme semble être un vaste amalgame des diverses tendances de droite, un "patchwork" idéologique qui explique sa force dans les urnes : personne n’y adhère complètement, mais tout le monde semble un peu s’y retrouver...
 
Les autres tendances
 
a/ la droite qui s’assume en tant que telle
 
La droite nationale d’influence légitimiste
 
C’est l’extrême droite traditionnelle qui correspond le mieux à cette sensibilité. Dominée depuis les années 1960 par la personnalité de Jean-Marie Le Pen, président du Front National, souvent taxée de racisme et de nostalgie pour le régime de Vichy, elle défend le patrimoine de la France et les Français en promouvant la préférence nationale, la limitation de l’immigration ou encore la souveraineté nationale vis-à-vis de l’Union européenne et des Etats-Unis. Se présentant comme le parti des "petits" contre la bourgeoisie d’affaires, le Front National rejoint partiellement le Parti Communiste, mais s’avère contradictoire au niveau idéologique en défendant la baisse des impôts et ainsi l’affaiblissement de l’Etat français, pourtant pilier de la nation à l’époque de la mondialisation. C’est sans doute cette prise de position démagogique, destinée à séduire l’électorat anticommuniste, qui explique que la doctrine frontiste n’ait jamais véritablement franchi les lignes politiques et soit resté un parti clairement ancré à droite dans l’imaginaire collectif.
 
 
La droite nationale et gaulliste
 
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, est aujourd’hui considéré comme le flotteur droit du président de la République. Se retrouvant en réalité sur de nombreux points avec Nicolas Sarkozy (notamment sur la question économique, où il soutient le libéralisme), il est en revanche surtout connu pour sa défense de la "vieille France" (il est lui-même vicomte) et particulièrement de la France rurale (il est élu local, président du Conseil général de Vendée), ce qui explique largement son alliance avec Frédéric Nihous, président de Chasse, Pêche, Nature et Traditions au sein du mouvement Libertas pour les élections européennes de juin 2009. Il souligne ainsi le rôle de l’autorité, de la famille, mais aussi la fierté d’être français (son rejet de "l’islamisation de la France" a été le point fort de son programme lors des présidentielles de 2007).
 
 
La droite gaulliste
 
Debout La République, le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, est le véritable parti héritier du gaullisme. Dans la droite filiation du général de Gaulle, Dupont-Aignan se veut le représentant de la souveraineté nationale (contre l’OTAN et l’Europe supranationale), de l’identité française (opposition au port de la burqa...), de l’union nationale en voulant "redonner aux Français le goût de vivre ensemble" et en défendant les services publics, notamment l’hôpital. Au niveau économique, Nicolas Dupont-Aignan souhaite mettre en place la "troisième voie" dont de Gaulle avait parlé (une association capital-travail) ; ainsi, il refuse "le libre échange déloyal qui entraîne les délocalisations et la baisse des salaires" en proposant par exemple "l’obligation pour les entreprises de réserver 15% de leur capital à leurs salariés".
Cette doctrine originale rejoint ce qu’il est convenu d’appeler le gaullisme social, une certaine conception de la politique dans laquelle Dominique de Villepin pourrait se reconnaître. Comme le soulignait le site Mediapart le 2 août, les deux homme s’entendraient très bien, et discuteraient actuellement d’une alliance en vue des régionales de 2010 avec... François Bayrou. Il est d’ailleurs temps de passer à la droite qui prétend ne pas l’être.
 
b/ La droite qui ne s’assume pas en tant que telle
 
La droite humaniste
 
Le courant humaniste, catholico-compatible, de François Bayrou (MoDem), continuation du parti de centre droit, le Mouvement Républicain Populaire issu de la Résistance, est clairement identifié à droite. D’inspiration quasiment messianique, il met certes en avant les "petites gens" et les campagnes (il jouit d’une grande sympathie chez les agriculteurs), ce qui pourrait le rapprocher du populisme de gauche, mais son affiliation au Parti Libéral Européen ne laisse guère de doutes sur ses motivations réelles, d’autant plus qu’entre 2002 et 2007, il a la plupart du temps voté à l’Assemblée nationale avec la majorité présidentielle de droite. Avançant toutefois comme principal argument pour son antisarkozysme le fait qu’il ne considère pas l’argent comme la valeur suprême, il apparaît plus proche du peuple, plus humain, si ce n’est que sa culture classique en fait plus un patricien qu’un plébéien...
 
 
La droite socialiste
 
L’oxymore utilisé comme appellation de la dernière catégorie pourrait faire sourire ; elle est bien plutôt le signe d’une perte de sens idéologique. L’aile droite du Parti Socialiste (Strauss-Kahn, Valls...) appartient sans le moindre doute à ce qu’il est convenu de rattacher à la tradition de droite.
Dominique Strauss-Kahn se distingue ainsi par son acceptation du libéralisme économique (en tant que ministre de l’économie sous le gouvernement Jospin, il a privatisé de nombreuses entreprises d’Etat) et de la mondialisation. Le plus social-démocrate des socialistes, aujourd’hui directeur du Fonds Monétaire National, organisme qui conditionne son aide aux pays les plus pauvres au passage à une économie extravertie, apparaît même comme le complice de la politique actuelle menée par son bienfaiteur Nicolas Sarkozy, qui a proposé sa candidature au FMI...
Manuel Valls, qui veut « aider à concilier la gauche avec la pensée libérale » (Libération du 24 avril 2009), se veut également le défenseur de la sécurité et de l’union nationale, dans un amalgame entre un certain conservatisme identitaire et l’insistance sur le droit aux différences et le règne de l’individu, typique du Parti Socialiste et de l’idéologie droit-de-l’hommiste.
 
En conclusion, on peut se demander si la force de la droite en France, et sa faiblesse, ne résident pas dans la personnalisation à outrance de ses responsables. Entre Jean-Marie Le Pen et Dominique de Villepin, en passant par le président de la République, Nicolas Sarkozy, c’est d’abord grâce au talent d’un homme que les partis de droite sont si populaires, mais aussi parfois si décriés (Le Pen accusé d’être fasciste, Sarkozy d’avoir des pulsions d’autoritarisme...).
Au contraire, la gauche française se caractérise par l’insipidité de ses dirigeants (Martine Aubry, Cécile Duflot, Marie-George Buffet ou Laurent Fabius n’ont rien de commun avec les grands rhéteurs de droite).
C’est sans doute que la volonté de puissance des hommes de droite, les ambitions personnelles de ces grands tribuns, sont plus motivantes que les projets de société défendus vaille que vaille, souvent médiocrement, par les dirigeants de gauche...
 
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 05:19


Nicolas Sarkozy fait trempette sur les plages du Cap Nègre. Mais les vacances ne sont pas pour tout le monde. Christian Estrosi veut profiter de l'été pour se montrer partout où il peut. Et François Pérol, le nouvau patron de la banque fusionnée BPCE doit convoquer un nouveau comité d'entreprise en août pour finaliser sa fusion...

Sarkozy passif
Les premières photos de Nicolas et Carla Sarkozy se baignant sur un plage du Cap Nègre (Var) ont surgi sur les sites d'informations. "À peine arrivé, Nicolas Sarkozy a tombé la chemise et enfilé son short de bain. Carla Bruni portait un paréo au-dessus de son maillot ainsi qu’un chapeau de paille. Carlita et Chouchou se sont promenés au sein du domaine surplombant la mer Méditerranée. Un lieu idyllique, dans un cadre très reposant, pour des vacances bien méritées." commente l'hebdomadaire Voici.

Estrosi suractif
Christian Estrosi choisit d'occuper le terrain médiatique laissé vacant par son patron. Après avoir concédé 12 000 euros par personne vendredi dernier, le ministre de l'Industrie a promis de sauver 400 emplois aux salariés de New Fabris. ces derniers avaient fait parler d'eux en menaçant de faire sauter leur usine avec des bombonnes de gaz. Une menace qu'ils n'ont pas mis à exécution vendredi dernier, quand leur ultimatum expirait. Estrosi ne manque pas de promesse et d'engagement: «Je veux d’abord me battre pour redonner du travail aux ouvriers qui l’ont perdu et sauver les industries de France». Il peut se battre. Il y a du boulot. La rhétorique du ministre est rodée. C'est la même que celle de Sarkozy depuis sa campagne présidentielle: il hurle dans le vide. Il promet... de rencontrer, discuter, se déplacer. Que pourrait il promettre d'autre ?

«La page New Fabris ne s’est d’ailleurs pas tournée hier. Je prends l’engagement de me rendre à la rentrée à Châtellerault [là où était implanté l’équipementier automobile] pour leur parler avenir. Je travaille à ce que des activités s’implantent là-bas dans six à huit mois» (source)
Estrosi a également taclé Sanofi-Aventis, qui a annoncé la fermeture de 4 sites, alors que le groupe est toujours bien profitable: «certaines entreprises profitent sans doute de la crise pour licencier». Le ministre aurait "obtenu du PDG de Sanofi France que le site de Porcheville, dans les Yvelines, sur lequel pesait les plus gros risques, ne fermera pas". A quel prix ?

Pérol contesté
Un autre proche du chef de l'Etat est presque parvenu à ses fins : François Pérol, l'ancien conseiller économique du président propulsé à la tête des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires a . Mais "la fusion a des ratés". En Ile-de-France, la Cour d'appel de Paris a bloqué l'opération au motif que les représentants des salariés n'avaient pas été dûment informés. Un coauc dans le processus présidentiel de prise du contrôle des deux établissements. Le syndicat Sud est en pointe. "Selon cet arrêt, la justice estime que la Caisse d'épargne Ile-de-France n'a pas valablement informé son personnel sur le projet de fusion des deux groupes bancaires, dont les assemblées générales ont entériné vendredi la création de la nouvelle banque BPCE." La cour d'appel précise que "si la Caisse d'épargne entend poursuivre la mise en oeuvre du projet, la Caisse d'épargne Ile-de-France devra reprendre le processus d'information à l'origine". La direction générale des caisses se veut optimiste : "Le syndicat requérant a été débouté (d'une) demande visant cette fois la Caisse nationale des Caisses d'épargne. Ce jugement ne remet donc pas en cause la création de BPCE". Un nouveau comité d'entreprise extraordinaire a été convoquée fin août.

Bourbier persistant
On meurt français en Afghanistan. Un 29ème soldat français est décédé en Afghanistan, notre nouveau bourbier. 5 soldats étrangers ot péri avec lui. Anthony Bodin, 22 ans, était caporal au 3e RIMa de Vannes. Comme le rappelle le Point, "la présence de plus de 100.000 soldats étrangers engagés dans deux opérations - celle de l'ISAF sous conduite de l'Otan et Enduring Freedom sous conduite américaine - n'a pas permis de remplir les objectifs que leur ont fixés les différentes capitales." En Afghanistan, la France a déployé 3.000 soldats, aux côtés des États-Unis (26.000), du Royaume-Uni (9.000), de l'Italie (3.600) et de l'Allemagne (3.400). La présidence de la République a balancé son communiqué, pompeux et énergique:
"Le Président de la République s’associe à la douleur de la famille et de ses proches. Il leur exprime ses condoléances attristées et souhaite un prompt rétablissement aux deux blessés.
Ses pensées vont également à leurs compagnons d’armes du 3ème Régiment d’Infanterie de Marine de Vannes.

Depuis 2001, 29 soldats français sont tombés au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan.

Le chef de l’État a une nouvelle fois condamné avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan et a réaffirmé la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l’obscurantisme et le terrorisme."
Tuer un soldat ennemi dans un pays en guerre, est-ce "lâche et barbare" ?
Publié par Juan
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 07:40

Classé dans Little Nikos & Carla par Pensezbibi

 

Sarkophage ?

Le Travail c’est la Santé.
aimait beaucoup notre Président. Sa chanson aurait pu être le refrain-fétiche du Quinquennat. Seulement, il y a eu ce sprint de trop qui vient rappeler qu’il faut du repos et du répit pour les vieilles jambes du futur Pappy. La Tribune de Genève du 28 juillet en dit l’essentiel en deux lignes : «Il restera de cet incident l’image d’un Président fatigué. Ce qui va à l’encontre de ses plans médias».

Changement d’image pour notre Chouchou.
Pour du 29 juillet, va désormais surveiller son alimentation. Une nouveauté qui va faire grand-bruit, un énorme scoop que reprend BiBi : l’HypoPrésident va désormais «picorer moins de chocolat entre les repas».

Le repos du guerrier à .
est une somptueuse villa consacrée aux fins de semaine du Couple Chouchou-Chochotte. Edifiée en 1787 par le Prince de Poix ( Pouah !), gouverneur de Versailles, la bâtisse comporte un corps principal d’un étage. Cette résidence bénéficie d’un grand jardin qui jouxte le Parc du Château de Versailles. Piscine, courts de tennis complètent le site bien aimé de Michel Rocard, de Lionel le Trotskyste du temps de leurs Splendeurs solaires.
Résidence réservée aux Premiers Ministres mais avec Chouchou, le rebelle, foin des convenances. Notre Président se l’est accaparée dès sa prise de pouvoir au grand dam de François Fillon - à qui le malicieux Jean-Pierre Raffarin souffla gentiment : «Cher François, en te faisant enlever , tu as perdu le meilleur du job».
Merci à pour l’éclairage sur .

Les journaux français font la sieste.
On cherche en vain un mot sur Chouchou dans le Monde du jour (30 juillet). Chuuuttt sur la chute (de tension). Par contre, la première page nous offre un grand reportage sur la Salle des Etoiles, cabaret du Monte-Carlo Bay Hotel and Resort.
BiBi rappelle pour l’occasion son récent entrefilet où il avait signalé l’embauche de trois experts par Albert pour redorer le blason écorné de la Principauté. Nos trois experts se payent déjà le Monde ! Bon boulot de Propagande, les gars. Félicitations.

Coups bas sur Hauts-de-Seine.
La charmante , la Margaret Thatcher des Hauts-de-Seine, a choisi son (petit) Chouchou : , 23 ans, le Mike Brant de la Nouvelle Politique, rejeton doré Neuilly-Auteuil-Passy. Contre lui, Patrick Devedjian pour la Présidence des Hauts-de-Seine, département le plus riche de France.
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Published by La boulange - dans pipolerie
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